Le Thénardier et l’afghane : après la photo, le crime !
Avant de vous conter d’un trait l’histoire de ce crime terrifiant jamais mis en lumière jusque-là. Je tiens à préciser comme chacun le remarquera que cet article fut écrit à deux mains : la mienne et celle de wikipedia. Je pouvais bien entendu tout écrire en évitant de copier-coller les bons paragraphes de wikipedia comme autant de bonnes feuilles s’il s’agissait d’un roman écrit par mon partenaire malgré lui, mais c’eût été voler les efforts de wikipedia car tous les faits viennent d’eux quand la relecture des événements à la lumière de laquelle ressort le crime, vient de moi.
Aussi ai-je préféré citer wiki dans le texte car il ne s’agit que de faits et non de figure de style ni de rhétorique, ni de création littéraire, l’essentiel étant ailleurs et jamais wikipedia ne se plaindra d’un pareil usage de leur raison d’être : servir gratuitement la connaissance... surtout quand celui qui s’en sert s’efforce de servir la vérité , la mémoire , le tout publié sur un site ayant la même morale que wikipedia, c’est-à-dire servir le partage de l’information sans souci de profit autre que la satisfaction de savoir le service rendu par la qualité de l’exercice citoyen justifiant ainsi la nécessité absolue de soutenir financièrement à sa guise sans aucune obligation une telle fondation pour la liberté d’expression citoyenne
Merci donc à wikipedia et à agoravox.
Le thénardier et l’afghane : après la photo, le crime !
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Membre de l’ Agence Magnum depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu’il appelle « l’inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l’on ne cherchait pas ». Il est très connu pour sa photographie en couleur très évocatrice, dans la tradition du reportage documentaire.
Steve McCurry rêvait, étant jeune, de devenir un cinéaste documentaire. Il fit des études au Collège d’Arts et d’Architecture de l’Université d’Etat de Pennsylvanie (Penn State), où il a obtenu un diplôme avec félicitations. À 19 ans, il passe une année à voyager en Europe, un peu partout, travaillant comme serveur dans un restaurant à Amsterdam, puis à Stockholm. Il est ensuite parti à la découverte de l’ Amérique du Sud, puis de l’ Afrique. « Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures », dit-il dans une interview publiée sur internet à l’occasion de la sortie de son livre « Sud Sud-Est », qui rassemble ses images de l’Asie du Sud et du Sud-Est.
McCurry a donc cherché une profession lui permettant de concrétiser cette envie. Il débuta sa carrière en travaillant deux ans comme photographe dans un journal, qu’il quitta pour partir en Inde, en 1978, comme photojournaliste pigiste. C’est là, qu’il a appris à observer la vie et à attendre. Il se rendit compte que lorsque l’on attend, « les gens oublient l’appareil et leur âme pénètre dans l’image ».
Sa carrière s’est trouvée lancée quand - déguisé avec une tenue indigène - il franchit la frontière entre le Pakistan et l’ Afghanistan pour pénétrer dans les zones contrôlées par les moudjahiddins (« combattants d’Islam »), juste avant l’invasion soviétique. Quand il ressortit - il avait fait coudre les rouleaux de film à l’intérieur de ses vêtements - ses images furent publiées dans le monde entier et étaient parmi les premières qui montraient le conflit qui venait de débuter. Son reportage obtint le Prix Robert Capa Gold Medal pour le meilleur reportage photographique à l’étranger, une récompense consacrant les photographes ayant fait preuve d’un courage et d’un esprit d’initiative exceptionnels.
McCurry a couvert beaucoup de zones de conflits internationaux ou civils, parmi lesquels la Guerre Iran-Iraq, la guerre civile libanaise, le Cambodge, les Philippines, la Guerre du Golfe, l’éclatement de l’ Ex-Yougoslavie et l’ Afghanistan. Il s’est surtout intéressé aux conséquences humaines de la guerre. «
TRES BIEN
Mais le commun des mortels, ces centaines de millions et peut-être milliards de personne qui ont vu la photo de l’afghane au regard « saisissant », ne savent pas pour la plupart qui est Steve MacCurry mais surtout dans quelles conditions cette photo a été prise comme si finalement il n’y avait derrière le cliché rien de scandaleux et même de misérable de la part du célèbre photographe
Pourtant jugez vous-mêmes :
Poursuivons d’abord avec wiki : « Voyageant à travers le monde au cours des deux dernières décennies, Steve McCurry a regardé droit dans les yeux les visages de personnes dans tous les coins de la planète. De l’Afghanistan à Los Angeles, et dans d’innombrables lieux entre les deux, il a tiré certains des portraits photographiques les plus marquants de notre temps. Sa manière de photographier directe et sans compromis lui a permis de produire quelques images mémorables dont beaucoup ont illustré la couverture et les pages intérieures du National Geographic Magazine, parmi lesquelles, celle, très célèbre, d’une jeune afghane réfugiée au Pakistan.
Un moment particulier dans sa vie a été la rencontre, après presque deux décennies, avec cette jeune femme afghane, Sharbat Gula, qu’il avait photographiée - adolescente - une vingtaine d’années auparavant. Le portrait qu’il fit d’elle a l’époque, avec ce regard intense, inoubliable, avait été reproduit en couverture du National Geographic Magazine. Cette image, a tellement été publiée, dans le monde entier qu’elle est devenue une icône, et que beaucoup la considèrent comme la photographie qui est, de nos jours, la plus reconnaissable dans le monde «
NOUS Y SOMMES.
Jusque-là tout va bien. Une photo d’une beauté effrayante comme celle de l’avion qui explosa dans une des tours du WTC et qui valut à un chef d’orchestre d’être boycotté et médiatiquement lynché pour avoir dit que c’était une belle photo.
Pourtant, cette photo de la jeune afghane que tout le monde trouve terriblement belle car c’est une belle photo, que représente-t-elle ? Elle représente une misérable aux yeux de fer. Une misérable qui, sous son voile troué, où Hugo verrait des constellations, jette au monde le reflet de son impuissance face à sa propre tragédie.
Vous allez savoir pourquoi le photographe est, à mes yeux, un bien misérable être humain sinon le pire qui soit. Savez-vous qui est cette jeune fille de 13 ans au moment du cliché ?
« Sharbat est devenue orpheline suite à l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, ce qui l’obligea à s’enfuir au Pakistan en 1984. Son village fut attaqué par des hélicoptères soviétiques au début des années 1980. L’attaque soviétique tua ses parents et la força, ainsi que ses frères et sœurs et sa grand-mère, à franchir les montagnes pour rejoindre le camp de réfugiés Nasir Bagh au Pakistan.
La photo de Gula fut prise au camp de réfugiés de Nasir Bagh en 1984 par le photographe Steve McCurry pour National Geographic sur un film couleur Kodachrome. Gula était alors une des étudiantes de l’école du camp de réfugiés. McCurry, à qui l’opportunité de photographier une afghane était rare, saisit l’occasion et captura son image alors qu’elle avait approximativement 13 ans.
Bien que son nom ne soit pas connu, sa photo, intitulée « la femme afghane », fit la couverture du National Geographic en juin 1985. L’image de son visage, avec son écharpe rouge par dessus sa tête et son regard très expressif fixant l’objectif de l’appareil photo, est devenue dans les années 1980, à la fois le symbole du conflit en Afghanistan mais aussi de la situation de tous les réfugiés à travers le monde. L’image fut elle même qualifiée de « photographie la plus reconnue » dans l’histoire du magazine. »
»
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Il prit cette photo en 1984, elle fit la une du National Géographic en 1985 ! puis elle fit le tour du monde ! Pendant que le photographe se moussait en occident, que fit-il pour l’afghane dont l’image devient la une la plus célèbre du National Géographic ?
Il ne fit que dalle ! Rien ni lui ni le journal alors que tous se moussaient avec l’image d’une jeune orpheline de 13 ans qui croupissait dans un camp au Pakistan . Ils ne firent rien, non pas pendant un mois ou six mois ou un an…
Rien pendant 6 ans ! Et c’est en 1990 que le photographe décide d’aller la rechercher en vain !
6 ans ! et ensuite ce n’est que 15 ans après la photo que le national Géographic décide d’aller à sa recherche ! 15 ans !
« L’identité de la femme afghane resta inconnue durant plus de 15 ans, malgré les multiples tentatives de recherche faites par McCurry au cours des années 1990.
En janvier 2002, une équipe de National Geographic se rendit en Afghanistan afin de la retrouver. Lorsque McCurry apprit que le camp de réfugiés de Nasir Bagh allait fermer, il s’y rendit et demanda aux résidents si l’un d’entre eux reconnaissait cette femme. L’un d’entre eux affirma connaître le frère de Sharbat et indiqua le nom du village où il habitait. Les recherches furent difficiles, notamment du fait qu’un bon nombre de femmes déclarèrent être Sharbat Gula et qu’une poignée de jeunes hommes affirmèrent en être le mari.
L’équipe réussit finalement à retrouver Gula qui avait alors trente ans, dans une région reculée de l’Afghanistan. Elle était retournée dans son pays d’origine, après avoir quitté le camp de Nasir Bagh en 1992. Son identité fut confirmée grâce aux procédés de reconnaissance biométrique. »
Tout ça pourquoi ? Le pire vient ensuite !
Le célèbre photographe et le national géographic y sont allés non pas pour avoir de ses nouvelles, ils s’en tapaient certainement vu que le photographe a pu vivre la conscience tranquille pendant 6 ans en gagnant de l’argent avec cette image sans jamais penser à faire quelque chose pour cette orpheline : quant au national Géographic : 15 ans !
Le pire vient après.
En effet, dans la vie une rencontre peut changer votre vie en bien ou en mal. Combien de mannequins, combien d’acteurs, combien de musiciens ou combien de simples humains ont pu avoir un avenir non seulement meilleur mais grandiose parce qu’ils ont pu un jour rencontrer un humain positif, un humain qui sait que le hasard et le destin peuvent se prendre par la main si on arrive à y mettre du sien.
L’inverse est aussi vrai, combien de vies détruites à cause d’une mauvaise rencontre.
Le bien, le mal, la différence.
Mais le pire ce sont , à mes yeux, les humains neutres, au sang froid comme celui de serpents qui traversent le monde en le regardant comme un gynéco regarde l’origine du monde, d’un œil tranquille et encore lui regarde pour guérir, les autres ne guérissent rien, ils voient et peuvent beaucoup mais ne font rien, ils passent c’est tout.
Mais s’ils se contentaient de passer, ça irait encore mais que dire quand comme ce grand photographe, il prend la photo d’une orpheline de 13 ans d’une telle beauté et la laisse croupir dans son trou sans lui donner sa chance jamais et surtout en gagnant du fric sur la lumière de ses yeux et en arrosant sa renommée avec ce cliché sans penser à faire parvenir au moins ses droits sur son image.
Rien ! 15 ans plus tard, il part à la recherche d’un autre cliché car il se dit que cela ferait bien de la montrer avant et après. Deux ans après, il la retrouve, mère de trois enfants et là l’horreur ! on apprend que jamais elle n’a su que depuis 15 ans sa photo faisait le tour du monde !
Elle n’en a jamais rien su ! elle qui exprima alors le vœu « que ses filles puissent être instruites et qu’elles reçoivent l’éducation qu’elle n’a pas eu la chance d’avoir. »
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Qu’est-ce que cela apporte au monde de la voir vieillie et toujours dans la misère ? Ne pouvait-il pas lui dire qu’il ne prendrait pas de photo et que cette photo resterait d’elle pour l’éternité ? Non ! un tel bonhomme ne pense pas ainsi sinon depuis le début très certainement que cette afghane aurait eu un autre avenir, ne serait-ce qu’en sachant depuis le début sa célébrité et recevoir ses droits sur son image.
Au lieu de ça, notre grand artiste, ce serpent est revenu avec cette nouvelle photo et il a fallu qu’il lui demande de poser en prenant dans sa main la une du National Géographic.
Franchement ce monsieur n’est-il pas un monstre ? Tout ce qu’il a trouvé à dire c’est :
« « Sa peau est marquée ; il y a des rides maintenant, mais elle est aussi saisissante qu’elle l’était il y a toutes ces années », a-t-il dit après leur rencontre. »
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