Et si l’amour était un palindrome
L'amour serait un palindrome. Un palindrome est un mot ou un nombre qui se lit dans les deux sens. Dans le film "Premier contact" de Denis Villeneuve, l'héroïne est confrontée à des visiteurs de l'espace dont le langage ne s'écrit pas dans un sens donné mais s'appréhende dans l'espace. Il n'y a aucune direction de lecture prédéfinie. Les extraterrestres forment des cercles dans l'air et ces cercles sont d'une très grande complexité. Ce n'est pas par hasard que l'héroïne choisit pour sa petite fille le prénom Hannah. Comme elle le dira elle-même à son enfant, le prénom HANNAH est un palindrome. On le lit dans les deux sens. Parce que dans l'univers, il n'y a pas de côté. Dans cette idée, j'ai étudié le nombre Pi qui est, comme on sait, un nombre universel.
J'ai observé des phénomènes de palindromes dans les valeurs du nombre Pi. Le tableau ci-dessous reprend les valeurs de Pi deux par deux classées dans un tableau de 9 sur 9 rempli de valeurs à deux chiffres. Je ne présente ici qu'une partie de mes études sur le sujet.
Certains palindromes sont remarquables car ils vont me servir à expliquer grâce à Pi ma conception des trois dimensions de vie de l'être, à savoir : le lien, la relation, le rapport.
Je vais tout d'abord rappeler ma thèse poético-philosophique développée dans un précédent article, puis montrer son application ici, dans ce tableau des valeurs de Pi. Pour rappel, j'ai déjà démontré les logiques aritmétiques et de forme du nombre Pi notamment dans mon article "Pensée humaine contre Intelligence artificielle" et bien entendu dans mon essai philosophique récent (voir en CV).
La trinité lien / Relation / Rapport.
Dans un article précédent, j'ai expliqué ma thèse de la trinité lien / Relation / Rapport. Je la rappelle ici en résumé.
Pour exister pleinement, l'être a besoin d'occuper trois dimensions : la sphère du lien, celle de la relation, celle du rapport. La vie de l’être dans la conjugaison des trois dimensions : liens, relations, rapports.
Le lien, c'est l'appartenance et l'attachement.
La relation, c'est l'échange, l’utilité, la visibilité.
Le rapport est production et création.
Les séparations théoriques des concepts, des catégories, servent la clarté du propos. C’est une commodité pour expliquer les choses mais il va de soi que les dimensions lien / relation / rapport, se conjuguent.
Par exemple, pour un père et son fils, il y a la dimension du lien (filial, affectif), la dimension relationnelle (échanges réguliers entre les deux personnes). Il peut y avoir aussi des rapports, par exemple rapport dominant-dominé ou rapport créancier-débiteur. La dimension du rapport fait intervenir un troisième élément, la « chose en plus ». Dans mon exemple, l’élément est le pouvoir ou la dette.
Le lien est de l’ordre de l’essentiel, la relation de l’ordre de l’utile et le rapport est de l’ordre du rapprochement et de la confrontation. Le rapport peut se réduire grosso mode par la formule "Un + un = trois". Le rapport c’est ce qui apporte le quelque chose en plus dans un lien ou une relation.
Dans le tableau de Pi
La relation
Elle est figurée ici par la ligne bleue qui va du 82 au 28 (en bleu). La relation est celle du palindrome. Le nombre 82 lu à l'envers fait 28
Le rapport
Il est dans la ligne verte 30 / 28 / 58 (valeurs en vert). En effet, un rapport introduit un troisième élément dans une relation et produit quelque chose. En l'espèce, le rapport entre les trois valeurs est numérique puisque 30 et 28 font 58 et, inversement, 58 moins 30 font 28.
Le lien (surtout !)
Enfin, le lien est ici représenté par la ligne qui rejoint les deux valeurs 32. En effet, une valeur identique se trouve à chaque extrémité de la ligne diagonale et passe par un centre qui est l'osmose de ces deux valeurs : le 23, palindrome des 32.
Ainsi, peut-on rêver d'une force d'amour qui règnerait dans le cosmos et qui serait palindromique. Que signifie "palindromique" ? Selon ma thèse (toujours poétique...), deux points opposés dans l'Univers, à quelque endroit qui'ils soient situés et quelle que soit la distance qui les sépare, se remplissent instantanément d'une même force qui est recelée dans l'âme centrale commune : ici le 23. Pour le dire avec notre exemple. Les deux valeurs 32 sont identiques numériquement. Mais remplaçons ces valeurs par des variables appelées A et B, C étant la valeur centrale. Quelle que soit la valeur que prend A, B l'aura aussi, parce qu'il y a un effet palindromique. C'est le C du centre qui détemine cette simultanéité. C'est un peu comme si on pliait l'espace en deux selon la diagonale principale (diagonale formée par la ligne de fuite vers le coin en bas à droite). Chaque 32 est le reflet de l'autre.
L'amour est le seul langage qui se lise dans les deux sens. L'amour est palindrome. C'est peut-être la seule force de cette nature. Ainsi, cette vision poétique (et mathématique) vient renforcer la vision du filme "Permier contact". Dans ce film, l'amour est aussi une force qui dépasse le temps. Mais je ne vais pas m'aventurer à l'interpréter davantage.
L'amour est non seulement mais il est dans la force du trois, dans la trinité. La religion catholique l'avait d'ailleurs pressenti. Pi représente cette force du trois du cosmos qui est infinie (Pi n'a pas de fin). Il exprime la tentative de quadrature du cercle, autrement dit l'effort de faire un quatre avec un trois. Or, le trois est la valeur maximale de l'univers. Il y a le corps ("Un"), la dualité ("Deux") et la force qui naît entre les deux corps ("Trois").
L'univers ne compte que jusqu'à trois. Jamais il n'aboutit à quatre. C'est ainsi que Pi est un "trois" suivi de décimales à l'infini. Un "plus que trois" mais qui n'atteint jamais la valeur du quatre. Les valeurs au-dessus de trois ont été créées par l'Homme.
En conclusion, pour vivre pleinement l'amour, l'être humain doit rester dans la sphère du Trois, c'est-à-dire dans la force des liens, dans la qualité des relations et dans la fertilité des rapports.
L'amour est Trois. L'amour est palindrome. Voici ma thèse. Elle est poétique et philosophique. Avec une petite touche mathématique. Ma théorie ne prouve rien de façon certaine. Mais on n'empêche pas un poète de rêver...
P.S :
Annexe pour les passionnés
Pour les amateurs de curiosité, cette petite annexe présente un supplément d'étude des palindromes.
Quelques palindromes sont surlignés dans le tableau de Pi de cet article et ne seront pas commentés. Je dirai simplement que l'on peut les observer d'un seul coup d'oeil :
- On peut voir que 48 est le palindrome de 84 et que la ligne qui rejoint les deux 48 croise la diagonale de fuite au bout de laquelle se trouve le 84 (reflet du 48).
- On voit aussi un palindrome à deux nombres : (58 + 20) = (50 + 28). Ce palindrome est d'une symétrie parfaite selon la diagnoale de fuite.
- Enfin, le plaindrome 3993 a servi à la formule fameuse du mathématicien Euler qui permit de calculer les premières valeurs de Pi, à savoir le rapport du nombre 103993 et de 33102.
- Ce dernier palindrome coupe le palindrome 2332 en deux (le 93 se place entre). Il a son importance car on le retrouve dans l'image géométrique que j'associe, dans mon article, au lien de l'amour.
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