Air France, tout le monde descend !
L’histoire récente de la compagnie aérienne française Air France est révélatrice des ravages de ce que j’appelle le Capital Socialisme français dont Monsieur Macron est un représentant particulièrement actif. Système économique corrompu et monopolistique, fruit du mariage entre la banque et le socialisme, parachevé sous le mandat de François Mitterrand.
Le Covid19, très belle opportunité pour le Capital Socialisme.
Le hold-up fiscal réalisé sur les PME sous couvert de redistribution sociale, allait cette fois prendre la forme d’impératifs sanitaires et d’écologiques et cibler un fleuron de l’économie française.
Il a fallu que je prenne la navette Paris Orly-Bordeaux, et parfois le train, à l’époque où le COVID19 apparaissait dans les médias du pouvoir, pour me rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond.
Dans les avions d’Air France, en raison des mesures de distanciation sociale dictées par le gouvernement, une place vide était laissée entre les passagers.
Au même moment, et pendant toute la période du COVID19, la SNCF réduisait les trains en circulation et remplissait des wagons bondés, qui affichaient « complet » comme jamais.
Les mesures sanitaires que devaient prendre la compagnie Air France pour continuer à faire voler ses avions ne s’appliquaient pas à la SNCF. Ainsi sur le plan sanitaire, Air France était victime de concurrence déloyale. Personne évidemment ne s’en émouvait, dans l’épais brouillard du COVID19. Nous n’étions pas à une absurdité près.
Quelques mois plus tard, je m’étonnais de ne plus trouver d’avion Paris Orly-Bordeaux. J’apprenais que la fameuse navette qui fonctionnait par ailleurs très bien, était toujours pleine à 90%, à l’heure, et moins chère que le train, avait été supprimée, sur l’hôtel de la sacro sainte « écologie ». Mesure passée inaperçue pendant le COVID19, moment opportun pour dissimuler les forfaitures économiques. On sacrifiait ainsi une compagnie aérienne, fleuron de l’économie française, très discrètement, dans l’épais brouillard du COVID19.
L’action de la compagnie chutait, presque à terre. La SNCF récupérait la manne des voyageurs qui n’avaient plus le choix. « Merci d’avoir choisi le train » résonnait dans les enceintes grésillantes des TGV en retard de la SNCF. Que la moitié des voyageurs aient été obligés de "choisir le train" ne semblait pas émouvoir la SNCF. La compagnie d’ascendance socialiste affichait complet, remplissait des trains bondés en infraction avec les règles les plus élémentaires de la distanciation sociales et en profitait pour doubler ses tarifs. Les socialistes n’ont pas le sens de l’entreprenariat ni du commerce, mais ils sont très forts quand il s’agit de prendre l’argent des autres sans l’avoir mérité et avec l’aide de la loi.
J’ai fait une petite enquête auprès du personnel d’Air France pour savoir comment cela avait pu se passer.
Air France, était déjà une société endettée avant l’arrivée du COVID19. Une société en réalité très bien gérée mais endettée principalement du fait des charges sociales qui pèsent sur cette entreprise et de la concurrence déloyale qu’elle a subit avec l’arrivée des low cost (easyjet, Ryanair) dont les sièges sont établis dans des paradis fiscaux. La grève des pilotes a également été le fruit de ces charges sociales. Les pilotes, syndicalisés, ponctionnés de trop sur leurs salaires voulaient des augmentations que la compagnie ne pouvait pas leur accorder sous peine de compromettre son équilibre financier. Il en était de même pour le personnel au sol et les hôtesses de l’air.
La COVID19, et les mesures prises par le gouvernement, allaient précipiter la chute du bon soldat Air France.
Ainsi mis à terre la compagnie allait demander de l’aide au gouvernement Capital Socialiste qui lui avait cassé les jambes, et l’attendait naturellement les bras ouvert avec un fauteuil roulant.
Le dialogue fut bref. Nous vous donnerons tout ce dont vous avez besoin en matière de subvention et de renflouement si vous acceptez sans faire d’Histoire le sort que nous vous avons réservé : plus aucun avion entre Paris et les villes où il y a le train. N’ayant pas le choix, la compagnie signait le deal mafieux. Macron pouvait se targuer d’une victoire écologique. La SNCF de la France socialiste sur rail affichait complet et pouvait enfin augmenter ses tarifs en toute sérénité.
Voilà comment fonctionne le Capital Socialisme. L’Etat casse les jambes de ses entreprises avec des charges sociales et des taux d’imposition exorbitants, afin qu’elles soient redevables des banques soit sous formes d’emprunts et de dette soit de prises de participation dans leur capital, ou encore qu’elles aient besoin de subventions ou de prise de participation de l’Etat lui même. Ce système utilise dans tous les cas de beaux principes (leitmotiv de la redistribution sociale) et l’argent du petit peuple pour réaliser ses opérations et ses profits, ne partage lui jamais ses bénéfices, qu’il encaisse dans des paradis fiscaux, et n’oublie jamais de collectiviser ses pertes. Etat maffia pour les uns, Capitalisme de connivence pour les autres, je l’appelle Capital Socialisme. Etant entendu que ce système n’a plus rien à voir avec le Capitalisme, qui suppose le gain d’un profit pour un risque de Capital engagé, ni avec le Socialisme qui suppose une finalité sociale comme son nom l’indique.
*Sur les tarifs : on volait avant l’arrivée du COVID19 entre Paris et Bordeaux, pour 150 euros TTC avec un billet aller retour pris trois jours avant le départ. Avec la SNCF il faut désormais compter 200 euros pour un aller retour en seconde classe dans un train bondé.
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