Les Houthis : Les milices menaçantes du Moyen-Orient
Le monde n’a pas eu besoin que le célèbre groupe terroriste Houthi tire des missiles sur Israël depuis le Yémen pour se rendre compte de la menace qu’il représente. Au lieu d’être une révélation, ce périlleux spectacle nous rappelle le danger imminent que représentent les milices terroristes, qui sèment le chaos et le désordre. Les troubles qui se déroulent à Gaza témoignent des conséquences catastrophiques de ces forces malveillantes. L’engagement calculé de la milice terroriste houthie dans le conflit entre Israël et le mouvement terroriste Hamas n’est pas le fruit du hasard. Il s’agit au contraire d’un plan prémédité, méticuleusement conçu pour semer la discorde, intensifier le théâtre de la guerre et saper toute avancée vers le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans la région.
Les dirigeants houthis sont parfaitement conscients que leurs missiles et leurs drones n’ont pas la capacité opérationnelle de percer les défenses israéliennes. Que ce soit en raison de problèmes logistiques ou de la formidable infrastructure de défense antimissile fortifiée par Israël et les États-Unis, ce geste provocateur semble symbolique. Son but semble être d’appâter d’autres parties prenantes et d’attiser les sentiments des populations arabes et islamiques à l’encontre de leurs dirigeants et gouvernements respectifs.
En termes clairs, les manœuvres orchestrées par le Hezbollah libanais ou la milice Houthi au Yémen ne doivent pas être interprétées comme des actes de solidarité avec les Palestiniens.
Au contraire, ils s’inscrivent dans le cadre d’un programme iranien méticuleux exécuté par l’intermédiaire d’agents terroristes mandatés. Cet agenda vise à déclencher de manière préventive des tensions au Moyen-Orient, sabotant ainsi toute perspective d’accord de paix entre Israël et ses voisins arabes. Le projet expansionniste iranien, qui s’appuie sur des milices, des mouvements et des organisations sectaires, cherche à tirer parti des souffrances et des causes des populations, que ce soit au Liban, au Yémen ou dans les territoires palestiniens.
Le comportement des milices houthies et du Hezbollah libanais brouille encore plus le paysage du Moyen-Orient. Le risque de voir des milices terroristes intervenir dans le conflit israélo-palestinien est évident, transformant un discours politique sur les droits justes et légitimes en une conflagration religieuse indésirable. Contrairement aux souhaits de l’Iran et de ses alliés, le conflit avec Israël n’est pas intrinsèquement religieux. Cependant, les actions de l’Iran risquent de plonger la région et le monde dans l’abîme d’un conflit religieux, mettant à mal la sécurité et la stabilité mondiales. L’utilisation par l’Iran du Hezbollah en Syrie et son déploiement actuel dans le conflit en cours avec Israël ne sont pas motivés par une préoccupation sincère pour le mouvement Hamas ou la cause palestinienne. Elle s’inscrit au contraire dans la double lutte d’influence que mène l’Iran contre Israël et les États-Unis.
Cette lutte n’a rien à voir avec les droits légitimes des Palestiniens et est cyniquement manipulée pour gagner la sympathie des communautés arabes et islamiques. Pendant ce temps, la voie destructrice de la milice Houthi au Yémen a maintenant transgressé les frontières nationales, propageant le chaos et le terrorisme, la communauté internationale restant silencieuse même après que les défenses aériennes israéliennes et américaines ont neutralisé les menaces dans la mer Rouge. L’implication des milices affiliées à l’Iran, qu’il s’agisse des Houthis ou du Hezbollah, dans le conflit de Gaza répond à un objectif iranien essentiel. Cet agenda vise à élargir la portée du conflit et à attirer d’autres acteurs régionaux. En raison des multiples facettes des conflits dans la région, il est difficile de contenir cette escalade. L’incertitude plane sur le contrôle, alimentée par un mélange complexe de confusion situationnelle, d’opérations militaires calculées et d’un impact de plus en plus important obligeant les acteurs régionaux à sauvegarder leurs intérêts stratégiques. La réponse passive au plan méticuleux de l’Iran, qui se déroule depuis le 7 octobre, menace d’entraîner la région et le monde dans un conflit de plus en plus vaste, susceptible d’impliquer directement ou indirectement les grandes puissances.
Le véritable dilemme au Moyen-Orient va au-delà de la simple éradication du Hamas terroriste et d’autres organisations palestiniennes. Il appelle à l’élimination de toutes les milices de la région. La prolifération de ces milices sert de modèle séduisant à imiter.
Leur présence persistante, mêlée aux crises régionales, renforce la théorie de la guerre par procuration des dirigeants des Gardiens de la révolution iraniens dans diverses arènes régionales. Cette adhésion implique le détournement d’importantes ressources du peuple iranien.
Si la proposition du président François Macron en faveur d’une alliance internationale pour lutter contre le Hamas devait gagner du terrain, son efficacité pourrait être renforcée en élargissant son champ d’action. Celle-ci devrait englober l’opposition internationale aux milices disséminées dans tout le Moyen-Orient, offrant ainsi une réponse précise et redoutable à la menace que représentent ces groupes.
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