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Avec l’accaparement des terres, le monde perdra sa capacité à se nourrir

L’accaparement des terres (land grabbing selon le néologisme introduit en anglais) désigne l’acquisition controversée de grandes étendues agricoles auprès des pays en voie de développement par des entreprises transnationales et gouvernementales. Au cours des sept dernières années, celles-ci ont fait main basse sur quelque 86 millions d’hectares, ce qui représente pas moins du cinquième de la superficie de l’Italie. Éric Holt-Giménez, directeur de Food first, a délivré ces informations lors du salon international du goût, qui s’est tenu à Turin fin octobre.

L’organisation internationale Grain propose aujourd’hui un nouvel ensemble de données concernant 416 exemples récents d’accaparement des terres à grande échelle, qui sont exclusivement le fait d’investisseurs étrangers. Les terres dont s’emparent ces derniers sont destinées à la production de cultures alimentaires et couvrent une superficie de près de trente-cinq millions d’hectares dans soixante-six pays.

Grain a accompli un travail de fourmi en établissant la liste complète de tous les accords fonciers existants (l’organisation s’est néanmoins limitée aux accords lancés après 2008 qui n’ont pas été annulés et qui impliquent de vastes superficies). Cet ensemble d’accords fournit une illustration saisissante de la rapidité avec laquelle l’agrobusiness s’est installé dans les crises alimentaires depuis les crises alimentaire et financière de 2008, arrachant la production alimentaire des mains des paysans et des communautés locales.

Le travail mené par Grain souligne bel et bien que l’Afrique est la cible première de l’accaparement des terres. Mais on peut souligner la place occupée dans ce drame par l’Amérique latine, l’Asie et l’Europe de l’Est. L’accaparement des terres est indéniablement un phénomène planétaire.

Toutes les données rassemblées par Grain brossent un portrait très clair de l’identité des 298 principaux accapareurs. Si la majorité de ceux qui ont été recensés dans l’étude appartiennent au secteur de l’agroalimentaire, les sociétés financières et les fonds souverains sont responsables d’un tiers des accords. Et très souvent, les intérêts des sociétés se chevauchent. On voit ainsi que Cargill, l’une des plus grandes entreprises alimentaires d’agroalimentaire, a acquis des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management

Les investisseurs basés en Europe et en Asie sont environ responsables des deux tiers des cas d’accaparement des terres. Il est intéressant de constater que la Grande-Bretagne, comme Singapour et Maurice, sert de paradis fiscal aux accapareurs et souvent, la véritable base active des sociétés est basée dans un autre pays. Dans le palmarès des accapareurs, il faut évidemment citer les États-Unis, tout en haut de la liste avec quarante et un cas d’accaparements, puis les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite qui représentent à eux deux, trente-neuf cas.

« Nous avons une loi qui défend la terre mais qui n’est pas appliquée  », affirme Ana Paula Tauacale, vice-présidente de l’Union nationale des paysans du Mozambique. Cette battante a récemment lancé une pétition visant à stopper ProSavana. Ce programme d’investissement considérable basé au Mozambique implique également le Brésil et le Japon. Le projet a pour objectifs de développer des terres agricoles en monocultures industrielles destinées à l’exportation. Cette surface d’environ 14,5 millions d’hectares se situe dans le corridor de Nacala au nord du Mozambique et est actuellement utilisée par de petits exploitants agricoles. 

Cette campagne a été un succès au niveau national. Des efforts sont néanmoins encore en cours pour coordonner la lutte entre les organisations de société civile au Brésil eu au Japon. Les gouvernements de ces deux pays sont en effet impliqués dans le projet en procédant à des investissements et à des expertises techniques. Toutefois, le soutien à un niveau régional est encore requis étant donné que les accaparements de terre, un phénomène en croissance dans la communauté de développement d’Afrique australe, met en péril la sécurité alimentaire ainsi que le contrôle de l’eau et des semences.

La situation est alarmante. Des informations proviennent sans cesse d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, révélant que les communautés locales sont dépossédées, comme jamais auparavant, de leurs seules sources de nourriture et de la sécurité de leurs moyens de subsistance. Il est courant aujourd’hui d’entendre dire que les petits producteurs produisent la majorité de l’alimentation mondiale. Mais combien d’entre nous se rendent compte qu’ils le font avec moins d’un quart de la surface agricole mondiale, et que cette part, déjà maigre, se réduit comme une peau de chagrin ? Si les petits producteurs continuent à perdre l’essence même de leur existence, le monde perdra tout simplement sa capacité à se nourrir.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-avec-l-accaparement-des-terres-le-monde-perdra-sa-capacite-a-se-nourrir-125210670.html


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26 réactions à cet article    


  • philippe913 15 décembre 2014 08:34

    ? pourriez vous développer.

    Ils sont dépossédés comment ? expropriés ? achetés ? Pourquoi le font ils ? exode rural vers les villes ?

    Ces grands méchants groupes, ils en font quoi des terres ? Ils les cultivent non ? enfin, ils les font cultiver ?

    S’alarmer simplement à cause d’un investissement étranger me paraît plus que limite. Donnez nous les vrais conséquences alarmantes.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 15 décembre 2014 08:55

      Des terres inexploitées deviennent exploitées et permettent de faire travailler la population. Des centaines d’emplois sont permis là ou il n’y avait que des déserts.

      Des investissements majeurs sont entraînées après les investissements dans les terres exploitées. Comme des routes, des ports et toute une économie de désenclavement.


      Voici la frontière par google earth entre Haiti et ses terres cultivées par des locaux et St Domingue terres cultivées par des vils capitalistes sur la même île :

      La misère d’un coté, les cultures verdoyantes de l’autre....Comme quoi le communisme préfère une misère également partagée pour tous à un enrichissement inégalement partagé.

      • pierre 15 décembre 2014 09:12

        Toujours fidèle à lui même, « Des centaines d’emplois sont permis là ou il n’y avait que des déserts. », c’est maintenant devenu effectivement un désert, avant non et des milliers de gens y vivaient très bien sans vous.


      • César Castique César Castique 15 décembre 2014 10:02

        « ...c’est maintenant devenu effectivement un désert, avant non... »

        Pourriez-vous préciser le nombre d’années qui séparent maintenant d’avant ?

        Et il serait intéressant aussi - comme vous semblez bien documenté - de connaître la part des friches dans les acquisitions étrangères, dont celles de la Chine - non évoqués par l’article - qui, en 2010, aurait compté un million d’agriculteurs « célestes » installés en Afrique.

        C’est en tout cas ce qui ressortait de prévisions diffusées en avril 2009, à l’occasion de la réunion, à Rome, des cinq principales organisations agricoles du continent noir, sous l’égide du principale syndicat agricole italien, la Coldiretti.


      • pierre 15 décembre 2014 11:00

        César, faites vos recherches vous-même si vraiment interessé par ce fléau, Jean Ziegler a des informations pour vous, et s’il vous donne des boutons, allez chez Edgar Pisani (une politique mondiale pour nourrir le monde) ou vous aurez des informations.
        Sinon ce qui sépare par exemple en Amazone la luxuriance d’une forêt unique d’un désert, je dirais 5 ans ? 4 ?


      • César Castique César Castique 15 décembre 2014 11:05

        « ... faites vos recherches vous-même si vraiment interessé par ce fléau... »


        C’était plus de la curiosité que de l’intérêt à proporement parler. Et ça ne concernait que l’Afrique. Merci quand même

      • Tzecoatl Gandalf 21 décembre 2014 19:16
        Concernant Spartacus :
        Tiens, un libéral qui ne respecte pas la propriété privée du petit paysan, mais du uniquement du grand capital.

      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 10:43

        L’accaparement des terres (land grabbing) ne se produirait pas si et seulement si les dites terres étaient correctement exploitées par des agriculteurs justement rémunérés pour leurs productions de produits vivriers, notamment.

        Sécurité Alimentaire, Commercialisation des Produits Vivriers dans les PVD : La question qui ne se posa jamais !


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 10:48


          Addendum :

          Comment ne pas partager votre alerte contre la famine qui continue de toucher près d’un milliard d’êtres humains ?
          Mais, cet état de fait est très antérieur à la mise en oeuvre de la Mondialisation.
          Dès le début des indépendances, dans les années 1960, les pays ex-colonisateurs et développés ont entrepris des projets de sécurité alimentaire dans leurs ex-colonies.
          Jusqu’à aujourd’hui, les résultats ont été nuls en raison d’analyses erronées du problème de l’insécurité alimentaire ainsi que, a fortiori, de la mise en oeuvre de projets de développement parfaitement ineptes.
          Nul ne sait, sans doute, combien de (milliards) de milliards d’Euros ont été « investis », gaspillés, dans le combat pour la Sécurité Alimentaire depuis quelque 50 ans.
          Mais, je vous l’assure, les pays riches continuent de financer ce combat avec les mêmes redoutables bonne volonté et inefficacité ! ! !...

          Sous-développement : Le mécénat d’aval demeurera toujours insuffisant !

          Sécurité Alimentaire & Sécurité Nutritionnelle dans les PVD.

          Les produits vivriers doivent devenir des produits de rente !

          Les producteurs du sud victimes du libéralisme. [Le Monde, 29 septembre 1992]

          Mondialisation : Méfaits, Neutralité et Bienfaits !

          Commercialisation des produits vivriers : LE Grand Secret (de Polichinelle ?) !

          Théorie de la Sécurité Alimentaire Restreinte & Générale.

          Émeutes de la faim : incontournable et « éternel » recommencement ?

          De l’aide au SOUS-développement du Burkina Faso



        • Robert GIL Robert GIL 15 décembre 2014 11:37

          c’est toute l’industrie alimentaire et le mode de production qu’il faut revoir !
          .
          voir : CINQ FAITS TERRIFIANTS SUR L’ÉTAT ALARMANT DE L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE MONDIALE
          .
          et : L’IMPASSE DE L’AGRICULTURE PRODUCTIVISTE


          • lsga lsga 15 décembre 2014 12:13

            Rappelons quand même que l’acquisition des terres par les multinationales est excellent premier pas vers la collectivisation. Il est plus facile de collectiviser les gigantesques terrains agricoles appartenant à une seule multinationale que d’exproprier des millions de petits agriculteurs privés. Ces derniers ont d’ailleurs historiquement toujours formé la puissance contre-révolutionnaire la plus importante, ceux qui s’opposent à la collectivisation de la manière la plus violente.

            La division des terres entres des millions de petits agriculteurs privés, qui les cultivent avec des méthodes moyenâgeuses, dans l’unique objectif de nourrir leur propre famille, est une catastrophe. Des pays comme l’Éthiopie crevaient de fin il y a peu, aujourd’hui, grâce aux investissements étrangers, ils deviennent non seulement auto-suffisant mais aussi exportateur.


            La concentration du Capital, y compris du Capital agricole, est la base nécessaire à l’émergence du Socialisme.


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 15 décembre 2014 13:45

              @ iSGA,

              Bravo ! bravo ! vous avez tout à fait résumé « Mein Kampf » à la sauce Ketchup !

              « La concentration du Capital, y compris du Capital agricole, est la base nécessaire à l’émergence du Socialisme ».

              Vous pouvez rajouter National à Socialisme, et la boucle est bouclée. Ce sera de votre part, plus franc et vérifiable. Allez, allez « causez » nous encore « Kapitalism », « Marx », « collectivizm » ya ! ya ! on adore la confusion des genres.


            • lsga lsga 15 décembre 2014 13:57

              C’est l’ABC du communisme Nicole... Le coeur de l’argumentation de Karl Marx, de Lénine, de boukharine et de tous les autres.


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 15 décembre 2014 14:16

              @ Isga

              Réponse de « Jésuite » ou de celui qui fait celui qui n’a pas compris le sens de l’article. Il s’agit ici, de dénoncer le NEO-COLONIALISME sur les peuples africains, la main mise du FMI, de l’OMC, les relais du GRAND KAPITAL ! pour l’installation des multinationales américaines, françaises,anglaises, chinoises, en CHASSANT les petits cultivateurs qui vivaient de leur productions vivrières ! Et contraints à emprunter des « boat-people » pour LAMPEDUSSA, se noyer ou atteindre le rivage pour connaître les geôles européennes !

              Chapeau ! Pour quelqu’un qui clame haut et fort son communisme, vous la foutez mal ! Défendre l’indéfendable. Vos diatribes à charge contre les « petits propriétaires terriens » d’où qu’ils soient, me rappellent les mauvais sentiments que Staline portaient aux petits propriétaires et qu’il fit massacrer dans les années trente. Une des premières et nombreuses purges staliniennes.

              Du point de vue de l’argumentaire et de la dialectique, ça laisse plutôt à désirer. Peut mieux faire.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 14:28

              Par Nicole CHEVERNEY (---.---.---.94) 15 décembre 14:16

              « les petits cultivateurs qui [SUR]vivaient [TRÈS MAL] de leur productions vivrières »


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 15 décembre 2014 14:34

              @ Jean-Pierre Llabrès.

              Peut-être vivotaient-ils, mais ils étaient relativement libres ! Actuellement, ils seront employés par les grandes multinationales agro-alimentaires à l’égal des serfs du moyen-âge.

              Est-ce plus enviable comme sort ? Pour ma part, je ne le crois pas. De toutes façons, la même politique est menée également en Europe, objectif : faire disparaître les petits agriculteurs pour implanter des grandes propriétés adeptes des monocultures OGM, etc... Car il ne s’agira plus d’Agriculture,d’élevage traditionnels mais de fermes-usines.

              D’origine terrienne, croyez que ça me fait mal au coeur !


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 15:51

              Par Nicole CHEVERNEY (---.---.---.94) 15 décembre 14:34
              Madame,
              Vous me répondez comme si j’étais en désaccord avec vous.
              Si vous lisez mes textes liés supra, vous vous rendrez compte que je milite (en vain ?) depuis des dizaines d’années pour que les agriculteurs de produits vivriers puissent vivre décemment de leur activité notamment grâce à l’amélioration de leurs conditions de commercialisation.
              À cette condition préalable, les agriculteurs africains seront capables de nourrir leurs pays et d’exporter vers les pays qui se livrent au « land-grabbing » sur leur continent...



            • dithercarmar dithercarmar 15 décembre 2014 18:27

              La politique a deux vecteurs : L’enrichissement matériel et l’appauvrissement moral.


            • lsga lsga 15 décembre 2014 23:07


              « Le peuple veut exercer le pouvoir. La liberté ! Que voulez-vous qu’il en fasse ? »
              Lénine


            • dithercarmar dithercarmar 16 décembre 2014 15:47

              Gauchisme, la maladie infantile du communisme.Lenine


               OU

              Gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme.Daniel Cohn-Bendit



            • lsga lsga 16 décembre 2014 15:50

              je passe moi-même mon temps à me battre contre les gauchistes.
               
              vous voulez en venir où avec vos citations tronquées, hors contexte ?
              Vous n’êtes pas capable d’argumenter ? Ou de reproduire une argumentation ? Vous n’êtes bon qu’à copier/coller des bouts de citations qui ne veulent rien dire ? 


            • dithercarmar dithercarmar 16 décembre 2014 18:56

              Vous avez le culot de faire des remarques sur ce sujet ? De tout évidence, vous ne regardez pas souvent vos anciens commentaires.
              Nous ne vous en tenons aucun grief. Quoique... quelques petits sursauts taquins voir légèrement acerbes surviendront toujours. Le jeu...c’est notre joie.
              Argumenter ?
              Vous n’avez pas la pratique exclusive (heureusement) du verbe.
              Nous pratiquons.
              Du reste, les citations nous reposent ces temps-ci ... : elles existent pour traduire une pensée, pourquoi ne pas les utiliser ?
              Bref, c’est pratique et c’est rester fidèle à nous-mêmes. Elles traduisent vraiment notre pensée.
              Et pour la situer, car nous voyons que ce n’est pas encore très clair pour vous, nous invitons à remonter le fil de nos commentaires (vous y avez accès, non ?).
              Etes-vous certain qu’elles ne veulent rien dire ? Seriez-vous à ce point hermétique ?

              Et vous, à quoi êtes-vous bon ? Mais réellement ?


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 15 décembre 2014 16:23

              @ Jean-Pierre Llabrès,

              J’avoue que j’ai un peu survolé votre commentaire, veuillez m’en excuser. Effectivement, vous militez pour une indépendance alimentaire de l’Afrique et des continents malheureusement soumis aux diktas de l’OMC. Il faudrait que les dirigeants africains prennent pleinement conscience que couper les ponts avec l’Occident qui par le FMI, l’OMC, et (n’oublions pas certaines ONG, diverses et variées qui investissent l’Afrique, sous des dehors« humanitaires »), allourdissant la soumission africaine aux intérêts de l’Occident, ce serait salutaire pour eux. Et se rapprocher des BRICS !

              L’Occident a placé ses pions, des dirigeants corrompus, achetés et soumis. Kadhafi avait annoncé son intention d’une zone monétaire africaine. On a vu ce qu’il en est advenu. Je pense que le message est clair. L’indépendance de l’Afrique n’est malheureusement pas pour demain. Il faudrait d’abord que les Africains eux-mêmes se débarrassent de tous leurs complexes de colonisés vis à vis des anciens pays colonisateurs. Si la França-fric a vécu, ce qui va suivre est d’autant plus dramatique pour les peuples de cet immense continent regorgeant de richesses. Les prédateurs sont prêts à tout !

              Cordialement.


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 décembre 2014 16:37

                Par Nicole CHEVERNEY (---.---.---.94) 15 décembre 16:23

                En ce qui concerne la sécurité alimentaire des pays dits « en développement » grâce aux produits vivriers, la stagnation de ces pays ne s’explique pas du tout par leur subordination aux pays « développés » ou aux institutions internationales.
                L’explication est bien plus prosaïque et réside dans le fait que les conditions de commercialisation sont iniques pour les agriculteurs et leur interdisent, à la fois, d’accroître leur niveau de vie et d’augmenter leur productivité.
                Ne pas prendre en compte cette contrainte fondamentale au départ de toute analyse de la pauvreté paysanne conduit à ne s’émouvoir que de facteurs simplement aggravants...


              • François Lurot François Lurot 19 avril 2017 01:07

                Cargill a une filiale spécialisée dans l’immobilier, Carval Investors. Ce n’est pas seulement les terres et les forêts que ce géant exploite pour prospérer, ce sont aussi les villes comme Paris. Avec des alliés comme Carrefour (qu’il mangera aussi peut-être un jour)... qui peut imaginer ses objectifs à 10, 20, 30 ans ? Cargill uber alles, du producteur au consommateur ...

                Voir mon article « Paris, Texas ? » du 18 avril 2017.

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