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Accueil du site > Tribune Libre > « Sewel, c’était le paradis ! »

« Sewel, c’était le paradis ! »

La ville, patrimoine de l’humanité, dont une partie sera reconstruite avec les fonds de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), n’avait pas de rues mais seulement des escaliers et on ne pouvait y entrer et en sortir qu’en train.


Après Valparaiso et Chiloé, Sewel vient d’être déclaré patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Très peu connue des chiliens eux-mêmes, cette ville minière de la cordillère des Andes (VIème région du Chili) regroupait à son apogée plus de 17000 personnes dans un périmètre de trois kilomètres carrés.

Selon le documentaliste Sébastian Dominguez qui vient de réaliser le film "Sewel, si près du ciel", tous les anciens habitants de Sewel, qui ont quitté cette ville avec la fermeture de la mine, n’ont qu’un rêve : retourner vivre à Sewel.
Le titre du documentaire a été donné par l’un des protagonistes du reportage : "on avait l’impression que les gens étaient près du ciel, qu’ils étaient comme des anges, parce qu’il n’y avait pas de disputes, c’était une ville très tranquille".
Selon son réalisateur, ce documentaire nostalgique n’est pas triste. "Au contraire, il y a beaucoup de moments comiques ". Le documentaire, reprend les souvenirs d’une quarantaine de personnes qui ont vécu et tenu un rôle dans la "citadelle", comme par exemple des gendarmes ou des prostituées. Et même l’histoire de ceux qui faisaient entrer illégalement l’"agua ardiente", un alcool prohibé.
La vie y était si tranquille que tous les habitants tenaient leurs portes ouvertes.
Mario Lübbert, aujourd’hui publiciste, a vécu trois années de son enfance à Sewel, de 1952 à 1954. "Les gens étaient très respectueux" se rappelle t’il aujourd’hui.. "Il n’y avait ni bagarres, ni vols, tout le monde le passait bien"
Le documentaire "Sewel si près du ciel" relate en 50 minutes la vie de ce village qui, à son époque, était équipé de l’hôpital le plus moderne d’Amérique latine et de la meilleure école de boxe du Chili.
L’équipe espère le montrer prochainement dans tous les festivals de documentaires. En attendant, la télévision nationale du Chili (TVN) a décidé de le programmer dans son émission de grande écoute du samedi après-midi "la Cultura Entretenida" .
http://www.ruevalparaiso.com


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4 réactions à cet article    


  • re:paradis des Sch(t)roumpf (---.---.44.250) 27 juillet 2006 10:15

    2’500 km:Des Grandes Mines de Cuivre

    Source : « La mina de cobre subterranea más grande del mundo con 2.500 km. de galerias bajo los Andes »(chile.blogalaxia.com).


    • Gilles Roman 27 juillet 2006 18:30

      Il est toujours étonnant de voir comment la mémoire embellit les moments les plus difficiles. A en croire l’excellent film chilien « Subterra », une sorte de Germinal local, les conditions de vie dans ces entreprises paternalistes étaient peut être meilleures que dans le reste du pays, mais les conditions de travail étaient infrahumaines.


      • Roland (---.---.202.101) 27 juillet 2006 22:43

        Ca c’est une découverte !

        Vive Agoravox !!

        Et puis, quand est-ce que nos ville prendront modèle sur Sewel ?


        • Peretz Peretz 28 juillet 2006 23:22

          Bonjour Gilles, je trouve très interessant cet article sur Sewel, grâce a vous j’apprends a connaître une partie de notre patrimoine chilien ! j’espere que ce petit pays qui a un grand coeur, en particulier avec les etrangers vous rende heureux, merci et bonne continuation André

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