On jette même des handicapés à la rue !?
Chaque jour apporte son lot de scandales. On ne compte plus les appels au secours de personnes qui se retrouvent à la rue pour une expulsion.
Des personnes jetées à la rue ont recherché des hébergements temporaires dans la famille ou chez des amis. Ces mises à l’abri ne durent pas.
C’est ainsi qu’un monsieur, habitant à Nemours est venu nous informer que son ancien camarade de classe qui lui avait donné refuge ne pouvait pas continuer à lui offrir le gîte.
Des personnes téléphonent au 115, qui répond favorablement si des places sont libres et que la personne est prioritaire.
Les budgets sont serrés !
Le 12 janvier, le DAL 77 a été alerté par une famille en détresse.
Expulsées par le bailleur privé, trois personnes d’une même famille se retrouvent à la rue, à la recherche d’hébergements.
Cela se passe à Nemours, encore une fois dans cette ville.
Comme nous en avons l’habitude, des militants du DAL sont allés sur place pour rencontrer cette famille et en savoir un peu plus.
« Les bras nous en sont tombés » : Monsieur et Madame M et leur nièce habitaient dans un logement loué à un bailleur privé. Ils ont été expulsés, suite au décès du propriétaire, le 20 septembre sans avoir reçu d’avis et sans décision de justice.
Il semble que l’initiative vienne du notaire qui aurait diligenté un huissier.
La police était présente, ce qui est étonnant.
Cette histoire suscite bien des interrogations sur la légalité de l’acte….
Nous essayons d’en savoir un peu plus, nous ne lâcherons rien.
Madame est en fauteuil, elle est handicapée et doit recevoir des soins réguliers par des personnels soignants.
Ce n’est qu’« un détail », certainement, pour les acteurs de cette expulsion.
Monsieur a même dû porter sa femme lors de l’expulsion.
Renseignement pris, Monsieur M avait écrit à Madame la Maire afin de la prévenir.
L’élue n’a pas répondu !?
IL Y A ENCORE BEAUCOUP A FAIRE DANS LE DOMAINE DE LA PREVENTION DES EXPULSIONS, LES SERVICES DES VILLES DE RESIDENCE ONT UN ROLE IMPORTANT A JOUER !
Comment a-t-on pu laisser faire un tel acte inhumain ?
Cette famille est inquiète, désespérée même.
Le DAL s’est adressé au Préfet pour l’informer des faits et pour demander une mise à l’abri de cette famille.
La mise à l’abri ne peut être que temporaire car madame, handicapée doit disposer d’un lieu accessible adapté.
Le Préfet nous a répondu immédiatement qu’il faisait le nécessaire.
Nous demandons donc qu’une solution de relogement soit recherché pour cette famille et qu’un accompagnement social leur soit assuré dans les plus brefs délais d’autant plus que la mise à l’abri trouvée ne satisfait pas la famille, car elle ne permet pas une bonne continuité des soins.
Nous continuerons à suivre cette famille afin qu’une solution adaptée à la situation de cette dame soit trouvée rapidement.
Jean-François Chalot
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