La France défigurée
Peut-on encore redresser la France ?
Par le passé, la France a connu des soubresauts et parfois des drames dont elle s’est toujours relevée. L’un d’une des plus déchirantes situations fut celle de la seconde guerre mondiale quand la Nation connu l’Etat de Vichy avec toutes ses dérives et ses malheurs. Puis, après ses déboires, vint la chance, celle de la Libération du pays grâce aux énergies de la Résistance conduite par le Général de Gaulle.
Nous avons donc connu par la suite une France libre, démocratique, unie où chaque citoyen avait sa place et son identité. Et même si la perfection n’existait pas, le progrès social faisait son chemin, en apportant à chaque individu les droits fondamentaux de la République : la liberté, la laïcité, la solidarité sociale, et surtout le travail.
Hélas, au fil des années, la situation s’est peu à peu dégradée. D’abord, avec une montée du chômage à la fin des années 70, puis avec une dégradation de l’industrie et de l’économie, et enfin avec l’immigration qui s’est installée sur notre territoire, l’ensemble de ces difficultés engendrant tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui.
Qu’attendait-on du candidat Sarkozy en 2007 ?
Devant douze années d’immobilisme chiraquien, les français aspiraient à un redressement du pays, et ils pensaient avoir trouvé en sa personne, celui qui changerait le fonctionnement des institutions au profit d’une république plus juste, plus équitable et plus dynamique.
Quatre ans après, c’est l’échec écrasant d’une politique incohérente et anti-démocratique, plongeant la France dans la déroute et le désarroi.
Au lieu de relancer l’économie et de promouvoir l’emploi, le gouvernement Fillon ne se soucie aucunement du chômage croissant, et de surcroît, supprime un grand nombre de fonctionnaires qui ne seront jamais remplacés. Bien évidemment, la réponse du Chef de l’Etat est claire à ce niveau : pour réduire le déficit public, il faut faire des économies et tant pis pour l’avenir de l’éducation, de l’emploi, de la justice, ou de la recherche, même si ces mesures sont totalement néfastes à l’équilibre de la Nation. On croit revisiter l’époque de la dictature de Ceausescu où le peuple roumain avait été soumis à de terribles contraintes sous prétexte de réduire la dette du pays.
Quant à l’industrie française, qui en parle encore ? Personne. Comme si ce mot avait disparu de notre langue. Les usines ferment ou continuent à se délocaliser, sans que les politiques de droite ou de gauche se penchent sur ce dangereux problème qui détruit radicalement les emplois dans de nombreuses régions de l’hexagone. Et la création d’entreprises que devient-elle ? Bien faible en apparence, à l’exception de celle qui est liée au statut de l’auto-entrepreneur dont on connaît l’échec cuisant, cette activité étant reconnue pour ne pas faire vivre son créateur dans la plupart des cas.
Mais cette faillite de la France irréfutable n’empêche par le gouvernement d’annoncer aux français que tout va bien, alors que le Pays est au bord de la ruine. A commencer par la « distinguée » Christine Lagarde, ministre de l’Economie qui prend vraiment les citoyens pour des retardés en affirmant que la reprise est en cours avec une forte croissance d’ici la fin de l’année 2011 !
Voici donc en résumé les résultats de la politique de Nicolas Sarkozy qui a affaibli considérablement la Nation, altéré les institutions, démantelé l’appareil judiciaire, maltraité la laïcité, ruiné les finances publiques, souillé la démocratie, terni l’image de la France à l’étranger, corrompu le système républicain, sali l’identité nationale, autant d’actes coupables et condamnables qui ont anéanti le Pays en moins de quatre ans.
Au lieu de faire son mea-culpa, Nicolas Sarkozy continue ses actions irresponsables soutenus par ses amis, les Bertrand, Hortefeux, Alliot-Marie, Copé, Lagarde, Baroin, Pécresse, Lefebvre, Besson et compagnie … Et tout cela pour essayer de remporter les futures élections présidentielles et d’imposer encore une fois à la France une dictature mise en place dès le mois de mai 2007.
En procédant de la sorte, le mécontentement des français ne cesse de grandir bien évidemment. Ce qui provoque une montée rapide du Front National dirigé désormais par Marine Le Pen qui a compris tout de suite l’intérêt d’une telle situation, d’autant plus la décadence du Pays est également liée à la forte immigration que subit la Nation.
Et selon ses propres traditions et combats, le FN part en guerre contre l’immigration, une difficulté que Sarkozy n’a jamais résolu, car faut-il le dire, l’arrivée permanente d’étrangers pose des problèmes extrêmes à la France : intégration, religion et doctrines diverses.
Ainsi, le débat sur l’identité nationale est de retour : enclenché par Marine le Pen, rattrapé par Sarkozy qui veut récupérer une partie de l’électoral lepéniste, il repart à nouveau avec un renfort des divisions qui partagent les français.
La France a toujours été une terre d’asile pour les étrangers, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Les siècles passés ont vu arriver sur nos terroirs des immigrés venus de toute l’Europe, italiens, portugais, espagnols, hongrois ou polonais, sans que cette migration pose des problèmes à la Nation. Ces hommes et ces femmes venus d’ailleurs se sont parfaitement intégrés à la vie démocratique et républicaine, et depuis longtemps, ils ont acquis cette identité qui ne les distingue aucunement de qui que ce soit. Cette situation s’appelle une immigration positive, celle qui a enrichi la France au fil du temps.
Mais aujourd’hui, par la faute peut-être des politiques qui n’ont pas cherché de solutions efficaces à l’arrivée de nouveaux étrangers, nous sommes tombés dans l’immigration négative, celle qui pose problème à l’ensemble de la Nation.
Remettre en question comme le propose Monsieur Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement la loi de 1905 portant sur la séparation des Eglises et de l’Etat, est une grande absurdité, surtout quand il s’agit pour lui de permettre aux pouvoirs publics de financer la construction des mosquées. Cette loi ne doit pas jamais être remise en question. Il y a des principes fondamentaux de laïcité qui ont toujours fait la grandeur et l’indépendance de la République, que ce soit en matière d’éducation ou de religion.
Ainsi, le financement des mosquées doit relever uniquement des secteurs privés, comme c’est le cas pour celui de toute autre église.
Quant aux problèmes de l’intégration, ils dépendent essentiellement des étrangers eux-mêmes qui souhaitent ou ne souhaitent pas devenir des français à part entière. Quand on porte le voile, la burqa ou la djellaba, on n’a pas l’intention très certainement de s’intégrer à la France. On ne vient dans le pays que pour en tirer des avantages. Et à ce niveau, à titre personnel, je ne considère pas que l’on soit français et républicain.
Pire, certains arrivent en Europe et en France, dans le but de « coloniser » un jour ou l’autre les nations. Et là, le plus grand danger de l’Islam qui s’implante le plus possible dans nos villes et dans nos villages.
Par contre, j’apprécie beaucoup plus tous ceux et celles venus du Maghreb ou d’ailleurs, qui ont adopté une attitude européenne et qui se soumettent entièrement aux lois de la République.
En 2011, comme ce fut le cas en 2010, la France change de visage d’une manière dramatique. Que ce soit sur le plan politique, économique ou social, la France est défigurée.
C’est un constat lamentable que chacun de nous peut faire à chaque instant. Et il y va de notre propre responsabilité afin que nous puissions renverser rapidement ce mouvement de décadence.
Les élections présidentielles 2012 auront la vocation de tout changer. Il ne faudra donc pas se tromper dans le vote. La première réaction sera bien évidemment de ne pas voter Sarkozy. Après, l’électeur devra choisir. Un candidat ou une candidate socialiste ? Un candidat issu d’un « petit parti » ? Pourquoi pas ? La France doit faire l’objet d’un profond changement pour éviter un destin qui lui serait fatal. Et seuls des hommes ou des femmes novateurs pourront mettre en place la mutation et la transformation du Pays afin que les valeurs d’égalité, de justice et de progrès prennent enfin le pas sur un passé cahoteux et détestable.
Pierre-Alain Reynaud
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