Le vote : L’arme absolue
Nous avons l'arme absolue entre nos mains.
Vous, oui, vous, qu'allez-vous en faire ?
Cette arme c'est le droit de vote.
C'est dire stop, ou encore, comme dirait la chanson.
Mais ce choix n'a rien d'anodin.
C'est voter pour celui ou celle qui va gérer nos vies, et notre devenir pendant cinq années.
C'est élire la personne qui va représenter, et défendre, les valeurs du peuple.
Ce n'est pas un geste dénué d'importance.
Nous avons la possibilité de choisir.
Maintenant, il faut faire un choix, et ce choix, multiplié par des millions fera l'élu.
De nos jours, l'élu n'est pas élu à la majorité absolue. Il est élu par défaut, car au second tour, ne reste que les résidus majoritaires, et les abstentions ne sont pas comptabilisées.
L'abstentionnisme.
Parlons quelques secondes des abstentionnistes. Ils votent, mais ne votent pas pour un individu. Est-il normal que ce vote ne soit pas comptabilisé ?
Les gens se sont déplacé, et ont voté, non ?
Ils ont voté blanc, comme on dit, mais n'ont pas voté, réellement ?
C'est un vote de désarroi.
Pourquoi ce vote est éludé ?
Il veut bien dire quelque chose, non ?
Oui, il a un sens.
Et quel est ce sens ?
C'est que personne ne correspond à nos attentes.
Est-il normal que personne ne corresponde à nos attentes ?
Là, je me permet de répondre oui.
Lorsque l'offre ne correspond plus à la demande et aux besoins, vous faîtes un bide.
Lorsque la politique s'est démunie de ses derniers apparats d'humanisme et de sincérité, pour ne penser qu'à eux-mêmes. Peut-on, raisonnablement, les suivre ? Non.
Pourquoi ne pas accepter enfin le vote blanc comme un vrai vote contestataire ?
Les candidats improbables, un second tour inéluctable.
De plus, au premier tour, tout le monde vote pour des partis, dont certains improbables.
Des partis qui défendent les chasseurs, aux partis qui défendent la libération sexuelle. Des partis écolos (la planète n'est, à priori, pas politisée, mais devrait être obligatoirement représentée), des partis qui n'existent que par l'égo de leur leader.
Est-ce sérieux de voter pour cela ?
Tant que nous serons assez bovins pour voter pour des partis insignifiants, nous aurons des présidents non souhaités, car au second tour, nous aurons toujours l'inéluctable choix du PS ou de l'UMP (à part l'accident de 2002).
Est-ce vraiment cela que nous désirons ?
Toujours le même choix ?
Vous voulez l'UMP ou le PS ?
Nous n'avons plus besoin d'élites pour gérer le pays, mais d'union nationale.
Unir les esprits, les experts, autour d'un même projet. Notre pays. Enfin.
Voter UMP et PS, c'est voter pour ces élites qui nous ruinent. Ces mêmes élites qui augmentent leurs salaires, en tant que dirigeant des entreprises du CAC40, alors que les salariés se serrent la ceinture.
C'est incivique, c'est détestable, c'est inhumain.
Si nous souhaitons nous retrouver dans le même état que la Grèce, d'ici quelques années, continuons à voter pour ces mêmes personnes.
Eux, ne vous inquiétez pas, ne souffrent pas de la crise.
Il est possible de sortir de la crise sans douleurs et souffrances. Il est possible de sortir de la crise, sans que l'ensemble des travailleurs (ouvriers, cadres moyens, agriculteurs, PME, fonctionnaires, etc.) paient l'addition pour tout le monde.
Cela est possible, mais cela nécessite un gouvernement qui ne s'est pas avili à faire des promesses aux amis, pour être élu et soutenu.
Combien de promesses faîtes en 2007, n'ont pas été tenues ?
Les députés de droite et de gauche n'ont-ils pas refusé de diminuer leurs émoluments, afin de participer à l'effort national ?
Les dépenses du gouvernement n'ont-elles pas explosé, dans le même temps ou la crise battait son plein ?
Aujourd'hui les conseils en marketing, en communication, essaient de nous vendre des produits qui sont tout, sauf la réalité.
Et, comble de l'ironie, c'est que nous allons plonger tête baissée, et nous allons voter pour l'UMP ou le PS. Et nous continuerons à pleurer, à payer, et à souffrir.
Après les élections, pensez vous vraiment que la France va se ré-industrialiser ?
Les entreprises du CAC40 n'ont cessé d'externaliser, de délocaliser, et depuis cinq ans, c'est pire.
Les patrons de ces entreprises, sont des copains de nos gouvernants, UMP ou PS. Eux, voient, la satisfaction des actionnaires, leurs propres salaires et leurs divers parachutes. Eux voient la réduction des coûts à court terme, la rentabilité immédiate. Ce sont les amis de nos élites politiques. Et vous pensez toujours que vous vivrez mieux après 2012 ?
Si vous pensez toujours que Colgate est mieux que Tonigencyl ou qu' Ultra Brite, parce que la publicité le dit, c'est que vous croyez encore au père Noël. Et si vous avez l'âge de voter, c'est inquiétant.
Que voulons nous ?
Si j'ai bien compris le besoin populaire, le français (moyen, dont je fais parti, et qui devient de plus en plus le pauvre) aimerait (en vrac) :
-
Un pouvoir d'achat décent.
-
Se loger convenablement de façon accessible.
-
Se nourrir convenablement.
-
Un système de santé accessible et efficace.
-
Un système juridique juste.
-
Un travail.
-
Une protection familiale.
-
Une éducation performante pour nos enfants.
-
La sécurité au quotidien.
-
Etc.
Je ne suis pas exhaustif, mais nous ne sommes pas loin de l'essentiel.
Aujourd'hui, aucun de ces points n'est assuré.
Pire, depuis cinq ans, tous ces points se sont dégradés.
Si nous conservons ce système, nous finirons dans le mur. Ce n'est pas de la voyance, c'est une évidence.
On nous vend la crise pour toute cause, mais la crise a bon dos, comme on dit dans ma région.
Y-a-t-il une solution ?
Oui, un gouvernement d'unité nationale.
Ne plus faire appel à des politiciens, mais à des experts.
Mettre à la tête du pays des personnes qui aiment plus leur pays que leur intérêt personnel.
Cesser de penser que les politiciens ont la réponse. Ils ne l'ont pas, et ne la cherche pas, d'ailleurs.
Jouer sur la valeur patriote.
Produire en France, acheter français. Accepter les importations, mais les surtaxer massivement, si ces importations viennent de pays qui ne respectent pas certaines conditions de travail et salariale évidentes. C'est un exemple.
Augmenter la valeur travail, et diminuer la valeur finance.
Contrôler la spéculation.
Etc.
Y-a-t-il un candidat ?
Malheureusement, il n'y a pas de candidat qui puisse nous sortir de cet état.
Certains ont des pistes sur certains points, mais nous enfonceraient sur d'autres.
Par contre, les offres les plus probantes ne sont pas du côté de l'UMP ou du PS.
C'est un fait.
Pour qui voter ?
Je n'ai aucun candidat particulier à proposer, mais si vous voulez vraiment que le monde politique change, je vous conseille de vous concentrer sur trois candidats.
Quels sont-ils, allez vous-me demander ?
Et bien, comme dirait quelqu'un que nous connaissons bien, je vais vous le dire.
Votez (par ordre alphabétique), Bayrou, Le Pen ou Mélenchon.
Pourquoi ces personnes ?
Si c'est Bayrou, nous aurons un homme intègre. Ce sera nouveau. De plus, nous pouvons espérer une ouverture vers la droite et la gauche, et donc une politique modérée pour la population. Peut-être pas efficace, mais modérée.
Si c'est Mélenchon, nous aurons un départ des richesses, un pays en faillite, mais un retour de l'humanisme.
Si c'est Le Pen, nous aurons les cités dans la rue, un pays sûrement en faillite, mais le retour du nationalisme.
Dans le cas Bayrou, nous ne vivrons ni vraiment mieux, ni vraiment pire.
Dans les cas Mélenchon ou Le Pen, nous iront dans le mûr, et le pays sera rapidement en révolte. Par contre, nous aurons un effet secondaire. Les élites s'intéresseront enfin au peuple. Et là, nous aurons un vrai changement.
Maintenant, à vos bulletins.
12 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON