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Le changement consiste-t-il à démanteler l’industrie française ?

Lettre ouverte au gouvernement

Nous avons porté à votre connaissance un certain nombre d’éléments concernant l’impact de la Centrale Nucléaire de Fessenheim du point de vue social, environnemental et de la production électrique à l’occasion d’une rencontre le 11 octobre dernier. A cette occasion vous nous avez réaffirmé l’engagement pris par François Hollande Président de la République de fermer Fessenheim « à la fin de l'année 2016 dans des conditions qui garantiront la sécurité des approvisionnements de cette région, la reconversion du site et la préservation de tous les emplois ». Nous avons réaffirmé notre opposition à une fermeture qui n’est fondée ni sur des motifs de Sûreté, ni sur des motifs économiques, ni sur des motifs techniques.

Le discours du Président de la République au moment de l’ouverture de la conférence environnementale a quelque peu apaisé les tenants de l’idéologie anti-nucléaire. Pour peu de temps, comme vous avez pu le remarquer. Depuis, ces derniers n’ont de cesse de mener leur entreprise de propagande et de culpabilisation à l’encontre des salariés du nucléaire, des Français et du Gouvernement. Mais est-il criminel d’œuvrer pour une filière qui contribue à 2% du PIB ? Est-il criminel de permettre l’accès à l’énergie à tous, même aux plus démunis ? Est-il criminel de produire une énergie dont le prix permet aux entreprises de gagner de la compétitivité ? Les 125 000 professionnels qui portent l’industrie nucléaire, les 285 000 employés (source expertise PWC 2011) qui en dépendent plus ou moins directement sont-ils coupables d’un crime, doivent-ils avoir honte de leur contribution apportée à la France ?

La centrale de Fessenheim est une centrale nucléaire parfaitement intégrée au parc nucléaire français ; elle est, à ce titre, soumise aux mêmes règles et aux mêmes exigences. Elle n’est pas moins sûre qu’une autre, et bénéficie d’ailleurs de l’intégration des toutes dernières exigences en matière de sûreté. Les salariés en sont fiers à juste titre, comme ils sont fiers des 12TWh fournis au réseau, fiers de contribuer à un service public.

Nous ne reviendrons pas sur l’argumentaire concernant la faille sismique et la digue du Rhin, il a fait l’objet d’expertises qui concordent sur la maîtrise du risque. Nous ne reviendrons pas sur la proposition d’un centre de démantèlement parce qu’il existe déjà (CIDEN). Nous ne nous étendrons pas sur l’illusion d’une filière du démantèlement porteuse d’avenir, autant croire qu’une filière de la casse automobile crée plus de richesse qu’une industrie de fabrication automobile.

Nous voulons attirer votre attention sur le fait que la centrale de Fessenheim contribue à l’Intérêt Général de la France. Dans l’échelle de nos valeurs, nous plaçons cet intérêt-là bien au-dessus des intérêts partisans des uns et des autres. Nous ne nous permettrons pas de vous rappeler votre devoir. Nous savons toutefois que Fessenheim sert de monnaie d’échange dans la transaction entre deux partis politiques, nous vous demandons de considérer cet arrangement avec l’intérêt des Français, de mesurer les conséquences de la fermeture d’un site nucléaire en regard du bénéfice d’un agrément politico-politicien. Tout porte à croire que le compte n’y est pas, ni du point de vue environnemental, ni du point de vue financier, ni du point de vue social.

Je propose que les politiques soient déchus de leur nationalité…s’ils démantèlent l’industrie français


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5 réactions à cet article    


  • Txotxock Txotxock 3 janvier 2013 15:04

    Agoravox va bientôt devenir la boîte à lettres de l’Élysée. Pompes et circonstances pour idées à courte vue.


    • Runescape Transit 3 janvier 2013 15:05

      Ou à très longue, c’est selon


    • eric 3 janvier 2013 21:43

      Vous devriez demander a Montebourg la nationalisation de la centrale contre un propriétaire arrogant qui veut la démanteler contre les intérêts de la France. Ou proposer vos services a la russie qui a bien besoin de spécialistes nucléaires qualifies et tres bien payes.

      On en est la

      On casse nos usines pour quelques voix écolos
      On casse nos familles pour quelques voix homobitrans
      On casse nos entrepreneurs pour quelques voix FdG
      On casse notre cinéma pour faire plaisir a quelques échevelés.

      Tous cela est lie.

      Tous le 13 janvier a Paris !


      • TSS 4 janvier 2013 00:06

        Le demantelement prendra autant de temps et fournira autant de travail que sa vie !!

        voir l’exemple de Brennilis ... !!


        • morice morice 4 janvier 2013 12:13

          Le demantelement prendra autant de temps et fournira autant de travail que sa vie !!

          voir l’exemple de Brennilis ... !!


          BIEN DAVANTAGE, à voir le FIASCO de Brennilis...


          http://www.rue89.com/planete89/2011/05/12/a-brennilis-la-centrale-nucleaire-est-morte-mais-pas-demantelee-202203


          voilà qui rappelle Tchernobyl et ses "liquidateurs :


          Les effets du démantèlement sur la santé des travailleurs sont pour le moment méconnus. Michel Marzin, ancien technicien, a nourri le cœur du réacteur pendant plus de vingt ans. Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. Un chiffre qu’EDF n’a jamais confirmé ni démenti.


          et il en pense quoi le responsable cadre sécurité de Fessenheim ???


          Une zone d’entreposage est prévue pour accueillir le cœur du réacteur : l’Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets d’activité (Iceda), dans l’Ain. En cours de construction, elle sera normalement ouverte en 2014.


          charmant


          Alors qu’au moment de la fermeture du site, EDF envisageait d’attendre cinquante ans avant de la démanteler le temps que la radioactivité diminue, il n’en est plus question.

          Le cylindre bétonné de 26 mètres de haut qui protège le réacteur se délite et selon EDF, le temps est compté. Sylvie Bihart, employée prestataire sur le site et élue de la majorité au conseil municipal de Brennilis, lui fait confiance :

          « De toute façon il faut bien déconstruire, on a attendu depuis 1985, le bâtiment est en train de vieillir, devient vétuste, je ne pense pas que ce soit sécurisé de le laisser tel quel. »

          50 ans préconisait EDF :nous l’a pas dit pour Fessenheim, le Costes ....


          les dégâts à Brennilis :

          Sur la droite, un grillage récemment installé délimite l’enceinte du site nucléaire. De l’autre côté de la clôture, on aperçoit le lit d’un canal : c’est l’ancien chenal d’évacuation, où les eaux utilisées pour nettoyer la centrale étaient auparavant rejetées.


          En 2006, le laboratoire indépendant Criirad, mandaté par Sortir du nucléaire Cornouaille, a relevé une radioactivité anormalement haute à cet endroit, alors situé hors de l’enceinte du site. Michel Marzin précise :

          « Le problème, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l’activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

          financier. Selon la Cour des comptes, le démantèlement aurait déjà coûté 480 millions d’euros. Jean-François Couty promet qu’il ne sait pas à combien revient le démantèlement :

          « Un budget de 2 milliards d’euros est alloué aux neuf centrales françaises à l’arrêt. Je ne peux pas vous dire combien Brennilis coûte, je m’assure juste que ce soit fait en toute sûreté.  »

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