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Le Thénardier et l’afghane : après la photo, le crime !

Avant de vous conter d’un trait l’histoire de ce crime terrifiant jamais mis en lumière jusque-là. Je tiens à préciser comme chacun le remarquera que cet article fut écrit à deux mains : la mienne et celle de wikipedia. Je pouvais bien entendu tout écrire en évitant de copier-coller les bons paragraphes de wikipedia comme autant de bonnes feuilles s’il s’agissait d’un roman écrit par mon partenaire malgré lui, mais c’eût été voler les efforts de wikipedia car tous les faits viennent d’eux quand la relecture des événements à la lumière de laquelle ressort le crime, vient de moi.

Aussi ai-je préféré citer wiki dans le texte car il ne s’agit que de faits et non de figure de style ni de rhétorique, ni de création littéraire, l’essentiel étant ailleurs et jamais wikipedia ne se plaindra d’un pareil usage de leur raison d’être : servir gratuitement la connaissance... surtout quand celui qui s’en sert s’efforce de servir la vérité , la mémoire , le tout publié sur un site ayant la même morale que wikipedia, c’est-à-dire servir le partage de l’information sans souci de profit autre que la satisfaction de savoir le service rendu par la qualité de l’exercice citoyen justifiant ainsi la nécessité absolue de soutenir financièrement à sa guise sans aucune obligation une telle fondation pour la liberté d’expression citoyenne

Merci donc à wikipedia et à agoravox.

 Le thénardier et l’afghane : après la photo, le crime !

 

Tout le monde se souvient de cette photo qui fit le tour du monde et qui reste aujourd’hui encore la une la plus célèbre de National Géographic. Qui sait cependant le crime odieux qui poursuivra longtemps le célèbre photographe sans que personne à ce jour ne semble s’en émouvoir tellement on s’est habitué à tout pardonner aux génies qu’ils soient du cinéma ou en l’occurrence de la photographie ?
 
Avant l’affaire, voyons le maître Steve McCurry : qui est-il ? « (né en 1950 à Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie, États-Unis) est un photographe américain. Il vit à New York, à Manhattan, en plein quartier universitaire, à deux pas de Washington Square.

Membre de l’ Agence Magnum depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu’il appelle « l’inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l’on ne cherchait pas ». Il est très connu pour sa photographie en couleur très évocatrice, dans la tradition du reportage documentaire.

Steve McCurry rêvait, étant jeune, de devenir un cinéaste documentaire. Il fit des études au Collège d’Arts et d’Architecture de l’Université d’Etat de Pennsylvanie (Penn State), où il a obtenu un diplôme avec félicitations. À 19 ans, il passe une année à voyager en Europe, un peu partout, travaillant comme serveur dans un restaurant à Amsterdam, puis à Stockholm. Il est ensuite parti à la découverte de l’ Amérique du Sud, puis de l’ Afrique. « Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures », dit-il dans une interview publiée sur internet à l’occasion de la sortie de son livre « Sud Sud-Est », qui rassemble ses images de l’Asie du Sud et du Sud-Est.

McCurry a donc cherché une profession lui permettant de concrétiser cette envie. Il débuta sa carrière en travaillant deux ans comme photographe dans un journal, qu’il quitta pour partir en Inde, en 1978, comme photojournaliste pigiste. C’est là, qu’il a appris à observer la vie et à attendre. Il se rendit compte que lorsque l’on attend, « les gens oublient l’appareil et leur âme pénètre dans l’image ».

Sa carrière s’est trouvée lancée quand - déguisé avec une tenue indigène - il franchit la frontière entre le Pakistan et l’ Afghanistan pour pénétrer dans les zones contrôlées par les moudjahiddins (« combattants d’Islam »), juste avant l’invasion soviétique. Quand il ressortit - il avait fait coudre les rouleaux de film à l’intérieur de ses vêtements - ses images furent publiées dans le monde entier et étaient parmi les premières qui montraient le conflit qui venait de débuter. Son reportage obtint le Prix Robert Capa Gold Medal pour le meilleur reportage photographique à l’étranger, une récompense consacrant les photographes ayant fait preuve d’un courage et d’un esprit d’initiative exceptionnels.

McCurry a couvert beaucoup de zones de conflits internationaux ou civils, parmi lesquels la Guerre Iran-Iraq, la guerre civile libanaise, le Cambodge, les Philippines, la Guerre du Golfe, l’éclatement de l’ Ex-Yougoslavie et l’ Afghanistan. Il s’est surtout intéressé aux conséquences humaines de la guerre. « 

TRES BIEN

Mais le commun des mortels, ces centaines de millions et peut-être milliards de personne qui ont vu la photo de l’afghane au regard « saisissant », ne savent pas pour la plupart qui est Steve MacCurry mais surtout dans quelles conditions cette photo a été prise comme si finalement il n’y avait derrière le cliché rien de scandaleux et même de misérable de la part du célèbre photographe

Pourtant jugez vous-mêmes :

Poursuivons d’abord avec wiki : « Voyageant à travers le monde au cours des deux dernières décennies, Steve McCurry a regardé droit dans les yeux les visages de personnes dans tous les coins de la planète. De l’Afghanistan à Los Angeles, et dans d’innombrables lieux entre les deux, il a tiré certains des portraits photographiques les plus marquants de notre temps. Sa manière de photographier directe et sans compromis lui a permis de produire quelques images mémorables dont beaucoup ont illustré la couverture et les pages intérieures du National Geographic Magazine, parmi lesquelles, celle, très célèbre, d’une jeune afghane réfugiée au Pakistan.

Un moment particulier dans sa vie a été la rencontre, après presque deux décennies, avec cette jeune femme afghane, Sharbat Gula, qu’il avait photographiée - adolescente - une vingtaine d’années auparavant. Le portrait qu’il fit d’elle a l’époque, avec ce regard intense, inoubliable, avait été reproduit en couverture du National Geographic Magazine. Cette image, a tellement été publiée, dans le monde entier qu’elle est devenue une icône, et que beaucoup la considèrent comme la photographie qui est, de nos jours, la plus reconnaissable dans le monde « 

NOUS Y SOMMES.

Jusque-là tout va bien. Une photo d’une beauté effrayante comme celle de l’avion qui explosa dans une des tours du WTC et qui valut à un chef d’orchestre d’être boycotté et médiatiquement lynché pour avoir dit que c’était une belle photo.

Pourtant, cette photo de la jeune afghane que tout le monde trouve terriblement belle car c’est une belle photo, que représente-t-elle ? Elle représente une misérable aux yeux de fer. Une misérable qui, sous son voile troué, où Hugo verrait des constellations, jette au monde le reflet de son impuissance face à sa propre tragédie.

Vous allez savoir pourquoi le photographe est, à mes yeux, un bien misérable être humain sinon le pire qui soit. Savez-vous qui est cette jeune fille de 13 ans au moment du cliché ?

« Sharbat est devenue orpheline suite à l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, ce qui l’obligea à s’enfuir au Pakistan en 1984. Son village fut attaqué par des hélicoptères soviétiques au début des années 1980. L’attaque soviétique tua ses parents et la força, ainsi que ses frères et sœurs et sa grand-mère, à franchir les montagnes pour rejoindre le camp de réfugiés Nasir Bagh au Pakistan.

La photo de Gula fut prise au camp de réfugiés de Nasir Bagh en 1984 par le photographe Steve McCurry pour National Geographic sur un film couleur Kodachrome. Gula était alors une des étudiantes de l’école du camp de réfugiés. McCurry, à qui l’opportunité de photographier une afghane était rare, saisit l’occasion et captura son image alors qu’elle avait approximativement 13 ans.

Bien que son nom ne soit pas connu, sa photo, intitulée « la femme afghane », fit la couverture du National Geographic en juin 1985. L’image de son visage, avec son écharpe rouge par dessus sa tête et son regard très expressif fixant l’objectif de l’appareil photo, est devenue dans les années 1980, à la fois le symbole du conflit en Afghanistan mais aussi de la situation de tous les réfugiés à travers le monde. L’image fut elle même qualifiée de « photographie la plus reconnue » dans l’histoire du magazine. »
 »

Une orpheline ! Le photographe l’a trouvée dans un camp de réfugiés au Pakistan avec sa grand-mère et ses frères ! Dans un camp ! Que fit-il ce grand artiste ?
Il prit cette photo en 1984, elle fit la une du National Géographic en 1985 ! puis elle fit le tour du monde ! Pendant que le photographe se moussait en occident, que fit-il pour l’afghane dont l’image devient la une la plus célèbre du National Géographic ?

Il ne fit que dalle ! Rien ni lui ni le journal alors que tous se moussaient avec l’image d’une jeune orpheline de 13 ans qui croupissait dans un camp au Pakistan . Ils ne firent rien, non pas pendant un mois ou six mois ou un an…

Rien pendant 6 ans ! Et c’est en 1990 que le photographe décide d’aller la rechercher en vain !
6 ans ! et ensuite ce n’est que 15 ans après la photo que le national Géographic décide d’aller à sa recherche ! 15 ans !

« L’identité de la femme afghane resta inconnue durant plus de 15 ans, malgré les multiples tentatives de recherche faites par McCurry au cours des années 1990.
En janvier 2002, une équipe de National Geographic se rendit en Afghanistan afin de la retrouver. Lorsque McCurry apprit que le camp de réfugiés de Nasir Bagh allait fermer, il s’y rendit et demanda aux résidents si l’un d’entre eux reconnaissait cette femme. L’un d’entre eux affirma connaître le frère de Sharbat et indiqua le nom du village où il habitait. Les recherches furent difficiles, notamment du fait qu’un bon nombre de femmes déclarèrent être Sharbat Gula et qu’une poignée de jeunes hommes affirmèrent en être le mari.

L’équipe réussit finalement à retrouver Gula qui avait alors trente ans, dans une région reculée de l’Afghanistan. Elle était retournée dans son pays d’origine, après avoir quitté le camp de Nasir Bagh en 1992. Son identité fut confirmée grâce aux procédés de reconnaissance biométrique. »

Tout ça pourquoi ? Le pire vient ensuite !

Le célèbre photographe et le national géographic y sont allés non pas pour avoir de ses nouvelles, ils s’en tapaient certainement vu que le photographe a pu vivre la conscience tranquille pendant 6 ans en gagnant de l’argent avec cette image sans jamais penser à faire quelque chose pour cette orpheline : quant au national Géographic : 15 ans !

Le pire vient après.

En effet, dans la vie une rencontre peut changer votre vie en bien ou en mal. Combien de mannequins, combien d’acteurs, combien de musiciens ou combien de simples humains ont pu avoir un avenir non seulement meilleur mais grandiose parce qu’ils ont pu un jour rencontrer un humain positif, un humain qui sait que le hasard et le destin peuvent se prendre par la main si on arrive à y mettre du sien.

L’inverse est aussi vrai, combien de vies détruites à cause d’une mauvaise rencontre.

Le bien, le mal, la différence.

Mais le pire ce sont , à mes yeux, les humains neutres, au sang froid comme celui de serpents qui traversent le monde en le regardant comme un gynéco regarde l’origine du monde, d’un œil tranquille et encore lui regarde pour guérir, les autres ne guérissent rien, ils voient et peuvent beaucoup mais ne font rien, ils passent c’est tout.

Mais s’ils se contentaient de passer, ça irait encore mais que dire quand comme ce grand photographe, il prend la photo d’une orpheline de 13 ans d’une telle beauté et la laisse croupir dans son trou sans lui donner sa chance jamais et surtout en gagnant du fric sur la lumière de ses yeux et en arrosant sa renommée avec ce cliché sans penser à faire parvenir au moins ses droits sur son image.

Rien ! 15 ans plus tard, il part à la recherche d’un autre cliché car il se dit que cela ferait bien de la montrer avant et après. Deux ans après, il la retrouve, mère de trois enfants et là l’horreur ! on apprend que jamais elle n’a su que depuis 15 ans sa photo faisait le tour du monde !
Elle n’en a jamais rien su ! elle qui exprima alors le vœu « que ses filles puissent être instruites et qu’elles reçoivent l’éducation qu’elle n’a pas eu la chance d’avoir. »

Et là que fait ce photographe ? Ne pouvait-il pas lui remettre des sous, ses droits et partir comme il est venu ? Non ! il fallait qu’il retourne avec quelque chose pour remuer la pellicule dans la plaie : une autre photo ! une photo qui détruirait à jamais la première.

Qu’est-ce que cela apporte au monde de la voir vieillie et toujours dans la misère ? Ne pouvait-il pas lui dire qu’il ne prendrait pas de photo et que cette photo resterait d’elle pour l’éternité ? Non ! un tel bonhomme ne pense pas ainsi sinon depuis le début très certainement que cette afghane aurait eu un autre avenir, ne serait-ce qu’en sachant depuis le début sa célébrité et recevoir ses droits sur son image.

Au lieu de ça, notre grand artiste, ce serpent est revenu avec cette nouvelle photo et il a fallu qu’il lui demande de poser en prenant dans sa main la une du National Géographic.

Franchement ce monsieur n’est-il pas un monstre ? Tout ce qu’il a trouvé à dire c’est :
« « Sa peau est marquée ; il y a des rides maintenant, mais elle est aussi saisissante qu’elle l’était il y a toutes ces années », a-t-il dit après leur rencontre. »
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_McCurry

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17 réactions à cet article    


  • morice morice 15 octobre 2010 11:43

    ridicule et idiot comme texte.


    « Au lieu de ça, notre grand artiste, ce serpent est revenu avec cette nouvelle photo et il a fallu qu’il lui demande de poser en prenant dans sa main la une du National Géographic.
     »

    vous prêtez au photographes des intentions qu’il n’a absolument pas : vous INTERPRETEZ, e qui est très DANGEREUX : vous êtes irresponsable ne faisant ça : le mot « serpent » est RIDICULE.

    Franchement ce monsieur n’est-il pas un monstre ?

    le monstren c’est VOUS. Par bêtise, visiblement.

    • Clouz0 Clouz0 15 octobre 2010 12:56

      En Septembre dernier, Steve McKurry était exposé dans une galerie parisienne, rue de Seine.

      Grands tirages signés numérotés, dont celui de notre Afghane et d’autres du même genre : Personnages visiblement miséreux. Mendiants, inconnus...
      Chaque tirage (1,20 mètre sur 2 mètres, ou approchant) coûtait aux alentours de 2 ou 3000 Euros.

      Et cela après toute l’exploitation commerciale qui dure depuis plus de 20 ans...

      Effectivement cela pose tout de même quelques très sérieux problèmes de conscience.

      Mais Morice n’est pas d’accord !

    • Yohan Yohan 15 octobre 2010 17:10

      Si ce gars a fait ça c’est un minable doublé d’un escroc. ça méritait d’être souligné. Ceci dit, a-t-on la certitude qu’il ne lui a pas laissé quelques biftons ?

      Pas étonnant que Momo soutienne ce genre de mec, il défend toujours l’indéfendable


    • Dzan 16 octobre 2010 10:04

      C’est toujours avec plaisir Morice que je lis vos articles.
      Mais là, je ne comprends plus , ,et si je pouvais vous moinsser plusieurs fois, je le ferais.

      Si Morice, que vous le vouliez ou non, ce mec est un paparzzi de la pire espèce.

      Lui, ce n’est pasavec les stars ou les nymphettes qu’il fait son miel, mais avec la misère photographiée.

      Comme le dit l’auteur, il aurait pu ètre généreux avec cette pauvre femme.


    • Gabriel Gabriel 15 octobre 2010 12:01

      Bonjour,

      Je comprends en partie votre révolte mais il faut tempérer vos propos. Un photographe est là pour prendre des images et les diffuser. Cela peu concerner des camps de réfugiés, des guerres, de la misère etc… L’attitude vis-à-vis des atrocités ou du malheur perçu est personnelle et fonction du ressenti à sur l’instant. Le photographe a fait son job, l’humain est passé à côté d’une occasion qui aurait pu le grandir, le rendre meilleur. C’est comme ça ! Mais cela a lieu chaque jours pour nous tous partout dans le monde. 


      • patchwork 15 octobre 2010 20:02

        Bonsoir Gabriel,
        Tout à fait d’accord avec vous, l’humain a totalement raté le coach et ce, à 3 occasions :
        une fois, lors de la 1ère diffusion de la photo.
        Deux fois, en prenant une photos 15 ans plus tard avec le numéro du National Geographic en main - cynique quand même comme attitude !!!
        Trois fois, lorsque j’ai découvert une autre photo sur le site de S. McCurry prise en 2002.
        http://www.stevemccurry.com/main.php - puis galleries - Afghanistan, photo n° 10 sur 87 prises : femme emprisonnée sous les vêtements, donc impossible de l’identifier, avec la photo de Sharbat Gula - jeune - entre les mains .
        Photo en libre accès total, pas besoin d’identification diverse, donc le photographe ne cherche pas à cacher quoique ce soit.
        Ce que j’en pense  : il a un filon, il l’exploite. Et cela est inacceptable car ce filon est un être humain qui supporte une vie difficile mais cela ne doit pas faire parti de ses considérations.
        Se déshumaniser une fois, je peux comprendre, deux fois, je tique, trois fois, je n’accepte pas.


      • morice morice 15 octobre 2010 15:22

        m’aurait étonné qu’il ne déboule pas celui-là : alors pas trop dur de quitter la suisse le week-end ?


      • fredleborgne fredleborgne 15 octobre 2010 12:48

        Une autre photo célèbre : la jeune femme au drapeau noir

        Elle a fait plusieurs procès au photographe, procès qu’elle perdra un à un. Et cette photo lui a valu d’être déshérité, alors que Monsieur reste célèbre.

        Le droit à l’image n’existe pas sur un lieu public. Pourtant les vedettes font des procès aux paparazzi : 2 poids deux mesures


        • zelectron zelectron 15 octobre 2010 16:17

          avec les yeux impavides d’un zombie photographe mithridatisé...



            • Clouz0 Clouz0 15 octobre 2010 18:18

              McCurry me met mal-à-l’aise, au moins autant que le regard de la jeune afghane.


              Ses photos sont souvent superbes, avec des équilibres de couleurs extraordinaires et l’impression diffuse que les scènes prises sur le vif sont « un tout petit peu trop belles » pour être réellement spontanées.

              Et puis, cette beauté de la misère.
              Cet angle d’attaque esthétique ou esthétisant qui brouille le message.
              Les visages indiens, pakistanais ou Afghans (comme ici) ont très souvent les yeux clairs.
              Les haillons ont des couleurs majestueuses.
              La poussière la pluie ou la boue prennent l’aspect d’un décor nécessaire.

              C’est beau comme un rêve.


              • Surya Surya 15 octobre 2010 21:07

                Bonjour Vlane,

                Je suis d’accord avec le fond de l’article, même si je trouve que qualifier le photographe de monstre est exagéré, donc je veux plusser l’article, je clique bien à droite sur le « oui »... et je vois que ça fait baisser le score de 85 à 81 !! Soit j’ai mal vu, ce qui reste possible, soit il y a eu un gros bug...

                La photo aurait été une photo de groupe, les choses auraient bien sûr été différentes. Mais je suis moi aussi choquée par cette habitude d’aller quasiment voler l’image de gens à qui l’on donne -au mieux- un pauvre petit dollar histoire d’avoir l’air de donner quelque chose en échange, au pire à qui l’on ne donne rien, et ensuite, comme c’est souvent le cas, se faire énormément d’argent sur leur dos, ou même simplement mettre sur son blog ces photos aux relents ethnologiques, représentant une « femme afghane », un « homme de la tribu Untel », dont tout le monde se fiche de connaître le nom, et encore moins de savoir s’il était réellement, au fond de lui, consentant pour faire ce cliché. Je trouve que ces photos trahissent souvent un manque total de respect, d’autant plus grand que le photographe sait qu’il ne risque rien à prendre ces clichés. Les gens photographies n’auront jamais les moyens financiers de faire valoir leurs droits.
                Il m’arrive souvent de voir sur des sites internet des photos de voyages dans des pays lointains où ont été pris des gens, des « autochtones » comme on dit, qui regardent la caméra non seulement sans sourire, mais en montrant ostensiblement par l’expression de leur visage qu’ils n’avaient aucune envie d’être photographiés, et que le touriste s’est arrogé le droit de le faire. Ca n’a pas eu l’air de gêner le moins du monde le ou la photographe, et puis exhiber ces phots, ça donne l’impression aux autres qu’on a fait des tas de rencontres passionnantes.
                A-t-on déjà imaginé un livre, ou un site internet, élaboré par des touristes venus d’un lointain pays, montrant des photos prises sans autorisation, sans aucune rémunération et en plus de ça légendées : « homme de la région de Clermont Ferrand », « vieillard français » ou, pour une jeune fille aux cheveux roux et taches de rousseur « jeune fille typique de l’ethnie irlandaise » ?


                • Mendosa Mendosa 15 octobre 2010 21:16

                  Que de répétitions inutiles et de « suspens » grossier ... cet article aurait aussi bien pu faire un paragraphe de quelques lignes ...

                  Et tout ça pour quoi ??

                  ... vous allez bientôt le savoir...

                  Car c’est vraiment iiiiiincroyable !

                  Attention ça va vous en boucher un coin !

                  Si si je vous assure...

                  Par ce qu’autant de suspens est tellement insoutenable ...

                  Il s’agit surement d’un véritable scandale d’envergure internationale ...

                  Un véritable crime contre l’humanité !!

                  Passible du tribunal international !

                  Si si je vous assure .... !!!!

                  eh bien... eh bien ...

                  Ce photographe ...

                  Est ...

                  méchaaaaaaant !!!!!! smiley


                  • Mendosa Mendosa 15 octobre 2010 23:15

                    Je l’assume...

                    Vous avez kidnappé 10mn de ma vie !!! C’est impardonnable !!!!

                    (non ?)

                    Je pense que ça mérite bien un peu de moquerie, remarquez cependant que je n’ai fait que recycler vos « effets spéciaux » : votre article est une escroquerie.

                    Allez, il n’y a pas mort d’homme ... sans rancune smiley


                  • Annie 15 octobre 2010 21:17

                    J’ai un peu de mal à comprendre. Qu’est-ce qui est reproché à ce photographe ? D’avoir pris la photo, de l’avoir monnayée, ou d’être revenu ensuite pour casser votre baraque ? Il a fait son boulot et plutôt bien. Demandez-vous une minute si cette photo est vraiment représentative des femmes afghanes ? Tout autant que les photos prises ensuite.


                    • cathy30 cathy30 16 octobre 2010 00:41

                      bonsoir vlane
                      moi aussi faire des photos artistiques sur la misère me choque vraiment et les vendre 3000 € il faut oser. et comme vous dites en rajouter une couche, c’est vraiment glauque. la photo 15 ans plus tard est plus que gênante, pas pour l’afghane, mais pour l’auteur. Comment peut-on humilier les gens de cette manière ? Pauvre et vieillie, du genre avant, après.

                      Quelques fois je regarde à la télé antoine de maximy avec sa caméra sur l’épaule (il ne film pas la guerre) et la dernière fois, il filmait en amérique du sud, et le chef d’un village demandait de l’argent sinon pas de prise de vue. On ne peut pas prendre indéfiniment les gens pour des cons.


                      • pavillon noir 9 janvier 2011 16:57

                        Lahroucen a servi de modèle pour une statue qui se trouve aux états unis à washington,je crois, « le premier esclave arrivé en amérique ».Il n’a casiment pas eu d’argent,et vit dans la misère avec sa famille..juste de quoi manger.

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