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Accueil du site > Tribune Libre > Qui parle du scandale d’Agréal dans les médias ? Médiator oui et (...)

Qui parle du scandale d’Agréal dans les médias ? Médiator oui et Agréal non !

Une affaire de plus concernant un scandale dû aux médicaments et cette fois-ci je suis concernée tout comme avec AGREAL !

On peut être correspondante de presse mais également malade et refuser de se taire devant les difficultés que rencontre un malade pour demander justice à son pays.

Je suis une victime du Médiator qui fait « La Une » des journaux mais je regrette que personne n'évoque un scandale que l'on étouffe depuis près de 4 ans et qui est celui de l'AGREAL des laboratoire Sanofi.

Là aussi je suis victime.

 Cela fait 3 ans que je me bats pour obtenir réparation mais je ne dois pas compter sur une certaine association qui ne veut pas de mon dossier car je n'avais pas mes ordonnances, sauf une que je viens de retrouver et qui prouve que l'Agréal m'a été administré en triple doses sur au moins 3 mois (malgré un courrier adressé aux médecins sur les dangers de ce médocs et dont pas plus de 20 comprimés par mois et pas plus de 3 mois d'affilée) et c'est un neuroleptique pour schizophrène... Je n'avais que des bouffées de chaleurs.

J'ai pris le Médiator au même moment... Je vous laisse imaginer les soucis de santé que j'ai depuis !

Je ne peux rien faire contre le médecin et le pharmacien car pas assez d'argent pour attaquer !

Il ne faut pas accepter les arrangements à l'amiable car si les laboratoires acceptent ce type d'arrangement c'est parce qu'ils savent que s'ils se retrouvent au tribunal la facture sera plus lourde !

Et surtout n’oublions pas que l’association prend sa commission sur les indemnisations et ne souhaite pas que les affaires trainent de trop vu que cela coûte de l’argent pour monter les dossiers.

Ne comptons pas non plus sur les avocats qui ne veulent pas traiter ce type d’affaire avec l’aide juridictionnelle car cela demande beaucoup de recherches de documents et mobilise beaucoup de monde et si un avocat est désigné d’office, il fait traîner l’affaire !

Cela peut se comprendre mais que fait-on des malades empoisonnés qui n’ont pas d’argent ?

Ce que je veux également souligner c'est que les associations qui disent défendre les malades ne défendent que ceux qui ont de l'argent pour payer car 3000 euros d'experts ce n'est pas tout le monde qui peut les avancer.

Il y a 3 ans c'était 400 euros... Où étaient les associations de malades pour manifester contre cette injustice de plus ?

Qui défend les victimes de l'Agréal qui ne peuvent pas prouver la prise du médicaments car elles n'ont plus les ordonnances et surtout pas les 3000 euros pour les experts.

Il y a une autre chose que je souhaite souligner, c’est que certaines associations vous font payer avant de voir votre dossier, puis vous disent… « Votre dossier est incomplet on ne peut pas donner suite » Pourquoi ne rembourse-t-on pas la personne au moins de 50 % ?

Pendant ce temps-là l’argent des plaintes qui ne seront jamais traitées rentre dans le coffre de la banque.

Pourquoi la Sécurité Sociale refuse de faire une attestation de la prise de ce médoc ? Les ordonnances sont jetées au bout de 2 ans mais jette-t-on aussi les bases de données qui nous concernent ?

 A l'heure du "tout informatique" on ne jette plus ce type de choses, l'informatique garde tout ce qui nous concerne.

Beaucoup de questions mais peu de réponses.

Je me rends compte que les malades ça rapporte aux laboratoires, au corps médical, à la presse papier et aux associations de malades qui font payer « plein pot » une adhésion qui débouche sur rien et quand des affaires comme le Médiator arrivent… Croyez moi, la banque de ces associations se frotte les mains.

Il n’y a pas que les laboratoires, les médecins à réglementer mais il y a aussi les associations qui encaissent des adhésions qui ne débouchent sur rien !

J’ai beaucoup de respect pour les bénévoles qui donnent de leur temps pour aider des malades mais je méprise ceux qui se servent de notre désarroi pour se mettre en avant auprès des médias !

Nous sommes des victimes, pas d'arrangement à l'amiable, notre vie n’est pas une marchandise, nous ne sommes pas des tapis.

Et je me pose la question suivante vu le bruit que cela fait : "n’y aurait-il pas une tentative pour un rachat des laboratoires SERVIER par un concurrent, en mettant le laboratoire en état de faiblesse ?"


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12 réactions à cet article    


  • clostra 13 janvier 2011 12:19

    Le voile se lève. Soyez patiente.
    Il y a 15 ans, j’avais dit : il est urgent de ne rien faire*
    Depuis, j’attends ce jour qui vient, de tous mes voeux

    *mais nous avons fait finalement beaucoup, notamment en faisant reconnaître des droits aux usagers des hôpitaux, par exemple (ce qui devait être en vigueur depuis 1947, date de ratification du Code de Nuremberg)
    Ne rien faire parce que dans l’état, la cible n’aurait pas été atteinte, pire encore des victimes expiatoires auraient été désignées.
    Une loi assez « vicelarde » permet de contourner la justice, ce sont les « médiateurs » dans les hôpitaux, ce qui aboutit à du « ni vu ni connu », vous avez eu vos sous, fermez-la


    • clostra 13 janvier 2011 13:45

      Un petit exemple de l’inconscience généralisée :
      On a rapporté - pour ça les anglo saxon semblent plus en avance pour recueillir directement les témoignages de patients sur les effets secondaires des médicaments - que certains antibiotiques dont l’érythromycine (souvent prescrite pour la sphère bucco dentaire) peuvent induire des états proches de ceux de la psychose, des états dits « confusionnels ». (en France on trouve ça comme effet secondaire « rare »). Je connais au moins un cas où cet état a fait l’objet d’une hospitalisation « à la demande d’un tiers », donc contre signée par deux médecins différents (dans le cas présent : bien sûr pas des chirurgiens dentistes...) dont aucun des deux ne s’est enquis d’éventuels médicaments absorbés...La personne a été, non seulement surmédiquée mais menacée de perfusion si elle ne prenait pas ces énormes doses de « psychotrope » (?), mais bien sûr comme dans les cas d’internement sous la contrainte, enfermée dans un bâtiment à l’écart des autres malades avec interdiction d’appeler sa famille durant au moins une semaine...

      Mal diagnostiquée, cette personne a fait un accident lié au traitement...tout ça aurait pu la tuer.

      Quels dégâts !
      D’autant que dans ce cas, cette personne, aidée par une association de malades, a suvi scrupuleusement les recommandations : plainte au niveau du Procureur...Le pauvre ! la « patiente » très patiente, qui avait pu lire des inepties d’un médecin qui avait signé son internement, à l’envers, sur le papier que tenait le directeur de l’établissement venu lui rendre visite pour (on rira) la rendre à la raison...sous l’emprise des tonnes d’elle ne savait même pas quoi, elle-même, a été suivi de la visite d’un enquêteur qui lui a tenu des propos cette fois, carrément mièvres « vous savez bien ce qu’on attend de vous » lui a-t-il dit. Au point qu’elle se demande encore quoi ?

      Dans ce cas, c’est vers la famille qu’on va se retourner...

      Voilà pourquoi il était urgent d’attendre que toutes ces choses qui sont vérités parviennent à nos consciences et à celle de ceux qui nous soignent.


      • clostra 13 janvier 2011 13:57

        pour ne pas induire en erreur, il est possible que ce soit plutôt le Préfet et non le Procureur. Logiquement celui-ci devrait transmettre au juge des Libertés.


      • voxagora voxagora 13 janvier 2011 19:11

        .

        Merci pour cette information, très instructive, sur le cynisme des prescripteurs
        de n’importe quoi : aujourd’hui beaucoup de médecins « diagnostiquent » des « troubles »
        à partir d’une grille américaine complètement folle, et attendent de voir les effets
        des traitements pour confirmer (ou non) leur « diagnostic » !..



        • clostra 13 janvier 2011 19:21

          Une petite conclusion provisoire :
          plutôt que de s’enfoncer dans des débats d’experts sur le coût de telle ou telle chose, ce qu’on doit ou non prendre en charge, le CISS dit Collectif Interassociatif, qui semble être tombé dans le piège qu’on lui a tendu, devrait se dépêcher d’aller dénombrer les « internés » pour cause d’effet secondaire, notamment de confusion mentale avant qu’il ne soit trop tard !
          Nous avions flairé ce danger pour ce collectif pas toujours constitué de vrais usagers de la santé.


          • clostra 13 janvier 2011 19:23

            par exemple, que vient faire Médecins du Monde dans la galère des usagers de la santé ?


            • Clojea Clojea 13 janvier 2011 19:52

              Bonjour. L’Agréal était en fait un tranquillisant mais ce n’était pas annoncé comme tel. Il était annoncé comme pouvant diminuer les bouffées de chaleur et autres désagrément de la ménopause. Les médecins ne disaient rien et des quantitées de femmes en on pris sans savoir ce que c’était. Une véritable arnaque, un véritable scandale. Les labos, que ce soit l’un ou l’autre, cela reste des labos avec une seule idée en tête, le pognon. Il n’y a guère que les labos homéo qui soient correct.
              N’oublions pas que les produits Véléda on failli disparaitre, car les labos voulaient l’enlever du marché. Motif : La fabrication des produits Véléda est fait selon les méthodes de Steiner, considéré comme une secte. Bien commode pour se débarrasser d’excellents produits. Heureusement Véléda s’est battu, une pétition a circulé, et les produits sont toujours là. Mais méfiance, les labos sont toujours aux aguets pour supprimer le naturel et favoriser le chimique. (le naturel ne peut se breveter, le chimique oui, c’est la raison.
              Merci pour l’article 


              • clostra 13 janvier 2011 20:15

                Même si Boiron est une entreprise citoyenne, ce qui est tout à son honneur, ses prix ont vertigineusement augmenté ! du moins dans les assemblages et petits coffrets...
                Mais il s’agit peut-être de Développement Durable.


              • clostra 13 janvier 2011 20:27

                Parlons de sectes et nous serons bien étonnés d’y voir figurer des médecins, des avocats...
                C’est ce que j’ai essayé de faire comprendre l’autre jour sur un post sans être entendue. Qui utilisent leurs connaissances parfois pour nuire.

                à l’intérieur d’un groupe santé, nous avons travaillé plus de 15 ans, notamment en recevant, testant des « pratiques alternatives », faisant jouer ensemble notre intelligence collective et notre esprit critique.
                Pour parler de Steinert, si effectivement les discours sont un peu difficiles à suivre (très implanté en Alsace, qui par ailleurs dispose encore d’une Sécurité Sociale comme à l’origine, gérée localement), au moins les produits évitent les expédients (jeu de mot volontaire), ils sont d’ailleurs ou par ailleurs, vendus très chers...
                On pourrait vous en raconter bien d’autres sur tout ça...mais également des symptômes qui sautent aux yeux quand on rencontre certains allopathes, véritables nocebos, soignant leur clientèle.


                • clostra 13 janvier 2011 20:38

                  J’insiste volontairement sur le CISS destiné à représenter les usagers de la santé.
                  En créant RESHUS, regroupant des associations ayant pour but de défendre TOUS les usagers de la santé, et non de malades (au mieux car on sait que de nombreuses associations dites de malades sont pilotées par des médecins eux-mêmes subventionnés par des labos pharmaceutiques) regroupés par pathologie, ceux-ci pouvant évidemment sièger mais pour défendre la partie commune à tous (accueil, accès aux informations, droits, recueil de témoignages sur des soins etc) parce que nous avions flairé le risque de récupération.
                  Faites un tour sur le site du CISS et sur ses partenaires financeurs : vous aurez compris le mal qui guette le CISS.
                  Voilà : on y retrouve les ingrédients des conflits d’intérêt.

                  Que le CISS s’entoure des meilleurs experts est très différent d’experts s’entourant d’usagers de la santé !


                  • Robert GIL ROBERT GIL 14 janvier 2011 07:25

                    Encore un scandale, pourtant s’il est un domaine où la notion de rentabilité devrait être relativisée, c’est bien celui de la santé. Il est loin le temps où le docteur Jonas Salk, créateur du premier vaccin contre la poliomyélite, déclarait à un journaliste lui demandant à qui appartenait le brevet : « Eh bien... au peuple. Il n’y a pas de brevet. Peut-on breveter le soleil ? » Depuis, les droits de propriété intellectuelle et les brevets sont passés par là, tout doit être source de profit.

                    « Médecine, santé et profit » sur http://2ccr.unblog.fr/


                    • Francis, agnotologue JL 14 janvier 2011 09:17

                      @ Robert Gil,

                      comment ne pas être d’accord : les brevets, c’était bon dans la société industrielle en plein essort. La dérèglementation néolibérale déconstruit les archaïsmes ? L’ultra libéralisme revendique le droit naturel ?

                      Les brevets sont des archaïsmes qui ne sont pas des droits naturels : enterrons les brevets ou bien enterrons le libéralisme !

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