La crèche "bulle envol’toi" ferme ses portes. C’est la décision brutale que les parents des enfants et les salariées de l’association ont apprise vendredi soir. Cette décision judiciaire est exécutoire sous... 15 jours. La structure (locaux salubres, personnels compétents) cessera donc son activité le 12 février, laissant sur le carreau huit salariées et seize enfants.
L’association, anticipant des problèmes financiers qu’elle connaissait, s’était mise sous tutelle il y a six mois. La mairie de Toulouse avait mise au courant en janvier 2009. Il semblerait donc que rien n’ait été fait au niveau des autorités publiques locales pour empêcher cette issue (comptable) fatale.
Il semble tout à fait inconcevable de laisser fermer une structure d’accueil qui fonctionne depuis plus de 20 ans à la plus grande satisfaction des parents alors même que le besoin de structures collectives est criant sur Toulouse et que la mairie annonçait fièrement en 2008 l’ouverture de 1000 places d’ici 2014 ! Elle commencerait donc par laisser fermer une structure qui a fait ses preuves.
Le paradoxe nous semble plus que cruel et, si nous avions mauvais esprit, nous pourrions nous demander s’il ne résulte pas d’une volonté politique (Bulle n’étant pas la seule structure toulousaine de cette échelle à connaître des difficultés et être sur la brèche sans aide des autorités locales).
Quant au devenir des acteurs de l’association : huit salariées iront découvrir les bancs de Pôle Emploi dès le 15 février et je laisse à l’appréciation de chacun le parcours du combattant qui attend les parents pour retrouver, SOUS 15 JOURS, en février, une solution de garde pour les petits bouts qui ne reverront plus leurs copains, leurs copines, leur crèche et les adultes qu’ils côtoient tous les jours grandissant ainsi en confiance et sécurité.
La violence de la nouvelle et la rapidité d’exécution de la décision nous laisse tous pantois !
Est-ce cela la gestion du problème de la garde d’enfants de moins de trois ans dans notre pays ?
Sonya, Maman abasourdie !