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Accueil du site > Tribune Libre > Soutien à la grève des routiers : défendons nos salaires !

Soutien à la grève des routiers : défendons nos salaires !

ALORS que les médias dominants veulent bâillonner le mouvement populaire et l’enfermer dans l’union sacrée derrière Hollande et l’U.E. du capital, les salariés de la route et leurs syndicats ont le courage de briser le consensus et de faire face au blocage patronal en employant l’arme de classe gagnante des prolétaires : la GREVE jusqu’à satisfaction des revendications.

Alors que les salariés français de la route sont nombreux à être payés au SMIC, voire au-dessous, que leurs salaires sont très bas comparativement à ceux d’autres pays (1400 € pour un chauffeur français 3400 pour un chauffeur belge) et que leur salaire est bloqué depuis trois ans, le patronat se sert cyniquement de l’arme létale de l’UE libérale et de sa « concurrence libre et non faussée » entre salariés européens. Son but est d’accroître ses profits en développant le moins-disant social et salarial entre salariés européens, tout en « coulant » nombre de petits entrepreneurs. Tant pis si les chauffeurs-routiers travaillent beaucoup et gagnent peu, tant pis si la sécurité routière est dégradée pour tous. Dans ces conditions il est salutaire que les prolétaires de la route prennent l’offensive pour le pouvoir d’achat, les salaires et la protection sociale.

Nous appelons les travailleurs et les automobilistes salariés à soutenir ce mouvement qui peut ouvrir une brèche dans l’austérité salariale imposée par l’UE, le MEDEF et le gouvernement social-maastrichtien de Hollande soutenu sur ce point par l’UMP. Non seulement le succès de la grève serait bon pour le mieux-être des travailleurs et pour la remobilisation du mouvement ouvrier, mais toute augmentation des salaires à l’heure actuelle serait bénéfique pour la relance de l’économie et de l’emploi, que l’euro-austérité conduit à la dépression, voire à l’effondrement.

Salariés des transports ferroviaires, aériens, maritimes, routiers, vous représentez ensemble une force sociale énorme dans notre pays. Car si ce dernier a été gravement désindustrialisé par le patronat « français », il n’en reste pas moins le carrefour des transports ouest-européens. Ils veulent vous mettre en concurrence et en opposition. Tout au contraire, si vous développez vos résistances solidairement, vous tenez dans vos mains la contre-attaque du monde du travail non seulement en France, mais dans toute l’Europe de l’Ouest. Faisons germer ensemble l’idée d’une action commune des salariés des transports, il faut que, dépassant les oppositions entre secteurs concurrents, s’affirme l’idée du « M.A.R.R.E. » (Mer, Air, Rail, Route, ENSEMBLE !) !

En attendant, sur la route, manifestons notre sympathie aux grévistes, car en frappant le profit capitaliste, leur grève sert à la fois l’intérêt de tous les travailleurs et celui de la Nation.

 

PRCF - www.initiative-communiste.fr - @PRCF_

 

Mobilisation à l’ordre du jour dans les Transports Routiers et Activités Auxiliaires

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC réunie le 18 décembre 2014, appelle dès maintenant, l’ensemble de ses structures en régions et départements à se rencontrer dans l’unité afin de définir et coordonner tous types d’actions à compter du 18 janvier 2015, 22h.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC propose des cibles prioritaires telles que : les dépôts pétroliers et carburants, les centrales d’achats, les grands axes routiers ….

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC appelle tous les salariés de la branche Transports Routiers et Activités Auxiliaires… ….

Les revendications de l’intersyndicale :

Une augmentation du pouvoir d’achat de 100€.
- Par un taux horaire minimum de 10€ pour les coefficients les plus bas à l’embauche soit 5% de revalorisation,
- Par une mise en place d’une ancienneté linéaire,

Et les demandes :

D’ouverture de négociation pour la gestion des fins de carrière,

D’ouverture de négociation pour une vraie prise en charge de l’inaptitude pour toutes et tous,

D’ouverture de négociation pour une protection sociale plus forte (mutuelle, prévoyance, dépendance),

Le respect des garanties conventionnelles existantes,

La mise en place d’un 13ème mois,


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21 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 20 janvier 2015 08:30

    ces 25 dernières années, la part des salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB contre 67% actuellement. Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont allés dans les poches des plus riches... voir


    • eric 20 janvier 2015 09:47

      Sauf qu c’est faux et que vous le savez....
      1 : en prenant deux maxi conjoncturel on arrive toujours à démontrer n’importe quoi
      2 : l’essentiel de ce qui n’a pas été donné aux « travailleurs » et parti à l’État
      3 : Les taux de profit la rentabilité des boites se sont effondrés, causant la chute de nos industrie et la hausse du chômage
      4 Sur la même période, le stock de capital fixe par emploi s’est également accru, expliquant l’essentiel des hausses insuffisante de la de rémunération du capital

      Bref, des mensonges de fonctionnaires de gauche qui alors que l’État dépense 57% du PIB, trouve qu’il faudrait plus d’impôts parce que c’est cela qui assure la progression de leur pouvoir d’achat.

      C’est humain, mais pas très honorable



    • Enabomber Enabomber 20 janvier 2015 08:35

      Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera ainsi en 2016 celui des 99% restants, a affirmé Oxfam dans une étude parue lundi. Selon l’ONG, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ».
      Le nombre de chômeurs devrait encore augmenter d’au moins 11 millions dans les quatre ans à venir et les inégalités dans le monde s’aggravent, avertit l’Organisation mondiale du travail (OIT) dans un rapport publié mardi 20 janvier.
      En 2019, plus de 219 millions de personnes pourraient ainsi être privées d’emploi, selon ce rapport publié à Genève.
      source


      • eric 20 janvier 2015 10:01

        Ouai, les 80 personnes les plus riches du monde possède 99% de la richesse.

        Les État entre entre moins quelque chose % ( cas de la France très endettée en patrimoine net de dettes) et 100% (cas de la Corée du nord). Allez, disons 20% en moyenne ? Les fonds de pension de l’ordre de 25%, les fonds souverains, avec 7000 millliards d’euro (le PIB de la chine) arrivent de mémoire à un truc genre 8% de la capitalisation boursière mondiale des entreprises cotées, avec mention spéciale pour la norvège ( 2,25% du capital des entreprises cotées en bourse dans le monde à elle toute seule....( et c’est sans compter les investissements immobiliers bien sur)

        Les quelques dizaines de % restant se répartissent entre les ménages propriétaires de leur logement, les petits épargnant et autres détenteurs d’assurrance vie, de livret de caisse d’épargne et de tirelires à queue en tire bouchon....

        Au lieu lieu de vouloir imposer à l’école la Marseillaise, qui y est déjà enseignée, Belkacem doit d’urgence envisager de réintroduire la règle de trois pour lutter contre le jihadisme.

        Il faut bien voir que les gamins qui a l’école se voient répéter des chiffres aussi absurdes, ne peuvent que conclure à la nécessité de s’indigner par la violence contre tant d’injustice et suivre ceux qui agissent vraiment de préférence à ceux qui ne font que faire semblant de s’indigner sans rien faire.


      • Enabomber Enabomber 20 janvier 2015 10:30

        eric,
        le gouvernement (quel qu’il soit d’ailleurs) a vite fait ses comptes : mieux vaut un risque de dérive qu’une éducation à la réflexion qui pourrait le déstabiliser. Pour lui, le djihadisme est moins dangereux que la critique sociale.


      • eric 20 janvier 2015 10:38

        Le jihadisme est une critique sociale.

        Lisez leurs textes, on les trouve partout. Elle est très semblable à celle des gauches de gauche la religion en plus. La principale différence est qu’il passent aux actes.

        C’est vrai dans le considérable travail social au prêt des plus défavorisés dans toutes les zones ou ils sont implantés.

        C’est vrai quand ils vont assassiner ceux qu’ils pensent être « capitalistes sionistes, mécréant, pire qu’Hitler (Hessel), colonialistes etc.. »

        Si ce que vous dites est vrai, alors c’est sans doute parce que les gauches de gauche, en restant dans la pure « indignation passive », n’offrent pas de repoussoir aidant les masses à supporter, le racket social du « peuple de gauche ».


      • Enabomber Enabomber 20 janvier 2015 11:04

        Leur travail social n’est qu’un teasing, comme les « réunions d’information » que proposent les sectes. Mais l’important pour eux est que surtout socialement rien ne change, parce que ce terreau est très fertile.


      • eric 20 janvier 2015 11:19

        Absolument faux. Allez en Tunisie, les « progressistes » sont dans le facs pour les têtes pensantes, dans les PTT ou les chemins de Fer pour les « masses » ; les islamistes sont dans les quartiers pauvres. Un peu comme chez nous.

        Demandez à Chalot : dans les citées il y a plus de bénévole sociaux musulmans que de bénévole gauche de gauche non rémunérés.

        Tous leurs actes terroristes visent à déstabiliser les sociétés existantes. C’est aux gauches de la gauche que l’indignation débouche sur des « actions chocs » du genre faire des siting en centre ville ( au plus prêt des journalistes) et pas dans les banlieues ( les journalistes n’ont pas envie de se déplacer loin de leurs domiciles et lieux de travail).


      • CN46400 CN46400 20 janvier 2015 14:21

           T’as raison Eric, les prolos en veulent toujours plus. Alors qu’on dort si bien dans une 205, il est inutile de creuser encore la dette de l’état pour construire des HLM. D’ailleurs plus tu passes du temps au boulot et moins t’as besoin de squatter ta 205.


           D’ailleurs , il y a de moins en moins de riches dans les rues, pourtant, d’après les gazettes, ils ont toujours plus d’oseille. Mais il faut les plaindre, que faire avec des fortunes pareilles ? J’espère que t’as quelques retombées suite à tes soutiens rennouvellés.

      • eric 21 janvier 2015 05:07

        Vous avez le droit de faire semblant de vous intéresser aux pauvres pour justifier vos prébendes, mais c’est un peu « nauséabond » vis à vis d’eux et surtout peu convainquant.

        Quand l’état au sens large, dépense 57% de la richesse produite, améliorer son efficacité de 10% donne plus de moyens pour combattre la pauvreté qu’imposer les actionnaires à 100%, c’est à dire supprimer l’entreprise privée au bénéfice d’un capitalisme monopolistique d’État dont on connait l’efficacité économique et sociale.

        Faire semblant de confondre supprimer les inégalités et éradiquer la pauvreté c’est se tromper sur les méthodes pour atteindre le second but, mais c’est aussi une forme de mépris pour les pauvres.


      • Le p’tit Charles 20 janvier 2015 10:24
        Défendons nos salaires !....Fallait d’abords descendre dans les rues par millions pour les salaires..pas pour un journal haineux qui par ses dessins merdiques attaque tout le monde... !

        • Le p’tit Charles 20 janvier 2015 13:02

          c’est vrai que ce parti à voté pour Hollande.. ?


        • PRCF PRCF 20 janvier 2015 14:05

          les militants du PRCF étaient dans la rue pour défendre les salaires. Comme des millions de nos concitoyens et à plusieurs reprises. 3,5 millions contre le saccage des retraites par exemple.

          Le PRCF a pris ses responsabilités et ce dès le soir du 22 avril 2012

          Premiers commentaires du PRCF sur le 1er tour des présidentielles. 22 avril 2012. 22h45.

          Bien que plus faible que celle de 2007, la participation aux présidentielles 2012 reste importante. Cela ne signifie pas que la masse des Français approuverait d’enthousiasme le principe de cette élection du chef de l’Etat au suffrage universel qui, couplage avec les législatives aidant, remet tous les pouvoirs à un homme qui échappe ensuite à tout contrôle : plus prosaïquement, cela signifie que les Français se saisissent d’une des rares possibilités, si dévoyées soient-elles, que leur offrent les institutions antidémocratiques du régime en place, pour peser tant bien que mal sur l’orientation du pays. Plus que jamais, le PRCF continuera donc d’appeler à une Constituante permettant au peuple de recouvrer sa souveraineté confisquée à la fois par le capital financier, par l’U.E. et par la monarchie déguisée qu’est la 5ème « République ».

          Comme prévu, les candidats du second tour sont ceux de l’UMP et du PS, les deux piliers de la désastreuse « construction européenne ».


          Sarkozy est sanctionné pour sa politique grossièrement antisociale, antinationale et antidémocratique,
          qui a heurté une majorité d’électeurs et qui a provoqué un décrochage évident des milieux populairess à l’égard du « candidat des riches ». Le PRCF, qui dès le 7 mai 2007 avait dénoncé l’illégitimité de ce président fascisant, se félicite de ce rejet qui montre que malgré l’incessante propagande néolibérale subie, le peuple français n’a pas renoncé aux valeurs de liberté, égalité et fraternité, même si le score du FN relativise fortement, hélas, cette appréciation.

          Le score de Hollande témoigne à la fois, d’une part et de manière déformée, de l’attachement du « peuple de gauche » aux valeurs de progrès social, d’autre part, de la persistance de l’illusion selon laquelle le PS serait un « parti de changement » : il s’agit pourtant depuis plus de vingt ans d’un des piliers de la destruction euro-libérale de la France populaire : « l’austérité juste » de Hollande annonce à mots couverts une politique à la Papandréou ou à la Zapatero pour notre pays. Il faut cependant tenir compte du fait que beaucoup d’électeurs populaires n’auront voté Hollande que pour se débarrasser du fascisant président sortant et pour éviter que le FN n’arrive au second tour ; des millions d’électeurs « hollandais » ne sont pas dupes et n’ont émis qu’un vote-sanction anti-Sarkozy. Les vrais partisans du changement social devront donc s’adresser aux électeurs populaires de Hollande dans la perspective des luttes à venir contre l’austérité « à la grecque » que l’UE somme par avance le futur président de mettre en batterie dès son entrée en fonction.

          Marine Le Pen obtient un score très élevé qui témoigne de manière inquiétante de la force de la xénophobie en France (d’autant que le vote UMP porte une très forte composante islamophobe) ; il ne faut pas se cacher par ailleurs que le FN capitalise et dévoie aussi, sur des bases xénophobes, l’attachement de l’électorat populaire à la nation que la gauche établie se refuse obstinément à prendre en charge sur des bases progressistes et républicaines. Une fois de plus il apparaît que la politique xénophobe de Sarkozy n’a pas asséché, mais dynamisé le FN. Le score du FN s’explique aussi largement par le fait que l’extrême droite a constamment feint de défendre la France contre le désastreux euro, cette arme de destruction massive des acquis sociaux et de la souveraineté nationale. Il est lamentable, redisons-le avec force, que la « gauche de la gauche » ait renoncé de fait à ce combat anti-UE et anti-euro, en laissant l’héritière Le Pen monopoliser mensongèrement le thème de l’indépendance nationale. Il est lamentable que depuis tant d’années des forces euro-gauchistes et « euro-constructives » diabolisent le drapeau tricolore et la nation en abandonnant au FN ces signifiants majeurs qu’il faut au contraire lui disputer sur des bases progressistes. Plus que jamais il faudra également combattre l’anticommunisme qui gangrène les esprits dans toute l’Europe contre-révolutionnaire de Maastricht, y compris dans la jeunesse (imbibée d’antisoviétisme dès l’école). C’est l’anticommunisme et l’antisoviétisme qui forment le terreau permanent de l’extrême droite : la responsabilité des dirigeants mutants du PCF-PGE, qui durant trois décennies ont abandonné le combat idéologique et qui ont renié le combat de G. Marchais et d’H. Krazucki contre la monnaie unique, est écrasante dans la désorientation idéologique de notre pays et d’une partie de sa jeunesse. Plus que jamais les antifascistes devront résister à la fascisation rampante de notre pays car il est vraisemblable que les dirigeants les plus fascisants de l’UMP vont se rapprocher du FN pour capitaliser les mécontentements créés par la crise profonde du capitalisme.

          Le score de J.-L. Mélenchon est honorable bien que très en-deçà de ce que laissait attendre le succès populaire de sa campagne. Mélenchon a eu le mérite de remettre en circuit des thèmes que le PCF mutant et « euroconstructif » de P. Laurent, l’actuel patron du Parti de la Gauche Européenne, avait totalement désertés : classe ouvrière, révolution, alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, unité du combat de classe et de la lutte républicaine, bref, tout ce que défendait jadis le PCF de Thorez-Duclos, la CGT de Frachon, et de manière moins conséquente, le PCF de G. Marchais. Malheureusement, Mélenchon est resté au milieu du gué. En prétendant que « l’euro est à nous », qu’il est possible de « réorienter la construction européenne  dans un sens progressiste » et de « mettre la BCE au service de l’emploi », en refusant de transformer la dynamique électorale en un mouvement populaire organisé « en bas », Mélenchon et ses mentors du PC-PGE ont refusé d’assumer franchement la seule ligne révolutionnaire de masse crédible  : celle de la rupture progressiste claire et nette avec l’UE. Faute de l’avoir fait, ils n’ont pas réussi pour l’instant à aller au-delà du rassemblement de la « gauche de la gauche ».

          C’est au contraire le rassemblement majoritaire du peuple de France contre l’oligarchie capitaliste, pour l’indépendance nationale, la coopération internationale et pour le progrès social que symbolisent les principes du Conseil national de la Résistance, qu’il faudrait viser en un moment où le MEDEF appelle à liquider la France au profit des Etats-Unis d’Europe. Cette politique de large rassemblement patriotique et progressiste dans l’esprit du CNR est possible et nécessaire. Mais J.-L. Mélenchon acceptera-t-il enfin de dialoguer à égalité avec les militants communistes, progressistes et républicains patriotes qui veulent tirer la France du broyeur mortel de l’UE ? Le PRCF continuera pour sa part de tendre la main fraternellement aux militants du Front de gauche, qui sont ses frères de classe, tout en les appelant à secouer sérieusement le slogan défaitiste et mensonger de « l’Europe sociale ». C’est seulement sur cette base que les forces anticapitalistes pourront être autre chose qu’une force de pression sur le PS ; car tant que la « gauche de la gauche » se contentera de coller au slogan social-démocrate du PS (la mensongère « Europe sociale » !) elle ne pourra pas sérieusement contrer le slogan du « vote utile » au 1er tour. De ce point de vue, l’appel immédiat de Mélenchon à voter Hollande sans négociation ni contrepartie – après avoir répété dans sa campagne » le programme du PS est à prendre ou à laisser : on laisse ! » – affaiblit déjà la dynamique dont il était porteur, en livrant clefs en main son électorat au Papandréou français. Plus que jamais l’heure est à unir l’antifascisme, le patriotisme populaire anti-UE et l’internationalisme prolétarien.

          Même si Hollande est en meilleure posture ce soir que Sarkozy pour le second tour, le total de l’électorat se réclamant de la gauche reste inférieur à 50% et le score du FN est très élevé. Il appartiendra à Hollande de faire le nécessaire pour convaincre, s’il le peut, ceux qu’il n’a pas convaincus au 1er tour. Tout en laissant chaque électeur faire son choix au second tour en son âme et conscience, et sans cesser de dire franchement que Hollande n’est pas moins engagé que Sarkozy ou Bayrou dans le soutien à l’UE, le PRCF appellera les travailleurs à s’unir dans l’action pour sortir Sarko et sa politique, pour sortir de l’UE mortifère, pour briser l’extrême droite et pour mettre en accusation le système capitaliste. 1er rendez-vous de masse, le 1er mai où il faudra éviter les récupérations politiciennes et mettre au 1er plan les revendications populaires  : c’est là le meilleur moyen pour battre Sarko-MEDEF et sa politique, pour balayer l’extrême droite et pour briser l’étau mortel de l’Union européenne !

          Plus que jamais sont incontournables la reconstruction d’un grand parti communiste révolutionnaire, d’un large Front de résistance antifasciste, patriotique et progressiste, d’un large front syndicaliste menant le combat de classe. Sans cela, la France sera broyée entre la funeste « construction européenne » et la démagogie liberticide de l’UM’Pen. Sans la renaissance urgente d’un vrai parti communiste, il n’y aura aucune issue durable pour tous ceux qui veulent construire une France républicaine en marche vers l’indépendance nationale et le socialisme.


        • Le p’tit Charles 20 janvier 2015 14:30

          Quand on voit le résultat..y a de quoi se marrer...Vous n’êtes que des collabos des gouvernants pour toucher la galette comme les autres...des bouffons.. !


        • PRCF PRCF 20 janvier 2015 18:07

          Il sait lire ? parceque celui qui passe pour un pitre avec ses commentaires c’est vous. on se demande qui vous paye, et quelle galette vous espérer toucher en commettant les commentaires insultants et mensongers comme celui cidessus.

          Le PRCF n’a pas appelé à voter Hollande. Le texte ci-dessus est le communiqué d’entre deux tours du PRCF. Il est excessivement clair.

          Le PRCF ne comprend aucun professionnel de la politique, et ses dirigeants sont sans aucune taches d’aucune sorte. Au contraire. quand à la collaboration, c’est sûr que les FHaineux de votre sorte on sait que vous êtes historiquement les champions en la matière.


        • Le p’tit Charles 21 janvier 2015 07:42

          Sans le PS vous n’existeriez pas...Toute la France connait votre indigne histoire...Arrêtez d’enfumer le peuple avec vos mensonges... !


        • Ruut Ruut 20 janvier 2015 16:41

          Pourquoi le Prcf ne montre il pas les bienfaits de ses thèses au travers d’entreprises gérées par lui selon son modèle.
          Comme ça vous gagneraient en crédibilité et visibilité.
          Et tous vos employés si ils sont contents de vous voteront pour vous.

          Utilisez le capitalisme pour promouvoir vos idées.
          Ce sera plus efficace que de crier a la révolte stérile et vous planquer a ne rien faire.


          • PRCF PRCF 20 janvier 2015 18:02

            crier et vous planquer c’est exactement ce que vous faites.

            Dans la mesure où notre modèle c’est la socialisation des moyens de production merci de nous indiquer quel capitaliste veut bien nous laisser socialiser ses moyens de production pour qu’on essaye.

            Bon sans rire. EDF-GDF publique est un exemple que l’on a pas besoin d’actionnaire privée pour faire une grande entreprise qui marche, à la pointe dans son domaine. Je vous rappelle qu’elle a été créé à la libération, par la nationalisation par marcel paul ministre communiste d’une myriade de société privés, chères et peu efficace.


          • jerome 20 janvier 2015 18:56

            @ l ’ auteur : je suis un ancien routier international , grimpé dans la hiérarchie
            au fil des années ? J e connais le job .
            Ma question : pensez vous vraiment qu ’ un patron avec 2 à 150 tracteurs puisse
            augmenter ses gars ?
            Vous savez très bien qu ’ ils sont tous au bord du gouffre ! A cause des folies européennes .

            Alors allez emmerder Norbert D. et ses methodes esclavagistes , mais ayez un peu
            de considération pour les artisans gros ou petits qui ne dorment plus la nuit ...

            C ’ est pas contre les patrons qu ’ il faut se battre , mais contre Bruxelles qui a flingué
            le pavillon français , le plus puissant autrefois .

            Bien entendu je suis de tout coeur avec les chauffeurs , les vrais , et je laisse
            de côté les autres , je ne suis pas spécialiste .


            • ZenZoe ZenZoe 21 janvier 2015 11:28

              Bien sûr qu’il y a un problème de pouvoir d’achat et de salaires trop bas pour les routiers français. En Belgique apparemment, c’est 3000 euros quand ça ne dépasse pas 2000 en France. Oui, il y a un problème.

              MAIS.
              J’ai entendu un patron routier hier se disputer avec ses employés. Lui est en difficulté, à cause de la concurrence étrangère. Il ne se verse même pas le smic, tellement les comptes sont dans le rouge. Beaucoup d’entreprises de transport seraient dans le même cas.
              Extrait Coface - Le transport français routier en difficulté
              S’il vous plait, lisez l’article, c’est court mais instructif.
              "Comparée à 2012, l’année 2013 se caractérise par une hausse importante du nombre de défail-lances (+5,3%). Les PME sont particulièrement touchées (+8,2%). 
              Le coût financier dépasse le niveau record de 2009 (4,82 milliards d’euros, +10,4%).
              "

              Alors forcer les patrons à augmenter tout leur personnel pourquoi pas, mais je crains que le personnel, dûment augmenté, doive ensuite se diriger vers Pôle Emploi. Et tout le monde sera bien avancé.
              Taper sur des petits patrons alors que le problème est ailleurs, dans les lois européennes, dans une concurrence faussée, dans des réglementations contraignantes... On n’en sort décidément pas... Il est malhonnête et irresponsable d’ignorer ces facteurs.

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