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Accueil du site > Tribune Libre > Gérard Araud, boute-feu à l’ONU contre la Syrie…

Gérard Araud, boute-feu à l’ONU contre la Syrie…

Mais qui est cet ambassadeur de France à l’ONU, qui pousse l’opinion vers la guerre, affirmant un chiffre de 5.000 morts que personne ne peut vérifier, surtout pas l’ONU qui n’a envoyé aucun observateur sur place, chiffre qui rappelle les 4000 morts bidon du début du conflit Libyen ?
Examinons son parcours, et nous allons peut-être comprendre ses motivations, et découvrir ses commanditaires :
Gerard Araud :
Depuis septembre 2009 Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York
2006-2009
Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes, Directeur général des affaires politiques et de sécurité
2003-2006
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Israël, Tel-Aviv
2000-2003
Directeur des Affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement, ministère des Affaires étrangères
1995-2000
Représentant permanent adjoint à la délégation permanente de la France au Conseil de l’Atlantique Nord (OTAN), Bruxelles
1993-1995
Conseiller diplomatique au cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense
1991-1993
Sous-directeur des affaires communautaires, ministère des Affaires étrangères (Direction des affaires économiques et financières)
1987-1991
Deuxième conseiller, ambassade de France aux Etats-Unis, Washington
1984-1987
Centre d’analyse et de prévision, ministère des Affaires étrangères
1982-1984
Premier secrétaire, ambassade de France en Israël, Tel-Aviv

Alors, ambassadeur de France ?

Ou bien de Washington ? ou de l’OTAN ? ou de Tel-Aviv ?
Rappelons-nous que c’est l’ambassadeur américain à Damas qui organisait sur place la dissidence, avant d’être expulsé, et que le rôle des ambassadeurs est donc parfois bizarre. Gerard Arnaud ayant passé 6 ans aux USA, 5 ans à Tel-Aviv et 5 ans à l’OTAN (Bruxelles), eh bien, on va dire que ce qu’il raconte est suspect, pour rester poli.

Déja, en Novembre, il brandissait le sabre contre l'Iran : "L'ambassadeur de France, auprès de l'ONU, a menacé l'Iran d'une attaque militaire, si celui-ci ne renonçait pas à son programme nucléaire. "L'Iran poura faire l'objet d'une attaque militaire, s'il poursuit ses activités nucléaires", a affirmé Gérard Araud, dans son discours, devant l'Assemblée générale de l'ONU. Il a évoqué la possibilité d'une attaque préventive, en emboitant le pas, en ceci, au président français, qui avait, récemment, menacé l'Iran, d'attaque militaire. "

Cet enarque est aussi polytechnicien : on ne devrait jamais oublier que les polytechniciens ont un statut militaire. Et qu'attendre d'un militaire, sinon une bonne vieille guerre, ou plusieurs ?


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15 réactions à cet article    


  • AniKoreh AniKoreh 15 décembre 2011 11:46


    Des précisions toujours intéressantes. Voilà qui est bien vu, doctorix. Merci à vous !

     smiley


    • SEPH SEPH 15 décembre 2011 11:58
      Mensonges et vérités sur la Syrie
      par Thierry Meyssan

      Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car des journalistes —certains avec l’appui du Réseau Voltaire— sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique :

      "En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir aucun point commun. À la fin, il s’agissait de deux histoires radicalement différentes. Nous n’avions aucun moyen de savoir qui mentait et si l’une des deux sources disait vrai. Nos lecteurs avaient l’impression de devenir schizophrènes, d’autant que les médias ouest-européens ne relayaient que la version de l’OTAN et que, par conséquent, nos lecteurs n’étaient confrontés aux deux versions parallèles qu’en nous lisant. Nous avons continué cet exercice de style durant les trois mois de combats. Lorsque les armes se sont tues et que des confrères et des amis ont pu se rendre sur place, ils ont constaté avec stupeur qu’il n’y avait pas eu « de la propagande des deux côtés ». Non : la version de l’OTAN était entièrement fausse, tandis que celle des journalistes locaux était entièrement vraie. Dans les mois qui suivirent, des rapports parlementaires dans plusieurs États membres de l’Alliance établirent les faits. Plusieurs ouvrages parurent sur la méthode mise au point par le conseiller en communication de Tony Blair qui permit à l’OTAN de manipuler la totalité de la presse occidentale : le « story telling ». Il est possible d’intoxiquer la totalité des journalistes occidentaux et de leur masquer les faits, si on leur raconte un conte pour enfants, à la condition de ne jamais interrompre la narration, de la charger de références réveillant de lointaines émotions, et de lui conserver sa cohérence.

      Je n’avais pas eu le réflexe de courir en Serbie avant la guerre et je n’ai pas pu le faire lorsque les armes parlèrent. Par contre, ami lecteur, je suis aujourd’hui en Syrie où j’ai pris le temps d’enquêter et où j’écris cet article. C’est en pleine connaissance de cause que je peux affirmer que la propagande de l’OTAN est aujourd’hui en action à propos de la Syrie comme elle le fut à propos de la Serbie.

      L’Alliance a commencé à raconter une histoire déconnectée de la réalité, dont le but est de justifier une « intervention militaire humanitaire », selon l’oxymore blairien. Le parallèle s’arrête là : Slobodan Milosevic était un criminel de guerre que l’on cherchait à présenter comme un criminel contre l’humanité pour pouvoir dépecer son pays ; Bachar el-Assad est un résistant à l’impérialisme et au sionisme qui a soutenu le Hezbollah lorsque le Liban était attaqué et soutient le Hamas et le Jihad islamique dans leur quête pour la libération de la patrie palestinienne.

      Quatre mensonges de l’OTAN

       1. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, des manifestations de masse auraient lieu depuis huit mois en Syrie pour réclamer plus de libertés et le départ du président Bachar el-Assad.

      C’est faux. Il y a bien eu, dans quelques villes des manifestations contre le président Bachar el-Assad à l’appel de prédicateurs saoudiens et égyptiens s’exprimant sur Al-Jazeera, mais elles n’ont rassemblé au total, au grand maximum, que 100 000 personnes. Elles ne réclamaient pas plus de libertés, mais l’instauration d’un régime islamique. Elles exigeaient le départ du président el-Assad, non pas à cause de sa politique, mais parce que ces manifestants se réclament d’un courant sectaire du sunnisme, le takfirisme, et accusent Bachar el-Assad d’être un hérétique (il est alaouite) usurpant le pouvoir dans un pays musulman qui, selon eux, ne peut être gouverné légitimement que par un sunnite de leur école théologique.

       2. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le « régime » aurait répondu en dispersant les foules par des tirs à balles réelles, faisant au moins 3 500 morts depuis le début de l’année.

      C’est faux. D’abord, il ne peut pas y avoir de répression de manifestations qui n’ont pas existé. Ensuite, dès le début des événements, les autorités ont compris que l’on cherchait à provoquer des affrontements confessionnels dans un pays où la laïcité est la colonne vertébrale de l’État depuis le VIIIe siècle. Le président Bachar el-Assad a donc interdit aux forces de sécurité, polices et armée, de faire usage d’armes à feu dans toute circonstance où des civils pourraient être blessés. Il s’agit d’empêcher que des blessés, voire des morts, de telle ou telle confession, soient instrumentés pour justifier une guerre de religion. Cette interdiction est respectée par les forces de sécurité au péril de leur vie, comme nous le verrons plus loin. Quant aux morts, ils sont moitié moins nombreux. La plupart ne sont pas des civils, mais des soldats et des policiers, ainsi que j’ai pu le constater en visitant des hôpitaux et morgues civils et militaires.

       3. Après que nous ayons réussi à briser le mur du silence et à obtenir que de grands médias occidentaux rapportent la présence en Syrie d’escadrons de la mort venus de l’étranger, tendant des embuscades contre l’armée, et assassinant des civils au cœur des villes, l’OTAN et ses alliés du Golfe ont communiqué sur la présence d’une armée de déserteurs. Selon eux, des militaires (mais pas de policiers) qui auraient reçu l’ordre de tirer sur la foule se seraient rebellés. Ils auraient pris le maquis et constitué l’Armée syrienne libre, déjà forte de 1 500 hommes.

      C’est faux. Les déserteurs ne sont que quelques dizaines, ayant fui en Turquie où ils sont encadrés par un officier du clan Rifaat el-Assad/Abdel Hakim Khaddam publiquement lié à la CIA. Il y a par contre de plus en plus d’insoumis, de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire, souvent plus sous la pression de leur famille que par décision personnelle. En effet, les militaires qui se trouvent pris dans une embuscade n’ont pas le droit de faire usage de leurs armes à feu pour se défendre si des civils se trouvent sur les lieux. Ils doivent donc faire le sacrifice de leur vie s’ils ne parviennent pas à fuir.

       4. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le cycle révolution/répression aurait laissé la place à un début de « guerre civile ». 1,5 million de Syriens, pris au piège, souffriraient de la faim. Il conviendrait donc d’organiser des « couloirs humanitaires » pour acheminer une aide alimentaire et permettre aux civils qui le souhaitent de fuir les zones de combat.

      C’est faux. Au regard du nombre et de la cruauté des attaques par les escadrons de la mort venus de l’étranger, les déplacements de population sont peu nombreux. La Syrie est autosuffisante en matière agricole et la production n’a pas baissé de manière significative. Par contre, la plupart des embuscades ayant lieu sur les grands axes routiers, ceux-ci sont fréquemment interrompus. En outre, lorsque des attaques ont lieu au centre des villes, les commerçants ferment immédiatement leurs boutiques. Il en résulte de graves problèmes de distribution, y compris en matière d’alimentation. Le fond du problème est ailleurs : les sanctions économiques ont provoqué un désastre. Alors que la Syrie avait au cours de la décennie une croissance de l’ordre de 5 % par an, elle ne peut plus vendre ses hydrocarbures en Europe occidentale tandis que son industrie touristique est sinistrée. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et leurs revenus. Ils font des économies sur tout. Le gouvernement les prend en charge et procède à des distributions gratuites de mazout (pour le chauffage) et de nourriture. Dans ces conditions, il conviendrait plutôt de dire que si le gouvernement el-Assad n’intervenait pas, 1,5 million de Syriens souffriraient de malnutrition du fait des sanctions occidentales.

      En définitive, alors que nous n’en sommes au stade que de la guerre non conventionnelle, avec l’envoi de mercenaires et de forces spéciales pour déstabiliser le pays, la narration par l’OTAN et ses alliés du Golfe s’est déjà considérablement éloignée de la réalité. Ce fossé va se creuser de plus en plus.

      Pour ce qui vous concerne, ami lecteur, vous n’avez aucune raison de me croire plus que l’OTAN, n’étant pas vous-même sur place. Vous avez cependant plusieurs éléments qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

      Quatre évidences soigneusement cachées par l’OTAN

       1. On pourrait croire que les imputations sur la prétendue répression et sur le nombre de victimes ont été soigneusement vérifiées. Pas du tout. Elles ne proviennent que d’une seule et même source : l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, basé à Londres, dont les responsables requièrent l’anonymat. Que valent des accusations de cette gravité si elles ne sont pas recoupées et pourquoi des institutions comme le Haut-Commissariat des Droits de l’homme de l’ONU les reprennent-elles sans les vérifier ?

       2. La Russie et la Chine ont opposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à une intervention militaire internationale. Les responsables politiques de l’OTAN nous expliquent, désolés, que les Russes protègent leur base navale militaire de Tartous et que les Chinois feraient n’importe quoi pour racler quelques barils de pétrole. Devons-nous accepter l’idée manichéenne que Washington, Londres et Paris sont guidés par de bons sentiments tandis que Moscou et Pékin seraient essentiellement égoïstes et insensibles au martyre d’un peuple ? Comment ne pas remarquer que la Russie et la Chine ont bien moins d’intérêt à défendre la Syrie que les Occidentaux n’en ont à la détruire ?

       3. Il y a une certaine étrangeté à observer la coalition des États soi-disant bien intentionnés. Comment ne pas remarquer que les deux principaux contributeurs de la Ligue arabe et promoteurs de la « démocratisation » de la Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont des dictatures vassales des États-Unis et du Royaume-Uni ? Comment ne pas se demander si les Occidentaux —qui viennent de détruire successivement l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tuant plus de 1,2 million de personnes en dix ans et montrant le peu de cas qu’ils font de la vie humaine— sont bien crédibles en brandissant l’étendard humanitaire ?

       4. Surtout, pour ne pas se laisser manipuler à propos des événements en Syrie, il convient de les replacer dans leur contexte. Pour l’OTAN et ses alliés du Golfe —dont les armées ont envahi le Yémen et le Bahrein pour y écraser les manifestations dans le sang—, la « révolution syrienne » est le prolongement du « printemps arabe » : les peuples de la région aspirent à la démocratie de marché et au confort de l’American Way of Life. Au contraire, pour les Russes et les Chinois, comme pour les Vénézuéliens ou les Sud-Africains, les événements de Syrie sont la continuation du « remodelage du Moyen-Orient élargi » annoncé par Washington qui a déjà fait 1,2 million de morts et que toute personne soucieuse de la vie humaine se doit d’arrêter. Ils se souviennent que le 15 septembre 2001, le président George W. Bush programma sept guerres. La préparation de l’attaque de la Syrie débuta officiellement le 12 décembre 2003 avec le vote du Syrian Accountability Act dans la foulée de la chute de Bagdad. Depuis ce jour, le président des États-Unis —aujourd’hui Barack Obama— a pour ordre du Congrès d’attaquer la Syrie et est dispensé de venir devant les assemblées pour ouvrir le feu. Dès lors, la question n’est pas de savoir si l’OTAN a trouvé une divine justification pour entrer en guerre, mais si la Syrie trouvera un moyen de se sortir de cette situation comme elle est parvenue à échapper à toutes les accusations diffamatoires et à tous les pièges précédents, tel que l’assassinat de Rafik Hariri ou le raid israélien contre une imaginaire centrale nucléaire militaire.

      Des médias mainstream occidentaux témoignent

      Au terme de cet article, je voudrais vous indiquer, ami lecteur, que le Réseau Voltaire a facilité un voyage de presse organisé à l’initiative du Centre catholique d’information des chrétiens d’Orient, dans le cadre de l’ouverture aux médias occidentaux annoncée par le président el-Assad à la Ligue arabe. Nous avons aidé des journalistes mainstream à voyager dans les zones de combat. Nos collègues ont d’abord mal vécu notre présence à leurs côtés, à la fois parce qu’ils avaient un a priori négatif à notre égard et parce qu’ils pensaient que nous cherchions à leur bourrer le crâne. Par la suite, ils ont pu constater que nous sommes des gens normaux et que le fait de choisir notre camp ne nous a pas fait renoncer à notre esprit critique. En définitive, bien qu’ils soient intimement persuadés de la bienveillance de l’OTAN et ne partagent pas notre engagement anti-impérialiste, ils ont vu et entendu la réalité. Avec honnêteté, ils ont restitué dans leurs reportages l’action des bandes armées qui terrorisent le pays. Certes, ils se sont abstenus de contredire ouvertement la version atlantique et ont essayé de concilier ce qu’ils avaient vu et entendu avec elle, ce qui les a parfois conduits à des contorsions autour du concept de « guerre civile » opposant l’armée syrienne à des mercenaires étrangers. Quoi qu’il en soit, les reportages de la Radio Télévision Belge (RTBF) ou de La Libre Belgique, pour ne citer qu’eux, montrent que, depuis huit mois, l’OTAN masque l’action des escadrons de la mort et impute mensongèrement leurs crimes aux autorités syriennes."

      Thierry Meyssan
      http://www.voltairenet.org/Mensonges-et-verites-sur-la-Syrie                             

      • doctorix, complotiste doctorix 15 décembre 2011 16:17

        Merci pour cet article. On ne peut pas discuter du problème syrien sans avoir connaissance de ces données.
        Rares sont les journalistes qui ont pris la peine d’aller sur place, mais tous ceux qui l’ont fait sont unanimes, et ceux qui étaient partis pleins de préjugés reviennent anéantis par l’ampleur de la désinformation en Occident. Certains disent le vrai à leur retour, les autres se taisent ou racontent des mensonges pour garder leur place.
        Au tribunal de Nuremberg, un des motifs accusatoires était la divulgation de fausses nouvelles et l’incitation à la guerre. Il faudra se souvenir un jour des noms de ces journalistes, au même titre que de ceux des hommes d’État et diplomates qui mentent, car ces mensonges qu’ils propagent sont cause de guerres et de massacres : tous auront droit au titre de criminels de guerre, et criminels contre l’humanité. Parce que toute guerre commence avec la guerre de l’information.
        Chirac est puni aujourd’hui pour un délit relativement véniel : qu’en sera-t-il de sarkozy ? J’aimerais qu’on n’attende pas, dans son cas, la justice divine.


      • bert bert 15 décembre 2011 21:02

        blahblahblah que l’héritage de Voltaire le Prince des fauxculs qui retourne sa veste suivant les vents.....agent de la pseudoFrance des lumières

        ceux qui se réclament de son héritage ne valent pas mieux smiley





      • AniKoreh AniKoreh 15 décembre 2011 12:27


        C’est tout ?

        Des formules, des slogans.


      • doctorix, complotiste doctorix 15 décembre 2011 15:57

        Mine de rien, Amnesty, comme la plupart des organisations humanitaires, est toujours derrière les va-t-en guerre.
        Elle utilise les enfants et le sentimentalisme pour faire pleurer dans les chaumières. J’ai rencontré des militants dernièrement, et c’est sûr que ces militants sont de braves gens. Mais quand on discute avec eux, on s’aperçoit qu’ils sont complètement désinformés, que leur bon cœur les rend complètement vulnérables à la manipulation, et que quand le doigt montre la lune, ils regardent le doigt.
        Après mon passage (c’était juste après les massacres de l’OTAN en Libye), et quelques mises au point, il y en a plus d’un qui n’a plus trouvé le sommeil. J’en étais malheureux, en partant, de voir à quel point je les avais déstabilisés, à quel point l’évocation de l’horreur qu’ils soutenaient malgré eux les rendait malades. Ce jour-là, ils ont enfin regardé la lune, et non le doigt.
        C’est assez odieux de voir comment l’OTAN et les groupes d’intérêts et bellicistes manipulent les plus belles âmes. Mais il vient un moment où la naïveté et la confiance deviennent des crimes.
        Eh, Ti Pol, a qui les enfants Libyens massacrés sous les bombes de l’OTAN vont-ils demander des comptes ? Peut-être à toi.


      • soubise 15 décembre 2011 18:08

        J’espère qu’un jour le boomerang sera de retour sur la gueule de tous ces faux démocrates,menteurs et assassins.
        Jérémie a dit, je vous couvrirais d’une honte éternelle que l’on n’oubliera pas.
        Honte à ces gens semeur de morts qui emportent leur peuple dans le déshonneur et la vindicte.


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 15 décembre 2011 21:03

          @ l’auteur.


          Il convient d’être très attentif à l’identité exacte des personnes dont vous parlez.
          Il s’agit de M. Arrau, et non « Arnaud ».

          Ci-après deux liens très intéressants relatifs au contexte dans lequel s’exerce l’action diplomatique de M. Arrau.




          • doctorix, complotiste doctorix 16 décembre 2011 11:37

            C’est pas Arrau non plus, c’est Araud, et c’est rectifié : il convient d’être très attentif, vous avez bien raison.
            Votre premier article date un peu : depuis 2004, sarko a montré clairement ses sympathies, voire ses allégeances, voire sa soumission, voire sa servilité.
            Quand au second, c’est la propagande officielle, très largement mensongère, comme le montre non seulement Meyssan, mais aussi Pierre Piccinin :
            http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-libye-entretien-avec-pierre-piccinin-une-intervention-en-syrie-pourrait-declencher-un-e-92457372.html
            Ou le Père Elias Zahlaoui, prêtre arabe de Syrie, très émouvant :
            http://www.geostrategie.com/4281/lettre-ouverte-d%E2%80%99un-pretre-arabe-a-alain-juppe%E2%80%A6/
            Intéressons nous en particulier aux témoins sur place, plutôt qu’aux voyants syriens des « droits de l’homme » , commentant depuis leur sofa à Londres, et inventant les chiffres avec complaisance (souvenons-nous de l’affaire des charniers de Libye, mensonge vite dégonflé, mais avec bien peu de rectificatifs dans la presse).


          • Hieronymus Hieronymus 15 décembre 2011 21:07

            d’abord c’est Gerard ARAUD, pas Arnaud ! oubliez Montebourg ou Lagardere !

            ensuite sur ce neo-con, veritable agent americano-sioniste
            c’est un parfait leche fion des interets atlantistes, tratre a la France sa patrie 
            il fait le jeu de l’oligarchie mondialiste contre le continent Europe, notre civilisation
            grandement responsable de la destruction de la Libye, il s’attaque desormais a la Syrie
            http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Portrait-Gerard-Araud-l-homme-de-la-guerre-en-Libye-325547/
            ce type arrogant et pretentieux fait froid dans le dos


            • Hieronymus Hieronymus 15 décembre 2011 22:16

              TiPol
              c’est du second degre ou de la provocation ?
              ici c’est pas Fox news ni TF1
              z-etes trompe d’endroit ..


            • doctorix, complotiste doctorix 16 décembre 2011 11:19

              Il y a des commentaires intéressants (340 !) sur Mediapart, mais à partir d’un article propagandiste en diable.
              Par contre les commentaires sont une somme considérable de remises au pas de nos média pourris.
              http://www.mediapart.fr/journal/international/141211/torture-viols-mutilations-le-regime-syrien-organise-la-terreur?page_article=3
              Les commentateurs déplorent que Médiapart, comme en Libye, se soit lancé dans cette direction belliciste et mensongère, et rétablissent la vérité à qui mieux-mieux. Un véritable camouflet pour l’auteur, qui se cache derrière « la rédaction de mediapart ».
              Pardon pour ce N impardonnable ajouté au nom d’Araud. Il faut dire que la haine fait partie du personnage, et que ça a du m’influencer...


            • doctorix, complotiste doctorix 17 décembre 2011 08:27

                Commentaire repris sur médiapart : des liens passionnants, surtout celui de Sylvia Cattori :

              Sur le rôle des « grands reporters » qui couvrent les événements de Syrie, voici un article très éclairant de Sylvia Cattori
              http://french.irib.ir/analyses/articles/item/158877-assad-et-le-douloureux-lynchage-m%C3%A9diatique

               * Sur le voyage effectué au mois durant l’été 2011 en Syrie par Gilles Munier, on peut lire une interview sur son blog :
              http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-avec-gilles-munier-sur-la-syrie-20-9-11-84859411.html

              * Ainsi que son témoignage : « La Syrie dans l’œil de l’OTAN »

              Voici ce Gilles Munier a vu à Hama, entre autres horreurs, faussement attribuées à l’armée syrienne par une propagande bien orchestrée et relayée par les medias français alignés : [[[ Des têtes plantées sur des pics
              Les murs du commissariat attaqué par des opposants sont noircis par l’incendie provoqué par une bouteille de gaz transformée en explosif. Sa façade est criblée d’impacts de tirs de gros calibres. Des véhicules calcinés encombrent la cour. Selon les témoignages de jeunes du quartier, les dix-sept policiers pris au piège des flammes, se sont rendus. Des assaillants « venus d’ailleurs  » les ont aussitôt égorgés et décapités. Leur tête a été plantée sur des pics et leurs corps jetés dans l’Oronte. La scène, horrible, filmée par des acolytes, a été placée sur You Tube, sans doute pour avertir les fonctionnaires des services de sécurité de ce qui leur arrivera s’ils ne démissionnent pas.
              Sur le chemin du retour, le directeur de L’Index, un quotidien de Constantine, reçoit un appel d’Algérie. Un de ses collègues a entendu sur Al-Jazeera que des opposants syriens venaient de tirer sur les cars des journalistes quittant Hama. Il le rassure. L’ex-grande chaîne arabe n’est pas à un coup d’intox prêt depuis qu’elle est devenue la voix de l’OTAN.

              ... Lire la suite sur le blog de Gilles Munier, Ecrivain, journaliste indépendant, collaborateur du magazine Afrique Asie.

              * Des Troupes US, de retour d’Irak, s’installent en Jordanie à la frontière syrienne !

              Cf. : http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28241
               
              Et : http://www.debka.com/article/21564/

              Bonnes lectures

               Cordialement


              • La râleuse La râleuse 20 décembre 2011 16:41

                Bonjour,
                Rien à voir avec le présent article.
                Juste pour vous dire que j’ai entendu votre SOS de ce 20 décembre. Je ne voudrais pas me montrer optimiste mais je crois n’avoir pas été la seule.
                Ceci dit, en toute honnêteté, je n’ai rien compris ; c’est un sujet qui me dépasse.
                Amicalement,


                • doctorix, complotiste doctorix 20 décembre 2011 17:30

                  rien à voir non plus : c’est juste votre énergie de demain, libre et pratiquement gratuite : faites vous expliquer, ou faites-moi confiance : il faut le faire savoir ! Merci d’avoir au moins lu, et peut-être d’avoir plussé !
                  La transmutation d’un élément en un autre produit une énorme énergie : cette transmutation-là est facile à faire, et ne produit rien de toxique : d’où mon enthousisasme !

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