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Pourquoi la crise de 2008 ne ressemble pas à celle de 1929 ?... Parce qu’elle est pire !

Avec leur manie de tout ramener à des références financières, les économistes passent à côté de la réalité et nous préparent des lendemains qui déchantent.

 Depuis le milieu de l’année 2008, les économistes patentés passent une partie de leur temps à se demander si la crise actuelle ressemble ou non à celle de 1929. En restant sur le terrain strictement financier, ils ne risquent pas de trouver la bonne réponse. Depuis l’explosion des subprimes, toute analyse s’exprime en dollars, et d’une manière générale en monnaie, comme si toute chose se mesurait nécessairement avec cette unité parfaitement artificielle.

 Les économistes restent donc sur la touche, car la société se mesure avec bien d’autres unités que celle-là, dont la valeur change à tout instant selon la spéculation du moment.

 Deux aspects particuliers de ces deux époques, parmi beaucoup d’autres, suffisent cependant à montrer leurs différences, et à montrer que leur comparaison exclusivement financière ne peut mener à aucune prospective intelligente, et surtout ne peut servir à concevoir une stratégie permettant de mettre fin au maelström économique que la planète traverse actuellement.

— En premier lieu, la composition de la population de 1929 était foncièrement différente de celle de 2008. Plus de la moitié des populations vivait de l’agriculture dans de petites communautés rurales ou de villes de faible importance, et se trouvait ainsi moins affectée par la crise. Or de nos jours, cette population rurale ne constitue plus guère que 3 à 5% de la population totale, suffisant à produire la plus grande partie des produits alimentaires nécessaires à la population totale.

 Le chômage ne pouvait donc toucher en 1929 qu’une fraction de la population totale. S’il a entrainé une grande misère, ce n’est pas tant que le nombre des sans emplois était considérable, que parce qu’il n’existait pas de protection sociale à l’époque, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

 En revanche, de nos jours la part de la population exposée au chômage est beaucoup plus importante, non parce que les effectifs salariés sont plus importants, mais parce que l’imbrication des activités industrielles et de service a transformé l’économie en un immense puzzle où tout se tient, et qu’ainsi la fermeture de la moindre entreprise peut provoquer un effet domino considérable de chômage susceptible de toucher la totalité d’un grand pays à travers un immense réseau d’entreprises qui dépendent les unes des autres.

 En 1929, cette imbrication étant moins avancée, seules certaines régions industriellement très concentrées subirent la crise. À l’inverse, la crise actuelle se répand sans limite géographique.

— En second lieu, la structure des revenus de 1929, et par conséquent des dépenses, n’avait rien à voir avec celle qui est la nôtre en 2009. En 1929, entre 70 et 90% des revenus étaient consacrés à l’alimentation, au logement et à l’épargne, soit des dépenses incontournables.

 Aujourd’hui, l’alimentation et le logement prennent moins de 50% des revenus totaux, auxquels il convient d’ajouter l’endettement, la plus grande partie du reste étant constituée de dépenses évitables ou reportables : renouvellement de la voiture, vacances et loisirs, voyages, remboursement des dettes, etc. Toutes choses dont il est possible de se passer ou d’en différer la dépense. Par exemple, les Étasuniens avaient pris l’habitude de remplacer leur véhicule tous les deux ou trois ans. Or, quoi de plus facile que de porter ce délai à 5 ou 6 ans, lorsque l’on sait que son emploi peut être à tout moment supprimé.

 C’est ce qui explique que l’épargne moyenne des citoyens des É-U soit passée de -3% en décembre 2007 à +6,9% en mai 2009, comme par miracle. Ce n’aurait pas été possible en 1929. Quelle a été la contrepartie de ces 9,9% (3+6,9) de revenus économisés ? Et bien l’augmentation du chômage par la baisse de la consommation, tout simplement, et la baisse des importations.

 Je n’ai pas pris la peine de fournir dans cet article une grande quantité de statistiques précises. L’ordre de grandeur des données utilisées me semble suffisant pour comprendre que les deux crises que nos économistes veulent obstinément comparer, n’ont rien à voir, et que, tant que l’endettement des Étasuniens ne sera pas revenu à un niveau où ils considèreront que tout risque est écarté pour eux, cette crise perdurera et conduira le pays à sa perte. C’est être très naïf que de croire proche la sortie de crise, alors que cette annonce n’est que pure propagande politique.

 Or, si j’ai bien compris ce que le gouvernement des É-U a trouvé comme solution à la crise, c’est de pousser les consommateurs à s’endetter de nouveau, en fournissant aux banques des monceaux de billets de dollars fraîchement imprimés, en attendant la crise suivante qui ne manquera pas de se produire pour les mêmes raisons, mais avec un dollar qui aura entre-temps perdu son pouvoir hégémonique.

 Les politiciens et les consommateurs étasuniens ne parlent sans doute plus la même langue.

© André Serra    http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

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33 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 1er juillet 2009 12:58

    Trés bon article.

    Et effectivement, et vous remarquerez que de plus en plus de financiers se font de plus en plus discrets, ces temps-ci.
    Mais bon. Un financier responsable, c’est comme un politique honnête, ça n’existe qu’en rêve.

    Alors, oui. Nous allons partir vers une situation qui a donné 1939 la dernière fois.

    A NOUS de ne pas tomber dans le piège et nous rendre compte qu’une trop grande accumulation de richesse donne toujours une guerre.


    • plancherDesVaches 1er juillet 2009 13:14

      Et il ne faut pas oublier que la Suisse a maintenant une concurrence sérieuse :
      http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/06/29/dans-les-paradis-fiscaux-20-des-depots-proviennent-des-pays-en-voie-de-developpement_1212997_1101386.html

      80% qui proviennent des pays riches.... heureusement qu’on leur montre l’exemple...


    • mimine mimine 1er juillet 2009 12:58

      vous faites bien de préciser tout cela, mais je crois qu’on utilise la crise de 29 comme comparaison surtout parce qu’elle a produit un changement économique et societale comparable à celui que nous allons connaitre maintenant.

      les deux situations ne sont pas comparables, si l’histoire se répète, elle ne se répète jamais de la même manière : les systèmes économiques, monétaires et sociales ne sont pas les mêmes, ni les réactions des institutions internationales, mais la profondeur du changement n’en sera que plus grande.


      • manusan 1er juillet 2009 13:25

        Parfait, c’est le moment de se lancer dans le commerce de la brouette, tout le monde en aura besoin pour transporter ses marks, pardon ses euros.

        bon d’ici la, dire qu’on est pire qu’en 1929, wait and see. Et si c’est pas le cas, espérons le, ce sera poilant de ressortir les archives et de les lire au coin du feu.


        • plancherDesVaches 1er juillet 2009 16:55

          Bonjour Manusan.
          Hhmm... Dans un sens comme dans l’autre, un conflit est inévitable.
          Si ce n’est pas par le soulèvement des peuples ou l’élection de dictateurs, ce sera par ça :
          http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2765
          « Des responsables américains voulaient assister à la réunion de Iekaterinbourg en tant qu’observateurs. On leur a répondu : non. C’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir.  »
          Pensez-vous que les Maîtres du Monde vont accepter de changer de mentalité... ???


        • jako jako 1er juillet 2009 15:37

          Merci de votre article ;
          sur le portail de ma banque j’ai lu cela hier :

          Le nombre de permis de construire de logements neufs en France a reculé de 32,2 % entre mars et mai 2009, comparé à la même période un an plus tôt, selon les chiffres annoncés aujourd’hui par le ministère de l’Ecologie. Entre février et avril 2009, comparé à la même période un an plus tôt, ce recul était de 26,1 %.


          • Serge Serge 1er juillet 2009 16:39

            Tout le matraquage et la gesticulation rhétorique médiatico-politique de la pensée unique ultra libérale ( et particulièrement en France !!! ) depuis septembre 2008 consiste à cacher que cette crise n’a rien d’une « crise financière seule et autonome » ( d’ailleurs on ne sait plus trop de quoi il est question dans leur « propagande »...marchés financiers ? institutions bancaires ?capitalisme actionnarial ? ) mais qu’elle a son fondement dans ce qu’il nomment « l’économie réelle » c’est à dire LE CAPITALISME !!!
            Le noeud de cette crise qui est la CONTRADICTION FONDAMENTALE de cette énième crise du capitalisme...c’est la contrainte actionnariale exigeant « toujours plus de profit » et la contrainte de la concurrence ( euphémisme pour ne pas dire « guerre économique » avec tous les « dégâts collatéraux » qui en découlent !!! ) qui induisent UNE PRESSION CONSTANTE SUR LES COÛTS SALARIAUX.La rémunération du travail salarié a enregistré des reculs considérables à l’échelle macro-économique ( voir statistiques du BIT,de l’OCDE,de l’INSEE,etc...) ;d’où le fumeux slogan à la sauce Sarkozy...« travailler plus pour gagner plus. »
            Or le capital a besoin de débouchés ( extérieurs et surtout intérieurs ) pour vendre sa production et réaliser ses profits,sinon le système est en danger de mort...il lui est donc impossible de faire l’impasse sur la consommation de masse !Or pour consommer il faut du pouvoir d’achat...et c’est là que se situe cette contradiction intrinsèque au Capital !
            C’est ainsi que les ultra-libéraux ont pensé résoudre la quadrature du cercle avec L’ENDETTEMENT MASSIF DES MENAGES ; telle était bien la fonction de la titrisation que d’accroître considérablement le nombre des agents financiers susceptibles de porter des risques de crédits ;augmenter donc le nombre des porteurs de risques de crédits afin de fournir aux ménages la capacité de dépenses que leur revenus salariaux ne leur donnait plus pour écouler la marchandise du capital.C’est ainsi que le taux d’endettement des ménages étasuniens atteindra 120% fin 2007 !!!
            Les béquilles du crédit ôtées...la « formidable » croissance des Etats-Unis n’est plus qu’un mirage qui s’est effondré en septembre 2008 !!!

            Le plus grave c’est que le fumeux G20 ( mis à part quelques rafistolages de façade ) a entériné le choix de continuer comme avant !!!

            Et le plus inquiétant c’est que Historiquement les grandes crises du Capitalisme ont débouché sur des guerres réelles ?

            Il est urgent que les peuples prennent conscience de cette menace et qu’ils mettent fin à ce système dont Jaurès disait...

            « LE CAPITALISME PORTE EN LUI LA GUERRE COMME LA NUEE PORTE L’ORAGE. »


            • goc goc 1er juillet 2009 17:22

              @ l’auteur

              bravo pour l’article

              j’ajouterais a cette description, les pretendus economistes qui nous bassinent a longueur de journée en nous expliquant que cette crise n’a rien a voir avec celle de 29 qui selon eux « etait bien plus gave car a cette époque-là, le PIB avait reculé de 40% alors qu’actuellement il ne recule que de 5% »

              c’est un mecanisme volontairement mensongé. Ce mecanisme consiste a comparer un resultat final (40% de chute a la fin de la crise de 29) avec le resultat partiel d’une crise qui ne fait que commencer. S’ils avaient comparé la dynamique de chute entre les deux crises, ils auraient du reconnaitre que si en 29 la crise fut importante dans on ensemble, elle a démarré de façon plus douce, alors qu’actuellement la pente descendante est bien plus raide

              ceci dit, je me demande meme s’ils le font expres, ou s’ils ne font qu’etaler leur incompétence


              • Serge Serge 1er juillet 2009 17:32

                Pour compléter mon commentaire je reprends quelques passages du discours du calife à Toulon du 25 septembre 2008 qui confirment mes propos...

                « Le rêve d’une mondialisation heureuse ( sic... !!! ) s’est brisée... »on« a caché les risques toujours plus grands... »on« a fait semblant de croire qu’en mutualisant les risques »on« les faisait disparaître... »on« a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier... »on« a financé les spéculateurs plutôt que les entrepreneurs... »on« a laissé sans aucun contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs... »on« a soumis les banques a des règles comptables qui ne fournissent aucune garantie pour la gestion des risques... »

                Réquisitoire sans appel...mais quel formidable écran de fumée !

                CAR...QUI SE CACHE DERRIERE CE « ON » REPETE TOUT AU LONG DU CONSTAT...SERAIT-CE LA FAMEUSE « MAIN INVISIBLE » DU MARCHE ? OU PLUS PROSAÏQUEMENT LA CLASSE DES RICHES QUE FREQUENTE ASSIDUMENT SARKOZY !!!


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 1er juillet 2009 18:31

                  Bravo pour l’article.

                  En revanche, parmi les commentaires, paraissent de nombreuses erreurs d’analyse :

                  Tout d’abord, parler de crise du capitalisme, doit faire retourner Marx dans sa tombe ! Le capitalisme, c’est de l’épargne. Or la crise actuelle est une crise de la dette, du crédit. Exactement l’inverse !

                  Les différents chefs politiques, toujours plus assoiffés de pouvoir, veulent encore plus contrôler. Et le pire, c’est que de nombreux citoyens appellent de leur voeux ce contrôle (nationalisation des banques, subventions à l’industrie ...).

                  Pour cela, il est facile d’accuser le marché, même si, et tout les observateurs sérieux le reconnaissent maintenant, la cause de la crise est bien politique :

                  * Incitation des banques par le sénat américain à prêter à des personnes non solvables.
                  * Dé-responsabilisation des opérateurs par des garanties offertes de façon non justifiées par des organismes para-public FANNIE MAE et FREDDIE MAC.
                  * Contrôle aberrant des financiers : règlementation gigantesque et totalement inefficace (Madoff a été contrôlé de nombreuses fois, dont en 2008. La Société Générale a été contrôlé par la Banque de France, qui n’a rien trouvé à redire peu de temps avant l’affaire Kerviel ...)
                  * Pénurie immobilière par les règlements urbanistiques occasionnant une inflation folle.
                  * Et enfin, baisse arbitraire des taux de crédit et usage inconsidéré de la planche à billets.

                  Malgré tout, les politiques continuent à chercher des boucs émissaires en dénonçant de soit disant profits excessif tirés du capital, alors que deux récentes études effectuées par l’INSEE et le Conseil d’Analyse Economique viennent de conclure que la part de l’intérêt du capital est étonnamment stable depuis les année 60 (cette part est en France une des plus faible de l’OCDE), et que la seule chose qui a augmenté, c’est la part des impôts et charges, d’où la baisse des revenus du travail.

                  Les finances de l’Etat français étant exsangues la sortie de crise sera longue, et seules des économie drastiques dans le train de l’état (suppression de postes de fonctionnaire, en particulier dans la FPT, arrêt des subventions aux entreprises) et une relance par les réductions de charges et d’impôts, pourront permettre de voir le fond du tunnel.

                  Enfin, les critiques du capitalisme oublient un fait majeur et incontournable, et que l’auteur de l’article fait bien comprendre : c’est qu’en une centaine d’années, et alors que la population terrienne n’a cessée de croître, les pays ayant une économie de marché ont créé énormément de richesses, et alors que près de 90% des personnes vivaient dans ce que nous considèrerions comme de la pauvreté, en 2009, c’est moins de 10% qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.


                  • adeline 1er juillet 2009 19:34

                    vous dites : « 90% des personnes vivaient dans ce que nous considèrerions comme de la pauvreté, en 2009, c’est moins de 10% qui vivent en dessous du seuil de pauvreté »
                    c’est vrai sur le plan « chiffres » mais sur le plan réel c’est totalement faux, car en france avance uen misère proche de celle auc Cambodge et au Cambodge certaines personnes sont de plus en plus riches, il faut se méfier des moyennes qui ne prennent pas en compte le niveau de vie


                  • plancherDesVaches 1er juillet 2009 20:31

                    Pardon, Hommesoitdisantlibre, mais vous mentez.

                    Ce n’est pas une crise de la dette. (sauf pour les particuliers pauvres et les banques).
                    C’est une crise de la concentration excessive de richesse.
                    http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2008/11/10/des-revenus-aussi-mal-partages-qu%E2%80%99en-1929/
                    "Elle avait la même origine que la crise, et cela commence à se savoir. Il y avait beaucoup trop d’argent sur les marchés financiers - c’est ce qui provoquait le renchérissement artificiel des actions et des matières premières. Il n’y en avait pas assez dans les poches des salariés – c’est ce qui les poussait à vivre à crédit."

                    Tout est dit....


                  • Serge Serge 1er juillet 2009 21:00

                    En ce qui concerne vos chiffres de la pauvreté dans le monde pouvez-vous m’en donner l’origine...car la Banque Mondiale estime à 1,4 milliards les êtres humains vivants ( je dirai ...sur-vivants !!! ) sous le seuil de pauvreté avec moins de 1,5 dollar par jour...si pour vous cela n’est que 10% de la population mondiale c’est que nous sommes 14 milliards de terriens !!!Un scoop !!!

                    La Banque Mondiale estime que 1 enfant meurt de faim toutes les 5 secondes...

                    Selon le classement Forbès des grandes fortunes 793 très,très hauts privilégiés disposent de 2 400 milliards de dollars soit...3,75 FOIS PLUS QUE LES 1,4MILLIARDS D’HUMAINS« VIVANTS » SOUS LE SEUIL DE PAUVRETE !!!

                    Qu’il est beau ce monde Capitaliste !!!

                    Pour la France je vous conseille la lecture du rapport 1595 de l’ Assemblée Nationale intitulé « Salaires et Patrimoines. »

                    De 1998 à 2006 les 3 500 foyers les plus riches ( 0,01 % du total ) ont vu leur patrimoine augmenter de PLUS 43% en moyenne...mais pour les 31,5 millions de foyers les « moins riches » ( 90% du total ) cette augmentation n’a été que de plus 4,3% en moyenne avec une STAGNATION DEPUIS 2002 !!!

                    Selon l’INSEE la part des salaires dans la plus- value est passée de 66,3% à 69,7% de 1960 à 1970 pour atteindre 74,1% en 1982 ( effet 68 !!! ) et REDESCENDRE à 65,1% en 2007....sans commentaire !!!

                    Je vous renvoie aussi à mon commentaire ci-dessus.


                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2009 00:47

                    @ plancherDesVaches

                    Vous semblez faire une confusion, il s’agit bien d’une crise de la dette. La spéculation financière est devenue folle, sous le contrôles des états totalement incompétants. Au début du 20ème siècle, les banques devaient posséder 60 % des fonds propres qu’elles prêtaient. Aujourd’hui, les organismes de contrôle étatiques leur imposent 8% de fond propre !!!

                    Ces banques respectent donc rigoureusement les normes imposées. Le problème, c’est que ces normes n’ont aucun sens. Pour reprendre une métaphore, c’est comme si on exigeait des avions, non pas de voler, mais de respecter des nomes, qui pour la plupart correspondraient aux avions à hélices.

                    D’autre part, en produisant plus de billets que la valeur qu’ils sont censés représenter, ont augmente la dette, pas la richesse.

                    Il s’agit donc bien d’une crise de la dette !


                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2009 00:55

                    @ Serge,

                    Vous m’avez mal lu. Je parle des pays ayant une économie de marché. Les pays de l’OCDE donc.

                    Vous, vous parlez de l’ensemble du monde, avec une quantité de pays vivant sous des dictatures de type fascistes ou socialistes, qui eux, génèrent, vous avez raison, beaucoup de pauvreté.

                    Par curiosité, vous devriez voir les cartes des pays ayant une économie, plutôt de type libérale, ceux ayant une véritable démocratie et ceux les plus riches. Et vous constaterez que la coïncidence est quasi parfaite. Je dis « quasi » par honnêteté, car le Mexique bien que démocratique et de tendance libérale, et encore un pays pauvre. Mais c’est l’exception qui confirme la règle.


                  • Serge Serge 2 juillet 2009 07:33

                    Vous affirmez que l’économie de marché ( euphémisme pour ne pas dire capitalisme ! ) est incompatible avec une dictature...ansi donc l’Espagne de Franco,le Chili de Pinochet,l’Argentine,la Birmanie,etc...( pour ne prendre que quelques exemples très forts ) n’avaient pas ou n’ont pas une « économie de marché » ?


                    Sur la pauvreté...une question toute simple ? Si l’économie de marché c’est le paradis...comment expliquer que la France ait « fêtée » 20 ans de Restos du Coeur dont la fréquentation augmente chaque année ?

                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2009 08:52

                    @ Serge

                    Je ne prétends rien, je constate.

                    Je constate, en effet, que des dictatures sortes par le haut grâce à l’économie de marché : Le Chili, l’Espagne, la Corée du Sud ...

                    La Birmanie ne me semble pas très libre.

                    Quand aux restos du coeur, ils permettent de pallier les imperfection de tout système humain.

                    Bien sur, rien n’est parfait. C’est le propre de la nature, et de l’Homme en particulier.

                    Je ne juge que sur les performances comparées des différents systèmes. Et que constate-t-on ? Que les économies plannifiées ne conduisent qu’à la pénurie, et la corruption, même si certains pays arrive à survivre grâce à une richesse locale : Algérie, Vénézuela ...

                    Alors qu’une économie libre crée de la richesse qui profite à l’ensemble de la population. Il est préférable d’être pauvre dans une économie libre que middle class dans une économie dirigée.


                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2009 08:57

                    @ Serge (suite)

                    Jamais je ne dirai qu’un système est un paradis. Ceux qui disent cela m’effraie.

                    Ceux qui rèvent d’un autre monde, préparent les pires des enfers. Les exemples pullulent au XXème siècle.

                    Cela n’empêche pas d’être lucide et de comparer.


                  • plancherDesVaches 2 juillet 2009 09:31

                    Vous continuez à mentir, Hommesoitdisantlibre.

                    Même un non-économiste comme moi (je suis par contre un excellent gestionnaire, ce qui dérange pas mal les libéraux ici...) sait que les banques européennes sont tombées à 2-3% de fonds propres et les américaines 1-2%. Les chinoises ont une imposition par le gouvernement de 15% qui a été remonté à 15,5% au début de la crise.
                    Et de 2000 à 2008, votre système Ponzi a trés bien fonctionné. Trop bien.

                    Au point d’endetter des gens incappables de rembourser des emprunt-vols.

                    MAIS pourquoi faire contracter des emprunt-vols si ce n’est pour faire une concentration de richesse encore plus grande... ???????

                    Vous voulez nous faire croire que ce léger retournement de situation est de la FAUTE des PAUVRES qui n’ont pas pu rembourser. Facile. Des comme ça, j’en fais tous les jours.


                  • Serge Serge 2 juillet 2009 11:22

                    Si je vous comprends bien ( ? ) vous êtes partisan du « ne changeons rien »,tout va bien,misère et pauvreté sont « normales »...« on » n’y peut rien...c’est une loi « naturelle » commme le proclame Parisot.

                    D’autre part il faut un aveuglement certain et une méconnaissance totale de l’Histoire pour affirmer que Espagne,Chili,etc...sont sortis de la dictature grâce à « l ’économie de marché. »C’est une insulte à tous ceux qui ont lutté ( et pour beaucoup d’entre eux sont morts ) pour mettre fin à ces dictatures !!!

                  • xa 2 juillet 2009 11:36

                    @Homme libre

                    « Au début du 20ème siècle, les banques devaient posséder 60 % des fonds propres qu’elles prêtaient. »

                    Non. Les banques ne devaient pas posséder 60% des fonds qu’elles prêtaient. la première moitié du 20 ème est truffé de banques ayant fait faillite, ayant dû fusionner ou être phagocytées par leurs concurrentes parce qu’elles avaient prêté beaucoup trop d’argent.

                    Les banques (parce qu’il faut rappelé que les ratios Tier viennent d’une volonté délibérée des banques de mettre en place un ratio de solvabilité) ont été mis en place après la crise de 73.

                    Pour le reste, oui. La crise est une crise issue des mécanismes de dettes (prêt pour augmenter son levier d’investissement, titrisation, etc ...).

                    « Ces banques respectent donc rigoureusement les normes imposées. »

                    Plus ou moins. Les ratios ont une marge d’appréciation « à la décision de la banque » non pas sur la définition des fonds, mais plus sur la définition des engagements (en particulier sur la manière de chiffrer le risque).

                    Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le ratio considéré comme minimal diffère selon les pays. En Europe, globalement, on estime que 8% est une limite basse. En Angleterre ou aux US, on est plus flexible puisqu’on acceptait, avant la crise, un ratio de l’ordre de 5% (cas des banques locales américaines par exemple).

                    @plancher

                    «  que les banques européennes sont tombées à 2-3% de fonds propres et les américaines 1-2%. »

                    2-3 % de quoi ? par rapport aux engagements de la banque (prêts + comptes des déposants + risques), ou par rapport à son risque (prêts + risques) ?


                  • soi 1er juillet 2009 19:53

                    @l’auteur ;

                     Article clair. Merci.


                    • étudiant en sagesse 1er juillet 2009 20:31

                      sur le sujet voici un appel clair, sage.

                      http://cmr.cef.fr/IMG/doc/Nous_refusons_le_silence_impose_aux_pauvres.doc

                      A mon niveau, je commence par m’orienter vers la banque éthique française. Une banque éthique européenne est en préparation pour 2010-2011.

                      Il est bon que cela soit su.


                      • plancherDesVaches 1er juillet 2009 20:36

                        Oui.... utiliser le mot éthique pour mieux rouler le client, pourquoi pas.

                        Et vous avez quelque chose contre les banques mutuelles.... ???


                      • plancherDesVaches 1er juillet 2009 22:11

                        Je n’avais pas ouvert votre lien, car le mot éthique m’annonceait la venu du diable sur terre.

                        Et je ne m’étais pas trompé. Vu que je viens de voir que cette appel à la « charité » est fait par des évèques, des curetons, des hommes d’égli.. de fric.
                        Rappellez-moi pourquoi personne ne veut parler des richesses de l’église... ?????

                        Ceux qui ont PILLE tout ce qu’ils pouvaient trouver.

                        Ceux qui ont mis au rang de péché capital LA LUXURE en s’en foutant plein les poches.

                        OUI. Tout cela est logique : profiter du malheur des autres a toujours été votre crédo comme celui des sectes ainsi que des mafias. Au moins, là, vos valeurs profondes se retrouvent.


                      • nortydal 1er juillet 2009 20:49

                        Création de monnaie qui ne repose sur aucune production, des ménages endettés, presque 10% de chômage (statistiques officiels...), un secteur immobilier en berne, des groupes automobiles et banquaires en quasi faillites...

                        On entend constament que les chiffres sont « mieux que prévu », que ça va repartir... regardez l’immobilier ça revient... ces mêmes idiots qui n’ont rien vu venir nous annonce déjà la reprise. Ils osent même donner des solutions au problème, on croit réver !

                        La crise de 1929 à duré des années, même si c’est rassurant d’avoir un repère dans le passé, la situation actuelle n’a rien à voir... En plus des indicateurs que vous avez clairement énoncés dans votre articles, on pourrait rajouter la numérisation et la globalisation des échanges économiques, les capitaux ne se déplaçaient pas en quelques clics... ça à sont importance l’echelle de temps n’est plus du tout la même.

                        Malheureusement pour les US les usines ne se déplacent toujours pas en quelques clics... ça leur prendra des années pour reconstruire des outils de production sur leur terrictoire... entre temps leur monnaie aura été dévalué et l’hyper inflation aura fait son travail de destruction de la classe moyenne.

                        Bon courage et priez pour ne pas perdre toute votre épargne dans l’hyper inflation qui s’annonce...


                        • moebius2 1er juillet 2009 21:37

                           c’est l’effort de guerre qui a permi a l’Amérique de sortir de la crise de 1929 . C’est une autre crise mondiale qui a permis la sortie de cette crise. Au lendemain de la guerre les USA fabrique et écoule dans le monde la moitié de ce qui est fabriqué dans le monde
                           La crise actuelle n’est pas une crise industrielle c’est une crise financiére mais un produit financier est aussi un produit . On peut trés bien remettre plus tard l’achat d’une voiture mais le probléme n’est absolument pas là il est ..fait trop chaud je sors


                          • pierce 1er juillet 2009 23:38

                            peut-être n’est-il pas plus génial que tous les économistes de cette planète, mais je n’en connais pas beaucoup, de ces économistes, qui aient prévu la crise actuelle, disons deux ans à l’avance...

                            C’est peut-être l’économie tout court qui n’est pas géniale... est-ce une science ou bien un économiste vaut-il plus qu’un astrologue ?

                            En tout cas, ils sont merveilleux pour nous dire, après, ce qu’il faut comprendre :)


                          • pépé 2 juillet 2009 10:04


                            Le problème avec les promostics c’est qu’ils concernent l’avenir smiley


                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 juillet 2009 17:22

                            @ Pierce

                            Voici une citattion conforme à votre souhait :

                            « Il est temps pour le congrès d’agir et d’enlever l’aide des contribuables ../.. avant que cette bulle explose et force une nouvelle fois les contribuables à payer pour les investisseurs trompés par l’interventionnisme délirant de ce gouvernement.  »
                            Juillet 2002 !!!
                            Ron Paul. Libéral & Elu américain.
                            Economiste de l’école autrichienne.

                            Vous pouvez consulter avec profit le site suivant : http://www.dantou.fr/crisefinanciere5_fichiers/v3_document.htm puis en visualisant les diapositives.


                          • plancherDesVaches 1er juillet 2009 22:54

                            Tiens... : comme en 29.
                            http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090701trib00039 4847/la-californie-declare-l-urgence-fiscale.html

                            Dans les livres d’histoire, plus tard, nous pourrons lire : « et comme en 29, tous les riches de Californie partirent dans le Delaware, paradis fiscal américain.... »


                            • plancherDesVaches 2 juillet 2009 12:31

                              Alchimie,
                              Les éléments ne sont liés : la Californie représente 15% du PIB américain.
                              Son déficit est de 26 milliards.


                            • Serge Serge 2 juillet 2009 11:51

                              « Une économie libre crée de la richesse qui profite à l’ensemble de la population. »


                              1) « libre »...par rapport à qui et à quoi ?Libre d’exploiter le travail salarié...c’est évident !!!
                               2) Je vous fais la proposition suivante...venez avec moi expliquer votre théorie aux licenciés de Continental,Michelin,Gandrange,Cartepillar,etc...
                              3) Encore une fois je vous conseille la lecture du rapport 1595 de l’Assemblée Nationale...et vous constaterez que votre théorie n’est qu’une« vieille lune » des thuriféraires du Capitalisme pour faire accepter leur sort à des millions de salariés.
                              4) Toutes les études des organismes socio-éconmiques ( dont aucun n’est dirigé par d’affreux gauchistes ! ) notent une profonde dégradation des conditiond de vie dans l’ensemble des pays.
                              5) Je l’ai cité plusieurs fois mais cette déclaration résume tout...

                              W.Buffet,2ème fortune mondiale...

                              « LA GUERRE DES CLASSES EXISTENT,c’est un fait ( quelle fantastique découverte !!! ) MAIS C’EST LA MIENNE, LA CLASSE DES RICHES QUI MENE CETTE GUERRE ET NOUS SOMMES EN TRAIN DE LA REMPORTER. »

                              6) « LE SOCIAL...UN FARDEAU QUI PESE SUR NOS ENTREPRISES. »
                              L.Parisot...« Dauphiné Libéré » du 23 juin 2009.

                              Donc votre théorie...

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