La crise financière impose un nouveau système monétaire
Dans ce texte, j’explique la base de notre système monétaire et pourquoi il est injuste et aboutit nécessairement à une crise financière au bout d’un moment, en particulier lorsque la croissance faiblit. Je montre que les renflouements massifs sont des tentatives désespérées, injustes et inefficaces, pour sauver un système condamné, et je propose une réforme du système monétaire.
Qu’est-ce que la monnaie ?
En février 2007, j’avais publié un texte sur AgoraVox pour expliquer à des néophytes comment la monnaie est fabriquée (et j’expliquait déjà pourquoi la crise était inévitable) :
http://mjulier.free.fr/#monnaie
En effet, aussi bizarre que cela paraisse, presque personne ne comprend le système monétaire, y compris parmi les politiciens, les chefs d’entreprises, ou les comptables. En voici un petit résumé.
La « monnaie fiduciaire » (les billets de banque) ont successivement représenté :
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avant le 19e siècle, un certificat représentant une quantité d’or stockée dans la banque (privée) qui l’imprimait,
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jusqu’au début du 20e siècle (époque du « franc-or »), un bon imprimé par une banque centrale qui promet de l’échanger sur demande contre une quantité fixée d’or (sachant qu’en pratique peu de gens vont demander à l’échanger en même temps) ;
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de 1945 à 1970 (accords de Bretton-Woods), la banque centrale américaine (la Réserve Fédérale) échangeait encore les dollars contre de l’or, par contre les autres banques centrales du monde n’avaient plus d’or, et n’échangeait plus leurs billets que contre des dollars, à un taux de change garanti. Mais ce taux était parfois modifié pour améliorer la compétitivité d’un pays ou réduire le poids de la dette : on parlait alors de « dévaluations (compétitives) » ;
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depuis 1970, les billets ne sont plus échangeables, ils sont imprimés par les banques centrales (en Europe : la BCE) qui les prêtent aux banques commerciales à un certain taux d’intérêt (les fameux « taux directeurs »). Elles ont l’interdiction de prêter de l’argent aux gouvernements. En Europe, la BCE est indépendante et a pour unique mission de contrôler la création de monnaie de façon à éviter toute inflation supérieure à 2% par an.
Cependant la plus grande partie de la monnaie est créée par les banques commerciales elles-mêmes, par simple jeu d’écriture (on parle de « monnaie scripturale »). Le principe est simple : une banque dont le capital initial serait de 100€ va prêter cet argent à un emprunteur A, qui achète un objet en payant 100€ à un vendeur B, qui ouvre un compte en banque et y dépose ces 100€. À ce stade, la banque possède toujours 100€ (dans ses coffres), et le vendeur B possède également 100€ (sur son compte en banque) : il y a donc maintenant 200€ en circulation. La banque peut continuer en reprêtant ces 100€ à un emprunteur C, etc... Mais les « règles prudentielles » fixées par l’État fixent une limite, par exemple 1000€ prêtés pour 100€ de fonds propres. Le détail des règles prudentielles (Bâle I, Bâle II,...) est très complexe et sujet à évolution et à polémiques lourdes de conséquences : qui évalue la valeur des actifs de la banque ? prend-on en compte le risque des crédits émis ? qui estime ce risque et selon quels critères honnête ou non ? la reconnaissance de dette signée par un emprunteur peut-elle parfois être considérée comme un actif et être comptée comme fonds propre ?... Ces règles sont cruciales car elles déterminent combien d’argent est en circulation.
Un système injuste et voué à l’échec
À la base, la monnaie créée par la banque centrale est juste prêtée avec intérêts. Si l’économie est parfaitement stable, on remarque bien le problème fondamental. Imaginons que les banques commerciales ont emprunté 100€ à la banque centrale. Chaque année, elles doivent payer 5€ d’intérêt (si le taux directeur est de 5%). Or seule la banque centrale fabrique la monnaie, d’où peuvent-elles tirer cet argent sans augmenter leur endettement ?
En réalité le problème est moins immédiat qu’il ne semble : les 5€ versés annuellement seront en partie dépensés par la banque centrale (en salaires, en frais d’impression de billets, etc...), et en partie reversés à l’État. Dans les deux cas, ils sont donc remis en circulation. En théorie, le système reste stable.
Mais on marche sur une corde raide : si des billets sont retirés de la circulation (enterrés dans le jardin d’un avare, stockés par un étranger revenu dans son pays, perdus ou détruits,...), pour rétablir la même masse monétaire les banque doivent augmenter leur endettement, et donc à leur tour prêter plus d’argent aux ménages et aux entreprises (c’est-à-dire augmenter l’endettement de « l’économie réelle »).
Pire, toute croissance économique (nécessitant une création de monnaie) implique un nouvel endettement. On fait donc nécessairement payer des intérêts aux créateurs d’activités, tandis que les riches en mesure de prêter de l’argent sont assurés de gagner de l’argent car leur position est incontournable. Ceci est choquant car en permettant aux riches d’augmenter leur richesse de façon exponentielle (c’est-à-dire d’un pourcentage constant chaque année), si la croissance économique elle-même est faible cela revient à augmenter de façon exponentielle la part des richesses détenue par les plus riches. À noter que personne ne peut être épargné : si les riches cherchent désespérément à placer leur argent, ils achètent en particulier de l’immobilier, donc tout augmente (les maisons, les bureaux, les terres agricoles, les forêts, et les loyers en proportion du prix de vente), faisant ainsi peser une lourde charge sur la population entière.
Et effectivement, depuis l’instauration du système monétaire actuel, le fossé entre les pauvres et les riches ne cesse d’augmenter, et les revenus du capital de monter plus vite que les salaires. Ceci est profondément injuste.
Non seulement injuste, le système actuel est intenable : au bout d’un moment les riches possèdent toute la richesse existante. Ensuite ils possèdent plus que la richesse existante (le reste de la population est alors endettée auprès d’eux et a donc une richesse négative). Mais lorsque les pauvres ne peuvent plus supporter leur taux d’endettement, ou qu’il s’avère évident qu’ils ne pourront jamais rembourser leurs dettes, le processus s’arrête, par décision des banques ou par application des règles prudentielles.
Notons pour comparer qu’à l’époque des monnaies-or, les riches étaient déjà très favorisés et que cela avait débouché sur la terrible crise de 1929. Par contre, dans le système de Bretton-Woods (1945-1970), les États imprimaient des billets convertibles à un taux régulièrement dévalué (et les USA imprimaient des billets en théorie échangeables contre de l’or mais en réalité stockés par les banques centrales du monde entier). Tout l’argent créé donnait aux États une grande liberté, et diluait tellement la valeur de la monnaie que les riches ne pouvaient pas vivre de leurs rentes. Les entrepreneurs, par contre, pouvaient facilement emprunter de l’argent pour créer des activités, et les salariés bénéficiaient de hausses de salaires régulières.
La crise
Il est difficile de dire quand et pour qui l’endettement est devenu « excessif ». Cela dépend de facteurs culturels : les Américains sont habituellement très endettés, les Japonais acceptent d’acheter une maison avec un crédit sur deux générations, par contre les Allemands se méfient de tout endettement. Les crédits aux particuliers peuvent être limités à des durées très variables. Les règles prudentielles applicables aux banques sont elles-mêmes très variables et sujettes à interprétation ou à fraude plus ou moins caractérisée. Les banques centrales peuvent autoriser l’augmentation des endettements pour permettre la croissance économique (cas de la Réserve Fédérale américaine), ou au contraire s’inquiéter de toute augmentation trop rapide de la masse monétaire synonyme d’inflation future (cas de la Banque Centrale Européenne). Le coup de sifflet final peut venir d’une décision règlementaire (application de règles prudentielles strictes) ou du marché (les emprunteurs des crédits « subprime » américains n’arrivent plus à rembourser leurs crédits). Toujours est-il qu’un jour, l’endettement cesse d’augmenter.
Dès lors, la monnaie (scripturale) en circulation cesse d’augmenter, les prêteurs ne trouvent plus d’emprunteur solvable, ni les emprunteurs de prêteurs leur faisant confiance. Faute d’argent en circulation, les biens spéculatifs (l’immobilier, les actions en bourse, les tableaux de maîtres,...) ne trouvent plus preneurs et leur prix diminue, éventuellement de façon catastrophique à cause de réactions en chaîne psychologiques (les uns vendant parce qu’ils n’ont plus confiance, les autres attendant une baisse future avant d’acheter). D’autres phénomènes catastrophiques peuvent se greffer dessus. Par exemple, les banques dont les actifs (immobiliers par exemple) sont dévalués ne respectent donc plus les règles prudentielles et doivent cesser tout nouveau crédit. Autre exemple, les titulaires américains de crédits « sub-prime » (crédits à taux élevé pour personnes peu solvables), qui sont endettés à hauteur d’une somme désormais supérieure à la nouvelle valeur de leur maison qui sert de garantie au crédit, sont sommés par leur banque de rembourser immédiatmeent la différence entre le crédit et la valeur de la maison : ceci leur étant impossible, ils abandonnent leur crédit et leur maison, et la banque récupère une maison invendable mais perd tout espoir de remboursement.
On assiste donc à un dégonflement brutal de la masse monétaire, synonyme de ralentissement économique (et donc de chômage et de fermetures d’entreprises). Et rien de permet de garantir un atterrissage en douceur car, comme on l’a vu, il n’est pas évident de trouver toute la monnaie pour rembourser la banque centrale, si une partie de cette argent a été accaparée par des riches qui l’ont retiré de la circulation (situation probable vue l’augmentation des inégalités).
Les fausses solutions
La baisse des taux d’intérêts : pour permettre à l’endettement de continuer à croître, les banques centrales peuvent envisager de fixer des taux directeurs très faibles. Mais les inconvénients déjà mentionnés (augmentation des endettements) continuent alors à s’aggraver, ce qui repousse la date de la crise mais accentue sa gravité. Cette politique menée par la Réserve Fédérale américaine n’a pas prouvé son efficacité.
Par contre, lorsque la crise a débuté, on peut concevoir que cette politique soit utile pour que le dégonflement du crédit soit ralenti et pour contrebalancer les réactions en chaîne catastrophiques. Si ceci permet d’adoucir la crise, c’est probablement utile, mais cela n’évite pas la crise et ne réduit pas forcément sa gravité au final.
Le renflouement des banques par l’État : la dernière mode serait de financer les banques en difficulté avec l’argent des contribuables. Ceci est évidemment choquant (les pauvres payent pour les riches). Et cette politique n’a aucune chance de succès, pour trois raisons :
1) les actifs douteux détenus par les banques sont sans limite, tellement les financiers sont inventifs en matière d’ingénierie financière invérifiable (actifs constitués de mélanges complexes, produits financiers dérivés dont la valeur est impossible à estimer). Rien que la somme des produits financiers dérivés est tellement supérieure à l’économie réelle que l’on sait que leur valeur est illusoire est que personne n’arriverait à indemniser les banques à la hauteur de la valeur qu’elles leur attribuent.
2) ceci contribue à appauvrir les pauvres pour financer les riches, mécanisme non seulement immoral mais qui aggrave précisément le phénomène qui a déclenché la crise, à savoir que les emprunteurs potentiels n’étaient plus en mesure d’emprunter de l’argent.
3) le prélèvement de cet argent auprès des entreprises ne peut que provoquer un ralentissement économique ou des faillites, ce qui est l’inverse de l’objectif visé, et risque au final d’aggraver la crise.
Par contre, s’il est possible de sauver une banque sans que cela ne coûte d’argent à l’État, on peut penser que c’est utile. Il peut s’agir d’aider une fusion avec une autre banque, voire de la nationaliser (avec une indemnisation minimale ou nulle) en comptant sur une revente ultérieure. Mais il ne peut pas être question de garantir cette intervention, qui autoriserait toute manoeuvre risquée ou frauduleuse sachant que l’État interviendrait nécessairement au final. Surtout, il ne doit pas sembler choquant que les propriétaires et les dirigeants d’une banque en faillite soient dépossédés sans indemnité : c’est les clients qu’il faut tenter de protéger et non les propriétaires.
La garantie illimitée de tous les dépôts bancaires : mesure destinée à rassurer les épargnants (et éviter qu’ils vident leur compte pour acheter de l’or, ce qui aggraverait la crise), cette mesure est parfaitement illusoire : aucun État n’est en mesure de rembourser tous les dépôts bancaires. La garantie partielle (par exemple limitée à 100.000€) est déjà plus crédible, et également plus juste car elle peut contribuer à réduire les inégalités à protégeant les classes moyennes tout en permettant que les plus riches s’appauvrissent sensiblement. Mais est-ce une réelle solution, sachant que cette mesure ne s’appliquera qu’en cas de très grave crise ayant déjà provoqué des faillites bancaires généralisées ? Et il ne faut pas oublier de protéger également les plus pauvres : ceux qui sont endettés (pour éviter qu’ils ne perdent leur logement), les chômeurs, ceux qui veulent créer une entreprise,...
Le retour à des monnaies basées sur l’or : une telle mesure, dont la mise en oeuvre semble pour le moins difficile, ne résoudrait rien. En effet ce système avantageait déjà démesurément les plus riches et au final bloquait l’économie par manque de liquidités. D’ailleurs son aboutissement a été la crise de 1929, ce qui n’est pas encourageant.
La réforme du système monétaire
Au-delà des mesures d’urgence mentionnées plus haut (baisse des taux d’intérêts pendant la crise, garantie partielle des avoirs bancaires, sauvegarde des banques dans la mesure du possible), il est clair que le système monétaire issu des années 1970 contient en lui-même les germes de la crise, et qu’il faut donc en changer.
Ceci n’a rien de facile : les financiers et les riches ont énormément profité de ce système monétaire, ils auront du mal à accepter que la fête est finie. Cependant, en période de crise, leur intérêt le plus immédiat est que la crise cesse rapidement, et leur crédibilité en tant qu’experts est très diminuée.
Par ailleurs, au niveau européen, le système monétaire est gravé dans le marbre du traité de Maastricht et n’est en théorie modifiable que par un nouveau traité à adopter à l’unanimité (le traité européen dit « traité constitutionnel » n’aurait rien changé à cela, il prévoyait également l’unanimité des États pour réformer les institutions monétaires). Cependant, face à l’évidence de la crise, on peut espérer que l’Europe ose réagir, soit par accord unanime (on peut rêver, mais l’urgence ne le permet sans doute pas), soit en s’asseyant sur ces traités étant donnée l’urgence, soit au pire par action unilatérale (on pourrait imaginer qu’un État recrée une monnaie nationale basée sur d’autres principes que ceux de la Banque Centrale Européenne).
La première urgence est que suffisamment de monnaie puisse être injectée sans pour cela augmenter les endettements. Ceci signifie prosaïquement qu’il faut fabriquer de l’argent, ou « faire tourner la planche à billets », à l’image de ce qui a été fait jusqu’en 1970, pendant les « 30 glorieuses ».
Le plus simple est que de la monnaie soit fabriquée et donnée (ou prêtée sans intérêt, ce qui revient sensiblement au même) à l’État, ou bien à l’Europe (cela ne change rien dans le fond, c’est une simple différence d’échelle) pour financer des projets d’intérêt général.
Mais une telle distribution distribution d’argent neuf (nouvellement créé par la banque centrale) implique un choix foncièrement politique, là où le rôle actuellement de la banque centrale est purement technique (elle prête à la banque la plus offrante, elle surveille l’inflation et la masse monétaire, mais elle ne favorise aucune banque ou aucun projet en particulier). Cet arbitrage politique doit donc être sous contrôle démocratique, ce qui exclut le système actuel d’une banque centrale indépendante des États et contrôlée par des technocrates.
Pour revenir à un modèle antérieur, les États (ou les instances démocratiques européennes) pourraient se charger de définir la politique monétaire. Cependant, le risque est grand que les politiciens en abusent : il est facile de donner un « coup de fouet » à l’économie en injectant une grande quantité d’argent, sachant que les effets pervers (une trop forte inflation) viendront plus tard, concrètement après les élections.
Ceci ne peut donc fonctionner qu’à certaines conditions :
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les citoyens sont éduqués sur le fonctionnement du système monétaire (chose qui n’a jamais été faite, et pour cause, car les politiciens eux-mêmes y sont largement perdus)
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des indicateurs clairs et indiscutables sont mis en place pour permettre aux citoyens de juger la pertinence de la politique monétaire : quantité de monnaie injectée, masse monétaire totale, inflation prévue, etc... Une commission indépendante pourrait même donner un avis public pour expliquer aux citoyens ce qu’on peut attendre de la politique monétaire du gouvernement.
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Le contrôle des banques commerciales doit être renforcé. Dans la mesure où la croissance de l’économie ne repose plus sur l’endettement à outrance, on peut exiger qu’elles reviennent à des pratiques plus raisonnables, en interdisant certains produits financiers dérivés, en imposant des règles comptables plus simples et plus strictes, etc... Il ne servirait à rien que fixer démocratiquement le fonctionnement de la banque centrale si les banques commerciales pouvaient encore créer de l’argent (monnaie scripturale) de façon presque illimitée.
La création de monnaie contrôlée par l’État au bénéfice des projets de l’État peut causer des conflits d’intérêts : cela pourrait être la porte ouverte à des abus par des politiciens démagogues. Aussi, une autre option serait que l’argent créé par la banque centrale soit carrément distribué à la population, avec une somme identique pour chaque citoyen. Les sommes seraient en fait assez faibles et ne risqueraient pas d’encourager les gens à vivre sans travailler. Mais ceci aurait certains avantages :
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ce serait très pédagogique : le mystère de la création monétaire deviendrait subitement lumineux
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la somme d’argent injectée chaque année serait connue de tous et deviendrait un sujet de conversation, ce qui renforcerait fortement le contrôle démocratique
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un gouvernement désireux de lancer un projet très coûteux ne pourrait pas créer directement l’argent pour financer ce projet (au risque de générer une inflation trop élevée), mais devrait augmenter les impôts, ce qui le forcerait à obtenir l’accord du Parlement et à répondre aux interpellations des citoyens.
Conclusion
La fragilité du système financier ne peut désormais plus être niée, lorsque les financiers réclament 700.000.000.000 $ (700 milliards de dollars) d’argent public pour renflouer les banques américaines et 300.000.000.000 € (300 milliards d’euros) pour renflouer les banques européennes.
Les phénomènes conjoncturels qui expliquent la réaction en chaîne (crise des crédits « sub-prime », crise de liquidité bancaire, etc...) sont également largement connus et discutés.
Même au niveau des mesures d’urgence, on peut considérer que de nombreux gouvernements sont sensibilisés à la gravité de la crise et sont disposés à éviter toute conséquence trop grave.
Mais dans ce processus, on néglige le fait que la crise vient en grande partie du principe même du système monétaire mis en place depuis les années 1970 à la chute du système de Bretton-Woods.
Ignorer cette réalité revient, d’une manière ou d’une autre, à plâtrer une jambe de bois. Et ceci peut coûter très cher, à la fois aux contribuables sollicités pour renflouer les banques, à l’économie dans son ensemble qui risque de ne pas s’en remettre, et même aux organismes financiers qui, passé l’effet d’aubaine, ne seraient pas guéris des problèmes fondamentaux qu’ils rencontrent.
J’ai donc démontré qu’il était indispensable de réformer totalement le système monétaire, et il est étonnant que cela ne soit pas plus souvent soulevé dans les milieux politiques ou associatifs : à l’évidence ceci vient du fait que très de gens comprennent réellement les processus par lesquels la monnaie est mise en circulation.
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