Il n’y a pas de laïcité à géométrie variable !

Certains parlent de laïcité ouverte, de laïcité apaisée, de laïcité moderne…. Que d’adjectifs pour couvrir une politique qui vise à liquider ou à dénaturer la laïcité.
Il n’y a pas des laïcités mais une laïcité, c’est-à-dire des principes de séparation des églises et de l’Etat.
Comme le précise l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 :
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »
Ce principe, clair et sans ambiguïté interdit tout financement des cultes et garantit l’indépendance des églises et de l’Etat.
C’est au nom de ce principe et de ceux qui en découlent, que les laïques portent plainte auprès des tribunaux administratifs contre des collectivités territoriales qui installent et financent l’installation de crèches religieuses.
De la même manière, les laïques condamnent l’initiative de la Maire de Paris qui sous couvert de culture a organisé officiellement une cérémonie appelée la nuit du Ramadan
Voici comment est annoncée l’initiative :
« Depuis 2001, l'Hôtel de Ville accueille la Nuit du ramadan, une soirée festive et culturelle pour rompre le jeûne. [ARCHIVES AFP]
Rompre le jeûne au cours d’une soirée de partage. La mairie de Paris accueille lundi soir dès 20h la traditionnelle Nuit du ramadan, dans les salons de l’Hôtel de Ville.
Cet événement culturel, créé en 2001 à l’initiative de Bertrand Delanoë, met à l’honneur la diversité des cultures de l’islam, autour d’un buffet rythmé par des concerts et des spectacles de danse. Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, et son premier adjoint, Bruno Julliard, seront notamment présents à cette occasion.
Ce moment d’échange et de respect sera animé par le groupe marocain BinObin. Ces deux frères mélangent les influences de la musique traditionnelle maghrébine, au groove et au jazz occidental. La municipalité organise aussi de tels événements à l’occasion de Noël, de la fête juive de Hanouka ou encore du nouvel an chinois. Cette année, le ramadan a commencé le 18 juin et se terminera le 17 juillet, avec la fête de l’Aïd el-Fitr.
S’agit-il là d’un acte politique entrant dans le cadre de la démagogie électoraliste comme le prétendent certains éditorialistes ?
Peut - être …
Ce qui est indéniable, c’est qu’il s’agit, encore une fois d’une violation de la loi de séparation des églises et de l’Etat de la part d’une Municipalité, celle de Paris qui est friandes de telles remises en cause :
« la Ville de Paris va louer au Conseil français du culte musulman (CFCM) les locaux qu’il occupe actuellement pour un loyer symbolique de 100 euros par an, selon une délibération approuvée mardi par le Conseil de Paris. » Ce loyer faible correspondrait à une aide en nature de plus de 30 000 euros. A la mairie de Paris, on se drape derrière les mots. Le premier adjoint socialiste Bruno Julliard ose même : « Si le CFCM a bien une vocation de représentation du culte, il n’est pas une association cultuelle ». La pilule reste amère et dure à avaler. Si le CFCM n’est pas une association cultuelle, mais alors qu’est-ce que c’est ? Un club de foot ?
http://www.marianne.net/agora-mairie-paris-est-elle-encore-laique-100232775.html
Les autres cultes ne sont pas en reste : des associations religieuses catholiques sont subventionnées ainsi que des crèches juives…..
La Municipalité de Paris n’est pas avare des deniers publics des contribuables quand il s’agit d’aider indirectement les cultes.
ALORS OUI LA MUNICIPALITE DE PARIS N’EST PAS LAIQUE !
Sa politique doit être combattue par tous les laïques !
Jean-François Chalot
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