Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais...
Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais ; c’est assez généralement le leitmotiv des puissants de ce monde qui s’inventent leurs propres règles !
Mondialisation financière oblige, exclusivement financière, ceci partout dans le monde, les Banquiers tiennent les Etats par les « valseuses » ; or, il se trouve, désormais, démocratie oblige, soi-disant : que l’Etat c’est nous ! Il serait temps que ces Banquiers nous lâchent la grappe ! La Grande Bretagne à eu en partie ce courage ; il n’y avait, et il n’y a qu’une seule et vraie solution pour sortir de ce véritable cercle vicieux, pour arrêter tout ce cirque financier, pour rompre ce jeu de bonneteau financier : celle de nationaliser les établissements financiers !
Un véritable cercle vicieux : d’où les Etats sortent-ils de l’argent sinon en l’empruntant sur les marchés financiers... et le financier repart !
Il lui faudra payer deux fois au citoyen : une fois comme client des banques qui doivent reconstituer leurs fonds propres (augmentation des frais bancaires et du taux de marge sur les prêts... ce qui est déjà fait) ; puis comme contribuable, même si on lui dit que l’Etat, au bout du compte, serait gagnant et donc le contribuable. C’est loin d’être gagné car tôt ou tard tout le système s’écroulera ! Il y a dix fois plus d’argent dans l’économie virtuelle, la financière, celle de la cavalerie que pratique les banques entre elles, et n’oublions pas les multinationales ; dix fois plus que dans l’économie productive réelle : à plus ou moins long termes c’est intenable !
Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais ; c’est assez souvent le leitmotiv des puissants de ce monde d’humains : des dirigeants de toute sorte ! C’est ainsi qu’il peut y avoir deux poids et deux mesures ; c’est bien connu : selon que vous soyez riches ou miséreux... !
Poussons le raisonnement jusqu’au bout !
Imaginez que vous soyez, vous, individu ou entreprise lambda, en difficulté financière, limite en faillite personnelle car très endetté, et, que, pour vous sortir d’affaire, il vous viendrait l’idée de faire de la cavalerie financière avec un autre commerçant ; autrement dit : de vous faire escompter des billets de commerce sans échange de marchandises pour vous financer, soit des marchandises, comme on dit de nos jours : totalement virtuelles ! Croyez-moi, une fois au tribunal de commerce, ce qui est inéluctable, vous seriez considéré comme un tricheur tenu responsable de ses difficultés et lourdement condamné !
Arrivez là, au bord de la faillite, le système n’ayant pas fonctionné comme vous l’espériez (cercle vicieux en fait), imaginez, qu’après avoir fait de la cavalerie financière, vous trouviez encore un « prête-nom » qui emprunte de l’argent à votre place et, qui vous prête cet argent à un taux usuraire, (2 fois le taux du moment, même s’il est peu élevé, relève logiquement de l’usure) ; c’est précisément ce qui se passe entre l’Etat et les Banques ! A l’évidence vous ne pourriez pas faire tout cela, et surtout pas avec l’aide des institutions, qui, bien au contraire, se retourneraient contre vous et vous feraient payer très cher ce type de pratiques !
C’est pourtant bel et bien ce qui se passe entre les banquiers et les Etats-Nations pour ce qui est du plan de soutien bancaire ; bel et bien ce qui se passe également entre Banques et autres Zinzins, sur les marchés financiers avec les contrats sur dérivés qui sont purement et simplement de la cavalerie financière car il n’y a jamais d’échange de marchandises ; les positions pouvant être reportées ...
De la recherche de capitaux et la possibilité de se procurer rapidement des liquidités en cas de besoins impérieux, ce qui était le rôle de la bourse (celle des échanges) ; de la satisfaction de ces besoins financiers mais réellement économiques, aussi et plus récemment de la couverture de risques somme toute légitime, à la spéculation pure et à grande échelle : il y a là un sacré détournement de moyens élaborés par de beaux larrons en foire sur les marchés financiers !
Cette analyse de la crise, des causes de la crise économique actuelle, relève de la réalité et non d’une sorte de fantasmes sur un complot confessionnel ! Pourquoi l’analyse de la crise par les spécialistes n’est pas faite de cette façon ? Il y a tout simplement qu’ils se déjugeraient : qu’ils renieraient leurs convictions capitalistes ! Après le « théorème de Schmidt », après la « mondialisation économique », ce que nous vivons, actuellement, est la troisième plus grande duperie économique à l’échelle mondiale.
Le « théorème de Schmidt », Helmut de son prénom, social démocrate, ancien Chancelier de l’Allemagne de l’Ouest, pourtant sensé traduire une vérité économique de bon sens, disait, que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain » ; à vrai dire et au bout du compte : nous les attendons toujours ces emplois ! En effet, car, si les efforts ont bien été faits et les profits bien réalisés, ceci, sur le dos des travailleurs, de la masse laborieuse, de la « plèbe », avec, en France, une perte de 10 points de répartition de la « Valeur Ajouté » pour les revenus du travail ; les investissements, quand ils ont eu lieu, ne se sont pas réalisés là où les efforts avaient été consentis, mais sous de cieux bien plus cléments pour le capital investis ! Ils ont été réalisés, capitalisme financier oblige, dans des pays émergeants à fort potentiel de croissance économique et forcément de croissance capitalistique ! C’est, là, en Europe, avec le retour du capitalisme financier, avec le retour d’une économie de la seule rente financière, pourtant déjà tristement expérimentée, le tout début de la mondialisation financière de l’économie ; là, qu’ après ce que l’on a appelées les « trente glorieuses »… nous vivons les « trente piteuses », voire même plus, car dans le genre capitalisme financier, l’argent pour l’argent, ou celui du capital qui se regarde le nombril : nous sommes assez bien partis !
Quant à la mondialisation économique, essentiellement financière d’ailleurs, circulation des capitaux mais pas des hommes, et accessoirement des marchandises, car, délocalisant les productions sous des cieux plus cléments pour le capital, il faut bien rapatrier ces marchandises en relation avec ce capital investi ailleurs pour peu cher et en tirer effectivement un profit ! C’est une lubie de libres échangistes affairistes, que cette mondialisation économique, de faire « comme si », (méthodologie dite du « comme si » de l’école économique libérale de Chicago) car il n’y a pas à proprement parler, au sens réellement économique, de système économique mondial ! En effet, économiquement, il n’y a, de système réellement économique complet (encore que) que de nature nationale ; il n’y a de production que « nationale », même si les capitaux sont dénationalisés et viennent d’ailleurs. Il n’y a en fait de mondial, qu’un système d’échanges internationaux ; un système d’échanges internationaux complémentaire des économies nationale, accessoire et non principal, et non un système économique complet !
Il ne fait aucun doute que si les Etats mettaient autant d’énergie à lutter contre la spéculation que contre l’inflation la chose économique irait certainement bien mieux ; en même temps iraient mieux : la politique et la démocratie ! Mais voilà, l’inflation coûte au capital, ceci, quand la spéculation, elle, lui rapporte ; au moins u temps car après tant va la cruche à l’eau qu’à la fin... c’est la crise !
Il n’y a pas à proprement parlé de « politique économique » de la part des Etats... c’est le « laisser aller et le laisser faire » des marchés ou plus exactement des marchés financiers ! Le problème de l’économie, du système économique, c’est qu’il n’y a pas d’« ingénieur système », pas de vision et d’approche réellement globale du système... il n’y a que des spécialités ; plus exactement : il n’y a que des spécialistes qui tirent la couverture à eux ! On pourrait logiquement penser que les politiques, que les « politiques économiques nationales » pourraient être ces ingénieurs systèmes : visiblement non car ils trimbalent la même bêtise humaine que les économistes : en fait la même connerie !
En écrivant ceci, il me revient en mémoire quelques pensées d’Albert Einstein qui me paraissent fort à propos :
La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, (ou réalité) c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! (Albert Einstein)
Il n’y a plus de théorie économique, il n’y a que des pratiques systémiques, spécialistes, qui, quand elles ne se combattent pas, s’ignorent les unes les autres ; à proprement parler nous ne faisons pas de l’économie, de la logique d’ensemble, mais, logique particulière et même dogmatisme : exclusivement du capitalisme ! Certes Einstein parlait de la nouvelle réalité physique qui s’offrait aux yeux des physiciens du début du 20 è siècle, de la « nouvelle physique », la quantique ; mais ceci est aussi valable pour l’économie qui est considérée par les économistes, classiques comme néoclassiques, comme une science dure : comme une science physique ! Des physicien de la physique quantique qui durent élever leur conscience pour comprendre cette complexité, cette nouvelle réalité physique complémentaire et non en opposition, qui s’offrait à eux ; les économistes, et tous les dirigeant de cette planète, seraient bien inspirer d’en faire autant !
L’imagination est plus importante que le savoir. (Albert Einstein)
Visiblement les économistes comme les politiques, tous bordés de savoir... du même savoir rationalo économico technoscientiste, manquent terriblement d’imagination ; c’est la raison pour laquelle ils n’inventeront rien de nouveau mais s’accrocheront à leur savoir crétin surfait au superfétatoire !
Il y a deux infinis, celui de l’univers et celui de la bêtise humaine ; encore que pour l’univers la chose ne soit pas certaine… (Albert Einstein)
Une bêtise humaine qu’il ne considérait pas comme relevant des petits gens mais plutôt de l’« Elite dirigeante » !
En ce début de III è millénaire, qui peut encore sérieusement penser que nous puissions construire notre présent comme notre avenir, sur les pensées libérales libertaires des 17è, 18è et 19è siècles ? Celles du laissez faire, du laissez-passer, du darwinisme et du dumping social, des égoïsmes individuels et de la main invisible (quasi divine) qui équilibre naturellement et automatiquement le marché ? Qui peut croire que la société nouvelle, certes née du progrès de la science et de la technique, mais aussi éduquée par l’école de la République, émancipée par ses luttes politiques, puisse continuer longtemps encore d’accepter une explication purement " égoïste " du système ?
Qui peut croire cela ... à bon entendeur salut !
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