Sarkozy, Hollande et les mange-merde nous enferment dans un cercle vicieux, une voie sans issue
Triste caricature d’un Président en campagne qui oppose monde rural et écologie, agriculture et environnement.
Triste rétropédalage des idéologues classés à "gauche". La soumission d' EELV à un parti proche de la finance internationale et qui ne cache pas ses affinités avec le lobby nucléaire marque l'arrêt de nos industries innovantes à la conversion écologique.
En visite à Pamiers où il venait présenter ses vœux au monde rural, le président Nicolas Sarkozy déclare « préférer que l'Etat se gardât par le passé de réintroduire des ours dans les Pyrénées ». ( AFP ) L’Alliance Ecologiste Indépendante regrette les déclarations d’un Président de la République en pleine campagne électorale qui est venu chercher les voix des anti-ours. Après l’annulation du dernier relâché, cette déclaration de principe contre la réintroduction signe l’arrêt de mort de l’ours en France. La population actuelle est en effet clairement insuffisante pour permettre une sauvegarde durable des ursidés. Selon les experts, une population minimum d’une cinquantaine d’ursidés serait nécessaire pour une reproduction efficace.
Jean Marc Governatori, candidat écologiste à la Présidentielle, estime que Nicolas Sarkozy veut « opposer une fois de plus le monde rural à préservation de l’environnement alors que c’est l’écologie qui doit être le moteur du développement des territoires ruraux »
Pour le secrétaire national de l’Alliance, qui lutte depuis de nombreuses années aux côtés des associations pro-ours, il ne s’agit pas de « transformer la montagne en parc fermé » en opposant développement économique et préservation des ours, éleveurs et protecteurs « Au contraire, la survie de cette espèce contribuerait à la relance de l’économie de montagne de cette région ».
Pour ses vœux à la France rurale, dans l’Ariège, Nicolas Sarkozy a de nouveau pris ses distances avec les questions environnementales comme il l’avait déjà fait au Salon de l’agriculture en 2010. Le Président-Candidat Sarkozy a cru bon d’attaquer une fois de plus les écologistes considérant qu’il y avait « tout un courant politique étrange qui considère que le gêneur sur la terre, c’est l’homme. »
Non Monsieur Sarkozy la préservation de l'environnement, c’est empêcher quiconque de faire quoi que ce soit de nuisible aux autres et permettre en parallèle le développement d’activités saines et respectueuses des hommes et donc de l’environnement. Quelle méconnaissance des territoires ruraux et de ses habitants !
L’écologie est un atout majeur pour le monde rural et tous l’ont bien compris. Tourisme vert, Agenda 21, PNR, Grand site… l’écologie n’est pas vécu comme une contrainte mais au contraire comme une chance à saisir pour le développement harmonieux des territoires. Les agriculteurs se tournent de plus en plus vers une exploitation plus respectueuse de l’environnement et nombreux souhaitent restreindre durablement leurs intrants chimiques, voire les faire disparaître.
Seul manque une véritable volonté politique ! »
Le désengagement de Hollande sur le nucléaire est un désaveu complet pour les verts.... Un de plus. Bernard Cazeneuve, l'un des quatre porte-parole de François Hollande a confirmé à Reuters Mardi 17 janvier que le candidat socialiste s'engageait à ne fermer que la centrale nucléaire de Fessenheim au cours du prochain quinquennat. Réaction de Jean Marc Governatori, candidat à la Présidentielle pour l’Alliance Ecologiste Indépendante
« Monsieur Cazeneuve, plutôt que de plébisciter une filière nucléaire française que vous sacralisez en parlant de nos « champions industriels français » je vous invite à vous tourner vers les artisans, les agriculteurs, les petites et moyennes entreprises qui sont nos véritables champions de l’économie réelle. Votre appel au développement des énergies renouvelables financées par un nucléaire fort cachent mal votre volonté de maintenir et développer un nucléaire prépondérant en France et l’exporter massivement.
Après la tribune publiée par François Hollande dans Le Monde et les propos vindicatifs d’Arnaud Montebourg, nous voilà donc face à l’affirmation que le Parti Socialiste est autant pro-nucléaire que l'UMP. Encore une preuve que s'atteler unilatéralement au PS sabote l'écologie politique. Encore une preuve que les dirigeants Verts n'auraient pas dû clamer à qui voulait bien l’entendre qu’ils ne signeraient l’accord avec le PS qu'avec la sortie du nucléaire.
Sans nul doute, appelons un chat un chat ! Eva Joly est une candidate d’extrême gauche voire d’ultra gauche avant d'être une écologiste. Dernière sortie en date, mercredi 4 janvier, la candidate d’EELV manifestait à Amiens aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (NPA) pour soutenir le leader CGT des ex-salariés de l'usine Continental de Clairoix qui avait été condamné pour avoir participé au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009.
Le prétexte : s’opposer contre le soit disant fichage des syndicalistes. La réalité : tenter de légitimer la désobéissance civile, le saccage des biens de l’Etat… Je comprends la détresse de nombreux salariés et suis solidaire avec la CGT mais je suis légaliste. Les lois existent, elles doivent être respectées. Si une loi est mauvaise il faut alors la changer.
Il ne faut pas être dupe. Pour Eva Joly et ses amis, l’écologie est d'abord un argument de communication visant à adoucir les convictions d’un parti aux idéaux empruntés à l’extrême gauche voire à l’ultra gauche. C’est de l’imposture ! Comme le rappelle Eric Coquerel, le bras droit du candidat du FdG, quand Eva Joly s’exprime, c’est toujours pour « recycler les arguments de Jean Luc Mélenchon ».
Nous sommes très loin de la volonté de Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot et tant d’autres qui souhaitaient lors de la création d’EELV briser les clivages gauche-droite pour promouvoir l’écologie au-delà des clans idéologiques. Aujourd’hui EELV se résume en un parti d’ultra gauche.
Pour preuve, les verts ont lâché l'EPR en échange d'une circonscription pour Duflot. Personne n’est dupe. Les pseudo-ultimatums sur le nucléaire et l’EPR visaient essentiellement à négocier un parachute doré à la secrétaire générale des Verts, à savoir une circonscription parisienne 100% gagnable. Arraché hier, le feu vert pour Cécile Duflot a mécaniquement permis la signature de l’accord. Oublié l’Aéroport de Notre-Dame-les- Landes, l’EPR, le Mox et j’en passe.
C’est clairement une haute trahison envers les militants d’EELV qui doivent difficilement digérer cet accord politicien au détriment de leur combat historique contre le nucléaire et de leurs convictions profondes. Où sont par ailleurs les propositions permettant une reconversion écologique de notre société ? Rien sur les énergies fossiles, rien sur la chimie, rien sur les infrastructures, rien sur la ruralité, rien sur l’agriculture…
Cette séquence est doublement riche en enseignements :
- Le Parti Socialiste est très éloigné des préoccupations écologistes et reste, tout comme l’UMP, dans une logique de croissance productiviste qui nous mène droit dans le mur,
- Europe Ecologie Les Verts est un tremplin pour politiques aux dents longues très éloignés du paradigme que portent les vrais écologistes
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