SYRIE : guerre et paix
Retraite de Russie (passage de la Bérézina)
Après l'annonce de Trump de retirer ses troupes de Syrie, les médias occidentaux l'ont accusé d'abandonner les Kurdes face aux Turcs et à l'armée syrienne !!
Mais bien vite, les délais du départ des forces US se sont rallongés passant de 1 mois à 4, puis de 4 mois à une date indéterminée : le temps que le repli soit entièrement sécurisé !!
Tout ceci est de la communication, car il n'a pas fallu des mois aux troupes US pour quitter le Vietnam après la victoire du FNL. Les USA ne quitteront pas la Syrie de sitôt car le Pentagone et la CIA sont contre, et surtout Israël allié indéfectible qui est farouchement opposé à cette capitulation face à Damas.
Malgré la victoire de l'armée syrienne sur Daesh presque un tiers du territoire échappe encore au contrôle de Damas. La question posée pour le gouvernement syrien est de libérer la totalité de son territoire. Il en va de l'intégrité d'un pays souverain.
Alors, quid des quatre zones occupées :
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au nord ouest de la Syrie : occupation turque (zone vert clair)
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un peu plus au sud : occupation d'Al-Qaïda (zone vert foncé)
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l'est de la Syrie : occupation des troupes de l'OTAN (zone jaune) alliées aux Kurdes
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au sud de la Syrie : la base stratégique US d'Al-Tanf (en bleu)
La libération de ces quatre zones dépend principalement des deux pays occupants : les USA et la Turquie.
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NB : Daesh ne détient plus qu'un bastion de 12 Km2 en face d'Abou-Kamal, sur l'autre rive du fleuve Euphrate, au sud-est de la Syrie (carte ci-dessous au 01-02-2019) :
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I - LES PAYS OCCUPANTS
A - Les USA
Il n'y a pas le moindre signe du retrait des troupes américaines de Syrie que Trump a promis le 19 décembre 2018 !
Mais, tout au contraire, des rapports font part de l’acheminement inquiétant d’équipements et de militaires en Syrie par les États-Unis :
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), organe de propagande de l’opposition syrienne dont le siège est à Londres, réaffirme l’arrivée de 250 camions chargés d’armes, appartenant à la coalition américaine, sur le sol syrien.
« Les camions étaient chargés d’équipements militaires et logistiques et ils sont arrivés dans les provinces d’Alep, de Raqqa et de Hassaké. Les armes et les équipements ont été distribués parmi les bases de la coalition américaine à Kobané, à l’aéroport de Kobané, à Aïn Issa, à Raqqa et à Tell Tamer. Avant l’arrivée de ces camions sur le sol syrien, des centaines de commandos américains étaient entrés en Syrie », explique l’OSDH début 2019.
Le 11 janvier 2019, la même organisation a fait part de l’arrive en Syrie d’un convoi militaire américain composé de 150 camions qui étaient chargés de blindés et des équipements militaires et logistiques. Le convoi a fini par s’installer dans deux bases américaines, l’une dans le nord de la ville de Raqqa et l’autre à l’aéroport de Kobané.
Le 14 janvier 2019, l’OSDH a annoncé l’arrivée à Deir ez-Zor d’un convoi militaire américain composé de dizaines de véhicules.
Les USA ne sont pas sur le chemin du départ . Ils arment toutes les parties hostiles au gouvernement Syrien et de l'autre côté de la frontière, en Irak, ils créent de nouvelles bases militaires tout près de la Syrie : les forces US ne seront pas trop loin pour y intervenir.
Ainsi, pour ne pas perdre la main en Syrie, Washington compte maintenir son influence politique et militaire dans ce pays via des parties interposées.
Donald Trump qui a débarqué en intrus sur une base militaire US à al-Anbar, en Irak, dans la nuit de mercredi à jeudi 26 décembre 2018 a affirmé : « que les forces US stationnées depuis 2003 en Irak allaient continuer à frapper militairement la Syrie ». Tout est dit.
B - La Turquie
1 - Rappel historique
La Turquie a toujours eu l'ambition d'annexer le nord de la Syrie. Elle a tout fait pour aider les terroristes a l'envahir . A l'âge d'or de Daesh, elle assurait le transport du pétrole volé par ses amis terroristes vers ses ports. Ainsi, le fils du Présidant Erdogan propriétaire d'une énorme flotte de camions a participé directement à ce pillage. Le pétrole était vendu au tiers du cours mondial et a rapporté des milliards à Daesh et aux turcs.
De plus, les terroristes ont déménagé les machines outils, le matériels de plus de1000 entreprises de la région d'Alep vers la Turquie. Tout ceci représente un butin considérable offert à très bas prix aux turcs par Desh et Al-Qaïda.
Après les victoires remportées par Damas sur Daesh, la position de la Turquie a évolué. Erdogan en serpent très réaliste s'est rapproché de la Russie et de l'Iran en participant aux conférences tripartites d'Astana et de Sotchi dont le but est de trouver une solution politique à la guerre en Syrie.
( Voir Annexe A1 et A2)
2 - La zone de désescalade d'Idlib : l'enrôlement des terroristes par la Turquie
La zone de désescalade d'Idlib
Un nouvel accord, dit de Sotchi du 17 septembre 2018 entre la Russie et la Turquie a crée une zone démilitarisée ( zone en beige sur la carte ci-dessous) de 20 km a l'intérieur de cette zone verte qui engage par écrit la Turquie à désarmer tous les terroristes dans la zone démilitarisée.
Mais la Turquie n'a pas joué le jeu . En effet, elle a pris soin d'enrôler le maximum des terroristes les moins virulents dans son armée en vue d'une future attaque sur le nord est de la Syrie .
Quant aux factions terroristes les plus extrémistes , Tahrir al Sham ( ex Al-Qaïda) et les Turkmènes qui ne respectent pas l’accord, ils ont creusé des fossés pour cacher leurs armes sur place. La Turquie qui a la responsabilité de les supprimer n'a rien fait, bien au contraire les laissant face à l'armée syrienne comme glacis afin de protéger ses conquêtes. Aujourd'hui dans cette zone il ne reste plus que les terroristes de Tahrir al Sham qui attaquent sans cesse les villages sous contrôle du gouvernement syrien.
L'implantation des terroristes ( en violet) dans la zone d'Idlib
3 - La création d'une zone tampon de sécurité de 20 à 30 Km (bleu sur la carte)
Aujourd'hui, la Turquie en plus de faire la sourde d'oreille exige, en accord avec les USA, la création sur le territoire Nord syrien d'une zone tampon de sécurité (en bleu) pour être protégée des terroristes kurdes. Pourquoi pas une telle zone sur son territoire !!!!
Zone tampon (en bleu) proposée par la Turquie et les USA
De fait, Ankara cherche ainsi à interdire tout projet d’auto-administration ou d’autonomie territoriale des Kurdes de Syrie à la fois dans l’est et le nord du pays.
Or, la Turquie dit toujours qu’elle soutient l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie et qu’elle peut convaincre les États-Unis de l’accepter aussi. !!!!
Dans un tel contexte :
- pourquoi la Turquie ne soutient-elle pas ce règlement légal et légitime ?
- pourquoi Ankara ne facilite-t-il pas l’installation des forces de l’État syrien à ses frontières et à l’est de l'Euphrate ?
4 - Erdogan ne veut pas appliquer l'accord de Sotchi
L’application par la Turquie de ses obligations dans le cadre de l’accord de Sotchi et le retrait des forces américaines de l’est favoriseraient le contrôle des régions kurdes par l’État syrien (directement ou par l’intermédiaire des Russes) en y trouvant une solution acceptable pour les Kurdes. Mais ceci n'est pas du goût des turcs qui veulent peser dans les négociations politiques .
Il est clair qu'Erdogan veut implanter dans la zone de sécurité les terroristes modérés ou non qu'il a enrôlé dans la zone de désescalade d'Idlib.
Ainsi, le serpent turc pourrait continuer à peser sur l'avenir de la Syrie et éventuellement poursuivre son but d'annexion du Nord syrien.
De leur côté les Américains sont d’accord avec la stratégie d’Ankara, car ils ont également parrainé et dirigé un grand nombre de ces groupes armés dans la guerre contre l’État syrien et ne veulent pas que le retrait de leurs forces prive ces groupes armés des acquis politiques, même superficiels, lors des négociations.
En résumé, Erdogan joue ainsi sur les deux tableaux : OTAN et Russie (oléoduc du Sud pour l'acheminement du gaz russe et achat des fameuses batteries anti-missiles S400 russe).
Or, l’OTAN a également besoin de la Turquie pour l’accès à la mer Noire pour toute opération future contre la Russie et la Crimée. C'est tout le dilemme.
Pour conclure, la Turquie s'est placée opportunément au centre de cette guerre. Membre de l'OTAN, elle dépendra cependant de la Russie et de l’Iran pour sa fourniture d’énergie, et de Moscou pour construire des centrales électriques et livrer un système de défense antimissile S-400 à Ankara.Enfin le commerce turc regarde aussi vers la nouvelle route de la soie de la Chine et l’Union économique eurasiatique d’Iran, de Russie, d’Asie centrale et de Chine.
En raison de tout cela la Turquie devra choisir définitivement son camp : hors de l'OTAN.ou non ?
II - L'AVENIR DES KURDES DE SYRIE
Rappelons que gouvernement syrien a eu de bonnes actions envers les Kurdes. En effet, avant l’éclatement de la crise en Syrie , plus de 300.000 Kurdes turcs qui avaient fui les persécutions en Turquie, ont obtenu la citoyenneté syrienne, et ils ont été hébergés en Syrie où loin des pressions et dangers ethniques et sectaires, ils menaient une vie tranquille.
Mais, en dépit de tout cela, les Kurdes ont planté un clou dans le dos du gouvernement syrien et pris part aux plans américains pour le démembrement de la Syrie.
Carte des zones Kurdes au Proche-Orient
Aujourd'hui les Kurdes en Syrie sont divisés entre ceux qui poussés par les USA et Israël veulent un Kurdistan indépendant et ceux qui veulent rester dans la République syrienne.
A - La région d'Afrin
La Turquie est farouchement opposée aux efforts américains pour créer un Kurdistan dans le nord de la Syrie. Le président turc, Recep Erdogan a ouvertement menacé début janvier 2018 que Washington « ne pourra jamais transformer le nord de la Syrie en un corridor pour les terroristes », promettant de « les frapper très durement ».
Ainsi, le 20 janvier 2018, la Turquie a lancé l'opération « Rameau d'Olivier » contre les milices kurdes positionnées dans la région d'Afrin
Carte de la région Kurde d'Afrin avant l'invasion turque
Carte de la région Kurde d'Afrin avant l'invasion turque
Or ces six dernières années, le Parti de l’Union démocratique (PYD) Kurde, qui avait pris le contrôle des deux villes d’Afrin et de Manbij et leurs alentours à l’aide des Unités de protection du peuple (YPG), a agi de façon indépendante par rapport à Damas, et n’a jamais reconnu la souveraineté syrienne sur ces deux villes du nord du pays.
Le PYD qui a refusé l'aide de l'armée syrienne, avant l'invasion turque, a subi une cuisante défaite face à l'armée turque.
Or en pleine débâcle, certains commandants des Unités de protection du peuple (YPG) - après le rejet des États-Unis de leurs demandes d'aides - ont sollicité très tardivement l’aide du gouvernement et de l’armée syriens, réclamant leur intervention à Afrin, pour protéger ses frontières et ses habitants face aux attaques d'occupation Turque. Il était trop tard.
Remarque : si les Kurdes avaient accepté l’arrivée de l’armée syrienne à Afrin et s’ils s’étaient opposés à la présence des Américains, ils auraient pu éviter l’offensive turque et ne seraient pas restés seuls face aux Turcs.
Mais le problème des Kurdes c'est leur confiance envers les États-Unis et Israël. Ces deux pays les utilisent comme un atout pour des règlements de compte avec certains pays de la région : la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak.
B - La région de Manbij
Maintenant que les USA annoncent le retrait de leurs troupes, les Kurdes font grise mine et hurlent à la trahison !!!!
Les kurdes ne sachant plus à quels saints se vouer se sont enfin tournés vers Damas.
En effet, lâchés par les États-Unis qui ont annoncé vouloir se retirer de Syrie [ce qui reste toutefois à prouver, NDLR], les Kurdes de Syrie ont fait appel fin décembre 2018 à l'armée syrienne, au terme des négociations menées en coulisse sous médiation russe.
Il s'agit désormais pour les Kurdes de se mettre à l'abri d'une éventuelle offensive turque. L'armée syrienne est donc entrée à Manbij , en se posant en rempart entre la population de Manbij et l'armée turque.
Ce qui veut dire que si les forces turques prenaient pour cible la ville, elles auraient à faire face à l'armée nationale syrienne qui a pour mission de protéger tous les citoyens syriens.
Mais pourquoi Manbij occupe-t-elle une place si importante dans le rapport des forces qui régissent la Syrie :
La prise de Manbij par les Turcs ou la poursuite de son occupation par les forces américaines et françaises revient à perdre la rive ouest de l'Euphrate. Et l'État syrien ne peut se permettre de renoncer à Manbij en raison de sa position stratégique. Son contrôle est décisif car il permet de commander deux passages essentiels : la voie entre le Nord-Est et le Nord-Ouest la Syrie et celle qui relie le Nord du gouvernorat d’Alep à la Turquie méridionale.
Ai,ni occupant Manbij, Damas vient, en ce début d'année 2019, de marquer un point très important dans la perspective de « ressoudage » des composantes de l’état syrien.
C - Entre le fleuve Euphrate et la frontière irakienne
Les Kurdes se sont fondus dans une organisation les Forces Démocratiques Syriennes ( FDS ) qui ont été créées par les USA. Cette organisation de plus de 30 000 membres est composée de Kurdes, de tribus syriennes et d'anciens terroristes de Daesh.
Ces Forces Démocratiques Syriennes sont les supplétifs de l’OTAN et des États-Unis dans cette région. Ils ont la mission d’occuper l’est de l’Euphrate dans le but final d'affrontert l’armée syrienne.
Aujourd'hui, les FDS occupent tout l'est de la Syrie entre le fleuve Euphrate et la frontière irako-syrienne. Ceci a été possible grâce à des négociation entre les USA et Daesh.
En effet, les terroristes se sont retirés de la zone pour laisser la place aux FDS tous deux opérant sous le commandement américain.
Les FDS ont donc pris le contrôle des champs pétroliers dans la banlieue sud-est de la province de Deir ez-Zor : ceci était l'un des objectifs des USA : « la domination du pétrole syrien »..
Aujourd'hui, les kurdes font comme Daesh naguère, ils pillent le pétrole syrien situé hors de leur région « autonome » qui est située au nord de la Syrie, à la frontière syro-turque. Ce vol represente 80% des ressources pétrolières de la Syrie.
Puits de pétrole volés à l’État syrien d'abord par Daesh, puis par les FDS-Kurde
L’idée des USA était de créer un ancrage permanent pour les États-Unis et Israël dans un Kurdistan indépendant stratégique, économiquement autosuffisant, où se rejoignent les frontières de la Turquie, de l’Irak et de la Syrie, et qui pourrait éventuellement aller jusqu’à la frontière occidentale de l’Iran avec le nord de l’Irak. Cette idée, Trump ne l'a pas totalement abandonné.
D - Le dilemme des Kurdes
Aujourd'hui, abandonnés par les USA, menacés par les turcs, les Kurdes se sont rapprochés de Damas. Des pourparlers sont actuellement en cours (voir Annexe 3)
Récemment le commandant des « Unités kurdes de protection du peuple", Siban Hamou a fait part de la réaction positive du gouvernement syrien à ces négociations.
« On essaye d’engager les négociations avec le gouvernement syrien (...) la position du gouvernement syrien est positive (...) les négociations auront lieu dans les prochains jours », a déclaré Hamou lors d’un entretien avec Reuters début janvier 2019.
Plus loin dans ces déclarations le commandant kurde a ajouté qu'il n'avait pas encore eu de discussions directes avec le gouvernement syrien, mais que celui-ci avait bien offert aux Kurdes la « protection des droits des Kurdes et des minorités ». !!!!!
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement syrien négocie avec les Kurdes. Damas avait eu des négociations avec les Kurdes l’été dernier, négociations qui n’ont pas abouti à cause de la pression américaine. Espérons que cette fois un accord sera trouvé pour la paix et l'unité de la Syrie.
Si les Kurdes sont trop exigeants, ils risquent de se trouver pris en étau entre l'armée turque et l'armée syrienne. Ils ne viendrons pas pleurer !!
III - Les va-t-en guerre
Il y a des pays qui ne tiennent pas que la paix se fasse en Syrie.
A - Israël : l'adversaire le plus vindicatif
Israël ne cesse d'attaquer avec ses missiles l’État syrien . Encore le 21 janvier 2019, Israël s'en est pris par deux vagues successives au territoire syrien, et ce, sous le sempiternel prétexte d'avoir à en chasser l'Iran.
Au contraire de ce que la presse occidentale laisse entendre au sujet de la dernière frappe israélienne, l'armée syrienne a été bien loin d'être prise de court. En effet, elle avait remarqué le déplacement des batteries de missiles dans le Golan occupé, juste quelques heures avant la frappe, avertissant ainsi et sans le vouloir Damas sur l'imminence d'une attaque aux missiles contre le Sud syrien .
Le raid a duré 50 minutes : 20 missiles sol-sol ont été tirés depuis le Golan occupé contre le sud de la province de Damas, parallèlement au vol simultané des chasseurs et des drones israéliens dans le ciel golanais qui ont tiré des missiles.
Or, la DCA syrienne étaient aux aguets : 38 missiles sur un total de 45 ont été interceptés et détruits. Les S300 n'ont pas été utilisé mais des armes de 1974 que les syriens ont fait évolué.
L'aéroport de Damas, l'entrepôt d'armes de Kiswa, la base Al Dimas et le centre de recherches de Hamariya, tous situés dans la région damacène ont été visés. Cette attaque a fait 4 militaires syriens morts et 6 autres blessés et détruit un dépôt d'armes à moitié vide.
Les agressions israéliennes n'ont qu'un but poussé les USA à s'engager encore plus dans la guerre contre la Syrie. Le Premier Ministre Netanyahu a fait pression sur Trump pour que les forces USr ne quittent pas la Syrie.
Sur le plan militaire Israël teste aussi cette défense dans la perspective d'une éventuelle guerre avec la Syrie. En cas de conflit armé, il est toujours mieux de savoir de quoi dispose l'ennemi. C'est ce manque d'information qui avait mis Israël dans une grande difficulté lors des premiers jours de la guerre de 1973.
Aux agressions incessantes d'Israël ( plus de cent), Damas n’exclut plus de bombarder à son tour l'aéroport de Tel-Aviv. Il y a des limites à tout.
De plus, Netanyahu qui va se représenter au prochaine élection d'avril 2019, aimerait bien marquer d'un fait d'arme prestigieux sa campagne électorale pour servir de pare-feu à ses ennuis judiciaires pour corruption aggravée . Il tente ainsi de se présenter comme l'unique défenseur d'Israël.
Mais si d'aventure, Israël poussait ses provocations jusqu'à acculer la Syrie à entrer en guerre, alors les choses pourraient déraper jusqu'à l'utilisation par Tel-Aviv de sa force nucléaire, ce serait criminel et apocalyptique. Vu la configuration géographique de ces pays et de la proximité qu'il y a entre eux, la moindre frappe atomique aurait des répercussions catastrophiques dans toute la région, Israël y compris.
C'est un jeu dangereux auquel joue Netanyahou, en grande partie pour des raisons électorales.
B - La France : le porte valise à tout faire
La France a envoyé environ 1200 soldats en Syrie sous prétexte de combattre Daesh. Les forces françaises ont été déployées principalement dans le nord et le nord-est de la Syrie. Elles mènent une coopération étroite avec les Kurdes.
Paris a décidé de rester malgré le retrait américain annoncé. Pourquoi ?
Tout d'abord, à l'instar de Netanyahu , Macron le trader Président est en difficulté au niveau intérieur. La crise des Gilets jaunes n'en finit pas et certains en viennent à demander sa démission. Il lui faut un coup d'éclat au niveau de sa politique extérieure. : un moyen de bomber le torse et d'endosser le costume du chef de guerre qui ne quitte pas la Syrie face à Daesh. Or Daesh a pratiquement disparu de Syrie, pourquoi cet entêtement ?.
En fait, Paris vise d'avoir un strapontin à la table des prochaines négociations sur la Syrie.
Mais Macron oublie que rester est un cadeau empoisonné fait aux Kurdes puisque tôt ou tard, les soldats français devront s'en aller.
C - Le rapprochement Franco-israélien
Le mercredi 23 janvier 2019, le président français a reçu à Paris le Président de l'État d'Israël Reuven Rivlin.
Le chef du régime israélien Reuven Rivlin (D) est accompagné du président français Emmanuel Macron après leur rencontre à l'Élysée, le 23 janvier 2019. ©AFP
Macron a finalement décidé de coopérer avec Tel-Aviv sur les plans du renseignement et de la logistique. Les deux hommes ont notamment discuté des nouveaux missiles de haute précision en possession du Hezbollah libanais, ainsi que d'une collaboration israélo-française en Syrie après le départ annoncé des troupes américaines du sol syrien :
Reuven Rivlin a fait part de la préoccupation de Tel-Aviv concernant le « vaste arsenal de roquettes et de missiles du Hezbollah » et de ce qu'Israël appelle « les efforts déployés par l'Iran et le Hezbollah pour améliorer la précision des missiles possédés par l'organisation libanaise ».
Or, à peine quelques heures après le départ du chef du régime israélien de Paris, le Quai d’Orsay menace l’Iran de sanctions : « La France adoptera des sanctions contre l’Iran si le dialogue avec ce pays sur ses activités balistiques n’aboutit à rien », a averti le chef de la diplomatie française Le Drian.
Étrange coïncidence alors que la France venait à peine d’annoncer sa volonté de donner enfin corps à un mécanisme pour contrer les sanctions US contre l'Iran :
Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères, s'exprimant au Sénat, avait affirmé que les Européens allaient mettre en place « dans les jours qui viennent » un système qui doit permettre de continuer à commercer avec l’Iran malgré les sanctions américaines.
Quelle cohérence de part de la France, comprenne qui pourra !!!
Mais Macron comme Hollande ont un intérêt supérieur d'être fidèle à la défense des intérêts d'Israël.
La France continue à choisir le camp du terrorisme d’État et veut être la meilleure élève. Quelle ambition !!!!
RESUME DE LA SITUATION ACTUELLE
La paix pourrait être réalisée cette année : - si les Kurdes et le gouvernement syrien aboutissent à un accord - si les USA et la Turquie quittent réellement la Syrie - si Israël cesse ses agressions et si l’État hébreux, conformément aux résolutions de l'ONU, rend le Golan qu'il occupe, à la Syrie.,....
Ceci fait beaucoup de « si » !!!!
Car les agresseurs ne veulent pas lâcher leur proie :
La rencontre à Moscou, du 23 janv. 2019, entre Vladimir Poutine et de Recep Tayyip Erdogan s'est terminée par un échec sur le problème syrien. Malgré les pressions de Moscou, le serpent turc n'a pris aucun engagement ferme au sujet de la zone d'Idlib qu'il doit pacifier.
Pas plus, sur sa non ingérence concernant le Nord de la Syrie. Il a le culot de demander une zone tampon de sécurité de 30 Km à l'intérieur du territoire syrien pour être protégé des terroristes, alors qu'il a ouvert grand sa frontière pour laisser entrer les terroristes de Daesh et d'Al-Qaïda en Syrie. ( Vidéo de la conférence de presse : https://youtu.be/6XeS3MJ1x5k)
Deux jours après, pour enfoncer le clou, Erdogan a prétendu, le 25 janvier 2019, qu’Ankara devait prendre en main le contrôle de la situation sur le terrain dans le nord de la Syrie et que les autres options étaient inacceptables. « Tout ce qui se passe dans cette partie du monde concerne la Turquie et pas la Syrie et les conséquences touchent également la Turquie », a-t-il indiqué.
Il a également affirmé qu’une « zone tampon » serait bientôt créée dans le nord de la Syrie, sans manquer de préciser que « la Turquie est la seule puissance capable de créer cette zone sûre et que la formation d’un “consensus mondial” pour cette affaire est exclue ».
Voila qui est clair, du côté occidental ce n'est pas mieux :
En effet, pour l'élaboration de la nouvelle Constitution syrienne, il a été adopté lors des négociations à Sotchi, la formation d’un Comité Constitutionnel chargé de l'examiner. Le comité prévu est composé de 150 membres : 50 membres désignés par le gouvernement syrien, 50 par l'opposition et 50 par l'ONU.
La Grande Bretagne, Turquie, Russie, Allemagne, France ont été d'accord pour constituer ce Comité, la Turquie étant chargé de la liste de l'opposition.
Aujourd'hui le travail est achevé, or les occidentaux bloquent le processus à l'étape finale, car ils considèrent que le travail n'est pas recevable !!! :
Ainsi, ils ont adressé une lettre au secrétaire de l'ONU remettant en cause son approbation : « votre représentant spécial Dimistura n'est pas habilité a entériner une déclaration des garants d'Astana faite à Genève » (point 5 de la lettre).
Le processus de paix passant par une solution politique est sérieusement enrayé. Les occidentaux ont peur d'une élection libre en Syrie qui verrait Bachar al-Assad élu de nouveau Président : toute cette guerre pour rien !!!.
A ce torpillage s'ajoute les agressions israéliennes permanentes avec un risque de riposte
des forces militaires syriennes qui prendront à leur tour pour cible de leurs missiles le sol israélien. Ceci suscite déjà une vive inquiétude au sein du QG israélien suscitant les mises en garde du porte-parole de l'armée israélienne qui a demandé à Damas de ne pas réfléchir à une riposte.
La riposte balistique de Damas est légitime et parfaitement plausible si on ajoute aux capacités balistiques importantes de la Syrie, la présence dans son arsenal des redoutables S-300 russes.
Reste à savoir, pour l'armée syrienne quel moment choisir pour riposter et comment agir par ordre de priorité ?. Actuellement l'armée syrienne préfère fixer le sort de la bataille dans les territoires occupés du nord de la Syrie. C'est bien là que se joue l'avenir de l'indépendance syrienne.
En effet, De toute évidence, tout type de conflit entre la Syrie et Israël ne tardera pas à conduire à un retour des groupes terroristes dans le Nord syrien : tel est la mission des agressions israéliennes.
Enfin, c'est avec Damas que les Kurdes doivent négocier. Ils ont appris une bonne leçon avec la ville d'Afrin qui est occupé depuis un an par les Turcs. S'ils n'autorisent pas l'armée syrienne à rentrer dans les zones qu'ils défendent, c'est sans doute la Turquie qui le fera.
En cas de refus des Kurdes, Erdogan est prêt à proposer au gouvernement syrien l'échange de la zone d'Idlib contre la création d'une zone de tampon de 30 Km. A ce marché de dupe Damas a déjà dit NON.
Alors que les Kurdes prennent leur responsabilité, de toute façon Damas reprendra les puits de pétrole qui sont indispensables à la reconstruction de la Syrie.
La Syrie n'est pas la Russie avec ses hivers glacials et son immense étendue, mais la volonté de son peuple à résister compense cela. Des réfugiés rentrent chez eux, ils veulent participer à la reconstruction de leur patrie, la tache est immense : la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) des Nations unies a estimé les dommages de guerre pour la Syrie à au moins 388 milliards de dollars.
La reconstruction sera d'autant plus difficile du fait du blocus économique US. Or, Washington ne s’est pas arrêté pas là. Dans le cadre des sanctions sévères qu’elle a adoptées contre la Syrie, la Maison-Blanche a placé les exportateurs de gaz en Syrie sur la liste des sanctions et appelé à mettre fin à toute importation industrielle et agricole en provenance de Syrie. Le but est d'affaiblir le gouvernement syrien et provoquer sa chute via une baisse du soutien populaire due à la crise économique et aussi d'écarter de la scène politique Bachar al-Assad au moment des élections.
En conclusion, guerre ou paix ?
La réponse n'est pas simple puisque au seuil de la paix, le Moyen-Orient risque de s'embraser à tout moment par la faute des agressions israéliennes continues et le soutien de facto des autres puissances occidentales.
Dernière info : BEYROUTH, le 26 janvier 20196 (Reuters) - Le chef du Hezbollah libanais a déclaré dans son dernier entretien avec la chaîne de télévision Mayadine TV que les frappes menées par l'armée israélienne en Syrie pourraient entraîner des représailles contre Tel-Aviv de la part de "l'axe de résistance" composé par l'Iran, la Syrie et de la milice chiite libanaise.
Ce changement d'approche du Hezbollah pourrait intervenir "à n'importe quel moment", a-t-il rajouté dans cet interview. Tout ceci signifie que lorsque Damas décidera de riposter aux agressions israéliennes, il pourra compter sur le Hezbollah, voir l'Iran, pour punir les agresseurs.
Cette déclaration de Sayyed Hassan Nasrallah intervient en réponse à la répétition des bombardements israéliens en territoire syrien (plus de 200 frappes reconnues par Israël)
ANNEXES
A1 - Conférence d'Astana : accord Russie-Turquie-Iran pour consolider le cessez-le-feu
Par RFI Publié le 24-01-2017 Modifié le 25-01-2017 à 20:49
Les participants à la conférence d'Astana, le 23 janvier 2017. REUTERS/Mukhtar Kholdorbekov
Les trois parrains des pourparlers, Russie, Turquie et Iran, se sont entendus pour créer un mécanisme de mise en œuvre et de surveillance du cessez-le-feu en vigueur en Syrie depuis le 30 décembre. La déclaration finale n'a été signée ni par les émissaires de la rébellion ni par ceux de Bachar el-Assad.
Avec notre envoyée spéciale à Astana, Muriel Pomponne
La conférence d'Astana s'est achevée avec une déclaration tripartite Russie, Turquie, Iran, les trois pays qui ont parrainé les pourparlers. En revanche, ni le gouvernement syrien ni l'opposition armée syrienne ne sont signataires du texte, et ils n'étaient pas représentés dans la salle au moment ou le ministre kazakh des Affaires étrangères a lu la déclaration.
Les trois pays ont annoncé la mise en place d'un mécanisme trilatéral de supervision de la cessation des hostilités. Pour le reste, ils insistent sur la séparation entre opposition armée et groupes terroristes, et soutiennent les discussions politiques qui auront lieu le 8 février à Genève.
En dehors de la création de ce mécanisme trilatéral qui inclut l'Iran, la conférence d'Astana a débouché sur peu de choses. L'Iran est impliqué, c'est cela qui est nouveau par rapport au cessez-le-feu de la fin décembre. Mais pour la rébellion, c'est la déception. Pas un mot sur les milices soutenues par l'Iran. Pas un mot de ce qu'elle considère être des violations du cessez-le-feu par les forces gouvernementales qui, selon elle, disent attaquer les mouvements terroristes. La Russie est parvenue à imposer une déclaration finale, mais tout reste à faire.
Faire pression sur Damas
Les rebelles ne voulaient pas des Iraniens comme médiateur, les accusant de mener une guerre religieuse en Syrie, en voulant favoriser la population chiite. Damas de son côté continue de critiquer la Turquie, accusée de jouer un rôle négatif, d'après le représentant syrien. Finalement, ce sont les Russes qui sont apparus comme étant les plus modérés, et les intermédiaires sur lesquels comptaient à la fois Damas et les rebelles.
Les représentants de l’opposition armée affirment d’ailleurs qu’ils comptent sur les Russes pour faire pression sur Damas afin que cesse le bombardement de certaines localités. Ils ont également insisté auprès des Russes pour une reprise de l'aide humanitaire. Et ce sont des aspects auxquels les Russes ne sont pas indifférents. Après les bombardements massifs qu’ils ont infligés à la Syrie, ils ne seraient pas mécontents d’apparaître comme des faiseurs de paix.
« Les Russes se sont engagés à mettre un terme aux violations de cessez-le-feu, ces violations ont eu lieu ces derniers jours dans certaines régions de Syrie, a déclaré Issam Al Rayyes, l’un des portes parole de la délégation des rebelles syriens à Astana. Nous même nous faisons en sorte de respecter le cessez-le-feu. Nous avons arrêté nos tirs contre le régime et vous pouvez vérifier cette information. Même les médias pro-régime confirment cette information. Nous attendons des Russes désormais qu’ils exercent davantage de pression sur le régime. Les Russes ont aussi dit qu’ils allaient peser de tout leur poids pour convaincre le régime de relâcher les femmes prisonnières. Elles sont 30 000 femmes détenues dans les prisons du régime. Ces femmes n’ont jamais pris les armes. Elles n’ont d’ailleurs jamais manifesté contre le régime. Elles sont enfermées avec leurs enfants. Les Russes ont promis qu’ils allaient évoquer le cas de ces femmes avec le régime. Nous avons donné aux Russes certaines informations concernant ces femmes détenues ; leur sort nous préoccupe énormément et nous allons tout faire pour qu’elles soient libérées. »
■ Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, se félicite
« Nous avions besoin d’un cessez-le-feu. Nous en avons déjà eu deux, c’est la troisième occasion et on ne peut pas la rater. Laissez-moi féliciter la Russie, la Turquie et l’Iran pour leur décision de mettre en place ce mécanisme pour observer et vérifier le respect de ce cessez-le-feu. C’est l’un des résultats de cette conférence, la décision d’établir un mécanisme qui sera selon toute vraisemblance basé à Astana. Il pourra contrôler ou en tout cas signaler les violations de cessez-le-feu qui ne manqueront pas d’arriver, aucun cessez-le-feu n’est parfait. Mais être en mesure de faire en sorte qu’il se maintienne, et prévoir des mécanismes qui pourront être utilisés, et le fait que les garants soient impliqués, et c’est tout ça qui a été décidé aujourd’hui, c’est un pas positif. »
A2 - Conférence de Sotchi : déclaration finale
Jan 30, 2018 19:42 UTC
Le Congrès du dialogue national syrien a prôné le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de la Syrie dans la déclaration finale de cette rencontre internationale à Sotchi.
Le Congrès du dialogue national syrien a pris fin, ce mardi 30 janvier 2018 à Sotchi, par la publication d’une déclaration finale qui insiste sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de la Syrie ainsi que sur le maintien de l’armée régulière de ce pays.
La déclaration a été publiée après que tous ses articles eurent été examinés et passés au vote.
« Il n’est pas admissible de renoncer à aucune partie du territoire syrien et le peuple de la Syrie s’engage toujours à reprendre le Golan occupé par tous les moyens légaux, dans le cadre de la charte des Nations unies et du droit international », indique la déclaration finale de la conférence de Sotchi.
Le texte réserve au peuple syrien le droit de déterminer l’avenir de son pays via les élections, la seule voie directe et démocratique.
La déclaration finale de la conférence de Sotchi évoque la nécessité de maintenir l’armée régulière et les forces armées de la Syrie pour qu’elles puissent remplir leurs tâches dans le cadre de la Constitution.
La déclaration de Sotchi dénonce toutes les formes et tous les types du terrorisme et de l’extrémisme, appelant à une lutte acharnée contre ces phénomènes.
Le texte insiste sur le respect des droits de l’Homme, de la liberté et de l’égalité, indépendamment de la religion, de la race du sexe des gens.
A été adoptée, lors des négociations à Sotchi, la formation d’un comité chargé d’examiner la Constitution syrienne. Le comité prévu devra comprendre 150 membres.
Source : http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i55651-conf%C3%A9rence_de_sotchi_d%C3%A9claration_finale
Plus tôt cette semaine, Al-Masdar a indiqué que les Kurdes syriens et Damas avaient repris les pourparlers de paix afin de parvenir à un règlement pacifique avant que le régime turc ne tente de mettre en place sa zone de sécurité.
Article originel : Break ing : Kurdish roadmap to peace presented to Damascus, SDF to become border
A3 - La feuille de route kurde pour la paix présentée à Damas, les FDS vont devenir garde-frontières (AMN)
L’agence de presse Hawar a publié un rapport détaillé qui met en lumière tous les sujets qui vont être discutés avec le gouvernement syrien.
Selon le rapport, la feuille de route du Conseil démocratique syrien (FDS) pour la paix est la suivante :
1. L’unité du territoire syrien
2. Le système syrien est une république démocratique et l’administration autonome fait partie de ce système.
3. Les administrations autonomes ont des représentants au parlement dans le centre de Damas, par l’intermédiaire de leurs représentants.
4. Outre le drapeau syrien, il devrait y avoir des drapeaux représentant les administrations autonomes.
5. La diplomatie dans les domaines des administrations autonomes ne va pas à l’encontre des intérêts du peuple syrien et de la Constitution.
6. Les Forces démocratiques syriennes font partie de l’armée syrienne, qui est chargée de protéger la frontière syrienne.
7. Les Forces de sécurité intérieure dans les zones d’administration autonome fonctionnent selon les conseils locaux d’une manière qui n’est pas contraire à la Constitution syrienne.
8. L’apprentissage dans la langue maternelle est la base de l’éducation dans les domaines de l’administration autonome, et l’arabe est la langue officielle dans toute la Syrie.
9. Dans les zones d’administration autonome, l’enseignement des langues locales est dispensé dans les facultés d’histoire, de culture, de langues, de littérature et d’autres disciplines similaires.
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Répartir la richesse syrienne aux régions syriennes d’une manière équitable.
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Al Masdar News
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