INQUIETUDE : Quelques questions à Monsieur Nicolas HULOT Ministre d’état, restées sans réponse :

La gravité de la situation écologique et les défis du XXIe siècle qu’elle suppose exige qu’elle soit placée au coeur des débats et des politiques à conduire, ce qui est loin d’être le cas. Comme les découverts écologiques se sont ajoutés d’une année sur l’autre à l’instar des déficits publics qui se cumulent dans la dette, la dilapidation du capital naturel commence de plus en plus tôt. Or Les difficultés financières et économiques de l’Europe et de la France sont à la fois reliées aux difficultés d’approvisionnement en énergie, à la menace du réchauffement climatique, au décalage entre les ressources disponibles et la croissance démographique. la faiblesse des stocks alimentaires et l’effondrement de la biodiversité ne peuvent être désormais éludés de nos choix politiques et ce à tous les niveaux, en particulier quand il s’agit du Gouvernement qui se réfère quotidiennement à la COP 21, laquelle aurait fait de Paris le fer de lance planétaire de la lutte contre le dérèglement climatique, ce dont se fiche royalement l’Américain TRUMP…
Les questions destinées à Mr. HULOT s’adressent également aux citoyens qui sont en vacances, à ceux qui ne peuvent pas partir en vacances. Aux supporters et fans de sportifs, comédiens et spectacles abrutissants divers, aux jeunes et moins jeunes.
A propos du plastique
1 - L’utilisation industrielle du plastique n’a guère que cinquante ans d’existence. Or il existe déjà ce qu’il est convenu d’appeler un septième continent de plastique flottant sur les océans et les mers, pour ne pas parler des fragments microscopiques que l’on retrouve partout. Les déchets plastiques flottants s’accumulent dans huit gyres tropicaux (énormes tourbillons d'eau océanique). Dans le Pacifique, un de ces gyres représente une surface de 6 fois la France soit, 3,6 millions de kilomètres carrés. Tout le monde connait la loi d’envahissement d’un étang par une plante aquatique loi de type exponentielle le « dernier jour » la surface envahie de l’étang passe de la moitié de l’étang à la totalité de l’étang..
La question que l’on peut poser aux élèves de CM2 : Au rythme de croissance actuel de l’utilisation de plastique, dans combien de temps la totalité des surfaces maritimes seront transformées en un continent de plastiques flottant ?
Remarque : Illusion du jetable, si on voulait recycler, l’ « avantage » du jetable disparaitrait, ce ne serait plus du jetable.
Concernant la voiture électrique et l’annonce de sa prolifération qui selon le Ministre d’Etat serait salvatrice de l’environnement
2- voiture, électrique ou pas.
Pour ce qui est de la France il y a pratiquement autant de véhicules à moteur thermique ou électrique que d’habitants. On renouvelle sa voiture mettons tous les dix ans moins en réalité. Extrapolons cette densité de véhicules à moteur à l’ensemble des habitants de la planète et posons- nous la question : que reste-t-il de terres arables ?
Posons-nous également la question : Combien de minerais, de plastiques,d’énergie sont nécessaires pour construire une voiture ? Combien de surface de route pour permettre le déplacement de cette flotte de véhicules ? Quelle surface pour leur stationnement ? Combien de pneus ?de batteries, d’essence, d’huile pour leur fonctionnement. On recycle tout ça ? recycler c’est retourner à la case départ, restituer le minerai à l’état natif. recombiner le CO2 à l’état de charbon etc .
Par ailleurs a-t-on estimé le coût environnemental, énergétique, CO2 en Publicité pour vanter, par exemple une « Ford KA » pour des traites à 99 euros par mois.
Impossible d’échapper à la loi d’entropie
Croire que la surface terrestre peut être envahie durablement par des véhicules automobiles, c’est un peu comme pour les plantes aquatiques de l’étang, mais là, le développement sera stoppé par l’épuisement des matériaux nécessaires à leur production.
3 - Ecrans de télévision, smartphones, ordinateurs par milliards, produits avec quoi : des métaux rares : néodyme, cobalt, lithium, cuivre. Dans combien de temps seront-ils épuisés ? recyclés comment ? Alimentés en énergie électrique, avec quoi ? Des éoliennes ? Quand le vent souffle ? Pour produire des éoliennes combien de béton, de ferraille, de cuivre, de néodyme ? Quelle durée de vie d’une éolienne ? On recycle le béton ? On met les éoliennes où ? Sur les surfaces des parkings ? Quelle surface occupée ? Quelle durée de vie ? Quelle énergie pour les construire ? Avec de l’électricité éolienne ? faites le bilan énergétique d’une éolienne …
4 - Pire, quelle médecine ? Prenons un octogénaire souffrant de multiples pathologies ayant survécu à la tuberculose dans son enfance grâce aux antituberculeux, diabète insulino-dépendant, Addison, polyradiculonévrite, compression médullaire, polyglobulie etc. etc. Faisons le bilan des examens biologiques, des examens radiologiques, combien d’argent métal rien qu’en radios ? Des échographies, des scintigraphies, des scanners, des IRM, des pets- scanners (imagerie par éléments radioactifs émetteurs de béta plus notamment fluoro désoxyglucose permettant la détection des métastases)
Extrapolons ce système de santé à l’ensemble de la population du globe. Est-ce possible ?
Et que dire des tonnes de médicaments plus ou moins utiles. Mais le pire, tout cet appareillage médical n’existe que dans la mesure où il existe une industrie mondiale de l’électronique des calculateurs.
5- Enfin de plus en plus d’humains, plus de maisons, plus de routes, plus d’eau potable et d’irrigation, plus de CO2, plus de CH4, plus de pollutions, perturbateurs biologiques, hormones .. Plus d’excréments qu’on ne recycle plus, tout à l’égout. Combien de kilos de papier hygiénique, de couches culottes, de kilos de publicité papier pour chaque Français moyen. Extrapolons à 7 milliards d’individus, où prendrons-nous le bois pour fabriquer ce papier ? ….
Question : combien pensez-vous que cela va durer de temps ?
Relisons quelque ouvrages d’écologie académique, chose absolument ahurissante aucun de ces « scientifiques » ne prennent en compte dans leurs analyses des écosystémes de la présence de l’homo sapiens dans ces écosystèmes !
Exemple Sciences naturelles 2. Eléments d’Ecologie, cours DEBRUNE, édition Belin
Introduction à l’écologie page 7 citons : « L’écologiste considère l’homme en tant qu’être vivant participant aux équilibres naturels de la terre, mais il ne faut pas que le rôle de l’homme prenne une place prépondérante dans les préoccupations de l’écologiste qui doit rester,avant tout, un naturaliste »
Commentaire, l’homme étant un animal politique, pas de politique.
Pour ce qui est des écologistes « environnementalistes », aucun, même HAINARD ne met en cause la ruralité, or c’est une certitude l’agriculture est le facteur numéro un de la sixième extinction. Dans science et vie de Mars 2017 un article, page 65, montre que dès la maîtrise du feu les hominidés ont très probablement bouleversé les écosystèmes naturels. Il y a vingt mille ans l’homme dégradait déjà la nature. On brule encore de nos jours la forêt amazonienne. Les aborigènes australiens utilisaient le feu pour créer des écosystèmes favorables à la survie de l’homme.
Reste le refus d’admettre que les lois de l’écologie, les lois qui régissent la vie sur terre s’appliquent à l’homo sapiens. Pourtant on est loin de l’animal machine de Descartes, déjà dénoncé par la Fontaine « discours à madame de la Sablière ». Actuellement on sait que notre patrimoine génétique est à 98 % en commun avec les chimpanzés, que dans le monde animal il existe une intelligence et une affectivité qui nous sont commune. Alors dernière question :
Combien la planète terre peut-elle héberger d’homo sapiens ? Combien de temps pourra-t-elle supporter les 9 milliards voire plus d'hommes annoncés ?
Un nombre croissant de données montre de façon irréfutable que les changements climatiques récents résultent essentiellement de l'activité humaine, dont le mode d'influence est certes complexe. Qu’il s'agisse de ce que nous consommons, des types d'énergie que nous produisons et utilisons, du lieu où nous vivons, du pays, ville, périphérie ou zone rurale, riche ou pauvre, de notre âge, jeunes ou vieux, de notre nourriture et même de la mesure dans laquelle femmes et hommes jouissent de l'égalité des droits et des chances, nous sommes entrés dans une nouvelle ère que les Scientifiques dénomment « ANTHROPOCENE ». Nous vivons désormais dans l’ère post-croissance économique sur une Terre à l’agonie de par le seul effet du nombre. A quoi servirait-il, par exemple, de vouloir imposer plus de sobriété énergétique, ce qui est souhaitable et absolument indispensable, si le nombre de producteurs - consommateurs, aux appétits en nombre d’esclaves mécaniques particulièrement gourmands en énergie ne cesse d’augmenter…
Pour conclure
Nous devons agir aujourd’hui préventivement pour une décroissance qui soit la plus rapide et équitable possible, si demain nous ne voulons pas que nos sociétés se diluent dans le chaos et la violence, car la décroissance économique s’imposera de toute façon…de gré ou de force… le GIEC nous annonce des températures atteignant 50° à Paris en 2100…
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