Bayrou, éléments de son programme économique 2/2 : plan de relance
Vous aurez peut-être remarqué que mercredi dernier Bayrou a présenté son projet en 20 points, chiffrés. Mais peut-être pas. Alors que lorsque François Hollande a présenté ses 60 propositions les télévisions et les radios en ont été pleines pendant trois jours, les journaux avec 20 articles en une, des débats, des spécialistes de tous bords des questions aux autres candidats concernant ce projet, alors que Sarkozy a monopolisé 9 chaînes, et, tout pareil, trois jours pleins de carnaval et de tintamarre, nous n'avons pas eu le droit à connaître ce que proposait Bayrou. Un peu de saupoudrage ici ou là, mais 24 heures après plus rien. Le CSA ne semble pas très pressé d'agir, s'il agit un jour, comme pour les Primaires socialistes où il a tapé sur les doigts quand tout était fini et qu'il était trop tard pour rectifier le tir et que lorsqu'il l'a été un peu cela fut pour donner la parole au gouvernement et à Sarkozy, tous les autres passant à la trappe et non au Carmel.

Vous vous souvenez sans doute de ce slogan : en France nous n'avons pas de pétrole, mais nous avons des idées. Aujourd'hui nous pouvons dire : en France nous n'avons plus d'argent, mais nous devons avoir des idées.
Je vais vous parler de quatre pistes parmi d'autres du programme de Bayrou qui n'ont pas le même impact ni la même facilité de mise en œuvre.
1- des banques spécialisées dans l'investissement des fonds propres avec deux caractéristiques : soit décentralisées, pour être auprès des entreprises pour les unes, soit sectorisées pour être spécialisées dans un domaine pour les autres ;
2- étendre le crédit impôt-recherche à l'innovation tout comme défiscalisée les pertes des Business Angels qui aident les créateurs d'entreprise ;
3- pour toute entreprise de moins de 50 salariés, la possibilité de recruter soit un jeune au premier emploi soit un chômeur si l'entreprise ne vient pas de licencier (pour éviter l'effet d'aubaine) sans charges sociales pendant deux ans. Cela concerne 2,5 millions d'entreprises et son coût serait de 2 milliards d'euros par an, ce qui n'est pas une somme ridicule, financés par la refiscalisation des heures supplémentaires ;
4- le plus gros morceau et sans doute le plus intéressant avec sans aucun doute un pari. Quelques chiffres d'abord. Le déficit du commerce extérieur est entre 60 et 80 milliards d'euros par an. En termes clairs cela veut dire que la France perd chaque année cette somme faramineuse qui va alimenter les pays qui nous entourent et fait tourner leurs entreprises. Il s'agit bien d'un différentiel, donc d'une perte nette de trésorerie de notre pays. Cet appauvrissement a des conséquences dévastatrices concernant le chômage entre autres et plus tard financières lourdes. Il suffirait que nous, Français, dans nos achats, nous changions nos habitudes pour seulement 20 % des produits provenants de l'étranger et que nous les reportions sur des produits fabriqués en France pour que cette hémorragie cesse. On peut dire que c'est comme si notre pays était une citerne qui se remplit et se vide, mais se vide plus vite qu'elle ne se remplit et comme si nous avions cinq gros tuyaux qui coulent vers l'extérieur et qu'avec un peu d'effort (nous pourrions demander à Hercule) nous détournions un des tuyaux pour qu'il ne vide plus la citerne mais alimente notre bassin à nous. Cette idée est assez simple et si nous y réfléchissons un petit peu, nous pouvons nous dire que l'effort, même financier, à faire est sans commune mesure plus faible que le bien fait à en retirer. Où se situeraient les efforts ? En fait de trois côtés. Effort du côté des entreprises pour innover, augmenter la qualité des produits, leur durabilité etc. Effort du côté des pouvoirs publics afin de mettre à la connaissance des consommateurs qui fait quoi, aider à l'amélioration de l'image de marque de nos produits, aider à l'innovation, aider au climat social apaisé, motiver les Français à consommer des produits fabriqués en France. Le 3é effort est au pouvoir des consommateurs.
Tout d'abord, avec un label bien compréhensible si deux produits de qualité équivalente, mais dont l'un a un pourcentage de fabrication française de 60 et l'autre de 40, sont côte à côte dans un rayon, il y aura pour une partie de Français une tendance à acheter celui à 60. Il faut bien comprendre que personne ne dit que tous les Français feront ce geste, mais certainement un certain nombre, et nous pouvons prendre le pari que si cette manière de faire débute avec un début de succès, il peut y avoir un véritable effet d'entraînement. Cet effet d'entraînement poussera sans aucun doute des entreprises, pour soit ne pas perdre de marché, soit pour en acquérir, à trouver des solutions pour augmenter la part fabriquée en France. Et je suis convaincu que cela créera une autre spirale, un autre cercle vertueux. La facilité d'acheter pas cher et de ne pas se creuser la tête à savoir si on ne pourrait pas remplacer trois pièces peu chères fabriquées en Chine par une seule, plus chère unitairement mais qui peut remplacer les trois même avec un léger surcoût, à la réflexion cédera le pas. Il y aura une autre voie : modifier légèrement le produit afin de pouvoir en faire une plus grande part en France. Il y aura - et malgré les sceptiques cela a déjà commencé - une autre pression. Des entreprises qui font du 100 % français ont, elles, bien saisi le sens de ce message. Et nous voyons fleurir des déclarations qui vont dans ce sens.
Ceci c'est quand nous sommes à prix égal. Des études prouvent que cela peut aller jusqu'à 5 % de différence de prix pour que la préférence pour un produit fabriqué en France agisse, même plus cher. Je vais émettre une hypothèse qui va en faire hurler de rire beaucoup, mais plaçons nous dans l'état d'esprit où cette idée de prendre en main notre destin, d'agir nous-mêmes sur la création d'emplois et si le pouvoir, ou même les entreprises elles-mêmes dont je vais parler, en lançait l'idée, l'impact en serait extraordinaire et ce pour pas un kopeck des fonds de l'Etat. Il serait ainsi que nous pourrions relancer l'économie sans que cela ne coûte rien mais en cela que cela apporterait en réalité 20 milliards d'euros de relance. Il faudrait être sur Mars pour ne pas avoir entendu parler de l'offre de free mobile. Et sur Pluton pour ne pas avoir entendu la riposte des autres opérateurs tant par les filiales low cost que les MVO. Je ne sais pas quel est votre cas, mais free mobile me fait gagner près de 30 euros par mois pour un service 10 fois supérieur. Autour de moi, c'est l'avalanche. Des sondages indiquent que 25 % des Français pourraient rejoindre free mobile. Mais nous n'avons même pas besoin de ça. Il semblerait que free mobile serait déjà à un million d'abonnés. Nous pouvons raisonnablement tabler qu'avec tous les nouveaux abonnements des tous les opérateurs dont les historiques ont coupé par plus de deux leurs abonnements, qu'il y aura sous peu, soit chez eux soit chez free mobile au total au minimum 5 millions d'abonnés qui auront fait, disons, 20 euros en moyenne par mois d'économie. 20 € par mois cela fait 240 € par abonné soit pour 5 millions 1 milliard 200 millions d'euros. C'est une somme colossale. C'est là où nous Français nous devons avoir des idées quand nous n'avons ni pétrole, ni argent dans les caisses de l'Etat. Imaginons - et ayons confiance - que ce surplus de pouvoir d'achat ne servent pas à acheter que des produits étrangers, mais plutôt que cette somme serve à compléter les 5 % de plus que nous devrions payer pour un produit de fabrication française. De ce fait il n'y aurait strictement aucun effort financier à faire et on a là un formidable effet de levier. 5 % cela veut tout simplement dire qu'avec un surcroît de trésorerie d'1,2 milliards cela fait 24 milliards d'achat de produits qui ne partent plus à l'étranger mais restent sur notre territoire soit plus de 33 % du déficit du commerce extérieur. Evidemment ceci est une utopie qui paraît saugrenue, cependant si cette idée toute simple, qui permettrait sans coûter un euro ni à l'Etat, ni en supplément aux Français car ceux-ci le tireraient des économies faites avec leur mobile, nous créerions un choc salutaire avec en prime une relance gratuite et sinon massive, du moins importante. Juste une idée. Toute simple. Toute bête et qui peut fonctionner. Et il suffirait que seulement 10 % de cette somme suive ce chemin pour que cela fasse quand-même 2,4 milliards de relance en France. J'imagine bien que ce regain de pouvoir d'achat pourrait, pour certains, acheter ce produit un peu plus cher que d'habitude qui leur plaît, qui est fabriqué en France mais que ceux-ci ne se sont jamais offert car il était justement 5 % plus cher. Mais, même si cela serait moins efficace car l'effet de levier serait moins fort, cela pourrait fonctionner pour des produits 10 ou 20 ou 30 % plus chers, puisque cette différence serait prise dans l'économie réalisée. Il faut voir surtout que l'effet de levier est double. Même seulement deux milliards de chiffre d'affaire cela entraîne une création d'emplois avec le double bénéfice de diminuer les versements ASEDIC et augmenter ses ressources et donc d'avoir moins besoin. Ceci à une petite échelle. mais si nous arrivons à renverser la vapeur et à au moins équilibrer le commerce extérieur par effet mécanique, si nous prenions la création d'un million d'emplois cela entraîne d'une part au salir médian à 1 400 € rétribués à 70 % par l'Assedic une dépense de 10 milliards en moins et une rentrée de charges sociales d'autant (non pour la seule ASSEDIC mais pour tous le organisme car en gros la totalité des charges représentent aussi environ 70 % du salaire). Ceci, rien que ce fait seul, de réduire le déficit de 20 milliards. Alors vouloir fabriqué en France a un impact majeur tant sur l'emploi que sur la réduction des déficits.
Après on peut en ricaner, on peut baisser les bras, mais on peut aussi se dire, voulant nous-mêmes participer à notre sortie de crise et ne pas attendre qu'une baguette magique agisse à notre place : Pourquoi pas ?
Il nous reste un peu moins de trois mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
- La première année de Sarkozy
- La biographie de Sarkozy apocryphe
- La Biographie de Lefebvre
- L’affaire Tapie
- Les petites affaires de l’Immaculé Eric
- l’affaire Karachi
- l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye notamment d'espionnage de la population avec l'appui d'une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
- l’affaire GDF
- l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
- l’affaire Clearstream
- l’affaire Bettencourt
- les affaires Wildenstein
- l'affaire César
- l'affaire Pleyel
- l’affaire de Compiègne
- l’affaire Peugeot
- l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
- les affaires Djourhi, Takieddine
- les possibles malettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
- les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
- l'affaire du Fetia Api
- les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
- l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
- les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
- la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
- l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle des stylos …
- l’affaire Pérol
- l'affaire Yannick Blanc
- l’affaire de l’Epad (et du scooter)
- Gandrange
- les vaccins du virus H1N1
- les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
- les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Squarcini, Courroye, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
- l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
- l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
- les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
- l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
- la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
- l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
- la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
- la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
- la réforme constitutionnelle
- les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir
- l'irresponsabilité pénale du Président de la république
- la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
- l’affaire des sondages
- les classements du parquet
- le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
- les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
- la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
- l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
- l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
- la scientologie
- l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
- l'affaire Bongo
- la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
- les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20
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