Neige et routes bloquées... dans le temps les camions mettaient les « chaînes à neige » !

Le sujet est la neige et les routes bloquées, néanmoins dans la rubrique « Traffipax » vous trouverez des infos qui vous expliquent comment le Centre automatisé de constatation des infractions routières de Rennes CACIR, gère toutes les contraventions relevées par tous les radars fixes et mobiles( métropole et territoires ultra-marins).
Depuis au moins trois semaines, dans les télés et journaux on nous montre ou on nous parle que des routes enneigées sont bloquées à cause des véhicules immobilisés en travers de la chaussée !
La plupart du temps, ce sont des poids lourds plus particulièrement des semi-morques, qui après un freinage dérapent sur la neige ou le verglas et bloquent la chaussée en se mettant en « porte feuille » c'est-à-dire dans une position ou la remorque « se replie » contre le tracteur . L'ensemble ainsi immobilité en travers de la chaussée bloque la circulation :1 – 2 - 3 - 4 – 5 -, le blocage des voies par un semi-remorque accidenté en portefeuille est bien illustré :ici .
En voyant ces reportages à la télé,... je ne peux m’empêcher de sourire,.. et je vais vous dire pourquoi. En effet les conditions de la circulation hivernale je connais un peu car de 1967 à 1982 je demeurais en montagne Bourbonnaise à 820 d’altitude : hiver 81/82 là.
A cette époque je faisais la route tous les jours pour aller prendre mon service, comme motard, voir plus bas, faut dire que j’étais équipé car j'avais deux véhicules : une 2cv Citroën, et une méhari. Toutes deux étaient munies de 4 pneus cloutés, ( voir la rubrique pneus cloutés plus bas ) plus pour chaque voiture j'avais également une paire de chaînes à neige. (pour info ma Méhari était verte, c’était le premier modèle celui qui avait les portes en toiles , et les spécialistes remarqueront que les clignotants arrières étaient sur les cotés).
De 1967 à 1970, j’ai été motard à la CRS n° 34 de Roanne (42 ) , en l’hiver nous avions une patrouille de nuit ( 20h x 6 h ) c’était la patrouille « état de routes » pour France inter une émission de Roland Dhordain ( On lui doit par ailleurs l'invention du premier service de radio-guidage, en 1958, baptisé Inter Services Routes puis Inter Routes, chargé de diffuser des nouvelles sur l'état de la circulation, France Inter : présentation du service "Inter Service Route", créé en 1952 par Roland DORDHAIN et animé par François BEZIN et Henri SADORGE. Inter Service Route est l'informateur le plus précis de l'état des routes de France 24h sur 24.Pour cela il bénéficie d'un réseau d'informateurs composé de l'ensemble des brigades de gendarmerie, des unités de CRS et des polices de France qui communiquent l'état de routes dans leur région. François BEZIN explique à l'aide du registre des messages, la signification des codes sibyllins et évoque les relais routiers. Puis, Henri SADORGE présente le rôle des opérateurs et la façon dont ils traitent les informations auprès du public qui à fait BAG(atelle) 33 33. source INA. ( Roland Dhordain est décédé il y a quelques jours : source.)
Pour effectuer cette patrouille de nuit, nous étions deux à bord d'une 403 Peugeot break de couleur blanche : là . La 403 que nous utilisions pour ces patrouilles de nuits, avait de la bouteille, sans équipement traffipax ( décrit plus bas ) il y avait juste sur le toit le panneau lumineux escamotable « police », le siège conducteur contrairement à celui-ci, les ressort étaient apparents et il fallait prendre une couverture pour ne pas déchirer le pantalon. (Heureusement que depuis le parc auto a bien évolué ) Quand il y avait de la neige, nous montions une paire de pneus cloutés, et nous avions une paire de chaînes à neige dans le coffre. L’itinéraire c’était la R.N. 7 en partant de la compagnie ( qui est implantée à Mably ) nous allions en direction du Nord ( Moulins/Paris ) faire une reconnaissance sur la côte Bonnier, sur la R.N. 7, qui sur une petite portion ( 1200 m environ ) qui est montante entre et Saint Martin d’Estreaux et la Pacaudière. Quand il y avait de la neige ou du verglas, c’est là que les poids lourds patinaient, et à cette époque la DDE déposée à intervalles réguliers ( assez courts finalement ( 10, 20 mètres eh ! c’est loin ses souvenirs ) des petits tas de gravillons, et bien au cours de ces patrouilles de nuits que de coups de pelles nous avons donnés moi et mon équipier. Une fois la reconnaissance de ce secteur faite, nous passions au commissariat de Roanne pour téléphoner à Paris à France Inter pour dire dans quel état était la route. Ensuite, direction Sud sur Lyon jusqu'à Tarare la ville qui est située en bas du Col du Pin Bouchain. Le Pin Bouchain est un col à 760 m d’altitude , si ce dernier est agréable en belle saison, dans cette région l’hiver et bien c’est une autre affaire ! Il y a une dizaine d'années en passant ce col, on pouvait s'arrêter à l’auberge qui était au sommet, ( aujourd'hui fermée ) et on pouvait ainsi voir un tableau qui narrait une anecdote pittoresque ( voir plus bas ) quand l’empereur a déjeuné dans cette auberge !
Ceci étant dit, revenons à notre patrouille, donc en repartant de Roanne, il nous fallait monter au Col du pin Bouchain pour informer France inter de son état. En bordure de route, là aussi la DDE avait déposé des tas de gravillons, à noter que dans le coffre de notre 403, à notre initiative, nous embarquions deux pelles et deux sacs de gravillons, en plus ces derniers faisaient office de lest pour les roues motrices de la Peugeot qui est une voiture à propulsion ( roues arrières motrices )
Nous avons souvent « jardiné » dans la neige, pelleté moult fois, pour notre voiture ou pour aider d’autres véhicules surtout les poids lourds, car à cette époque l’hiver et de nuit, les voitures de tourismes se faisaient rares. Une fois le col passé à Tarare la ville située en bas de ce col, nous allions au commissariat pour téléphoner ( entre 3 et 4 heures ) à France Inter et rendre compte de l’état de la route ! Bon c’était il y à 40 ans, et à cette époque pas mal de camions étaient équipés de chaînes à neige de ce type : là.
Dans ces endroits assez perdus, et par ces nuits d'hiver, les chauffeurs de poids lourds, comme les autres usagers étaient assez contents... de rencontrer un break 403 blanc avec un panonceau police éclairé sur le toit. Maintenant je ne pense pas qu'il soit possible de rencontrer ces patrouilles nocturne, car la brigade moto de la crs 34 a été dissoute :là .
Maintenant le monde du poids lourd veut être rapide, et de plus en plus ce dernier est géré par des financiers, seul compte la rapidité et le moindre coût. Terminer l’époque où le patron disait à son ou ses chauffeurs de prendre des chaînes pour circuler l’hiver, ce qui fait qu'à la moindre couche de neige, la plupart des poids lourds , dérapent et finissent par se mettre en travers de la route et bloquer tout passage.
La 403 Peugeot « traffipax » !
Ce modèle était nommé le « traffipax », il servait à la surveillance routière pour prendre en photo les infractions routières ( dépassements dangereux, chevauchements de lignes, conduites à gauche etc ). Le « phare » qui était placé sur l'aile avant droite était un horodateur qui indiquait la date, ( heures, jours ) de la vitesse de la voiture de police. Dans le véhicule, il y avait deux appareils photos qui étaient placés en haut devant le passager : là . L'horodateur indiquait la date du jour, l'heure et la vitesse du véhicule de police, l'un des appareils photos prenait cet horodateur en gros plan, l'autre prenait une photo en plan large pour matérialiser l'infraction comme une conduite à gauche, dépassement interdit ou un franchissement d'une ligne continue. Pour matérialiser une vitesse excessive, il suffisait de rouler à vitesse constante autorisée... par la force des choses si le véhicule qui était devant nous roulait plus vite, celui-ci s'éloignait de plus en plus, cet « éloignement » démontré par plusieurs photos successives, matérialisait ainsi le dépassement de la vitesse autorisée. Pour les photos de nuits le flash était dans le « phare » sur le toit coté passager, d'autres photos du matériel sur ce site : là. Copie d'un vieil article sur le traffipax : là. Pour info, j'ai placé deux photos plus haut qui ont été prises sur ce site : là .
A mon époque les appareils photos à pellicules dit 24x36, le négatif noir et blanc était développé à l'identité judiciaire du commissariat de Roanne, une foi la photo développée, nous relevions des n° des plaques d'immatriculations, et les propriétaires étaient identifiés via les préfectures. Maintenant les véhicules traffipax utilisent des radars comme le Cerva, qui est relié à un écran numériques, les données, ( les photos de l'infraction ) sont stockées sur disquettes ; Dans le cas d'un contrôle sans interception, l'équipe de contrôle une fois rentrée à son P.C. peut transmette ces dernières directement par internet au Centre automatisé de constatation des infractions routières à Rennes : le CACIR. Pour l'instant la transmission de la disquette se fait à partir d'une station de transfert locale ( cantonnement CRS, commissariat, gendarmerie). Voir ce site qui explique toute la procédure :là . Mon petit doigt me dit que dans quelque temps, ce transfert sur Rennes pourra se faire directement depuis le véhicule via un ordinateur portable !
Les radars à flash infra-rouge !
Un radar nouvelle génération est en service, ce radar est à flash infra-rouge il est surtout utilisé pour les « coins sombres » comme par exemple les tunnels. Le Line 300 tire son nom de sa précision diabolique. "Notre radar est capable de prendre en photo à 300 mètres un véhicule roulant à 300 km/h".
De plus il est capable de photographier dans l'obscurité et sans flash !
Selon sa disposition, le Line 300 est aussi capable de verbaliser les voitures franchissant les feux rouges, dépassant les lignes blanches ou empruntant les voies de bus :source..
Autres infos sur les radars infra-rouge :1 – 2 – 3 .
Carte des radars ( métropole et territoires ultra-marins.) : là.
Votre serviteur a été deux fois « victime » d'une boite à malice, ( vers les 23 heures 99/90, 56/50 ),...cela lui a coûté deux fois 45 € et quelques points en moins, heureusement récupérés depuis.
Les équipements hivernaux : chaînes , pneus neige, à clous !
Pour circuler l'hiver sur les routes, plusieurs équipement existent , voir les différents modèles sur le site du Ministère des Transports, les équipements hivernaux .
Les chaînes à neige : Ces équipements hivernaux sont amovibles et montés manuellement autour des pneumatiques.
Les chaînes sont des équipements obligatoires dont les usagers doivent être munis pour circuler sur les sections de routes délimitées par le panneau B36 « Chaînes à neige obligatoires » fin de section B44 Les chaînes à neige pour la circulation routière des véhicules doivent répondre aux prescriptions contenues dans l'arrêté du 18 juillet 1985. Sur un plan réglementaire leur utilisation est interdite sur route sèche et il est recommandé de rouler doucement. Il n'est donc pas nécessaire d'équiper les quatre roues, compte tenu de la vitesse d'utilisation. Actuellement, les chaînes se répartissent en deux catégories : les plus simple sont à échelles , les autres à croisillons, certains e peuvent se monter sans déplacer le véhicule. Exemple de chaînes à neige chez norauto , chez feu vert. Pour ce tirer d'un mauvais pas ,...ou sur ne courte distance il y a ce système dit « Snowgrip », très pratique, il se met en place en moins d'une minute inconvénient il ne faut pas rouler à plus de 20km/h avec. On peut utiliser ce système pour se sortir d'une situation délicate ( verglas coté enneigée ) puis on les enlève : là, et ici. Attention ce système ne peut être utilisé pour circuler sur une section de route délimitée par un panneau « chaînes à neige obligatoire. Enfin une astuce simple sur route enneigée, pour avoir plus d' adhérence il faut dégonfler légèrement les pneumatiques... ne pas oublier de rétablir la pression après !
En hiver un déplacement en voiture surtout si vous empruntez des secteurs qui sont un peu isolés et quand même plus délicat qu'en été, alors il est bon d'avoir dans son coffre outre les équipements hivernaux vus plus haut, une couverture par occupant, une pelle, une corde, boissons et nourriture ( gâteaux fruits secs ),... ces précautions peuvent faire sourire certains , mais parfois, ces dernières peuvent vite se révéler très utiles !!!
Gag ou réalité, il existe également une autre façon de se tirer d’une mauvaise posture dans la neige, ça ressemble un peu à une farce u 1er avril, la chaîne à neige en tube !!!!
Dispositif spécial chaînes à neige poids lourds !
Maintenant pour les poids lourds, il existe un dispositif de chaînes automatiques dites également « à fouet tournant » : 1 – 2 – 3 –
Ce système de chaînes est généralement utilisé par les poids lourds, ce dispositif est embrayable et débrayable depuis la cabine. Ce système assure la mise en place comme il l'est montré sur les 3 photos plus hautes, d'un tapis de chaînons sur l'aire de contact entre le pneu et la surface routière.
Ces chaînes se composent d'un galet sur lequel sont fixés les chaînons. Ce dispositif peut se mettre en place depuis la cabine en appuyant sur un bouton, qui, par l'intermédiaire d'un vérin pneumatique, presse le galet porte-chaînes conte le flanc du pneu du camion. Le galet est entraîné en rotation par la roue du véhicule et, sous l'effet de la force centrifuge, les chaînons viennent s'interposer entre la surface routière et l'aire de contact du pneu, la marque Beka est leader en la matière .
Les pneus neige bientôt obligatoires en France ?
Les bouchons ( parfois 400 km ) et immobilisations provoqués par les récentes chutes de neige et les périodes de verglas ont un coût, à l'instard de l'Allemagne qui impose quand les conditions climatiques l'exigent l'utilisation de pneus neige, chez nous une mesure identique risque-t-elle de voir le jour, la réponse est que le Ministre de l'Intérieur Brice Hortefeu l'envisage : là.
Pour Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint à Auto-Plus, une telle mesure n’a pourtant pas de sens : « S’il faut des pneus hiver pour une voiture qu’on change tous les trois ou cinq ans, cela devient compliqué : Néanmoins lorsque l'on achète et utile deux pneus neige ( le minimum requis par la loi ),... les deux pneus d'été ne s'usent pas, seul leur problème de stockage demeure, et pour ceux qui vivent en studio, ce n'est pas évident !!!
Caractéristiques du pneu hiver !
Dès que la température descend en dessous des 7°C, les pneus hiver sont plus adaptés. Leur mélange de gomme et la forte lamellisation vous garantiront sécurité et longévité Le pneu d'hiver est dit pneu thermogomme c'est un pneu dont la gomme ne durcit pas au froid.
Tous les pneus de la catégorie « pneus hiver » sont fabriqués à partir de ce type de gomme.
En hiver, la gomme d’un pneu été a tendance à durcir sous l’effet du froid.
Plus un pneu est dur, moins il adhère au sols froids et plus les distances de freinage seront longues.
Les pneus à clous ou à crampons !
Certaines rumeurs disent que l'utilisation des pneus à clous est interdit, c'est faux, en période hivernale ( de début novembre à fin mars ) l'utilisation des pneus cloutés : 1 – 2 ... est autorisée, la réglementation impose « certaines conditions », comme l'apposition à l'arrière du véhicule du panneau pneus cloutés : là , la vitesse limitée à 90 kmh, voir le site du Ministère : ici, et l'arrêté ministériel : là, et également ce site déjà cité : là. Attention sur certaines routes les préfets peuvent interdire l'utilisation des pneus à clous. A l'époque ou je circulais avec des pneus à clous, ces derniers étaient garnis de clous mono-collerette : dessin, pour me rendre à mon service, je faisais à chaque voyage ( aller et retour ) 70 kms dont 30 en virages, ce qui fait qu'en fin de saison, beaucoup d'entre eux avaient été arrachés, leurs emplacements étaient vides comme le montre cette photo,... alors avec une tenaille j'ôtais ceux qui restaient,.... et le pneu été ainsi transformé en pneu d'été.
Conclusion !
Dans notre époque qui se dit moderne ( où trop souvent la politique du moindre effort prime,.. et des économies dans l'immédiat, je pense que l'on n'a pas fini de voir des camions immobilisés en travers des routes enneigés comme : ici !, ou : là .
Anecdote sur le Col du Pin Bouchain !
A l'époque ou je patrouillait sur le col du Pin Bouchain, au sommet il y avait une auberge ou il était possible de voir un tableau qui illustrait une anecdote pittoresque quand l’empereur a déjeuné dans cette auberge !!!”.. Hé bien pas pas de chance, en été 2004, je suis passé au col du Pin Bouchain,… l’auberge est définitivement fermée, et le nouveau propriétaire m'a dit que le tableau a été vendu !
Liens en annexe !
En ce moment,...La pénurie de pneus neige !
Gilbert Spagnolo dit P@py
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