Chèque encore ou shake (pour renverser la table) le 24 avril ?
A cinq jours du dénouement présidentiel français - d'aucuns auraient écrit du dénuement - le chéquier reste encore entre les mains du bonimenteur auto-satisfait, Emmanuel MACRON. Si le sésame est déjà bien entamé, reste à savoir s’il s’est agi d’un chéquier de 25, 30 ou 50 chèques d’autant plus qu’ils sont établis sans provision ou plus exactement en alourdissant l’endettement des français, de leurs enfants et de leurs petits-enfants.
Chèque énergie, chèque carburant, chèque rentrée scolaire, chèque CMU, chèque vacances, chèque permis de conduire, chèque aide au logement, chèque restaurant etc…N’en jetez-plus. Et, je viens d’entendre JULIEN DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture parler d’un chèque « alimentation ». Objectif selon le ministre lui-même : aider financièrement les familles modestes avec 50 € d’allocation prévue, à accéder à des produits alimentaires locaux de qualité. En clair, acheter du bio français. Ou, autrement encore dit, faire croire que l’état va aider les plus pauvres à mieux se nourrir. Quelle mesure débile. Donner à manger du poisson au lieu d’apprendre à ces personnes dites modestes à pêcher.
Quand donc le « grand transvasement par Bercy des richesses créées par les français cessera-t-il ? Car, dimanche soir, quel que soit le gagnant, Marine LE PEN ou Emmanuel MACRON, le grand « syphonnage » continuera. Inexorablement. La dépense publique française dépasse pourtant 60% de la richesse nationale quand la moyenne européenne se situe à moins de 45%. 15 points de plus, soit ...375 milliards d’euros de plus chaque année. Où s’évapore donc cette masse inimaginable d’argent alors que l’hôpital est exsangue, que la justice est sans moyens ou encore qu’il manque des milliers policiers dans nos villes et villages et d’enseignants dans nos écoles, que nos routes sont parsemées de nids de poule dangereux ? Je ne parle même pas des pensions de retraite insuffisantes pour vivre pour de millions d’entre nous.
Dimanche soir peu après 20 heures, Marine LE PEN jouera peut-être du piano débout, imaginant déjà le départ imminent du porte-parole macronien YVAN ATTAL. Et, si c’est peut-être un détail pour lui, pour elle, ça voudra dire beaucoup. Pendant ce temps-là, ceux qui ne sont rien font péter le crémant et le Champomy dans les salles de votes des 22 000 villages de France où leur Marine était déjà en tête au 1er tour dimanche 10 avril. Ils sont fiers. Des chasseurs tirent en l’air de bonheur. C’est (peut-être) la révolution, à peine interrompue par Yannick NOAH annonçant qu’il quitte le pays et Yvan LE BOLLOCH qui dit son intention de prendre le maquis.
Dimanche soir peu après 20 heures, les médias ne manqueront pas de zoomer longuement sur le fougueux baiser enflammé d’Emmanuel MACRON à sa maîtresse femme BRIGITTE, émue aux larmes qui laisse dégouliner son rimmel mélangé aux bulles de champagne qui explosent autour d’eux. Pendant que son archange héroïque, chemise blanche au col largement ouvert et manches retroussées, surplombe sur l’estrade ses groupies enamourées, il hurle, ses deux bras tendus vers le ciel, aux micros qui se tournent vers lui : « On l’a fait ! Putain, on l’a fait ! » Les « zélites » reprennent aussitôt en cœur « on l’a fait, Manu ».
Ils savent qu’ils vont continuer à péter dans la soie cinq années de plus.
Bertrand RENAULT – 19 avril 2022.
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