COP21, n’oublions pas les océans !
Début juillet, 2 000 scientifiques internationaux se sont réunis à l’Unesco pour une conférence intitulée « Notre avenir commun face au changement climatique ». Ils ont versé aux débats de nombreuses données, en prévision de la 21e conférence de l’ONU sur le climat, la COP21, qui se tiendra en décembre à Paris. Parmi ces experts, une vingtaine s’est regroupée pour donner de la voix : la question des océans n’est pas assez prise en compte dans les négociations entre Etats.
En amont de la COP21 (renégociation de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique), les publications et symposiums scientifiques se multiplient dans le but d’éclairer les décisions des gouvernements et d’informer le grand public. Des biologistes et physiciens ont mis leurs travaux en commun pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation des océans, dans un article publié dans Science, présenté en juillet à Paris. Par la voix de Jean-Pierre Gattuso, biologiste français, ils portent l’« Initiative Océans 2015 », estimant que « les mers et les océans n’ont pas été jusque-là considérés à leur juste valeur dans les négociations climatiques ».
Une question urgente
Ces spécialistes avancent quatre idées-clés : les océans ont une influence majeure sur le climat ; les effets du réchauffement sur les écosystèmes marins sont déjà manifestes ; une réduction immédiate et substantielle des émissions de gaz à effets de serre est nécessaire pour prévenir des dégâts irréversibles sur la faune et la flore océaniques ; enfin, plus la concentration en CO2 augmente dans l’atmosphère, plus les possibilités de préserver les océans se réduisent. « Presque tous les organismes étudiés par l’Initiative Océans 2015 (coraux, ptéropodes, poissons, krill, etc.) auront à faire face à des risques de dommages très élevés, tel que des mortalités massives et d’importants déplacements d’espèces », résume Jean-Pierre Gattuso à Sciences et Avenir.
Ces déclarations certes peu réjouissantes mettent en lumière la question fondamentale de la sauvegarde des océans, qui, rappelons-le, couvrent 80 % de notre planète. Cette initiative scientifique apporte encore des arguments pour pousser les Etats à réduire drastiquement leurs émissions de CO2.
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