La sentence du « procès catalan »
Une dizaine d'indépendantistes catalans étaient jugés lors d'un procès qui dure depuis trois mois pour l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de leur communauté autonome, le 1 er Octobre 2017.
Il avaient organisé cette consultation contraire a la contitution espagnole mise en place après la fin du franquisme en Espagne en 1978 et celà malgré les aversissements du tribunal constitutionnel espagnol qui avait jugé l'action illégale.
Parmi les acteurs de cette tentative de sécession on trouve outre l'ancienne présidente du parlement catalan, des conseillers membres de la Generalitat de Catalogne (le gouvernement de la communauté autonome organisé par la constitution de 1978) et enfin un certain nombre de personnalités politiques indépendantistes dont l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Carles Puigdemont, tous réfugiés en Europe (Suisse, Allemagne, Belgique).
Malgré ses efforts le gouvernement espagnol n'a jamais réussi à obtenir l'extradition des accusés en fuite à l'étranger !
Donc seul ceux qui avaient décidé de se présenter volontairement devant la justice espagnole sont aujourd'hui jugés.
A la question : Les accusés sont-ils coupables ? La réponse est OUI
Puisqu'ils ont violé la constitution qui est la loi fondamentale dans leurs pays en organisant un référendum illégal interdit par cette même constitution, malgré les avertissements du tribunal constitutionnel et qu'ils ont proclamé unilatéralement l'indépendance à l'issue de ce référendum sans valeur juridique puisqu'en contradiction avec la constitution voté en 1978 par 70 pour cent des espagnols et 80 pour cent des catalans !
A la question : La peine prononcée par leurs juges est-elle juste et proportionnée ? La réponse est NON
D'abord ceux qui se sont exilés échappent à la justice !
Le délit n'est constaté ni par la Belgique, ni par la Suisse, ni par l'Allemagne puisque ces états ont refusé l'extradition des personnes présentes sur leur territoire, la juridiction espagnole est donc une juridiction d'exception puisqu'elle est en contradiction avec ce qui se pratique dans l'union européenne dont elle fait par ailleurs partie.
Ensuite si on se penche sur les peines prononcées, on s'aperçoit immédiatement de l'horreur de la disproportion par rapport aux faits reprochés (entre 9 et 13 ans de prison)
Le plus lourdement condamné à 13 ans de réclusion est Oriol Junqueras l'ancien vice-président de la Generalitat.
Cela saute aux yeux que les peines prononcées le sont en fonction de raisons politiques, celà d'autant plus que contrairement à ce qui est en général le cas dans de pareilles circonstances, il n'y a pas eu de processus de violence lors du procès catalan, le tribunal suprême espagnol l'a d'ailleurs reconnu en écartant la Rébellion qui implique "Violence" parmi les chefs d'accusations présentés par certains procureurs.
Il est vrai que les indépendantistes catalans notamment ceux élus lors des élections de décembre 2017 et qui sont à la direction du gouvernement de Barcelone ne facilitent pas le dialogue en restant fermes sur leur convictions :
Autodétermination interdite par la constitution
Entêtement à appliquer tôt ou tard le résultat du référendum illégal au uel d'ailleurs une minorité des catalans a participé
Refus d'entrer dans des coalitions avec le PSOE et Podemos au niveau du gouvernement central alors que ces forces politiques sont moins intransigentes sur la question territoriale que le sont la droite et l'extrême-droite nostalgiques de l'état centralisé de l'époque du Général Franco !
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