Eric Brunet - Son merci émouvant à François Fillon et ses accusations
Quel talent, non mais franchement, Eric Brunet est dans son genre un chroniqueur inimitable. Ce journaliste qui exerce aussi en soirée son métier de polémiste chez BFMTV vient de sortir sur "Valeurs Actuels" un article qui en fera pleurer plus d'un et pourrait arracher des larmes de crocodile même à un insoumis. Le titre de son texte n'est pas très original "Merci pour ce moment François Fillon...". Dans ce véritable "chef-d'oeuvre" journalistique et politique, l'auteur, de sa plume alerte qui se voudrait trempée dans du sérum de vérité, va révéler à ses lecteurs le fond de l'affaire du bouleversant penelopeGate.
À ce moment précis, il est encore temps de renoncer à la suite de votre lecture, pour retourner à la vie réelle, regarder la télé, ou lire un San-Antonio de derrière les fagots. Car, ses révélations n'ont sont pas vraiment, puisque nombreux sont ceux qui pensent comme lui, et comme Eric Brunet le dit lui même "... ce n’est pas céder à l’obsession complotiste que de le dire".
N'ayant pas peur des mots, ce drame politique haletant que même Frédéric Dard n'aurait pu imaginer sans scène de sexe, qui a tenu la France entière en haleine et chamboulé l'Histoire de France, a particulièrement ému Eric Brunet qui maintenant se sent "orphelin" de François Fillon.
D'abord, "Oui, ce tsunami avait été pensé, organisé, anticipé. Oui, les éléments à charge distillés sur Penelope Fillon et les enfants du couple avaient été gardés “sous le coude” pour être étalés au moment opportun. Brunet cible les juges et désigne de la main droite ces magistrats ("souvent nommés par la gauche") qui "ont “feuilletonné” des fuites vers les rédactions, présentant à l’opinion des éléments à charge, partiels et partiaux, qui condamnaient Fillon aux yeux de l’opinion publique et portaient un préjudice fatal à sa candidature. Ces fuites quotidiennes piétinaient outrageusement les principes du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence".
Ah ! Eric Brunet, qui contrairement à ses collègues de la presse ne cherchait pas à éviter dans les couloirs des rédactions le candidat du Parti "Les Républicains, si seul contre tous. Brunet, à qui "ministres et députés, de gauche comme de droite", avaient fait cette confidence, « Vous savez, Fillon n’a rien fait de fondamentalement illégal. Il fait comme les autres, c’est tout. »
Comment expliquer cette acharnement seulement contre son préféré, alors que "d’autres affaires d’emplois fictifs sortent dans la presse, touchant parfois d’anciens candidats à la présidentielle, comme Jean-Luc Mélenchon. Elles étaient connues depuis longtemps. Pourquoi avoir attendu l’après-présidentielle pour leur donner de l’écho ?"
Bien sûr, le courroux parfois justifié d'Eric Brunet peut parfaitement s'expliquer. L'homme est de droite, il le revendique et l'assume, c'est son droit et chacun est libre de ses opinions. Sur BFMTV, Brunet prend le parti d'Emmanuel Macron, mais c'est aussi un choix par défaut. Car, pour lui le seul moyen efficace d'équilibrer les comptes publics était d'élire François Fillon qui voulait supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, alors que l'actuel Président de la République avait envisagé seulement 120 000 suppressions "mais il a déjà fait machine arrière".
Source - "Merci pour ce moment, François Fillon..."
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