Fake News 41
Dans une vidéo TikTok, l’eurodéputée LFI Manon Aubry a considéré que ces appareils n’étaient pas adaptés aux robes des femmes.
"Je vais lancer une pétition contre les micros sexistes. Ce sera ma bataille de la campagne des européennes de 2024 », ironise Manon Aubry, pressentie pour être de nouveau tête de liste pour LFI lors du scrutin de l’année prochaine. « C’était mon coup de gueule », conclut l’Insoumise dans la vidéo." (Le Figaro)
Nous avons sollicité un entretien car, ironie ou véritable programme électoral pour les européennes, il est bon que certains de nos député·es(!) s’emparent des grands sujets du monde.
- Madame la députée, comment vous est venue l’idée de ce combat pour l’égalité des femmes devant les micros ?
- Eh bien, un jour que je portais une robe aux fines bretelles, et que je devais m’équiper d’un micro pour une question parlementaire, je vis que mon décolleté s’agrandissait à cause de son poids - celui du micro, bien sûr. 20g - et vous savez combien cette assemblée très masculine peut être gamine et sexiste… Là, j’ai eu le déclic : il y a un combat à mener !
- Et ce combat s’applique-t-il aux micro-cravates ou à tous types de micros ?
- Bien évidemment, plus lourd est le micro, plus bas descend la robe, donc plus grand est le sexisme ! Alors qu’une cravate peut soutenir le plus lourd des micros puisqu’elle est renforcée par les muscles du cou.
- J'avais bien compris, je faisais allusion aux autres types de micros - par exemple, ceux que vous tendent à bout de bras les journalistes.
- Eh bien, il y a effectivement là un véritable scandale : un symbole phallique que je trouve gênant - et sexiste.
- Vous auriez suggéré que des ingénieur·es se penchent sur la question.
- Sous réserve que nous fassions appel à des ingénieur·es européen·nes, oui.
- Avez-vous eu des réactions ?
- Oui, mon bureau a déjà reçu des messages très positifs. Un anonyme a proposé une loi interdisant les robes ne supportant pas une traction de vingt grammes (formulation ambigüe qui me fait soupçonner un député mâle...), un autre - que les députées aient une dérogation autorisant les minuscules micros-espions (probablement encore un plaisantin). Mais un ingénieur français m’a fait parvenir le schéma technique de son idée : un fil autour du cou auquel on suspend le micro ! Une solution simple, économique, fabriquée en France, et parfaitement équitable, car hommes ou femmes, nous avons tous un cou.
- La fin des micro-cravates, en somme ; irez-vous jusqu’à demander leur interdiction ?
- Oui, égalité devant la loi, égalité devant les micros ! Les femmes représentent la moitié de l’humanité, leurs représentantes peuvent être amenées à s’exprimer en leur nom, n’importe quand, n’importe où. Tenez, imaginez que je sois à la plage, qu’un journaliste me reconnaisse (ça m'arrive souvent) et veuille connaître mon sentiment sur tel ou tel sujet d’actualité : où vais-je fixer le micro alors que je suis en maillot ?
- Plus probablement, il attendra que vous quittiez la plage...
- Quoi qu'il en soit, je pense que le micro suspendu autour du cou est de loin la meilleure solution.
- Mais… cela n’existe-t-il pas déjà, par exemple pour les chanteurs ?
- Euh... je vais demander à mon assistant de vérifier.
- Merci, madame la députée. Nul doute que les citoyens français et européens ne suivent passionnément cette lutte politique qui vous situe clairement à l’avant-garde-robe des luttes sociales et du wokisme.
- Tiens ? Vous me donnez une idée de combat : pourquoi les micros sont-ils si souvent noirs ? Pourquoi pas blancs, jaunes ou arc-en-ciel ? Je vais y réfléchir avec mon équipe.
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