Bill Gates votera pour le Parti Animaliste...
En définitif, ce que veut réellement Hélène Thouy, cofondatrice et coprésidente du Parti Animaliste, ce n'est peut-être pas seulement une amélioration de la condition animale. Elle voudrait l'abolition de la peine de mort pour les animaux que cela ne serait pas étonnant ; tous vegan ? La candidate à l'élection présidentielle souhaite également en finir avec l'élevage industriel et comme beaucoup de Français qui ne supportent plus les méthodes inutilement cruelles d'abattage dans certains abattoirs ; faire condamner les responsables de ces actes ignobles. Au programme du Parti figure le projet de création d'un ministère consacré à la condition animale. Aux élections européennes de 2019 le Parti Animaliste avait recueilli 2,16 %, d'autres Partis politiques voudraient pouvoir en dire autant.
L'avocate qui défend la cause animale n'a absolument aucune chance de gagner les élections présidentielles 2022, même le chat Phoebus de Mme Le Pen le sait. Par contre, elle pourrait se faire récupérer par un autre Parti politique (Yannick Jadot entends-tu), en échange de quelques promesses d'avenir. Comme "Le Mouvement de la ruralité (LMR) l'avait été par la droite". En 2017, après le fiasco Fillon, l'ex Parti "Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT) avait soutenu Emmanuel Macron. Le président dont l'affection est connue pour les 5 millions de chasseurs électeurs sait comment attirer ces oiseaux-là vers lui.
Hélène Thouy est l'une des avocates attitrées de l'association L214 qui dénonce les scandaleuses pratiques d'abattage des animaux en donnant des images volées choquantes de véritables tortures animales. Comme la plupart des associations, L214 a besoin de dons pour poursuivre son projet de protection de ces bêtes que nous dévorons avec avidité. L'argent étant le nerf de la guerre, c'est là qu'intervient Open Philanthropy Project.
Dustin Moskovitz, 146e fortune mondiale est l'un des fondateurs de la fondation qui "investit dans la santé, les universités, la recherche… mais aussi dans le bien-être animal". En 2017, L214 a reçu un versement d’1,14 million de la fondation (495 000 euros imputés aux comptes 2018, 645 000 euros dans ceux de 2019). Ce qui représente représente 8 % de son budget".
D'après L214 "ce sont les Américains qui sont venus vers l’association. "On ne les connaissait pas, c’est eux qui ont remarqué notre travail, explique-t-elle. Ils sont venus vers nous en disant qu’ils finançaient des actions humanitaires, environnementales et de défense des animaux et qu’il ne fallait pas qu’on hésite à leur soumettre des projets. On les a sollicités sur une campagne publique et à destination des entreprises sur les poulets de chair. Et ils n’ont pas eu de mot à dire sur comment on voulait dépenser cet argent."
D'après le journaliste Gilles Luneau qui a enquêté sur cette fondation, elle n'est pas qu'un organisme philanthropique :
"D’une part, elle soutient un certain nombre de start-up qui travaillent sur la nourriture vegan. Et d’autre part, elle finance la recherche, le développement et la quasi-mise en industrie de viande à partir de cultures de cellules souches. À leurs yeux, la filière d’avenir c’est de changer la manière dont se nourrit le monde. Ils veulent s’emparer du marché mondial de l’alimentation, tout simplement."
Donc, de la charité bien ordonnée pour lancer le marché de la viande cellulaire. "De nombreux milliardaires de la Silicon Valley ont investi dans ces sociétés. Bill Gates est l'un d'entre eux. Il estime qu’il s’agit d’un filon d’avenir. Mark Zuckerberg est du même avis puisqu'il a investi 500 millions dans la viande in vitro.
Au fait, c'est quoi la viande artificielle :
"On va prélever des cellules sous anesthésie et on va les mettre en culture. Pour l’instant, on utilise des cellules de fœtus de veau mais l’objectif à moyen terme c’est de remplacer ce sérum par un extrait de champignon. Pour l’instant, cette fausse viande cellulaire suppose donc un donneur de cellules, mais ensuite un seul échantillon va permettre de produire jusqu’à 20 000 tonnes de viande. La start-up Mosa Meat nous dit même que 150 vaches à l’échelle mondiale seraient suffisantes pour satisfaire la demande actuelle de viande. (Paul Ariès, expert en alimentation)
"Le premier steak in vitro a été présenté le 5 août 2013 à Londres : un steak de 142 grammes qui a coûté... 142 millions d'euros". Voilà donc ce qui pourrait être la solution géniale pour participer à sauver le monde du réchauffement climatique, et en même temps éradiquer la souffrance animale et le rot des vaches dans les prairies. Sans oublier la réalisation d'affaires en or pour les investisseurs, mais certainement pas pour les éleveurs. Certes, il faudra patienter encore un peu avant que McDonald's commercialise son premier big mac d'origine protégée in vitro, mais comme on arrête pas le progrès... Adieu veau, vache, cochon, couvée !
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