Heureusement que le
« DROIT » existe (la règle écrite et entre tous et pour tous) sinon
la « morale subjective » de quelques uns prendrait le pas sur une autre morale moins dans la
« norme », un peu comme celle impossible de « l’identité
nationale », ou celle également des non fumeurs qui ne sont plus seulement dérangés
maintenant uniquement par la fumée des autres mais aussi par la représentation de « l’horreur » (la fumée) sur une simple photo du
mégot fumant (J. Dutronc dont on veut interdire le cigare sur ses affiches…).
Magritte précisait – à qui
regardait une pipe peinte sur l’un de ses tableaux : « Ceci n’est pas
une pipe mais l’image d’une pipe ». Cela illustre assez bien mon idée que la fumée d’une pipe peinte sur un tableau ne peut donner un cancer, de même que certains peuvent rêver d’être sodomisé par un âne comme sur l’image qu’ils contemplent, mais que la preuve qu’ils accèdent à cette réalité semble difficile à établir mais, par précaution (grippe H1N1), on le condamnera pour un acte qu’il serait « éventuellement susceptible » de commettre... s’il croise le soir un âne sur le périphérique ou au bas de sa rue...
Sur le fond, il est dommage que
l’on autorise – au nom de la dite morale (de qui d’abord ?) – de pénétrer par
effraction l’intimité des personnes ( les emails perso) lorsque celle-ci ne portent atteinte ni à un autre individu, ni à la société, en permettant à une autorité de
FOUILLER dans la messagerie de Pierre, Paul, Jacques, justifiant ainsi ce qui
reviendra à ouvrir dès demain tous les courriers classiques (lettres, colis, plis, etc)
« iconoclastes », ou au prétexte fantasmé d’un terrorisme possible
dont la collectivité voudrait se
protéger.
Il est toujours surprenant de
sembler ignorer la nuance - de taille - entre une IMAGE reflétant un acte qu’une
morale « pourrait » condamner et la pratique concrète de cet acte. Rêver
par images - érotiques pour certains - n’est pas s’adonner à la
« débauche », tant que l’individu accusé de telles
« perversions » reste seul dans son coin sans gêne concrète contre quiconque !
En Irlande - en plus de
l’avortement resté interdit et qui déroge à la règle européenne – le délit de
blasphème existera et il sera désormais interdit de critiquer tout être
« sacré » sans risquer, sinon le bûcher, du moins les rigueurs de la
LOI de là-bas !
Précisions utiles. Comme
pour la laïcité - grâce à laquelle chacun croit ou ne croit pas mais n’impose
rien à quiconque dans la Cité – la liberté pour chacun d’avoir des goûts
personnels (goûts que je partage pas, en l’occurrence, dans l’affaire initiale)
me semble indiscutable si elle n’attente pas aux autres, mais tous doivent se
méfier avant de jouer les procureurs suivant leur morale perso : « Que celui qui n’a pas
fauté…me jette la première pierre ! ».
Ouais, vous me direz, 2010 années…, c’est bien loin, mais l’auteur de cette pertinente parole - si culpabilité il y a - avait déjà raison sur ce sujet de morale… déjà en
soutane !
Salutations.