Le peuple veut du pouvoir et du pouvoir d’achat !
Du pain et un rôle à jouer dans les décisions politiques, c’est ce que veut le peuple. Or, ce n’est pas ce vers quoi nous allons. Le "président du pouvoir d’achat" prépare une amputation de budget pour plus de 2,5 millions de personnes aux bas revenus (suppression de la prime pour l’emploi). Il n’oriente pas la réforme des institutions vers une participation plus active des citoyens : le référendum d’initiative populaire est acté, mais à condition qu’il soit rendu inapplicable en réalité !

Le peuple veut du pouvoir d’achat !
Mais Sarkozy ne lui en donne pas. Le paquet fiscal censé produire un effet positif sur la croissance et le retour des fortunes enfuies a été décevant, comme on s’y attendait. Le "travailler plus pour gagner plus" a accouché d’une souris. Les riches continuent de partir vers les paradis fiscaux. Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres ! Le pouvoir d’achat s’érode sous le coup de contraintes extérieures : le prix de l’essence et des matières premières. Mais aussi sous le coup des décisions gouvernementales : les franchises médicales, la suppression de la PPE, le blocage du Smic et du montant des retraites.
Pour ce qui est de la réduction annoncée de la PPE afin de financer une partie du RSA, le député d’Ille-et-Vilaine Pierre Méhaignerie, pourtant UMP, s’insurge et alerte sur "le risque de déclassement" que pourront ressentir les salariés modestes en passant au statut d’assistés sociaux. Il s’inquiète par ailleurs du différentiel "trop faible" - autour de 200 euros - entre le RSA d’un travailleur à mi-temps et à temps plein. "Ce n’est pas cohérent avec le travailler plus pour gagner plus", dit-il. Quant à Martin Hirsch, il ne comprend toujours pas pourquoi prendre à des pauvres pour donner à plus pauvres est injuste !
Face à l’échec de ses mesures que lui font payer les sondages de popularité, Nicolas Sarkozy annonce aujourd’hui la rénovation de deux ordonnances, l’une de 1959 sur l’intéressement facultatif et l’autre de 1967 sur la participation obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés et déterminée par une formule fixe. Pour ce faire, il se réclame du gaullisme qui est à l’origine de ces textes. Mais les poses grandiloquentes, nous avons assez ! Qu’après Jaurès, il nous serve du général pour faire passer la pilule et pour les besoins de sa propagande personnelle, nous n’en avons que faire. Cela suffira-t-il à tirer la France du marasme ? Non ! Alors, il faut véritablement venir au secours du pouvoir d’achat en aidant ceux qui sont pénalisés directement dans leur activité par le prix du carburant, soutenir les petites retraites, aider les petits et moyens salaires, agir sur les prix des denrées nécessaires...
Le peuple veut du pouvoir !
Le peuple veut plus de pouvoir pour ses représentants élus car il ne prétend pas vouloir tout régler directement, mais aussi pour lui-même par le référendum, sa formation aux affaires de la cité. Pour les affaires du pays, il veut être traité en citoyen et non en consommateur. La réforme institutionnelle ne permettra pas que ce but soit atteint :
"Le problème n’est pas que le Parlement manque de pouvoirs – il en a même de nombreux – mais qu’il ne les exerce pas, le législateur se trouvant réduit au rôle d’exécutant de l’exécutif. (...) Si l’on veut que le vote soit égal, afin de rompre le cordon ombilical entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, il faut modifier la loi électorale. À défaut, ce texte ne sera qu’un leurre. Le partage de l’ordre du jour ne sera qu’une fiction s’il s’agit seulement de remplacer l’exécutif par un législatif continuant de dépendre de lui. (...). De même, le contrôle des nominations n’est qu’une plaisanterie dès lors qu’une majorité des trois cinquièmes est requise pour que puisse s’exercer un veto. De fait, seul le parti majoritaire aura le droit de veto." (François Bayrou)
"Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", principe de notre République, inscrit dans notre Constitution, exige que les citoyens puissent participer de façon réelle à l’exercice du pouvoir quand ils le veulent et suppose que les élus qu’ils ont désignés par les urnes puissent proposer et voter des lois !
Ce papier en forme de manifeste est court. Et son message est simple. C’est ainsi que je l’ai voulu et je ne dirai pas un mot de plus. A chacun de se faire une idée en toute conscience...
Aux débats citoyens !
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