Plongée depuis un an en plein conflit armé contre les forces pro-russes, l’Ukraine donne des signes inquiétants de dégradation économique. La guerre coûte cher et la situation qui tarde à se normaliser rend vulnérable une économie qui tient encore debout uniquement grâce au soutien de la communauté internationale. La conférence qui a eu lieu à Vienne le 4 mars pour explorer les pistes de soutien à Kiev est une première étape, mais la réponse doit être rapide faute de quoi l’Ukraine sombrera dans le chaos généralisé.
Un an à peine après les tragiques événements de Maïdan, rien à Kiev, ne laisse penser que l’Ukraine est en guerre. La vie suit son cours entre réformes politiques quasi impossibles et dégradation des facteurs économiques. Pourtant la majorité des Ukrainiens épargnée par les combats risque de ressentir les effets d’une guerre dont l’issue peine à se dessiner.
La Russie touchée par les sanctions gagnera-t-elle la partie grâce à l’économie ? Cette possibilité teintée d’ironie se fait chaque semaine plus probable tant Kiev n’a pas les moyens financiers de mener une guerre contre les rebelles à l’Est de son territoire. Signe de l’effondrement possible de l’économie du pays, l’inflation galopante (28,5 % en an un) pèse sur les ménages et expose la monnaie, la hryvnia, à de très fortes pressions. Depuis début 2014, sa valeur a été divisée par trois. La Banque centrale ukrainienne a une nouvelle fois été obligée de relever son principal taux directeur de 19,5 % à 30 %. La faillite menace et sans l’aide internationale, le pays ne pourra plus faire face très longtemps à ses obligations (paiement des fonctionnaires et des retraites, remboursement de la dette).
Les réserves de devises de la Banque centrale étaient de 8 milliards de dollars à la fin de l’année 2014. Une misère qui ne correspond qu’à un mois d’importations. Conscients de la fragilité de l’économie ukrainienne, les pays occidentaux tablent sur un plan de sortie de crise. La FMI doit prêter 17,5 milliards de dollars, mais exige une stabilisation de la situation et des réformes pour engager un tel prêt. Une demande compréhensible qui contribue pourtant à une situation inextricable, car sans argent Kiev ne peut pas déployer son armée, l’Est du territoire ukrainien est grignoté par les rebelles et la situation générale se détériore toujours plus.
La Conférence de Vienne pour retrouver l’espoir
Réunis à Vienne le 4 mars, des dizaines de participants très attachés à une résolution du conflit favorable au Gouvernement de Kiev ont exposé différentes idées pour venir en aide au président Porochenko. La création d’une Agence de modernisation de l’Ukraine est sur la table et Bernard-Henri Lévy propose un Plan Marshall en soulignant qu’il pourrait être un pacte fondateur de l’Europe de demain. L’idée est séduisante, mais nécessite des moyens financiers et politiques d’envergure qui sont difficiles à mettre en œuvre.
Un des grands chantiers qui permettrait une telle mise en place est la lutte contre la corruption. Plusieurs intervenants ont souligné cet aspect capital et l’ancien Premier ministre polonais Włodzimierz Cimoszewicz a martelé que sans une lutte efficace contre la corruption, le pays ne connaîtra aucun renouveau. Mais, les réformes en ce sens sont plus que poussives et Tetyana Tchornovol, chef de l'agence anticorruption, partageait ses désillusions dès l’été 2014 à ce sujet avant de quitter ses fonctions face à son impuissance. Ironie, une fois de plus, les mesures anti-corruption les plus efficaces ont été prises lorsque Viktor Ianoukovitch était encore au pouvoir. Sous la férule du ministre des Revenus, Oleksandr Klimenko, plusieurs mesures anti-corruption et anti-évasion fiscale ont été adoptées et couronnées de succès. Aujourd’hui, l’homme est en exil volontaire à Moscou car il lui est reproché d’avoir œuvré sous la présidence du président déchu. Il vient cependant de gagner son procès contre le directeur des services fiscaux qui l’accusait de corruption. Dans la tourmente, il est difficile pour l’Ukraine de faire le tri entre ses faux amis et ses vrais ennemis. La situation est chaotique et seules des mesures téméraires et une volonté de réconciliation nationale permettront au pays d’arrêter sa course vers l’effondrement.
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@P-Troll Bernard-Henri Lévy ? Mais c’est un juif amnésique ! Il a oublié que les milices qui dirigent l’Ukraine actuellement ( Svoboda, Pravy Sektor, le parti bandériste, entre-autres ), ont un lourd passé nazi ! Tous ces miliciens sont originaires de Galicie, à l’Ouest de l’Ukraine, et n’ont strictement rien à voir avec le reste de la population ukrainienne ! En 39-45 ( un excellent reportage sur ces fascistes est passé sur FR3 récemment ), les mêmes miliciens faisaient partie de la panzer-division SS Das Reich, qui s’est illustrée dans le massacre d’Oradour sur Glane ! Et ce n’est pas tout ! En Russie, en Pologne, et en Ukraine, ils ont massacré des milliers de juifs, et brûlé des centaines de villages ! Et actuellement, ils opèrent de la même manière dans l’Est de l’Ukraine en suivant un programme qui n’a pas varié : mort aux juifs, mort aux russes, mort aux homosexuels ! Et c’est cette peste bubonique que défendent François Hollande, Laurent Fabius, et le comique-troupier Bernard-Henri Lévy ! D’ailleurs les juifs israéliens ne portent pas ce dernier dans leur coeur, car eux par-contre, ils ont de la mémoire ! Et les russes se souviennent aussi des 27.000.000 de morts qu’ils ont dû déplorer pour éradiquer cette racaille d’Europe ! Alors, si jamais ils continuent leur manège de mort, je crois que Poutine, et toute la Russie derrière lui, va de nouveau les rayer de la carte ! Je serais partisan de mettre Bernard-Henri Lévy, pieds et poings liés, sur le premier vol d’El Al, et de l’envoyer chez les juifs orthodoxes de Jérusalem, histoire de remettre les pendules à l’heure ! De toute façon, nous en France, on n’a pas besoin de ce gugusse ! Moi, ça me donne envie de dégueuler !
Imagine que l’Ukraine ait refusé d’être intégrée à l’UNATO et que ce choix fut respecté, imagine les milliers de morts atroces venues et à venir qui ne seraient pas si les états conservaient un peu de souveraineté, juste imagine....
Article totalement à coté de la plaque ! c’est à se demander de quelle planète vous débarquez !
L’Ukraine à subi un coup d’état des dirigeants nazis de l’union Européen qui cherchent à l’intégrer à la future union des neo-esclavagistes, comme c’est un lieu stratégique en cas où la Russie se rebelle, ils ne veulent pas lâcher le morceau !
Les Ukrainiens de l’est ne veulent pas se laisser faire tout comme la majorité des Ukrainiens, en réalité c’est une guerre qui oppose l’armée corrompue Ukrainienne à son propre peuple, beaucoup de soldats ne veulent pas participer au massacre de leur propre parents frères sœurs et amis, cela sont menacés de mort par le régime nazi de Porochenko.
La Russie à bien sentit le piège et ne s’est pas impliquée militairement dans le conflit, mais apporte un soutien humanitaire à la population de l’est !
...faute de quoi l’Ukraine sombrera dans le chaos généralisé Vous êtes en retard...d’une guerre. La faillite de l’Ukraine est effective.Elle ne peut tout simplement pas payer le minimum vital : fonction publique,santé,éducation,armée.Quant à acheter au cours réel le gaz (et autres énergies) dont elle à besoin... Ce qui reste d’état se délite vitesse grand V.L’état sanitaire et social est catastrophique. Ni le camp occidental ni la Russie ne veulent de ce boulet. L’attitude irréfléchie de l’UE,ses trahisons envers les Ukrainiens, à fait de l’Ukraine une bombe à nos portes.
« ... la réponse doit être rapide faute de quoi l’Ukraine sombrera dans le chaos généralisé » Parce que, d’après vous, elle n’y a pas encore sombré ?
Maïdan, de l’aveu même des officiels U$, est une déstabilisation ourdie par leurs services avec la complicité et la bénédiction de nos sommités €uropéennes. Mais si Facebook et Twitter avaient déjà lors des printemps arabes confirmé leur efficacité comme armes de propagande massive dans ce genre de campagne, leurs limites ont déjà été clairement posées par l’Ours russe dans son soutien militaire au gouvernement syrien.
J’ignore donc de quel obscur think-thank U$ est né ce délire d’avoir un seul instant imaginé que l’OTAN pourrait humilier Vlad Poutine au point de mettre la main sur Sébastopol, principale base navale russe en mer noire.
Après les succès sans conteste des campagnes de l’OTAN à avoir au nom de la liberté établi sous banière « islamiste » un chaos durable en Afghanistan, en Irak, sur une grande part de l’Afrique du Nord et plus bas, les enthousiasmes €uropéistes de BHL nous vendent et nous vantent maintenant pour « démocratie » le pillage et la ruine par quelques oligarques ukrainiens assistés de milices parfois néo-nazies de leurs compatriotes. Notre très atlantiste zélateur de la philosophie « intestinale » ne manquera certainement pas de saisir l’occasion pour promouvoir la sortie de son prochain « chef d’oeuvre » !
Au regard du sort déjà dévolu par nos élites €uropéistes au peuple grec, je doute fort de l’efficacité d’un quelconque Plan Marchall pour relever l’Ukraine. Quant aux fruits de Maïdan, ils laisseront un goût particulièrement amer à un peuple dépouillé et saigné sans distinction de langue sur l’autel des aventures atlantistes.
Tout cela est profondément tragique, affligeant et plutôt répugnant !
L’Ukraine est en faillite...l’argent ne rentre plus en provenance de l’étranger (USA/UE)...juste quelques unités de mercenaires pour palier à la disparition de son armée...Poutine se marre de la connerie des occidentaux qui voulaient faire tomber la Russie en quelques semaines...C’est le contraire qui va arriver... !
Kiev n’a pas les moyens financiers de mener une guerre contre les rebelles à l’Est de son territoire.
Vi, mais le premier à avoir employé la force est le pouvoir Ukrainien qui a cru pouvoir faire taire par les armes ce qui n’était qu’une demande d’autonomie (et pas même d’indépendance). Est-ce que je me trompe ? La demande d’indépendance n’est venue qu’après les massacres d’Odessa par des bandes nazies, jamais condamnées. Est-ce que je me trompe ? Après quelques dizaines de milliers de morts, le pouvoir américano-ukrainien s’aperçoit qu’il n’a pas fait le bon choix et nous demande de passer à la caisse pour le consoler. C’est du foutage de gueule de première classe, avec palmes.