Les sdf moins bien lotis que les chats !?
Dans plusieurs villes existent des abris pour chats et des distributeurs de croquettes !
Pourquoi pas mais il n'y a rien pour les sdf.
A Vaux le Pénil les wc extérieurs de la maison des associations sont fermés au public, à Melun ils ne sont pas entretenus et a Fontainebleau il n'y en a plus. .
Comment peuvent-ils faire leurs besoins élémentaires ?
Sur Facebook se multiplient les avis de recherche pour des chiens ou chats perdus et des appels pour secourir un chien égaré. .
Nous n'avons jamais lu une annonce ou si peu : « une personne sans abri et désespérée a été vue, qui peut lui venir en aide ? »
A Melun, aujourd'hui la police municipale a demandé à une vieille dame de partir de là car la mendicité serait interdite et que ce n'est attrayant devantdes magasins...
C'est la pauvreté qui devrait être interdite.
Ces policiers municipaux auraient pu s'inquiéter de la faiblesse de cette dame âgée.
Les Municipalités devraient se préoccuper de ces hommes et de ces femmes sans rien qui sont contraints de dormir dehors.
Il y a deux jours une jeune femme fragile, sans toit est allée à la Maison de la solidarité de Nemours.
Elle a été reçue mais non orientée. Nous l'avons retrouvée dehors, complètement hagard.
Notre association, sans moyen et sans subvention a mis à l'abri cette dame à l'hôtel de Fontainebleau.
Ce n'était pas a nous de le faire mais l'humanité exige que l'on ne laisse pas ainsi une femme vulnérable et malade à la rue.
Le lendemain le 115 a pris en charge cette femme
Nos associations SOS hébergement et les colibris solidaires interviennent immédiatement pour aider les personnes en difficulté mais elles se tournent et se tourneront toujours vers les institutions de la République pour qu'elles remplissent totalement les missions qui sont les leurs :
Les CCAS doivent se préoccuper de tous ceux qui sont sur le territoire quelques soient leurs statuts : une personne qui dort dehors dans une commune est de fait citoyen de cette commune et doit être mis à l'abri !
Les maisons départementales de la solidarité et les CCAS se doivent de travailler conjointement avec le 115 pour qu'aucun être humain ne reste dehors contre son gré.
Certains élus ne nous apprécient pas parce que nous sommes indépendants et que nous gardons notre franc-parler.
Chacun se doit de rester dans son rôle. Le nôtre c'est d'alerter les pouvoirs publics et d'intervenir quand rien n'est fait par ailleurs.
Avec nos petits bras nous avons aidé et accompagné des dizaines et dizaines de citoyens. Nous continuerons sans faiblesse ni compromission.
Tout ce qui est humain est nôtre, cette devise du grand mouvement de solidarité qu'est le Secours populaire nous convient bien.
Smina Kernoua et Jean Francois Chalot
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