Bravo pour l’article.
En revanche, parmi les commentaires, paraissent de nombreuses erreurs d’analyse :
Tout d’abord, parler de crise du capitalisme, doit faire retourner Marx dans sa tombe ! Le capitalisme, c’est de l’épargne. Or la crise actuelle est une crise de la dette, du crédit. Exactement l’inverse !
Les différents chefs politiques, toujours plus assoiffés de pouvoir, veulent encore plus contrôler. Et le pire, c’est que de nombreux citoyens appellent de leur voeux ce contrôle (nationalisation des banques, subventions à l’industrie ...).
Pour cela, il est facile d’accuser le marché, même si, et tout les observateurs sérieux le reconnaissent maintenant, la cause de la crise est bien politique :
* Incitation des banques par le sénat américain à prêter à des personnes non solvables.
* Dé-responsabilisation des opérateurs par des garanties offertes de façon non justifiées par des organismes para-public FANNIE MAE et FREDDIE MAC.
* Contrôle aberrant des financiers : règlementation gigantesque et totalement inefficace (Madoff a été contrôlé de nombreuses fois, dont en 2008. La Société Générale a été contrôlé par la Banque de France, qui n’a rien trouvé à redire peu de temps avant l’affaire Kerviel ...)
* Pénurie immobilière par les règlements urbanistiques occasionnant une inflation folle.
* Et enfin, baisse arbitraire des taux de crédit et usage inconsidéré de la planche à billets.
Malgré tout, les politiques continuent à chercher des boucs émissaires en dénonçant de soit disant profits excessif tirés du capital, alors que deux récentes études effectuées par l’INSEE et le Conseil d’Analyse Economique viennent de conclure que la part de l’intérêt du capital est étonnamment stable depuis les année 60 (cette part est en France une des plus faible de l’OCDE), et que la seule chose qui a augmenté, c’est la part des impôts et charges, d’où la baisse des revenus du travail.
Les finances de l’Etat français étant exsangues la sortie de crise sera longue, et seules des économie drastiques dans le train de l’état (suppression de postes de fonctionnaire, en particulier dans la FPT, arrêt des subventions aux entreprises) et une relance par les réductions de charges et d’impôts, pourront permettre de voir le fond du tunnel.
Enfin, les critiques du capitalisme oublient un fait majeur et incontournable, et que l’auteur de l’article fait bien comprendre : c’est qu’en une centaine d’années, et alors que la population terrienne n’a cessée de croître, les pays ayant une économie de marché ont créé énormément de richesses, et alors que près de 90% des personnes vivaient dans ce que nous considèrerions comme de la pauvreté, en 2009, c’est moins de 10% qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.