Comme Ségolène, je pourrai dire : j’y étais !
Hier, dimanche 8 février, le Mouvement Démocrate lançait sa campagne pour les élections européennes avec la présentation de 17 têtes de liste et un discours au canon de François Bayrou. Evidemment l’événement n’a pas la portée de l’intronisation d’Obama, et je ne suis ni en jupette, ni Madone. Cependant, à notre niveau, petit niveau, ces élections européennes ont quelque importance, et le lancement de la campagne quelque intérêt.

Il me semble que cette réunion - que j’appellerais historique si j’étais un certain Nicolas, pour qui sortir faire un jogging à New-York ou faire des courses un dimanche sur les Champs Elysée est historique - mérite quelques lignes ne serait-ce pour les 2 500 personnes présentes, ne serait-ce que pour parler des têtes de liste, ne serait-ce que pour démontrer que Bayrou n’est ni seul, ni en manque d’idées, ni mou, ni inactif et enfin car l’avenir du Mouvement Démocrate est engagé selon le résultat que fera cette équipe lancée à l’assaut de Strasbourg avec l’aide du vote des Français.
La démarche pour ces élections a suivi deux chemins :
- des commissions de réfections lancées en juin dernier auxquelles plus de 4 000 militants ont donné de leur temps et de leurs idées, tout cela sous la gouverne de Marielle de Sarnez, députée européenne.
- le choix des têtes de liste (il y a eu plus de + 600 candidats pour un peu plus de 70 places avec autant de suppléants), sa présentation au vote électronique des militants, puis le lancement de la campagne.
Quelques mots sur le vote électronique. La participation a oscillé entre 25 et 30 % ce qui n’est pas si mal. Ce vote a été sous-traité à un organisme extérieur pour en garantir la confidentialité et l’honnêteté. Evidemment les listes ont été approuvées (à plus de 85 %), cependant il est bon de faire deux remarques :
- a : le vote blanc était possible et il a été comptabilisé. Même si cela n’a pas de conséquence, cela a son importance symbolique et même arithmétique car en comptabilisant ce vote on diminue d’autant proportionnellement les autres votes.
- b : il a été décidé d’utiliser à l’avenir ce moyen mis en place afin de consulter les militants. Ce qui n’est pas si mal.
Voici maintenant la liste des têtes de liste avec quelques commentaires. Ils ont eu chacun droit à la parole, comme la salle où environ 30 personnes sont intervenues et sans langue de bois pour certains. Cette parole donnée n’a pas été vue ailleurs dans d’autres partis. Et que ceux qui critiquent, ceux venant du PS ou de l’UMP, la méthode de la nomination de ces têtes de listes devraient s’interroger d’abord comment cela fut fait au sein de leur organisation politique respective et surtout pour l’UMP où tout n’a même pas été décidé en son sein, mais par billet du roi venant du château.
Ile-de-France
1 - Marielle de Sarnez
2 - Bernard Lehideux
3 - Fadila Mehal
Nord-Ouest
1 - Corinne Lepage
2 - Olivier Henno
Ouest
1 - Sylvie Goulard
2 - Bruno Joncour
Sud-Ouest
1 - Robert Rochefort
2 - Anne Laperrouze
Sud-Est
1 - Jean-Luc Bennahmias
2 - Fabienne Faure
3 - Gilles Artigues
Est
1 - Jean-François Kahn
2 - Nathalie Griesbeck
3 - Yann Wehrling
Massif Central - Centre
1 - Jean-Marie Beaupuy
2 - Chérifa Adaissi
Evidemment beaucoup de critiques seront faites. J’aimerais savoir comment il est possible de répondre à dix-mille critères satisfaisant tout le monde quand il n’y a qu’une, deux ou au grand maximum trois places éligibles. C’est tout simplement impossible. Il faut tout de suite évacuer un commentaire qui en soit paraît juste mais qui mérite un peu de réflexion : laisser la place aux jeunes. La réponse que l’on peut faire est multiple : d’abord en quoi un élu qui n’est pas scotché à sa place depuis des décennies (mais dans ce cas précis seulement depuis 5 ans) qui a travaillé et a été efficace, qui connaît les dossiers, qui a été fidèle au mouvement devrait céder sa place à un nouveau inexpérimenté qui n’a rien prouvé du tout ? De ce fait ne se libère en toute justice que les places de leur opposé : n’ont rien, ont trahi ou -tout simplement ne se représentent pas. Ce qui diminue, non par autocratie, privilèges, mais par les faits-mêmes et la logique aussi, le nombre de places. Or, nous le verrons le Mouvement Démocrate a laissé des places à des nouveaux ,soit nouveaux en politique, soit dont l’âge n’est pas canonique. Parmi eux Chérifa Adaissi, Yann Wehrling, Fadila Mehal, Sylvie Goulard, Robert Rochefort et, mais c’est différent, Jean-François Kahn. Pour sept listes, six ont des personnes ne venant pas du Mouvement Démocrate plus Corinne Lepage qui a créé cap 21, et 5 viennent de la société civile ce qui sur 17 et surtout en position éligible n’est pas si mal.
Il faut souligner la grande importance de l’écologie avec Corinne Lepage, Jean-Luc Bennhamias, député européen sortant et issu des verts et enfin Yann Wherling qui cumule le fait qu’il est jeune, vert et ayant rejoint récemment le Mouvement Démocrate.
Quelques mots de ces personnalités nouvelles.
- je ne cite Jean-François Kahn que pour la galerie tellement il est connu. Il a fait une brillante intervention en contrant les déclarations ineptes à la fois de Devedjian, qui ministre de la relance n’a rien de mieux à faire que d’insulter le Mouvement Démocrate et de Bertrand qui en tout bon bouledogue et langue de vipère accuse Bayrou de populisme. Il faut ajouter que ces dépêches AFP avaient été envoyées alors que la réunion n’était pas terminée, que peu de candidats avaient parlé et que Bayrou n’avait pas fait de discours. Ce bon leader de l’Union Money Profit parlait sans savoir. Kahn lui a fait une belle leçon d’histoire sur le terme populiste, notamment en clamant qu’évidemment le Mouvement Démocrate s’occupait du peuple et qu’en ce sens ce terme utilisé généralement pas ceux qui, lorsqu’ils l’emploient contre des démocrates, le font pour justement éviter que l’on parle pour le peuple, ce dont ils ne sont pas capables. Et comme disait une intervenante en parodiant Brecht : si le peuple ne vous convient pas, changeons en. Ce que veulent les umpistes puisque l’opposition leur paraît illégitime. En résumé nos deux leaders ne parlent que de la forme et évidemment pas du fond. On ne les a pas entendus lors du lancement du NPA. Il est vrai que tactiquement ce parti les intéresse.
- Cherifa Adaissi, est issue, comme elle le dit elle-même, des quartiers. A réussi en droit avec une maîtrise et est commerçante sur les marchés. Elle nous a dit qu’elle c’était Sherifa et non Rachida et qu’elle allait à cette élection avec enthousiasme et non en reculant.
- Sylvie Goulard est chercheuse, responsable du Parti Européen, connaît sur le bout des doigts son Europe au point qu’elle en a écrit un abécédaire dans la fameuse collection : pour les nuls.
- Fadila Mehal qui a créé les Marianne de la diversité
- Robert Rochefort, président du Crédoc et spécialiste des analyses sociales et sociétales.
Comme vous pouvez le voir voilà une belle brochette. Deux critères ont été retenus pour ce « Nous les avons sélectionnés sur deux critères. Premièrement, compétence, authenticité, et deuxièmement, volonté de servir comme parlementaire européen à temps plein dans les années qui viennent au parlement européen ? Une voix entendue, une voix respectée, dans cette assemblée où, j’y reviendrai, ce sont les peuples d’Europe qui sont censés se faire entendre ». Ce qui change d’un certain Sarkozy et d’un certain Hollande, têtes de liste respectifs de leur parti et qui n’ont jamais siégé à Strasbourg se moquant par là et de l’Europe et de leurs électeurs.
Le discours de François Bayrou, que vous pouvez lire en intégralité ici, fut incisif et riche en symboles et propositions. Et pour premier symbole le sens du mot démocrate, où demos qui en grec veut dire peuple : Vous aurez observé, au passage, en tout cas ceux qui aiment les mots et qui aiment le grec, que, démocrates... "demos", cela veut dire "le peuple" et, lorsqu’on entend ressortir de la part du parti au pouvoir qui, ce matin, nous a attaqués à différentes reprises… Ce n’est pas Olivier Besancenot qui faisait l’objet de ses flêches, parce que s’il naît une extrême gauche cela les arrange beaucoup ; mais que s’affirme à l’endroit où nous sommes le grand courant démocrate français, là, ils voient une concurrence, une menace et un danger et ils ont bien raison. Le peuple en France a besoin d’être défendu et nous avons bien l’intention de le défendre.
Ce ne sont pas les puissants et les privilégiés en France qui ont besoin qu’on les défende. Ils ont, au pouvoir, tous les amis pour cela. Ce sont ceux qui n’ont ni puissance ni privilèges et qui ont besoin de voix courageuses qui s’expriment en leur nom, sans jamais rien céder à la facilité et aux menaces.
A juste titre Bayrou va s’indigner et se révolter contre les attaques de Sarkozy à l’encontre de la recherche (J’ai été troublé, pour ne pas dire choqué, d’entendre la présentation de la situation des enseignants chercheurs qui a été faite dans son intervention de jeudi soir par Nicolas Sarkozy. Faire croire aux Français que les enseignants chercheurs en France ne sont pas évalués et qu’il faudrait les évaluer, je dis, comme cela doit être dit, que c’est se moquer du monde.), de son mépris arrogant vis-à-vis des autres pays européens comme par exemple la Grande Bretagne et la Tchéquie(Permettez-moi, puisque je traite ce sujet des dirigeants européens, de dire combien j’ai trouvé offensant, pour un Européen, la façon dont Nicolas Sarkozy a traité, dans son interview, nos partenaires et concitoyens européens de République Tchèque, dans la précédente conférence du Luxembourg ou encore de Grande-Bretagne. Il y avait, dans les propos qu’il a tenus, une condescendance, comme un mépris de supérieur à inférieur qui est une grave atteinte à l’idée que l’Europe se fait de la France et, partant, une grave atteinte aux intérêts de la France en Europe que l’on devrait défendre et non pas, hélas, diminuer. ), son silence lors de l’émission propagande sur trois chaînes sur les événements de la Guadeloupe (pas un mot de lui, pas une questions des journalistes, pour l’occasion honteux) et évidemment une attaque frontale contre la volonté autoritaire et de droit divin de notre monarquillon de nous faire rejoindre le commandement intégré de l’Otan :
Il y a les décisions politiques, quel que soit le degré de faveur ou d’inquiétude qu’elles provoquent, que l’on peut combattre, mais dont, au fond, on sait que l’on pourra les changer à la prochaine alternance et ce sont finalement des décisions politiques d’importance relative.
Puis, il y a des décisions politiques d’importance absolue, c’est-à-dire d’importance historique.
Je vous dis que la décision de retour dans le commandement intégré de l’OTAN correspond à cette deuxième catégorie, parce que c’est un aller sans retour.
N’imaginez pas ou plus exactement il n’est pas sérieux d’imaginer qu’une décision de cette importance puisse être remise en cause à chaque alternance. Une majorité gagne, on entre dans le commandement intégré de l’OTAN, l’autre majorité gagne, on sort du commandement intégré de l’OTAN. Puis, quelques années après, on y revient... C’est impossible.
Le Général de Gaulle a fait ce choix pour 50 ans. Je demande que ce choix-là ne soit pas bradé, ne soit pas jeté aux orties, que l’on y réfléchisse comme peuple de citoyens face au reste du monde.
J’ajoute une deuxième chose : Nicolas Sarkozy répète beaucoup, à satiété, qu’au fond, tout cela, c’est simplement la reconnaissance que nous sommes l’occident, comme l’Amérique, comme nos partenaires de l’Union européenne, nous sommes l’occident, nous sommes un seul occident.
Je veux simplement dire que, si l’on accepte l’idée d’être un seul occident et que tout le monde, dans l’occident, a, au fond, les mêmes valeurs, les mêmes principes, les mêmes choix stratégiques, on prend de très grands risques dans l’équilibre du monde. Je me réjouis beaucoup, et je voudrais que l’on pèse le poids de cette identité française qui, précisément, aux yeux du reste du monde n’est pas exactement l’occident, n’est pas exactement la même chose que les autres puissances que je viens d’indiquer à l’instant.
Je voudrais que l’occident se comprenne enfin comme pluraliste, comme équilibré, comme addition d’indépendances et pas seulement comme un tout homogène qui risque d’être dressé contre le reste de la planète.
François Bayrou a évidemment rappelé - ce qu’avait commenté par anticipation Jean-François Kahn en répétant inlassablement qu’il valait mieux voter pour ceux qui avait eu raison - son combat premier contre le modèle américain - dont se flattait notre Lider de vouloir rejoindre avec en particulier son admiration pour les subprimes et auquel il se référait sans cesse, fier de cette appellation Sarko l’américain. Ce combat contre une société d’augmentation des inégalités où l’argent est le premier et dernier empereur. L’Europe est une chance, mais une Europe qui ne nie pas les nations, afin de proposer un autre monde. Ce combat du Mouvement Démocrate, mais pas seulement à l’encontre de deux autres mondes qui se sont effondrés l’un après l’autre mais pour la construction d’un monde nouveau : La promesse de l’Europe ne se ramène pas à la concurrence, à la consommation, à l’économie, aux marchandises et au profit comme, trop souvent, on l’a cru depuis des décennies. La promesse de l’Europe, c’est une promesse de valeurs et de civilisation. [...]Au fond, pour les années qui viennent, le seul combat qui vaille, c’est celui-là : capitalisme versus humanisme.
L’humanisme, c’est éducation, science, création, entreprise libre, coopération, mutualisme, c’est le consommateur citoyen armé et non pas désarmé, c’est confiance aux communautés de base dans la société, aux corps intermédiaires, au local, à la proximité.
L’humanisme, c’est prendre au sérieux l’égalité des chances et des droits et la loi qui oblige à tenir la balance égale entre le faible et le fort. […]Maintenant, il faut penser la confrontation non pas entre deux modèles, mais entre trois modèles. Entre les deux qui ont prouvé leurs limites et leurs échecs, capitalisme et socialisme, et celui qui doit naître que j’appelle l’humanisme démocratique. Si l’Europe est fidèle à sa promesse, alors c’est la terre où s’épanouira l’humanisme démocratique.
L’humanisme démocratique se construit par adaptation et non pas par révolution. Il est réformiste par nature, parce qu’il progresse avec les acteurs, les femmes, les hommes, les communautés et non pas contre eux par contraintes et violence.
De fait, avant que je ne m’arrête là car il faudrait reprendre l’ensemble du discours tant il est riche en combat, symbole, volonté de faire changer les choses pour un monde nouveau dans lequel ce soit l’humanisme qui l’emporte et non l’asservissement de l’homme par l’homme un mot pour souligner que ces élections européennes si elles ne sont pas le va-tout annoncé des journalistes, car tout n’est pas gagné ou perdu en fonction du résultat de ces élections, c’est bien sûr un pas important pour le Mouvement Démocrate. Plus de 12 % (dernier score de l’UDF) et c’est un fort accélérateur, sous les 12 % cela devient problématique pour ce parti et son leader. A ce jour après 12 % d’intentions de vote il y a deux mois, le Mouvement Démocrate en est crédité de 14 % . A voir donc..
Je dis que, si nous sommes engagés à construire le grand courant démocrate en France, en Europe et, si nous pouvons avec nos forces dans le monde aussi, c’est parce que nous voulons un autre monde. Il y a des années que nous bataillions pour dire : attention, le modèle dans lequel on veut nous conduire, ce modèle qui confond liberté, liberté d’entreprendre, liberté de créer, liberté de vivre avec la loi exclusive du profit, cette idéologie-là conduit tout l’occident dans le mur. Vous savez bien, parce que vous avez vécu cela et nous l’avons vécu ensemble, que c’est sur ce sujet-là que j’ai affronté Nicolas Sarkozy au moment de l’élection présidentielle.
Très souvent, certains de mes amis dont beaucoup sont dans la salle me disaient : "Mais pourquoi parles-tu si souvent du modèle américain ?" Eh bien, aujourd’hui, on sait, je crois, pourquoi je parlais si souvent du modèle américain. C’est parce que, cette politique E. Thatcher, R. Reagan, G. Bush, c’était l’idéologie que l’on essayait d’imposer à la planète tout entière et, la "rupture" de Nicolas Sarkozy, ce n’était pas autre chose que le renoncement de la France à son modèle et l’adhésion de la France à ce modèle d’inégalité que l’on essayait de lui imposer.
Bien sûr, il y avait de la garniture ! Rouge de préférence... Comme le coulis sur le gâteau ! Il y avait toutes les citations nécessaires, les citations de Blum, les citations de Jaurès et, s’il avait pu trouvé des citations de Marx, de Lénine et de Trotski, on les aurait eues aussi, mais, ce qui comptait, c’était le gâteau, ce n’était pas le coulis.
Le dur dans tout cela, c’était que la France acceptait, enfin, de rejoindre le peloton de ceux que l’on allait placer pour toujours dans la mondialisation, sous la coupe de cette idéologie, l’idéologie néo... néolibérale, néo conservatrice qui, en réalité, n’a de "néo" que le nom parce que c’est la plus vieille idéologie du monde, à savoir la domination de l’homme par l’homme, l’asservissement du faible au fort, l’accumulation de richesses et de privilèges, pour les uns, y compris au travers des générations, et, pour les autres, d’autres satisfactions, pour qu’ils se taisent : du pain et des jeux, surtout des jeux.
Dans les médias, des sortes de... comment on appelle cela... soaps opera, des histoires de people, de stars, de politiques regardés comme des stars, de politiques intimes avec des stars et toutes leurs histoires réputées intimes étalées dans les journaux et sous les caméras, mais, en réalité, derrière tout cela, il y a un modèle que j’ai si souvent défini devant vous comme le modèle des inégalités croissantes, inégalités de fortune, inégalités de pouvoir et citoyens menés par le bout du nez.
Et, cela, pour la France - je ne parle même pas de nous comme courant démocrate, je ne parle pas de droite, centre, gauche, mais de France -, c’est, en vérité, la plus terrible défaite historique de notre construction nationale, parce que, la France, précisément, la France, chers citoyens, s’est construite contre la domination de l’homme par l’homme, contre la société de privilèges dans tous ses courants, toutes ses sensibilités sociale, nationale, démocratique, laïque, spiritualité, chacun avec son idée de l’avenir, contre la société d’inégalités et de privilèges, les oligarchies et les ententes. C’est pour cela que, nous démocrates, nous portons aujourd’hui dans la vie politique française le drapeau des républicains.
Vignette : photo personnelle
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