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Accueil du site > Tribune Libre > Allende, le mythe vivant : Une inspiration pour ceux qui sont épris (...)

Allende, le mythe vivant : Une inspiration pour ceux qui sont épris d’un monde juste

« La historia es nuestra y la hacen los pueblos  ».

« L’histoire est à nous et ce sont les peuples qui la font ».

Salvador Allende président de la République du Chili (1970-1973)

 

A moins de deux mois de l'élection présidentielle chilienne et vingt-trois ans après le retour à la démocratie, la commémoration du coup d'Etat du 11 septembre 1973 a pris une importance particulière. Pour le journal La Tercera : "Le souvenir du coup d'Etat a pris cette année une importance particulière dans l'agenda politique, médiatique et social, comme jamais cela n'était arrivé lors des décennies antérieures",."Jusqu'en 1988, le régime de Pinochet célébrait le 11 septembre comme une fête nationale ; désormais, il s'agit d'une journée où "seuls le deuil et la réflexion sont appropriés" affirme le quotidien conservateur.

Il y a quarante ans en effet mourait les armes à la main Salvador Allende président démocratiquement élu du Chili. Le 4 septembre 1970, Salvador Allende arrive devient président du Chili avec une campagne autour du thème des nationalisations et de l'indépendance du pays vis-à-vis du capital étranger. Le coup d'État du 11 septembre 1973 mené par Augusto Pinochet met fin à son mandat par la force en renversant son gouvernement pour instaurer une dictature militaire. Le général Augusto Ugarte Pinochet, aurait déclaré : « Allende a gagné. C'est un communiste. Le pays s'est fourré dans un sale pétrin. » (Allende : Encyclopédie Libre Wikipédia)

 

Qui est Salvador Allende ?

Salvador Allende Gossens né le 26 juin 1908 est un médecin et homme d'État socialiste chilienprésident de la République du Chili du 3 novembre 1970 au 11 septembre 1973. « Allende nous le décrit Gustave Thomas, exerce dans les bidonvilles de Santiago. Cofondateur du Parti socialiste chilien en 1933, « el Pocho » devient vite la coqueluche des habitants des bas quartiers qui apprécient ses idées, sa chaleur humaine et son goût de la vie. Il a 25 ans. Pinochet, de son côté, poursuit de strictes études au collège du Sacré-Coeur, tenu par une congrégation française. Pinochet entre à l'Académie militaire l'année même où Allende fonde le PS. (Allende : Encyclopédie Libre Wikipédia)

 Dans un article remarquable du journal Libération ,nous suivons l’ascencion d’Allende, et sa chute. : « Elu député en 1938, Allende est, quatre ans plus tard, ministre de la Santé d'un gouvernement Front populaire avant d'accéder au Sénat en 1945. A trois reprises (1952, 1958 et 1964), il se présente en vain à la présidence. Allende entre en fonction, le 4 novembre 1970, En deux mois, les opposants au nouveau régime ont procédé à des retraits massifs de capitaux, la production industrielle a chuté, l'approvisionnement marque le pas et le marché noir des devises s'est emballé. « Nous en finirons avec les monopoles qui livrent à quelques familles le contrôle de l'économie ["] Nous allons mettre en oeuvre une authentique réforme agraire. Nous en terminerons avec le processus de dénationalisation de nos industries qui nous soumet à l'exploitation étrangère. Nous allons restituer à notre peuple les grandes mines de cuivre, de charbon et de salpêtre" » »(1)

 

Le coup d’Etat Pinochet au pouvoir pendant 17 ans

 Une coalition pour l’abattre est fomentée notamment par la création du chaos , les grèves et une atmosphère de guerre : « L'orientation socialo-communiste et la politique économique de l'UP hérissent les Etats-Unis, qui n'acceptent pas la « spoliation » de leurs intérêts. Par CIA interposée, ils déstabilisent Allende. (…) Une vague d'attentats ensanglante le Chili. « Le pays est au bord de la guerre civile », prévient Allende, le 13 août (…) En fait, le général complote depuis plusieurs semaines sous le nom de code de" Pinocchio ! L'heure du golpe de estado a sonné. A l'aube du 11 septembre 1973, alors qu'Allende se prépare à annoncer un référendum sur les institutions politiques, l'infanterie de marine se soulève à Valparaiso. Une junte, dirigée par Pinochet pour l'armée de terre, de l'amiral José Merino et des généraux César Mendoza (carabiniers) et Gustavo Leigh (armée de l'air), somme Allende de se rendre. Allende refuse et confirme sa décision « de résister par tous les moyens, même au prix de sa vie ». Son discours est interrompu lorsque les rebelles s'emparent des émetteurs. Allende, coiffé d'un casque de combat, ceint de l'écharpe présidentielle et armé d'une Kalachnikov offerte par Castro, tire sur les chars. Les putschistes font donner l'aviation. Peu après, l'ambassadeur des Etats-Unis sable le champagne avec son staff ».(1)

 

L’après coup d’état et la bazarisation de l’économie du Chili

« Les opposants au golpe descendus dans les rues sont impitoyablement frappés, voire exécutés sur place. Pinochet, d'abord chef de la junte, s'est tour à tour fait nommer chef suprême de la nation, chef de l'Etat et enfin président de la République en décembre 1974. la loi du 19 avril 1978 a amnistié tous les crimes et délits commis par des militaires, des policiers et des agents de sécurité du régime. En septembre 1980, un deuxième référendum approuve la nouvelle Constitution et désigne Pinochet comme président pour un mandat de neuf ans. (…) Le gouvernement militaire abandonne les rênes de l'économie aux monétaristes adeptes de l'école de Chicago, fondée par Milton Friedman. Les « Chicago Boys » (qui placent la stabilité monétaire au centre de tout) trouvent dans la dictature un prodigieux laboratoire pour mettre en oeuvre leur libéralisme sauvage : pas de grève, pas de syndicats, pas de contestation sociale" et une police omniprésente. Dans un premier temps, les droits de douane sont supprimés en pratique et le Chili est inondé de produits étrangers. Suivent privatisations, licenciements collectifs, coupes claires dans les budgets de l'éducation et de la santé, chute vertigineuse des salaires" Neuf ans après le coup d'Etat, le peso a perdu 50% de sa valeur, 30% de la population active est au chômage, les exportations ont chuté de 18%, l'industrie est au point mort, la dette extérieure s'élève à 18 milliards ».(1) 

 « Le 14 décembre 1989. La junte est à terre. Que le dictateur s'en aille ! » Vers 21h30, le 14 décembre 1989, la joie éclate enfin au Chili. Patricio Aylwin, candidat unique de l'opposition regroupée au sein de la Concertation des partis pour la démocratie remporte la présidentielle avec 55,2% des suffrages contre le candidat de la junte, L'homme, qui, en 1973, avait mis de longs mois à prendre ses distances avec les militaires, confirme la couleur. Le gouvernement de « transition vers la démocratie » qui entre en fonction en mars 1990 suivra les rails des militaires. Un peu plus de social, plus de libertés, beaucoup moins de répression" mais un profond respect pour « l'oeuvre accomplie » par Pinochet. En 1994, son successeur, le démocrate-chrétien Eduardo Frei, ne changera pas la ligne ». (1)

 

Les fondements de l’ingérence impériale.

Il est dans l'essence même des choses que l'impérialisme prend par la force ce qu'il convoite et peu importe s'il apporte le malheur aux quatre coins de la planète, dirigeant une meute sans état d'âme et ayant bien appris la leçon des deux puissances prédatrices du XIXe siècle, la "perfide Albion" et son âme damnée le "Coq gaulois", il prit définitivement la tête des expéditions punitives après la première guerre mondiales avec des vassaux aux ordres , c'est la curée des faibles et malheur aux peuples faibles. Pour en revenir au trophée chilien, le coup d’état n’a réussi que parce que les Etats Unis l’ont financé. Ce sera d’ailleurs les mêmes scénarios qui ont eu lieu dans tous les coups d’état mis en place notamment celui de Mossadegh en Iran, il a fallu l’après l’an 2000 pour que Madeleine Albright au détour d’une conversation reconnaisse que les Etats Unis avaient renversé Mossadegh et placé Zahedi 

Hernando Calvo Ospina nous explique le scénario du coup d’état chilien : « En 1961 écrit il ,. dès qu’il prit possession du pouvoir, le président Kennedy nomma un comité chargé des élections qui se dérouleraient au Chili trois ans plus tard Ce comité fut reproduit à l’ambassade étasunienne de Santiago. Empêcher que le candidat socialiste Salvador Allende ne gagne les élections en était l’objectif. Afin de lui barrer la route, des millions de dollars furent distribués aux partis politiques du centre et de droite afin qu’ils fassent leur propagande. Au moment d’élire le candidat à la présidence, Washington se décida à appuyer Eduardo Frei du parti démocrate chrétien, et imposa aux autres partis qu’il avait financés, de s’aligner sur cet homme politique. Au total, l’opération coûta quelque vingt millions de dollars, une somme si importante pour l’époque (2) 

« Dans ses Mémoires, poursuit Hernando Calvo Ospina ,William “Bill” Colby, chef de la CIA de 1973 à 1976, raconte que lors de l’élection présidentielle de 1970 au Chili « la CIA se vit enjoindre de diriger tous ses efforts contre le marxiste Allende, contre la candidature duquel elle fut chargée d’organiser une vaste campagne de propagande.” ». Selon cet ancien patron de la CIA, l’opération s’appelait « Deuxième Voie ». Henry Kissinger, alors conseiller à la Sécurité Nationale du président Richard Nixon, déclara pendant une réunion du Conseil national de sécurité sur le Chili, le 27 juin 1970 : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple. » (2)

« Le 4 septembre 1970 ajoute Hernando Calvo Ospina , Salvador Allende remporta les élections. Colby rapporte que « Nixon entra dans une grande fureur. Il était convaincu que la victoire d’Allende faisait passer le Chili dans le camp de la révolution castriste et anti-américaine, et que le reste de l’Amérique Latine ne tarderait pas à suivre. » (…) Washington plaça donc son plus grand espoir dans les Forces armées, mais tout dépendait de leur Commandant en chef, le général René Schneider. Là, la CIA rencontra un problème, car ce militaire avait clairement indiqué que son institution respecterait la Constitution. Le 3 novembre 1970, Allende prit ses fonctions de président. Une stratégie de déstabilisation du nouveau gouvernement fut alors à l’étude »(2)

« Depuis 1972, conclut Hernando Calvo Ospina cette équipe de la CIA menait l’opération de désinformation et de sabotage économique la plus perfectionnée que l’on ait connue jusqu’alors au monde. (…) L’action contre Allende nécessitait une campagne internationale de diffamation et d’intrigues. Une bonne partie de celle-ci fut confiée à un novice en politique étrangère, presque un inconnu en politique, mais il s’agissait d’une vieille connaissance du président Nixon et des hommes de l’équipe de choc qui menaient l’opération : George H.W. Bush. Il réalisa cette tâche en tant qu’ambassadeur à l’ONU, Le 11 septembre 1973, eut lieu le sanglant coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet contre le gouvernement du président Allende, et qui déchaîna une terrible répression. Quelques semaines plus tard, Henry Kissinger reçut le Prix Nobel de la Paix… « (2)

Fomenté, par le gouvernement des Etats-Unis, opéré par les généraux, le putsch de l’armée chilienne sera le préambule à l’ «  opération condor  » dont on estime aujourd’hui qu’elle couta la vie à 50 000 victimes sur le continent sud-américain. Sous couvert de la CIA, des dictateurs impitoyables érigeront la torture et les exécutions arbitraires en mode de gouvernement, s’appuyant sur les tristement célèbres escadrons de la mort formés de main de maître par des SS exilés en Amérique du Sud, des tortionnaires patentés de la CIA et autres bourreaux d’extrême-droite pour qui le communisme, en cette période de guerre froide, est l’ennemi juré. En quelques semaines, 1800 personnes sont exécutées, 5000 croupissent dans le stade de Santiago et 1500 dans un bateau ancré au large de Valparaiso » (3)

On ajoute même que me stade national de Santiago, le plus grand du pays, est utilisé du 11 septembre au 7 novembre 1973 comme camp de concentration, de torture et de mort. 

«  Eradiquer le cancer marxiste  » selon les termes de la junte. Ils vont s’y atteler pendant 17 années aux ordres de Pinochet. (…) 38 000 personnes seront arrêtées, emprisonnées, torturées, y compris des mineures de 12 ans, garçons et filles, et 3200 personnes vont disparaitre, tandis que des centaines de milliers de chiliens s’exilent à l’étranger. Augusto Pinochet est mort dans son lit le 10 décembre 2006, à 91 ans, dont 17 années de dictature sanglante, poursuivi mais jamais jugé pour crimes, tortures, enlèvements, disparitions forcées, détournements de fond » (3) 

 

La mutation de l’impérialisme et le néo-libéralisme toujours à la barre

Imprimer Est-ce que les choses ont changé depuis ? Hélas non ! la finalité est toujours la même, l’ingérence énergétique et économique a remplacé l’idéologie Le 40e anniversaire du coup d’Etat au Chili, voulu par les USA, survient à un moment étrange écrit Pierre Haski : l’Occident se demande aujourd’hui comment ne pas intervenir en Syrie « Allende, c’est une idée qu’on assassine », Ce coup d’Etat appartenait à la catégorie de l’ingérence la plus crue, de l’impérialisme à l’état brut pour reprendre un vocabulaire tombé en désuétude. La CIA fut à la manœuvre, et beaucoup d’argent fut déversé pour déstabiliser le gouvernement d’union populaire d’Allende, jusqu’au passage à l’acte du 11 septembre 1973. Ce coup d’Etat de 1973 est l’un des sept renversements de gouvernements étrangers dont les Etats-Unis sont officiellement coupables pendant la deuxième moitié du XXe siècle (et beaucoup plus officieusement). (…) Le magazine américain Foreign Policy a fait le compte des changements de régime décidés à Washington : Iran 1953, Guatemala 1954, Congo 1960, République dominicaine 1961, Sud-Vietnam 1963, Brésil 1964, et donc Chili 1973. (Pour être honnête, l’URSS en a au moins autant à son actif, et la France quelques-uns aussi en Afrique) Deux décennies et quelques guerres plus tard, le monde des années 2010 ne ressemble ni à celui de l’époque du coup d’Etat au Chili, dominée par l’esprit de la guerre froide, ni à celui des années 90, où l’on croyait possible un nouvel ordre multipolaire, plus juste. C’est celui d’une époque cynique et désabusée, où après deux ans de tuerie monstrueuse en Syrie, faisant plus de 100 000 morts, il n’existe aucune structure internationale pour y mettre fin. Pire, il n’y a aucune volonté d’y mettre fin ». (4)

 

Que reste-t-il du mythe Allende ?

Sa voix dit on résonne, encore et toujours. Beaucoup d’entre nous se rappellent avoir vu Allende en compagnie de Boumediene descendre la rue Didouche Mourad en voiture et saluant la foule. Sa stature est à rapprocher de celle du Che qui lui aussi était coutumier d’Alger à l’époque où elle était la Mecque des Révolutionnaires, on pouvait y rencontrer Mandala, Samora Matchell, les Blacks Panthers les révolutionnaires palestiniens de la première heure comme Georges Habbache, Agostino Neto, et naturellement Che Guevara – pour l’histoire , c’est à partir de son Discours d’Alger que Le Che prendra ses distances avec Castro- Che Guevara ira porter la Révolution dans les maquis boliviens . Il y trouvera la mort et ses frères de combat trouvèrent refuge pour certains dans le Chili d’Allende.

Sofia Injoque Palla professeure de littérature écrit justement à propos du message d’outre tombe de Salvador Allende : « L’ombre du « compañero presidente » plane sur les mouvements de protestation et son effigie, à côté de celle de Che Guevara, résume à elle seule les revendications des manifestants. Quarante ans après sa disparition, la pensée d’Allende semble plus que jamais en phase avec l’actualité chilienne. Pourquoi Allende reste-t-il un symbole de lutte y compris pour les jeunes générations ? Quelle est la validité de son héritage aujourd’hui ? En effet, loin d’être seulement un "devoir de mémoire", le souvenir d’Allende et de sa révolution pacifique vers le socialisme nourrit actuellement les mobilisations qui remettent en question le modèle néolibéral chilien. La défaillance du gouvernement dans l’éducation, la sécurité sociale ou la santé a engendré un rejet, chez les jeunes en particulier, d’une gestion économique, sociale et environnementale responsable d’énormes inégalités et discriminations.(5)

« Désormais, poursuit-elle, Che Guevara n’est plus le seul portrait brandi lors des protestations des étudiants, celui d’Allende est aussi en bonne place comme symbole de détermination, d’intransigeance et d’espoir. (..) Quarante ans après sa tragique disparition, que retenir de l’héritage d’Allende ? Tout d’abord, que la révolution est possible lorsque le peuple s’unit et s’organise.(…) Salvador Allende et Ernesto Guevara partageaient l’idée que le processus révolutionnaire consistait à transformer l’individu, sa conscience, ses valeurs, ses habitudes et ses relations sociales car le véritable facteur de changement d’une société repose sur ceux qui la composent. Aussi, la base fondamentale du "nouvel homme" est l’éducation grâce à laquelle la société sera basée sur la solidarité humaine plutôt que sur le consumérisme et le profit ». (5)

Voilà qui est bien dit seule la formation et l’éducation peuvent contribuer à l’émergence de l’homme nouveau dont le sacerdoce ne serait pas l’avoir mais l’être. Le lien plutôt que le bien . On ne peut qu’être fasciné par ses paroles de courage du président Allende qui lors de sa dernière allocution interrompue prélude à l’assaut de la Moneida, déclarait : « « Vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure ». Amen

 

 1.http://www.liberation.fr/monde/1998/11/14/chili-les-annees-pinochet-pinochet-seize-ans-de-dictature_250885

2.http://www.legrandsoir.info/le-renversement-d-allende-raconte-par-washington.html

3.http://www.liberation.fr/monde/1998/11/14/chili-les-annees-pinochet-pinochet-seize-ans-de-dictature_250885

4. http://www.rue89.com/2013/09/11/40-ans-apres-mort-dallende-lingerence-a-change-visage-245588

5. Sofia Injoque Palla Investig’Action http://www.michelcollon.info/Allende-sa-voix-resonne-encore-et.html

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


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9 réactions à cet article    


  • marcopolo30 18 septembre 2013 14:43

    Allende était un coco débile profond autocrate.

    En France, les cocos éternels transformeurs de l’histoire et toujours admirateurs des plus autocrates de la terre négationeront les réalités du Chili. (comme ils font actuellement avec le Vénézuéla).

    Les Français auront des informations parcellaire de la réalité économique du pays.

    Un peu d’histoire pour les ignorants :

    Elu avec seulement 36% des voix, Allendé « communistera » le pays« et creusera sa propre tombe.
    Il étatisera l’économie. Il enfermera les grévistes qui s’opposent (mines de cuivre). Il nationalisera le papier, et empêchera les journaux d’opposition d’en avoir. Les entreprises privées fermeront en masse et le chômage de masse apparaîtra. Les magasins deviendrons vides. Les agriculteurs victimes de Allende et son autocratisme communiste se révolteront contre les spoliations de leurs terres par l’état.
    L’état Chilien sous Allende créera la plus grosse dette mondiale. Il sera obligé de venir a Paris négocier son remboursement. L’URSS et les pays communistes lui donneront plusieurs milliards pour sauver la »planification comuniste« .

    Il créera la plus grosse inflation mondiale connue : 606% l’année.

    Ce débile profond créera des comités de quartier (Juntes militarisées) pour contrôler l’accès aux marchandises des magasins devenus étatisés.
    En août 1972, les prix des denrées nécessaires augmentent en un jour de 200%. Des émeutes violentes éclatent. Allende sera obligé de mettre en »couvre feu" la province de Santiago.
    En octobre 2012 il fera enfermer les petits artisans camionneurs qui s’opposent à la nationalisation des moyens de transport et les grévistes camionneurs. Une grève générale s’ensuivra. 70% des commerces et des entreprises stopperont leurs activités.
    Le couvre feu deviendra national.

    En bon autocrate, il fera fermer les radios.

    Même l’administration consciente des spoliations refuse d’appliquer les décisions de justice tellement elle trouve dégueulasse les méthode de Allende.

    Le 6 septembre 73, le gouvernement de Allende annonce que le pays n’a plus que 6 jours de farine disponible...il n’y absolument plus rien dans les magasins.
    Les pneus et le carburant est indisponible. La crise, l’angoisse est terrible, la violence est a son paroxysme.

    Le 11 un coup d’état le destitue......


  • Buddha 17 septembre 2013 17:41

    arrêtons la pseudo compétition , ...................qui pour moi n’existe pas du tout mais est une élimination sortie tout droit du bug de notre cerveau qui a perdu il y a longtemps déjà la partie intelligente qui elle est collective parce que l’intelligence n’est jamais personnelle mais universelle, que nous confondons sans arrêt avec le QI, qui est une mesure de capacités intellectuelles d’analyses .................. et le monde pourra être intégralement juste..sinon il ne le sera jamais...et ce ne sera pas parce que c’est comme ça la vie, pas du tout, mais ce sera le résultat d’une médiocrité aberrante des humains...pseudo génies inclus...

    cela dit ceci est un non sujet pour la quasi totalité de la population...pourquoi ?

    parce que jamais il n’y a de réflexion totale jusqu’au bout sur le sujet, comme sur tant d’autres....mais seulement une réflexion superficielle ..nous n’en voyons que cette partie : je pourrais gagner..sans voir que la guerre est pure compétition...donc la mort de beaucoup..et oui madame michu !!

    Merci de cet article.


    • Buddha 17 septembre 2013 18:18

      cela dit, tous coupables sur cette planète à des degrés divers semble être une vérité............

      il y a deux façon de vivre..soit les uns contre les autres, ça c’est l’humain depuis je ne sais pas,disons 10 000 ans, mais pour l’histoire ancienne je ne crois plus personne...

      soit les uns avec les autres...la première est le pire toujours le pire....la deuxième est la paix toujours la paix.....

      qu’est ce qui sépare donc les humains ? superficiellement mon idée contre la tienne....ma vision relative des chose devient un absolu....et se sert de tout comme fausse religion, pseudo économie ,pseudo race, couleur de chaussettes etc...

      le jours ou seul resterons des humains,sans particularité divisive, donc sans « moi je » prioritaire sur tout le reste..................là on pourra causer...

      Mais comme seul le mouvement de fuite de « soi même » par ce que ce qui reste de notre cerveau vers l’extérieur est le seul que nous connaissons, et qui est l’origine de la souffrance humaine, en gros, nous sommes coincés comme jacquouille dans les couloirs de la souffrance, et la souffrance rends mauvais , très mauvais....la solution est dans le problème, dans la compréhension du problème..on peut tous s’en sortir..............et panser les blessures. Mais notre cerveau de tous les jours n’a pas cette capacité ............nous allons devoir apprendre à propos de notre cerrveau manquant...


      • Buddha 18 septembre 2013 08:48

         

        « qu’est ce qui sépare donc les humains ? »


        En tout premier lieu, deux éléments fondamentaux, et d’égale prévalence, de la nature humaine :

        - la préférence clanique

        - l’impératif territorial

         --------------------------------------

        ceci est si superficiel, je parle de ce qui se passe avant dans le cerveau des pires humains , pour diviser entre mon clan et mon territoire..cela dit le gars qui préfère le clan s’en tape lui même de son clan bien sur...le clan est une division artificielle fausse de notre cerveau et qui est amplifié par le voleur du collectif qui comme toujours veut tout sans jamais rien faire....la manipulation dure ...cerveau qui a perdu environ 80 % de ses capacités...
        cela dit strictement rien n’empêche de coopérer , de partager en paix, mais en temps que troll attitré des bandits qui gouvernent vos essayez de faire valoir vos non droits au vol de ce qui est fabriqué collectivement...

      • Julien30 Julien30 18 septembre 2013 10:03

        sans particularité divisive"

        Ca arrive bientôt mon vieux, ça s’appelle le nouvel ordre mondial et le gouvernement mondial, un être métissé standardisé sans mémoire ni histoire, la vie sera devenue tellement emmerdante que l’on aura en effet plus aucune envie de se mettre sur la gueule, c’est vrai ça fait envie.


      • Claudius Claudius 17 septembre 2013 19:14

        « L’histoire est à nous et ce sont les peuples qui la font ».


        C’est bien, bon courage, continuez

        • spartacus spartacus 18 septembre 2013 02:04

          A chaque 11 septembre, la gauche nous ressort la commémoration du renversement d’Allende élu démocratiquement par Pinochet, avec bien sur en précisant bien que ce fut fait avec la complicité de la CIA. La gauche veut nous faire croire que sous Allende le Chili était une véritable démocratie, qu’Allende a fait du bien pour son peuple, qu’il avait un projet humaniste pour son pays etc... Que les méchants américains ont détruit une démocratie pour y mettre à la place une dictature fasciste. 

          Non ; Allende n’avait rien d’un démocrate. C’était un fumeux débile profond communiste. Son objectif était une dictature communiste. Ses amis politiques étaient tous des dictatures communistes. Ce fut une vraie graine de dictateur bien narcissique autocrate qui ferait passer Chavez pour un saint homme. Allende s’est comporté comme un vrai révolutionnaire marxiste. Il usa de la violence extrème pour imposer sa politique socialiste. Il fut violent contre ses opposants politiques, il fut violent pour exproprier les propriétaires terriens, il fut violent pour nationaliser des pans entiers d’entreprises privées, il fut violent contre les commerçants qui s’opposaient à sa politique liberticide sur les commerces, il fut violent pour museler les médias, il fut violent contre des syndicalistes grévistes. Allende n’a non plus pas été un bienfaiteur pour le peuple Chilien. Il a ruiné son économie, crée de l’hyperinflation, crée des pénuries de biens de première nécessité. Son renversement fut une réponse violente à sa politique également violente et surtout sur son projet en violant la constitution chilienne pour y instaurer un état totalitaire. Si les chiliens ne méritaient pas non plus de vivre sous la dictature de Pinochet dont ce dernier était également un salopard. 

          C’est sous son pouvoir et avec les conseils des Chicago Boys que les réformes libérales ont permis au Chili une fois la démocratie et l’état de droit revenu de devenir le pays d’Amérique Latine la pays le plus performant économiquement.

          Et ce que la gauche et l’extrême gauche ne vous dira également jamais ; c’est que tout les gouvernements de gauche qui ont gouverné le Chili post-Pinochet jusqu’à peu remplacé par la droite, n’ont que peu touché aux réformes libérales initiés par les Chicago Boys sous la dictature de Pinochet. Pour la chronologie réelle (voir le lien), déconseillé à la lecture aux gauchistes pro autocrates et totalitaristes et conseillée vivement aux autres qui veulent une fois pour toute leur clouer le bec et faire la vérité sur leurs sinistres idoles nauséabondes !.

          Chronique du gouvernement d’Unité Populaire, du 4 novembre 1970 au 11 septembre 1973.

          La France sous dictature de refonte de l’histoire par les cocos de l’éducation nationale qui vote à 90% à gauche et enfume les vérités.


          • Buddha 18 septembre 2013 08:35

            notons la présence des deux trolls de la mafia mondiale leninotroskosionistoneocon et umpsfnfdgnpa...qui essayent de nous vendre l’ eclavage pour le chemin vers la paix et la liberté..tout est faux chez eux....le mensonge comme gouvernance ou ais je vu cela déjà ? smiley comme l’ inversement des valeurs ? mais oui le neoconsionisme bien sur..

            plus aucun argument de fond genre on continue la compétition qui est toujours truquée par cette mafia et amène pour le profit de ces truands guerre, vol, torture,massacre,bref des bandits qui dirigent des criminels, ou on change de paradigme pour arrêter leurs crimes....mais deux ou trois mots supposé tout dire...c’est pas parce que l’on a rien a dire qu’il faut fermer sa gueule, ah que c’est dure de defendre le crime et le mensonge...bref l’indefendable....


            • Karash 18 septembre 2013 16:58

              « Une coalition pour l’abattre est fomentée notamment par la création du chaos , les grèves et une atmosphère de guerre »

              Voila une habile manière de jeter sous le tapis les effets de la marxisation de l’économie chilienne.

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