La chute du Mur : Pour le meilleur comme pour le pire
20 ans. Vingt ans que le mur de la honte est tombé.

Entraînant dans sa chute celle du communisme, du totalitarisme et de toutes les ignominies d’un pouvoir stalinien.
Le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des Mc Do, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums.
Caractérisé par le libéralisme, l’ouverture des frontières, le développement des marchés financiers, la libre entreprise.
Des millions de gens ont goûté à la liberté et se sont félicités de voir disparaître l’armée Rouge, la Stasi et son parti unique.
Mais qu’ont-ils véritablement gagné ?
L’ennemi d’hier s’est transformé. Aujourd’hui, il faut, non pas avoir peur des « cocos », mais des terroristes. De l’islamisme voire de l’islam (confusion que beaucoup aiment entretenir).
Ce capitalisme longtemps vanté auparavant, est devenu destructeur, voire meurtrier.La crise des subprimes n’est qu’un des reflets des limites de ce modèle.
Les multiples suicides, un autre aspect d’un système parfois morbide.
La chute du mur a été l’illusion que ce système libéral pourrait prospérer en maître, séduire tous les pays et enfin faire connaître au monde entier : Liberté, bonheur et prospérité.
Hélas il n’en est rien...
C’est ce libéralisme, poussé à l’extrême qui ruine chaque jour un peu plus notre terre. C’est également lui qui accroît inégalités et pauvreté.
C’est enfin toujours lui qui détruit nos travailleurs, ôte le sens de leur production… celui de leur vie.
Faut-il se réjouir de la chute d’un modèle, pour l’hégémonie d’un autre ?
Oui et non. Le communisme a été la pire des choses. Mais certains diront que le libéralisme et le communisme, à l’époque, étaient en concurrence.
Aujourd’hui, qui peut oser remettre en cause ce sur quoi nous reposons tous ?
Ce serait admettre que nous n’avons pas beaucoup d’alternatives. Le modèle parfait d’hier n’est plus, aujourd’hui, qu’un lointain souvenir.
Le meilleur de cette chute a aussi fait venir le pire.
Peut-être saurons nous repenser notre société, revoir les fondements, et prendre en compte, l’Homme, la Nature, la Vie.
Beaucoup s’acharnent à ce travail. Les partisans de la décroissance, ceux qui veulent inclure le bonheur comme indicateur du PIB…
Allons-nous les écouter ? Allons-nous enfin savoir maîtriser, contrôler ce capitalisme effréné ?
D.Perrotin
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