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Accueil du site > Tribune Libre > Les expérimentations douteuses de la CIA... au Japon

Les expérimentations douteuses de la CIA... au Japon

C'est au tour du Japon de révéler des horreurs, maintenant.. Je vous ai déjà parlé ici-même à plusieurs reprises d'expériences lamentables faites par les militaires américains sur leur propre territoire, autour de Dugway, ou à Fort Detrick, notamment sur des dociles Mormons, vous savez ce qu'est l'agent Orange déversé par milliers de tonnes au Viet-Nam, on pensait avoir fait le tour de ces pratiques douteuses, et voici que le Japon découvre en avoir subies aussi. C'est à croire, à force, que le lot d'ingénieurs nazis récupérés en 1945 lors de l'Opération Paperclip avait franchement déteint sur ceux qui les avaient sauvés du peloton d'éxécution ou de la pendaison. Hier, en effet, le Japon a reconnu avoir été la victime d'expérimentations de l'armée US, à Okinawa, sur des terrains appartenant à la base de Kadena, celle d'où décollaient les U-2 pour aller survoler l'URSS ou la Chine. Cette fois, ce n'était pas un avion mystérieux qui était en cause... mais un champignon... tueur de riz ! Les américains jouaient donc bien au Japon aux petits chimistes fous, version expérimentations à la Mengele : nouvelle découverte !

La découverte du document a fait l'effet d'une bombe, car officiellement les USA avaient toujours formellement nié avoir stockés ces herbicides dangereux sur le territoire du Japon, et encore moins en avoir expérimenté des extraits sur place. C'est une petite phrase cachée au mileu d'un rapport qui vient de confirmer ce que disaient d'anciens militaires américains qui les avaient bien vus, ces fameux fûts : "Une seule phrase enterrée entre 7000 pages de documents récemment publiés par le Pentagone pourrait bien être l'aiguille dans la botte de foin qui prouve de façon concluante que l'armée américaine a stocké des herbicides toxiques notamment l'agent orange, à Okinawa, pendant la guerre du Vietnam. Des vétérans américains ont longtemps prétendu que d'importants volumes de ces produits chimiques étaient présents sur l'île, des centaines d'entre eux souffrant de maladies graves qu'ils croient avoir été déclenchées par leur exposition à ces produits. Mais le gouvernement américain a refuté à plusieurs reprises leurs allégations, insistant sur le fait qu'il n'a pas de documents liés à la question. Aujourd'hui, il semble que les dénégations du Pentagone pourraient ne pas avoir été tout à fait correctes".

C'est en effet une simple ligne oublié dans un rapport de 1971 sur l'usage de ce fameux agent Orange, dont des milliers d'adultes et d'enfants subissent les conséquences, aujourd'hui encore au Viet-Nam, notamment qui sert de pierre d'achoppement à ces vétérans têtus, parfois eux-mêmes atteints des ravages de ce produit infernal. "En septembre 1971, l'US Army à Fort Detrick, dans le Maryland, au centre pour la recherche sur les armes bio-chimiques du Pentagone, a produit un rapport intitulé " Les aspects historiques, logistiques, politiques et techniques du programme herbicide / défoliant. " Le document résume l'usage par l'armée de ces produits chimiques pendant la guerre du Vietnam, et parmi les endroits cités, il est fait référence à "des stocks d'herbicides quelque part dans le PACOM-US (le commandement du Pacifique), de matériaux à accès restreint par le gouvernement, en Thaïlande et à Okinawa (Kadena). "

L'article est fort précis et souligne la ténacité de deux vétérans américains, eux-mêmes touchés par les effets secondaires de la manipulation de ces produits infects. "Le gouvernement américain avait admis déjà qu'il avait stocké des herbicides militaires en Thaïlande pendant la guerre du Vietnam, mais avait nié leur présence sur Okinawa. À l'époque, Kadena Air Base (situé près de l'actuelle ville d'Okinawa ) a servi de centre d'approvisionnement clé du Pentagone à travers lequel armes et de munitions ont été transportés au conflit en Asie du Sud-Est. Le rapport de Fort Detrick faisait partie d'un lot de documents déclassifiés de l'armée américaine obtenu en octobre 2012 dans le cadre du Freedom of Information Act , à la demande de Steve House , l'un des anciens combattants au centre de l'enquête de 2011 sur l'utilisation de l'agent Orange en Corée du Sud. House a découvert la référence à Kadena avec Michelle Gatz, un agent des services aux anciens combattants du Minnesota qui a fait des recherches sur l'utilisation de l' herbicide sur Okinawa." Même si je suis sûr que le gouvernement américain va tenter de discréditer le rapport, il nous aidera à prouver les revendications des anciens combattants qui ont été exposés aux herbicides sur Okinawa", a déclaré Gatz." Il pourrait même servir de preuve suffisante pour eux pour recevoir des prestations gouvernementales pour les problèmes de santé dont ils souffrent". Fort Detrick a rédigé le rapport en réponse à une interdiction de Washington sur l'usage de l'armée de l'Agent Orange en 1970 en raison de la preuve que les défoliants que l' Armée de l'Air a pulvérisés au Vietnam pendant presque une décennie ont causé des anomalies congénitales"'.
 
Pour ceux qui ignoreraient les ravages du produit la lecture de l'excellent ouvrage "L'agent Orange, Apocalypse Viet-Nam" des Editions Resistances (ici à droite) est à recommander. On y décrit tout en détail, des façons de le préparer à celles de le répandre, pour examiner après les terribles conséquences. Plusieurs chapitres évoquent la même chose que ce qu'on vient de trouver au Japon : à savoir de la dioxine, enfouie dans les sols. Les militaires américains ont joué à l'apprenti sorcier, en contaminant les endroits où le produit a été répandu... mais aussi ceux où il a été préparé, à savoir leurs propres sols, aux Etats-Unis ou ceux sur la route du Japon, dont des atolls désormais rendus invivables. "La dioxine s'enfonce dans les sols. On la retrouve à deux ou trois mètres de profondeur. Puis elle se diffuse dans la nappe phréatique (et aquifère) qui, en région de delta, se trouve selon le dénivelé du sol à seulement trois ou quatre mètres de profondeur en période sèche, et a moins d'un mètre ou deux en période inondée. Cette dioxine rejoint inévitablement la mer où les particules en suspension reviennent vers les côtes et les mangroves ainsi que dans les parcs d'aquaculture. Après la guerre, de nombreuses espèces de poissons, crustacés et mollusques, ont disparu des côtes sud-vietnamiennes. La sédimentation se faisant selon la loi physique de la masse et de la granulométrie, la dioxine, infiniment petite mesurée en picogrammes, c'est-à-dire en millionième de millionième de gramme : 10-11 g -, descend dans les couches inférieures des dépôts et sédiments. Ainsi, elle échappe du même coup à la dilution, aux frottements, à la photosynthèse, et autres facteurs de dégradation avec lesquels une substance perd la moitié de ses propriétés actives initiales, (néfastes ou bienfaisantes), dans une durée donnée appelée « demi-vie ». Sur ce point, des durées contradictoires ont été avancées, toutes ces prévisions se révélant largement inexactes. En effet, les dioxines ne furent découvertes que lorsque la science permit de mesurer le picogramme. Cette avancée vint confirmer un savoir empirique de longue date : celui que l'Agent Orange était d'une nocivité extrême. Aujourd'hui, nous savons seulement que la dioxine est très stable. Sa durée de vie est fonction de son exposition aux facteurs détériorants sa teneur baisse plus ou moins dans un temps donné. Sur les terres des anciennes bases américaines où étaient stockés et manipulés les fûts d'agents chimiques contenant de la dioxine (et bien que 50 ans se soient écoulés), la teneur en dioxine est encore très élevée, 300 à 400 fois la "doseseuil* communément admise par les organisations sanitaires de différents pays, en deçà de laquelle aucun effet toxique n'est constaté" note André Bouny.

Le défoliant a depuis disparu, mais le sol a gardé en profondeur la trace de la dioxine qu'il a créée. "La dioxine est le fantôme de l'Agent Orange, sa mémoire mesurable. Les endroits hautement contaminés sont appelés « points chauds ». Ils sont nombreux et étendus. Les bases américaines couvraient des surfaces considérables sur lesquelles l'Agent Orange était stocké et transvasé des barils aux cuves des avions. Elles étaient régulièrement défoliées, comme leurs alentours, pour des raisons de sécurité, et formaient un véritable patchwork sur le territoire sud-vietnamien. Certains des vastes points chauds étaient des zones hautement stratégiques, comme la vallée d'A Luoi située à la frontière du Laos où passait la piste Hô Chi Minh, ou bien la région de Ma Da, lieu où débouchait la « piste » au sud, au cour du riaflgle de Fer. D'autres zones, plus exiguës, sont révélées par une profusion de maladies et de malformations très localisées. Le plus souvent, il s'agit d'un lieu où un aéronef en difficulté a vidangé sa cargaison d'Agent orange. L'Opération Ranch Hand ne compta jamais plus de 33 avions, mais ils atteignirent un pic de plus de 600 sorties par mois. N'oublions pas qu'un seul appareil défoliait une largeur de 80 m sur 16 kilomètres de long (soit 1,28 km2) en 4 minutes. Cinq furent abattus, les autres, touchés à de nombreuses reprises par des armes légères, devaient larguer de toute urgence leur cargaison de poison. Ces cas ne sont pas rares, surtout pour les hélicoptères, moins rapides. À la fin de la guerre, toutes opérations aériennes confondues, 8 590 avions et hélicoptères américains avaient été détruits, sans compter ceux de la flotte aérienne sud-vietnamienne." Parmi les zones les plus ravagées figure aussi des lieux intermédiaires sur le chemin du transport dans le Pacifique, tel l'atoll Johnston, ravagé par des années de dépôts d'agents divers laissés à l'air libre le plus souvent en attendant leur emport vers le Japon. Plusieurs corps d'armée (Air Force, Army, Navy) se sont refilé la patate chaude de son administration, avant de tous le laisser tomber : c'est aujourd'hui un désert... invivable, pour ce qui était au départ un magnifique lagon au départ. L'île est désormais totalement inhabitée, complètement ravagée par la dioxine. Aucune étude n'a été menée sur les conséquences pour la flore ou la faune autour de l'atoll : docteur Folamour a encore sévi à cet endroit. Dans le document du jour, Johnston est aussi cité : "la découverte du document Fort Detrick vient peu après la publication d'un autre rapport militaire américain impliquant l' Armée de l'Air dans le stockage de l'agent Orange à Okinawa. " Une évaluation écologique de l'atoll de Johnston ", a déclaré que l'US Air Force a transporté 25 000 barils de l'Agent Orange d'Okinawa vers l'île Johnston dans le Pacifique Nord jusqu'en 1972".

Pourquoi le Japon ? Parce que les américains savaient très bien ce qu'ils faisaient et avaient déjà constaté chez eux les ravages du produit dont ils ont copieusement arrosé le Viet-Nam en véritables apprentis sorciers. En ce sens, le rapport découvert est ahurissant de mépris pour les autres pays que les USA : "le rapport de Fort Detrick raconte les hésitations de l'armée sur la meilleure façon de disposer de ses stocks excédentaires de millions de litres d' herbicides après leur interdiction. Certaines des propositions apparaissant dans le rapport comprennent le stockage des défoliants toxiques dans des « nations sous-développées" sous les auspices des programmes d'aide des États-Unis (? ??) ou "l'enterrement dans des fosses ou des bassins de décantation. " La dernière suggestion sera d'un intérêt particulier pour les résidents d'Okinawa depuis que les vétérans américains stationnés sur l'île ont revendiqué ces sépultures d'herbicides non désirées qui ont a eu lieu à Futenma Air Station et sur ​​d'anciens terrains militaires tels que Chatan Town. Selon les experts , les dioxines contenues dans les herbicides de l'armée américaine peuvent contaminer le sol pendant des décennies et causer des dommages graves à des personnes vivant à proximité. Au Vietnam , le pays où l'armée américaine stocké l'agent orange pendant la guerre reste dangereusement pollué et la Croix-Rouge vietnamienne estime qu'environ 3 millions de personnes souffrent des effets de l'exposition à ces produits chimiques".
 
On aurait pu en rester là, ce qui était déjà pas mal comme plongeon dans l'horreur et le mépris total des populations, mais on est allé plus loin, comme l'a découvert en complément d'enquête une agence japonaise, Kyodo News ; nous disait hier soir le Figaro : "les Américains se seraient servis des champs de riz japonais comme d'un laboratoire à ciel ouvert. C'est ce que révèle l'agence de presse japonaise Kyodo News qui a pu se procurer des documents américains. Les tests se seraient déroulés au début des années 1960. Les Américains, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, occupent une partie du pays. Notamment la petite île d'Okinawa, qui resta sous administration directe des États-Unis jusqu'en 1972. Selon la presse japonaise, les Américains se sont particulièrement intéressés à un champignon, le Magnaporthe grisea. Ce dernier, lorsqu'il atteint des champs de riz, est responsable de la nécrose des plants : tout ou partie d'une récolte peut être détruite. Magnaporthe grisea, présente dans plusieurs dizaines de pays, détruirait aujourd'hui une quantité suffisante de riz chaque année pour nourrir près de 60 millions de personnes. Les essais américains du développement de ce champignon auraient été menés une douzaine de fois, pendant les années 1961 et 1962, notamment dans les localités de Nago et de Shuri.Magnaporthe grisea aurait été distillé sur des rizières afin d'étudier son impact sur la production. L'objectif, en cas de recherches concluantes étaient de priver une population donnée de nourriture, le riz étant l'élément nutritif de base dans tout le continent asiatique. L'agence de presse Kyodo News estime d'ailleurs que, d'après ses documents, les États-Unis avaient en tête « la Chine et l'Asie du Sud-Est » en réalisant ces expérimentations. Les Américains sont à ce moment déjà fortement impliqués dans le conflit au Vietnam". Après les délires guerriers d'un Curtis LeMay qui avait décidé d'aller bombarder les barrages nord-coréens pour noyer la population, voici que l'on découvre les tentatives pour affamer une autre population civile, dans le but de faire perdre la guerre au pays visé. Monstrueuse deuxième découverte du jour ! La pyriculariose, utilisé comme arme pour affamer un pays !!! En fait des recherches qui avaient été menées en 1939-1945 pour affamer le Japon, et que le largage de deux bombes atomique avaient rendu vaines, avaient été poursuivies. Des recherches reprises en 1960, à Fort Detrick toujours, où les stocks important existaient déjà depuis la fin de la guerre.
 
Les USA n'avaient pas été les seuls à expérimenter les agents toxiques : l'Angleterre aussi s'y était mise, et avait même été précurseur  : "en 1943, Porton Down, le centre de recherche bio-chem du Royaume-Uni, est le premier à demander une arme biologique efficace. Au cours de l'année précédente, les chercheurs ont mené une série d'expériences réussies de bombardement à anthrax de l'île écossaise de Gruinard (où des essais de bombes ont également été réalisées), en utilisant des moutons comme des sujets de test. La petite île est devenue tellement toxique, qu'elle dû être abandonnée pour les quarante années suivantes. Les États-Unis a obtenu un démarrage plus lent, mais très vite rattrapé. En 1943, un centre de recherche et de développement d'armes bio-chimique appelé Camp Detrick (plus tard rebaptisé Fort Detrick) a été créé dans le Maryland, avec l'homme d'affaires George Merck comme premier directeur." Cela aurait-il donné des idées à d'autres, notamment les adversaires communistes durant la guerre froide, pas sûr : "dans les années 80, l'Union soviétique a été accusée d'utiliser des mycotoxines à l'appui des armées communistes au Cambodge et au Laos, et plus tard de les utiliser contre l'Afghanistan. Plusieurs personnes dans les villages reculés ont déclaré être tombées malades ou avoir été brûlées par une « pluie jaune » qui est venue à partir d'hélicoptères. Cependant, les allégations n'ont jamais été confirmées. Deux chercheurs ont identifié la poussière jaune recueillis par des soldats comme étant du pollen d'abeille ordinaire, alors que d'autres ont déclaré avoir trouvé aucune mycotoxines dans des échantillons de plantes".
 
Les USA, eux, semblent bien avoir continué... ailleurs leurs projets ce contamination : notamment sur le territoire de l'ennemi juré des Kennedy, à savoir... le Cuba de Fidel Castro (après la disparition des deux frères hostiles à Castro), mais avec une autre méthode de dissémination. "La Chine et la Corée ont allègué que les États-Unis ont utilisé de la guerre biologique contre eux pendant la guerre de Corée, et une équipe internationale réunie par le Conseil mondial de la paix, dirigée par le biochimiste britannique Joseph Needham, a conclu que les agents biologiques ont été déployés des dizaines de fois en Corée du Nord par l'armée américaine. Les États-Unis ont nié avec véhémence, et nient toujours, que cela se soit produit une seule fois, et l'attitude méprisante et même hostile de l'armée de l'air envers les armes biologiques au cours de cette période semble indiquer qu'elles ont été toujours considérés comme peu fiables.On a pensé les tester, mais elles se sont révélées difficile à utiliser, et éthiquement discutables. On craignait aussi que les agents de guerre bactériologique ne peuvent être contenus, et qu'elles puissent se retourner contre la force qui les employait. Pourtant, les conclusions du rapport Needham collent comme de la glue. Éphémères, des allégations difficiles à prouver de guerre biologique devraient refaire surface dans les années 80, contre l'Union soviétique, cette fois". A Cuba, l'épandage a pris une autre forme en 1971 (et n'a été révélé qu'en 2009).  Avec au moins le tacite soutien des fonctionnaires de l’Agence Centrale d’Intelligence, des espions liés aux terroristes anti Castro ont introduit le virus de la fièvre porcine africaine à Cuba en 1971. Six semaines plus tard, le déclenchement de la maladie obligea à abattre 500 000 porcs pour prévenir une épidémie animale à l’échelle nationale." Pour apporter le container maudit, les USA avaient fait appel à leurs alliés de toujours contre Castro : "Pourtant, sur les bases des nombreuses interviews pendant plus de quatre mois avec les sources proches de la CIA, les exilés cubains et les scientifiques, à propos de l’épidémie – qui se déclara deux ans après que le président de l’époque, Nixon, ait banni l’usage des armes offensives chimiques et biologiques – Newsday était capable de donner un compte‐rendu concordant des événements ayant conduit à l’épidémie." Cette fois donc, ce n'était pas un épandage, mais un simple dépôt de container contenant les germes, qui se répartiraient ainsi naturellement avec la manipulation seule du container : "La source de l’agence d’intelligence US dit qu’au début de 1971, il a donné le virus dans un container scellé sans étiquette à Ft. Gulick, une base militaire dans la zone du Canal de Panama. La CIA dirigeait aussi un centre d’entrainement paramilitaire pour son personnel de carrière ainsi que pour des mercenaires à Ft. Gulick. La source dit qu’elle a donné des instructions pour retourner le container avec le virus à des membres d’un groupe d’anticastristes. Le container a alors été donné à quelqu’un dans la zone du Canal, qui le prit par bateau et le retourna à des personnes à bord d’un chalutier de pêche hors des côtes panaméennes. La source dit qu’il n’a pas identifié la substance jusqu’à des mois après le déclenchement de la maladie à Cuba. Il ne s’expliquerait pas davantage. Un autre homme impliqué dans l’opération, un exilé cubain qui demandait à rester anonyme, dit qu’il était sur le chalutier de pêche quand le virus a été amené à bord à un point de rendez‐vous au large de Bocas del Toro, Panama. Il a dit que le chalutier de pêche a amené le virus à l’Ile de Navassa, une minuscule île déserte appartenant aux Etats‐Unis, entre la Jamaïque et Haïti. De là, après que le chalutier de pêche ait fait une courte halte, le container a été apporté à Cuba et donné à d’autres fonctionnaires sur la côte sud près de la base navale US de Guantanamo Bay, fin mars, selon la source qui était sur la chalutier. La base est à 100 miles au nord de Navassa. La source qui était sur le chalutier, qui avait été entraînée par la CIA et qui avait exécuté antérieurement des missions pour l’agence, dit ne pas avoir vu de fonctionnaires de la CIA à bord du bateau qui avait remis le virus au chalutier hors de Panama mais ajoute : « Nous étions bien payés pour cela et les groupes d’exilés cubains n’ont pas cette sorte d’argent... »Il a dit qu’il révélait l’information parce que c’était un membre d’un groupe d’exilés cubains sur lequel les Etats‐Unis menaient une enquête en rapport avec les activités des activités terroristes en Floride. Ce récit a été confirmé par une autre source de l’agence à Miami. La source dit qu’elle n’a pas de preuve que l’opération était approuvée par les fonctionnaires de la CIA à Washington , mais ajoute : « Dans des cas identiques, cependant, ils leur donnent toujours un démenti plausible. ».... le célèbre "démenti plausible", dirions nous ; lié aux opérations clandestines !
 
Les moins doués, qui mélangent tout, vont à partir de là vous faire des tartines sur les "chemtrails". Vous le savez, je ne partage en rien ces délires et tient à nouveau à le préciser. Plus on mélangera ses débilités (confondre insémination et rejet naturel de réacteur en altitude) et moins on parlera précisément de l'usage des armes bactériologiques, à croire que les services de désinformation de la CIA ont tout intêrêt à entretenir le mythe de ces chemtrails, de manière à brouiller les pistes, une fois de plus. Reste un autre endroit encore, révélé cet été seulement, mais celui-là je vous en parlerai bientôt, je l'espère, ici-même. Aujourd'hui, le Japon s'estime donc floué par plus de 50 ans de mensonges américains. "Kawamura Masami le Directeur de la Justice Environnementale au Réseau des Citoyens pour la biodiversité à Okinawa ; a fait un appel aux ONG pour une enquête complète sur l'utilisation de l'agent Orange sur l'île ; et il n'est pas convaincu par la réponse de Washington à Tokyo ." Depuis de nombreuses années , le gouvernement américain avait dit qu'il n'y avait pas de documents liés aux herbicides sur Okinawa. Mais en Août l'évaluation écologique sur Johnston Island l'a prouvée et leur réaction a été de l'appeler inexacte. Or, ce nouveau rapport a été découvert. Vont-ils essayer de dire qu'il est inexact , encore une fois ? a dit Kawamura". On comprend peut-être mieux pourquoi les américains s'étaient-ils autant précipiter pour aller débusquer les armes chimiques chez Bachar-el-Assad, en fins connaisseurs des produits détenus... tous découverts sur les bases militaires appartenant au régime, certains l'auront noté. Comme ils auront noté les nouveaux engins créés sur place pour en balancer des quantités considérables sur sa propre population....
 

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10 réactions à cet article    


  • Feste Feste 14 janvier 2014 18:58

    Merci pour l’article, j’avais relevé un résumé de la nouvelle, mais là c’est de l’exaustif.



      • claude-michel claude-michel 15 janvier 2014 09:19

        heu...idem en Afghanistan sur les champs de pavot... !


        • devphil30 devphil30 15 janvier 2014 09:55

          Les usa ce beau pays des libertés , ce beau pays propre et respectueux de la nature , de la vie humaine.


          Je suis très étonné d’apprendre une ignominie de plus à mettre à leur compte déjà bien chargé ...

          Philippe

          • zygzornifle zygzornifle 15 janvier 2014 10:20

            Dire qu’avec les accords européens en cours les Américains vont nous obliger a distribuer leur poison sous cellophane sous le sourires béat de nos politiques bienveillants qui nous diront : c’est bien pour vous, c’est bon pour vous et c’est bon pour l’économie et le commerce. et ça créé des emplois chez les pompes funèbres....


            • morice morice 15 janvier 2014 15:03

              Dire qu’avec les accords européens en cours les Américains vont nous obliger a distribuer leur poison sous cellophane sous le sourires béat de nos politiques bienveillants qui nous diront 


              intéressez vous plutôt à l’irradiation, tiens : elle est toujours pratiquée..

              relire ceci :


              c’est bien pire que les chemtrails...

            • Matthias24 Matthias24 15 janvier 2014 13:53

              Très bon article. Quel poids pour ce peuple d’avoir autant de crimes sur leur drapeau ; leur armée et leur gouvernement sont des monstres immondes. Cela démontre bien que de prétendre que l’armée est la pour défendre son pays est une immense connerie ; l’armée est là pour conquérir point barre.
              Juste un passage qui m’a dérangé : les chemtrails existent belle et bien. Il faut être aveugle, surtout en France, pour ne pas le remarquer. Et si vous n’êtes pas convaincu par les nombreux documents sur le sujet, regardez juste en l’air ; vous avez déjà vu de la condensation de moteur rester dans le ciel pendant des heures ? C’est scientifiquement impossible. Et comment expliquer qu’avant une certaine période il n’y avait pas ces trainées si c’était vraiment de la « condensation de moteur » ? Allons, on sait bien que nos gouvernements nous mentent, ce bel article nous le démontre une fois de plus. Ne soyons pas crédule à croire que sa ne se passe que chez les autres, sa serait faire preuve d’une bêtise dangereuse.
              Bien à vous ;)


              • morice morice 15 janvier 2014 15:00

                les chemtrails existent belle et bien. Il faut être aveugle, surtout en France, pour ne pas le remarquer. Et si vous n’êtes pas convaincu par les nombreux documents sur le sujet, regardez juste en l’air ; vous avez déjà vu de la condensation de moteur rester dans le ciel pendant des heures ? C’est scientifiquement impossible


                vous n’êtes pas très au courant de ce qui se passe dans l’atmosphère visiblement... : les nuages, selon vous, doivent donc aussi tomber... par terre.

                Et comment expliquer qu’avant une certaine période il n’y avait pas ces trainées si c’était vraiment de la « condensation de moteur » ?

                n’importe quel individu censé constaterait que c’est le trafic aérien qui en est la cause, et s’il y a bien quelque chose qui a grandi de façon exponentielle, c’est ça... arrêtez de vous faire bercer par des thèses ridicules.

                Allons, on sait bien que nos gouvernements nous mentent, ce bel article nous le démontre une fois de plus

                Pas pour les fameux « chemtrails » qui sont inventions de gens qui n’ont aucune culture scientifique. Chemtrails et petits hommes verts c’est la même bêtise entretenue.



                • Matthias24 Matthias24 1er février 2014 13:22

                  Bonjour,
                  la condensation de moteur d’avion ne reste pas aussi longtemps, je l’ai personnellement observé. Avant je ne croyais pas non plus aux chemtrails mais j’ai vu plusieurs fois des avions de lignes voler en haute altitudes sans trainées qui restent aussi longtemps. J’ai même une fois vu un avion avec trainée persistante et un autre sans en même temps dans le ciel. Là, je me suis rendu à l’évidence. Ils volaient sensiblement à la même hauteur en plus. Et cette théorie n’est pas si farfelue que ça, de plus l’Allemagne l’avait officiellement reconnu comme arme contre la sécheresse mais bien sur la vidéo n’est plus en ligne donc ne me croyez pas sur parole mais si l’envie de faire une petite recherche vous disait et que vous tomberiez dessus vous serez scotché.
                  Et que pensez vous de cette « neige de plastique » qui est tombé tout récemment aux USA ? Surement des composés plastique évaporés on ne sait comment de l’océan, déportés par les nuages et retombés là mais surtout pas des chemtrails voyons, c’est interdit et puis c’est une théorie du complot donc il ne faut pas en parler ;)
                   


                • morice morice 16 janvier 2014 00:57

                  Incroyable Morice remet en cause l’existence des Chemtrails !


                  ben oui, puisque ce ne sont que des traînées atmosphériques d’avions et non des épandages....

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