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Accueil du site > Tribune Libre > Génération 25-40 ans : génération de la dernière chance ?

Génération 25-40 ans : génération de la dernière chance ?

Dressons le tableau à grands traits. La génération actuellement aux commandes politiques, économiques et médiatiques (grosso modo les 55-70 ans), ne veut et ne peut pas véritablement changer de mode de développement, si ce n’est à la marge, une pincée de social par ci, un zeste d’écologie par là, mais surtout ne touchez pas aux fondamentaux et focalisez vous sur « la nécessité de relancer à tout prix la machine économique ». Qui plus est, en France plus qu’ailleurs, ces dirigeants ont tendance à s’accrocher à leurs rochers de pouvoir tels d’indécrottables bigorneaux, non pas au service de grands idéaux ou de belles causes, mais plutôt pour préserver leurs privilèges et défendre leurs intérêts. Nourrie et formée au productivisme progressiste des Trente Glorieuses, cette génération a laissé s’installer (et même susciter) les Trente Odieuses du néolibéralisme (1980-2010), achetant quelque part la soumission de la génération suivante, en lui faisant miroiter et croire à un avenir radieux, matérialiste et individualiste - au final illusoire. Marquée par les années 80 et le triomphe du néolibéralisme, aveuglée le « There are no alternatives » de Thatcher et le Veau d’or de Wall Street et de ses yuppies, cette génération 40-55 ans n’a pas assez joué son rôle politique de transformation sociale. Par ailleurs, pour réellement changer la donne, on ne peut attendre la prise du pouvoir par la génération qui arrive (13-25 ans) - très marquée par l’écologie et donc potentiellement porteuse d’un changement radical de société - car il sera trop tard. En effet, le temps presse. Tous les experts sérieux [1] s’accordent à dire qu’il ne reste que 15 à 20 ans pour changer véritablement de cap, sous peine d’arriver à une situation très critique, à côté de laquelle la crise actuelle ne serait qu’un épiphénomène… En effet, la croissance démographique, l’insuffisance des ressources renouvelables, la raréfaction des ressources fossiles, la progression des émissions de gaz à effet de serre, l’extension mondialisée du mode de vie occidental, le changement climatique déjà amorcé, le creusement des inégalités, etc. vont converger vers un final explosif, à moins de changer fondamentalement de modèle et de perspective.

*

La balle est donc au fond dans le camp de la génération 25-40 ans. Bien sûr, je caricature un peu, je force le trait, mais si ce constat est à nuancer (méfions nous des généralisations et n’idéalisons ou ne diabolisons aucune génération !), il me paraît néanmoins avéré et même partagé, consciemment ou non, par beaucoup de personnes de cette génération de la « dernière chance » à laquelle j’appartiens. Une génération assez âgée pour s’être confrontée au monde, à l’entreprise, à l’économie et avoir pris conscience des limites et des dérives du système actuel. Assez âgée aussi pour s’être véritablement engagée dans différentes causes. Mais pas assez âgée pour être aux manettes et peser sur la marche du monde, se retrouvant alors reléguée au rang de spectateur d’une débâcle annoncée… Une génération qui relativise le clivage gauche / droite, ou en tout cas, n’en fait plus l’alpha et l’oméga de toute vision ou combat politiques. Une génération qui a grandi et mûri avec la chute du Mur de Berlin, la crise permanente (avec un chômage élevé), les grandes grèves de 1995, la montée de l’altermondialisme, l’affirmation de la Chine, de l’Inde et de la Russie, les difficultés chroniques de l’Europe politique, l’explosion d’Internet, l’irruption des périls écologiques, etc. Autant d’expériences qui l’ont marqué, ont nourri sa vision du monde et, pour une part, ont fortement déterminé un engagement civique, économique ou politique. Dans les ONG, l’économie sociale et solidaire, les syndicats, le patronat, les collectivités, les mouvements sociaux, etc. je vois et croise de nombreuses personnes de cette génération, actives et engagées, qui en ont assez de cette situation et essaient d’agir concrètement à leur niveau, pour répondre aux défis colossaux qui s’imposent à nous et dessiner un monde meilleur. Ils le font de manière plus pragmatique que leurs "grands aînés" des 55-70 ans, et plus ambitieuse que celle de leurs "grands frères" des 40-55 ans. Cette génération charnière 25-40 ans va hériter d’une France aux dettes abyssales, d’une Europe encore engoncée dans les dogmes néolibéraux, d’un « Choc des Civilisations » annoncé, de « la plus grave crise financière depuis celle de 1929 », d’une planète qui, quoi qu’il soit fait, se réchauffera d’au moins 2 °C, etc. Quelle belle perspective ! Et pourtant on garde l’espoir. L’improbable est toujours possible et même probable, l’Histoire n’est pas linéaire, l’avenir n’est pas écrit, et il arrive in fine rarement ce qui a été prévu ! La conjonction de crises actuelles (financière, économique, sociale, écologique et de plus en plus, politique) est autant porteuse de désastres que de bienfaits potentiels. L’élection d’Obama aurait-elle été possible sans 8 années de Bush et la crise financière ? Pas si sûr… La « métamorphose » chère à Edgar Morin est plus que jamais nécessaire. Il arrive un moment où on dit basta. On veut prendre le pouvoir. On veut imposer de nouvelles idées, de nouvelles pratiques économiques, démocratiques et politiques, non pas pour « se servir » ou pour en jouir, mais pour changer de cap avant que le pire n’arrive et redonner du sens à un intérêt général qui est aujourd’hui autant invoqué que bafoué. Alors, camarades de la « dernière chance », qu’est-ce qu’on fait ? www.lafronde-economique.net --------------------------------------------------------------------------------

[1] Le Millenium Ecosystem Assessment, titanesque étude publiée en mars 2005, réalisée sous l’égide de l’ONU pendant quatre ans par près de 1400 experts de 95 pays et de disciplines variées (économistes, sociologues, écologues, anthropologues, biologistes…). Les travaux de Lester Brown (et de l’Institut qu’il préside : le Worldwatch Institute) l’un des fondateurs de l’écologie politique mondiale, auteur de nombreux ouvrages, notamment Le Plan B : pour un pacte écologique mondial, Calmann Levy, 2007. Les travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le livre de Geneviève Ferrone, directrice du développement durable de Veolia, « Le krach écologique » (Grasset, 2008). Etc. !


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18 réactions à cet article    


  • Neozenith 28 mai 2009 11:41

    Bel encouragement au changement, mais qui n’a malheureusement aucune chance d’aboutir. Les personnes ayant le pouvoir ne faisant pas partie de cette tranche d’âge et cherchant encore à sauver un ancien modèle basé sur l’exploitation intensive des ressources naturelles et humaines, sans autre considération que le fric.

    Je n’ai pas 25 ans, et je suis plus qu’inquiet sur mon avenir et surtout celui des générations futures. Mais bon, « après moi le déluge »...


    • faxtronic faxtronic 28 mai 2009 12:35

      Pour l instant il n y a rien a faire. Il faut attendre que tout s ecroule de lui meme, et apres peut etre.... Une revolution est absolument inenvisageable, car elle ne servira qu a renforcer les pouvoirs en place en reaction.

      Je vais vous dire ce qui nous attend :

      Chine premiere puissance mondiale, non occidentale et dictatoriale, imposant sa loi et sa vision du monde au reste de la planete. C est la clef de l avenir, et je prefererais etre mort a l avenir. Le reste est detail


      • faxtronic faxtronic 28 mai 2009 12:37

        La France n etant plus rien, changer la France ne changera rien.


        • Moristovari Moristovari 28 mai 2009 15:56

          Encore un papier d’étudiant prenant l’Histoire et les concepts économiques et politiques pour des legos. « Génération de la dernière chance » : j’en ris encore. Ah, ça parle d’espoir et d’avenir meilleur et c’est incapable de voir que ces idées de révolution n’ont d’autre origine qu’une pulsion morbide. Deleuze savait que toutes les révolutions ont échoués, Cromwell, Napoléon, Mao, Staline... même la révolution américaine, dont la réussite va détruire 99% de la vie sur terre. Et même si par chance une révolution pouvait réussir, vous pensez nous convaincre que des révolutionnaires en cullottes courtes, sans but ni volonté ni moyen, pensent faire mieux que la révolution russe pourtant fondée sur un demi-siècle de reflexion intellectuelle ? Amusant, vraiment amusant...


          • lenonsensdelavie 28 mai 2009 16:51

            quelle triste vision pourtant tellement réelle. J’ai la quarantaine et me navre tous les jours constatant autant d’ineptie devant ces gouvernants qui ne pensent qu’à leur gros nombril.
            Alors, camarades de la « dernière chance », qu’est-ce qu’on fait ?
            Et peut-être qu’au lieu d’attendre, nous pourrions commencer par changer notre façon de consommer. nous avons ce pouvoir, n’aillons pas peur de nous en servir.
            merci pour cet article. 


            • joelim joelim 28 mai 2009 17:12

              Les commentaires jusqu’à présent illustrent parfaitement les propos de l’auteur. smiley 


              Mais effectivement, un changement de mentalité ne suffit pas, quand les anciens systèmes, bien que prenant l’eau de partout, sont les principaux acteurs de résistance au changement, au travers de la façon dont ils ont organisé l’économie réelle.

              Pourtant je pense que des concepts simples peuvent mener à des changements progressifs importants, par une simple mise en concurrence avec les systèmes quasi-obsolètes et - n’aillons pas peur des mots - mortifères.

              Il faudrait commencer par concurrencer le système de la grande distribution, qui est tout à fait complice de la production et de la distribution de produits mauvais pour la santé des humains, fabriqués en polluant plus que de raison et dans le mépris des composantes sociales et éthiques. 

              Dès qu’une majorité de consommateurs feront réellement l’effort de mieux choisir ce qu’ils consomment, et où il l’achète, je pense qu’un processus impossible à arrêter se mettra en marche... Ce qu’il manque, c’est d’observatoires des pratiques des sociétés commerciales qui fabriquent ou vendent des produits. Celles qui fabriquent et vendent des produits non pour rendre réellement service, mais seulement pour gagner de l’argent même si l’optimisation nécessite de tromper un peu l’acheteur, pourraient alors naturellement et progressivement disparaître.

              • thomthom 28 mai 2009 17:59

                c’est clair.. si je le pouvais, je virerait tout ce petit monde qui conduit notre pays à sa perte à coups de pied dans le derriere !


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 mai 2009 22:39

                  la génération de la dernière chance, c’est celle des 50 ans, celle des frangins de mai,

                  les 25-40 ont été nouris à Goldorak et à la play station, au culte des marques et des logos


                  • Nico 29 mai 2009 01:01

                    Je ne peux qu’être d’accord avec Bernard, cette génération est à pleurer, inculte, anti-intellectualiste, conformiste comme ce n’est pas permi de l’être.

                    J’ai un diagnostic sur cette génération qui ne peut que me mettre en contradiction avec l’article. Ce qui frappe chez eux, c’est ce conformisme qui vise à l’intégration de l’individu, à son apartenance à l’ordre social. Leur but est de se fondre dans le système et de faire que l’ordre des choses et eux mêmes ne fassent qu’un (une forme d’osmose, assez infantile).

                    Jamais ils ne contesteront le système actuel, c’est très mal les connaitre.


                  • Flo Flo 29 mai 2009 11:15

                    Incultes et anti-intellectualistes ? Vous confondez une génération avec l’image que l’on veut en donner. TF1 vous présente une horde d’abrutis violents et dégénérés, proposant un stéréotype que des esprits étroits utiliseront pour forger leur opinion.
                    Certains des représentants de cette génération sont cultivés et hautement politisés ; c’est mon cas personnel et celui de la plupart de mes amis. Il y a des abrutis rap - star ac’, et alors ?
                    Il est absolument évident, à observer les gens dans la rue, que nos aînés représentent tous sans exception la plus grande sagesse, que la clairvoyance politique des plus anciens nous guide tous vers la lumière, que vous nous avez bien bichonné le monde que vous allez nous laisser, que l’ensemble de la tranche d’âge 41-99 ans en France laissera dans l’histoire de la pensée un souvenir qui reléguera aux oubliettes celui des plus grands penseurs de la Grèce de l’âge d’or. Vous voulez raconter des conneries schématiques plus grosses que vous ? Jouons !
                    M. Dugué, la lecture de vos articles m’avait fait espérer un peu moins de bêtise réactionnaire de votre part. Le petit con nourri à Goldorak vous emmerde.


                  • Marc Bruxman 29 mai 2009 01:01

                    J’ai 30 ans et je ne me reconnais pas dans ce que vous dites. La plupart de mes amis ne s’y reconnaitraient pas non plus. Et en fait la plupart des gens que je cotoie y compris ceux qui ne sont pas mes potes ;)

                    Que veulent les gens ? Avoir du fric, une vie tranquille, voyager et faire la fête. La politique ils ont zappés pour la plupart. Ils ralent de tant à autres bien sur, Sarko par ci, Carla par la. Mais dans son grand ensemble, la politique a cessé d’intéresser la génération Y. (C’est à dire les personnes nées après 1978 (meme si certaines études place cette barre à 1982, cela dépend pas mal des régions en France)). La chute du mur a fait que la politique n’était pas bien intéressante dans notre jeunesse. Et qu’il n’y avait aucun enjeu. Bien sur, on constate que nos ainés sont plus politisés que nous, ca c’est sur. Ce qui était excitant c’était la frontière numérique et l’apparition d’internet.

                    Et une partie de la Géneration X (1960 - 1978) est également passé de l’autre coté de la barrière mais pour d’autres raisons. Ils doivent s’occuper de leur famille ce qui prend du temps et nécéssite une certaine stabilité, plus le temps d’être vraiment révolutionnaire. La mode Bourgeois Bohème ne change rien. Acheter des trucs labelisé « commerce équitable » fait plaisir à celui qui l’achète mais ca ne change pas vraiment le système.

                    La génération issue du baby boom fut politisée réelement. La génération X, fut plus marqué par les idées libérales de Mai 68 que par ses idées sociales. Mais elle a gardé un saupoudrage. C’est la génération fric des années 80 qui s’est racheté une conscience grâce à la mode bourgeois bohéme. La génération Y, n’a plus vraiment d’illusions politiques ou de croyances en moyenne. En moyenne, elle ne s’intéresse pas à la politique. Ou plus exactement n’y voit pas un outil destiné à changer le monde.

                    NB : La séparation en génération culturelles, baby-boomers, X et Y est une dénomination fréquamment utilisée en marketing car cela permet d’isoler des groupes au comportement à peu près homogéne. Et dans ce que j’ai pu constater cela marche plutot bien, en moyenne. Il y a par contre de très grandes différences régionales. Un habitant d’Annecy né en 1979 aura toutes les chances d’être bien classé dans la GenY, alors qu’un habitant de sa voisine Chambery né la même année sera plus surement dans la génération X. Si vous êtes né entre 1978 et 1982, vous avez parfois le sentiment d’être à l’aise facilement avec plus vieux que vous ou plus jeune que vous mais pas l’inverse. C’est du à ce changement de génération culturelle.

                    La plupart des analistes pense que la génération Y s’arrêtera en 1995 pour deux raisons :

                    • La génération Z n’aura pas de souvenir conscient d’un monde ou internet n’existait pas.
                    • La génération Z n’aura pas de souvenirs conscient du monde d’avant le 11 Septembre 2001.
                    Mais on manque encore de données statistiques pour étayer, et toute hypothése sur la fin de la GenY et le début de la genZ est à prendre avec des pincettes.

                    • Marc Bruxman 29 mai 2009 01:05

                      Un article qui rassemble assez bien les préoccupations des générations nées à partir de la fin des années 70 :
                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Génération_Y

                      (Cela peut être utile pour les plus agés d’entre vous et vous y reconnaitrez peut être même vos gosses ! ).


                    • Marc Bruxman 29 mai 2009 12:24

                      On souhaite à Marc Bruxman de progresser un peu dans la voie de la conscience avant de se tirer une balle dans la tête...

                      Ah Léon, toujours aussi fin et raffiné avec des arguments aussi fins que : « j’te souhaite de d’venir intelligent avant d’crever Khooonnard ! ». C’est vrai que ca fait avancer le débat.

                      Ca doit être la signification de ce regard scrutant sereinement l’horizon qui lui sert d’avatar ;)

                      Mais bon c’est sur que l’insulte est plus simple que de répondre aux posts avec des arguments...


                    • TSS 29 mai 2009 11:03


                      la génération des 25/40 ans va se prendre la débacle de plein fouet et payer pour les

                      errerements de leurs ainés(dont je fais parti) et les escroqueries des politiques qui se

                       foutent des conséquences de leurs actes (ils sont pour la plupart soixantenaires)... !!.

                       


                      • ronchonaire 29 mai 2009 11:26

                        Bof. J’ai aussi cru à un moment que ce concept de génération était pertinent, pour finalement réaliser qu’il ne l’est pas du tout car trop simpliste pour une réalité qui, elle, est très complexe. Personnellement, je refuse de me laisser enfermer dans un cliché de jeune écervelé sans conscience politique ou morale et de me faire traiter de petit con au simple motif que j’ai 30 ans. Evidemment, je n’ai pas toujours le recul que peut avoir un « vieux » sur certains sujets ; mais c’est avant tout une question d’âge et d’expérience de la vie, pas de génération. En plus, quand on voit comment se comportent certains « sages » des générations précédentes, franchement, il n’y a vraiment pas de quoi faire de complexes. S’il y a une chose sur cette terre qui est également distribuée entre tous les Hommes, quelle que soit leur génération, leur couleur de peau ou leur culture, c’est bien la bêtise.


                        • Marc Bruxman 29 mai 2009 12:28

                          Bof. J’ai aussi cru à un moment que ce concept de génération était pertinent, pour finalement réaliser qu’il ne l’est pas du tout car trop simpliste pour une réalité qui, elle, est très complexe. Personnellement, je refuse de me laisser enfermer dans un cliché de jeune écervelé sans conscience politique ou morale et de me faire traiter de petit con au simple motif que j’ai 30 ans.

                          Ce concept de génération n’a de sens qu’en termes statistiques. Vous pouvez à titre individuel être très différent de la moyenne de votre génération. Mais le concept de génération a un intérêt pour manipuler des « masses » de gens. Et il est vrai que l’on observe des cassures à certaines époques.

                          Evidemment, je n’ai pas toujours le recul que peut avoir un « vieux » sur certains sujets ; mais c’est avant tout une question d’âge et d’expérience de la vie, pas de génération.

                          Ce n’est pas une question de recul, de vieux ou de jeune. Certaines générations sont intéressés par la politique parce qu’elle ont eu un rapport spécial avec l’histoire. D’autres et c’est le cas des générations actuelles ont eu moins d’intérêt pour la politique parce qu’elles sont nées à un moment ou c’était moins intéréssant. C’est tout. Et bien sur on continue de trouver des jeunes très politisés. C’est juste une question de statistique.

                          En plus, quand on voit comment se comportent certains « sages » des générations précédentes, franchement, il n’y a vraiment pas de quoi faire de complexes. S’il y a une chose sur cette terre qui est également distribuée entre tous les Hommes, quelle que soit leur génération, leur couleur de peau ou leur culture, c’est bien la bêtise.

                          Ah ben ca c’est bien vrai !


                        • ratm 29 mai 2009 14:14

                          25ans et plutot d’accord avec ronchonaire.

                          J’ai plus l’impression que l’acces au poste de responsabilité/pouvant faire bouger les choses sont obtenue à force de pistons/relation/lechage de botte/performence dans la communication que par d’autres critères. Donc quelque soit la génération futurs ou passé, tout recommencera sauf cas exceptionnel.


                        • greni007 29 mai 2009 12:53

                          Oui certains jugent cet article un peu naif et caricatural cependant :

                          La generation 68, celle des actuels 40-55 ans n’a pas ameliore le niveau de vie global pour la generation d’apres, c’est a dire les jeunes d’aujourd’hui.

                          Une enquete a montrer clairement qu’une majorite de Francais pense que le niveau de vie de leurs enfants sera moins bonnes que la leur. Scandale ? Pour moi oui un peu.

                          Ce que je vois tout les jours c’est des jeunes au chomage, des vieux qui profitent encore des avantages sociaux (c’est bien pour eux mais les jeunes d’aujourd’hui n’en profiteront pas a leur tour).
                          Bref ce que je vois c’est une generation pourrie gatee des trentes glorieuses qui a oublie que la societe continuerait d’evoluer avec leurs enfants meme une fois qu’eux ne seraient plus la.
                          Il y a eu une sorte de rupture avec la generation des 40-55 qu’il n’y avait pas eu depuis au moins le debut de la revolution industrielle.
                          De toute maniere, comme le disent de nombreuses personnes, un monde tel qu’il est aujourd’hui ne peut pas techniquement continuer de croitre par faute de ressources et de capacite d’assimilation de l’environnement.

                          Les jeunes 25-40 sont clairement bien plus receptif et concerne par les questions de vie, societe/environnement que leurs aines et les changements qui operent dans ce sens sont souvent pousses par cette generation. La revolution ou plutot transformation passera avant tout par une avancee spirituelle et une avancee dans la conscience (comme ca l’a toujours ete depuis que l’homme est homme).

                          Je tiens a rappeler que le propre de l’espece humaine est d’etre devenu, plus que toutes autres espece, conscient qu’il est un etre evoluant dans un milieu et c’est l’evolution de ce rapport entre l’homme et son milieu qui l’a fait evoluer, l’a fait migrer, l’a fait cultiver, etc...et sans doute un jour qui le fera preserver ce meme milieu d’ou il est issu.

                          Meme si la conscience de l’homme se developpe il est sur que ca ne sera pas en une seule generation que tout va basculer. Pourtant il faudra avancer, reflechir et agir autant que faire se peu.

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