Le Pacte et le Traité
Les temps élyséens, côté champs, côté palais, sont troubles. Tout le monde est dans l'expectative. La base se revendique visible, agresse au gilet fluo, se fait parquer, mener, déborder, prolonger, matraquer, dézinguer ou gazer par des hommes en noir, en bleu, salariés, mercenaires ou décidément bénévoles. Mais elle persiste et... signe ?
Non, la base ne signe rien. Le paraphe, c'est le privilège du président, qui compte bien l'apposer sur le prochain parchemin, au nom de la république et à la place de la France, le 11/12/2018 à Marrakech.
La base, voyez-vous, se figure que le pays lui appartient. L'étrange président Macron, qui sait bien que non, continue quant à lui ses petites affaires avec les endetteurs et autres proprios. "Il" (mot collectif) affirme vouloir, par exemple, signer ce mortel pacte imminent, dont il était déjà question dans ce récent article, et sur lequel nous revenons aujourd'hui. Pourquoi ?
Parce que le Président de la République en France a commis un lapsus qui nous met la puce à l'oreille : Il a dit "traité" au lieu de pacte, le vocable originel.
C'est glaçant, juste avant Noël. Que nous prépare-t-on ?
Commençons par étudier ces notions de "pacte " et de "traité". Voyons ce qu'en dit le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.
Un traité, c'est ceci :
TRAITÉ :
Ouvrage didactique qui expose de façon systématique un sujet ou une matière. [décortiqués en parties :] "pars prior, pars secunda, l'une et l'autre partie comportant des chapitres, les chapitres des divisions, celles-ci des subdivisions, thèses, paragraphes, alinéas, phrases, propositions, mots..." (Billy, Introïbo, 1939, p. 81).
Un Pacte c'est cela :
PACTE :
Convention expresse ou tacite, en principe immuable, entre deux ou plusieurs parties.
En gros, traité et pacte différent sur la précision et la contrainte. Le traité, c'est sérieux et doit être appliqué, car tout est prévu par avance. Le pacte, c'est au petit bonheur (malheur) la (mal)chance. C'est "non contraignant" disent-ils.
De fait, le pacte sera tacite entre la France et la bureaucratie des Nations Unies, les deux parties fermant leur clapet, la France parce qu'elle n'a pas été avertie, l'ONU par ruse reptilienne ou coutume bureaucratique.
Officiellement en revanche, après le 11 décembre 2018, le pacte signé par Macron, sera forcément "express".
Diable. Serrons les fesses. Aussitôt signé, aussitôt appliqué, légitimé par le paraphe.
Il y a heureusement ce "en principe" qui révèle que ce pacte comme tant d'autres pourrait ne pas être appliqué, à supposer qu'on change (vraiment) de gouvernement, une fois le forfait accompli.
Le pacte est le type d'accord préféré des mafias, des sociétés secrètes et des amis véritables. Il repose à l'origine sur la parole seule. Voilà qui laisse du jeu, une liberté apparente. Nous restons alliés ou amis aussi longtemps que l'un de nous deux le désire.
Et cependant, si le pacte n'est pas observé, on règle le parjure dans la vengeance et le sang (mafias) ou le drame et la misère morale (amants, amis, cercles divers).
On ne fait pas de traité avec le diable : un pacte, parfois. À la première tentative d'auto-détermination, le diable vous coince. C'est comme ça.
Le pacte est donc dangereux, il n'y a aucune raison de le signer. Pourquoi se compliquer la vie ?
Une autre option si on veut briser le pacte : on se sépare bons amis, ou du moins prudemment neutres. Pas de conflit, pas de séquelles.
Encore faut-il que les deux parties soient à égalité. Si l'une est plus forte que l'autre, ou son ennemie occasionnelle, elle aura le dernier mot, jusqu'à la guerre, que vous la vouliez ou non.
Or que représente le peuple français face à l'ONU ? Est-il le plus fort ?
Pour ses dirigeants, pour l'ONU, pour tant d'autres, la France c'est du mougeon qui la boucle, qu'on culpabilise à répétition, sur des générations, qu'on pédagogise incessamment comme s'il avait moins de dix-huit ans, et qu'on charge des fardeaux et des "présidents" d'autrui.
On l'écrase, il se laisse faire ou non. Si non, on recule d'un pas quand on a avancé de deux.
A ses propres yeux, le peuple français est un ensemble plus très cohérent, mais dont la composante historique demeure profondément, sinon majoritairement, "gauloise réfractaire" c'est à dire capable et sensée. Il (sur)vit sur un territoire géographiquement bien délimité, dont le paysage en danger existe encore malgré les bétonneuses. Il représente une puissance moyenne, détentrice d'une force militaire dissuasive. Il parle une langue magnifique.
On peut encore sauver la France, pense, à tort ou à raison, le peuple français.
Qui sera le plus fort ? L'organisation mafieuse de toutes ces nations surpeuplées et arides, dont craquent les coutures, intéressées par un "pacte" qui leur assure une prise de territoire sans contrepartie ni combat ? Ou une France déterminée ?
Les Français peuvent toujours essayer de toucher la sécu et enfanter à tout va en Chine, au Bangladesh, au Congo, et ce aux frais de la Chine, du Bangladesh et du Congo : pour les Gaulois qui s'expatrient, les « migrations sûres, ordonnées et régulières », ça ne marche pas.
Leur pays, a proclamé Jacques Attali, est un hôtel dont ils sont le personnel corvéable à merci, voire la Fantine, la Cosette et le Jean Valjean. Jacques en est le thénardier en chef. Le migrant, d'abord déménagé, puis client à la cloche de bois, puis alloqué pour se multiplier, ou embauché aux cuisines et dégageant le Français progressivement, est toujours un "jaune" sans gilet, un briseur de grèves, de plages et de revenus.
Soyons justes, les autres pays, riches ou pauvres, sont aussi des hôtels (pour les thénardiers, pour l'ONU) mais où les Français seront des touristes, des clients, des passagers : allongez la thune, et vous passerez. Non ? En taule !
Si, tout étourdi dés les premières poussées invasives, les Français de base s'autorisent à protester, voici ce que diront l'ONU et les autres :
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Mais vous avez signé, citoyens ! Laissez passer maintenant !
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Nous n'avons rien signé, c'est Manu ! Et dans le dos !
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Ah tant pis, vous l'avez élu démocratiquement cet homme !
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C'est cet entremetteur d'Attali qui l'a placé ! Il s'en est vanté !
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Nous, on sait pas, on voit ce qui est écrit au bas du parchemin ! N'oubliez surtout pas le détail sécu !
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Mais nous allons payer encore plus d'impôts !
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Payez, donc ! Les intérêts n'attendent pas, majorés de 25% en cas de retard de paiement !
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Non et non ! Ca suffit !
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Hep, par ici les nations unies dans la démographie galopante ! Trouvez-moi quelques terroristes à infiltrer chez les gentils migrants, qu'on en finisse avec ces réfractions françaises !
Voilà pourquoi nous avons tout intérêt à convaincre EM de NE PAS signer ce "pacte" qu'il appliquera comme un traité. Ensuite, il faudra sérieusement penser à nous extraire de l'ONU, de l'OTAN, de l'UE... enfin bref de nos chaînes. Le bagne, c'était à Cayenne seulement. La France était si douce à vivre quand elle était souveraine, il y a de cela bien longtemps.
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