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Accueil du site > Actualités > Politique > Le partage équitable des richesses : une idée qui fait son chemin à (...)

Le partage équitable des richesses : une idée qui fait son chemin à droite...

Le chiffre est connu : ces vingt-cinq dernières années, en France, la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 8 % au profit du capital, ce constat (valable aussi pour les autres pays développés) appelant à un rééquilibrage en faveur des salariés.

Cet enjeu est traditionnellement porté par la gauche, notamment la « gauche de la gauche ». En France, elle est très associée à Besancenot qui ne manque pas une occasion de la défendre avec panache en meeting ou sur les plateaux télé...

Mais les temps changent et cette idée est en train, progressivement, de dépasser le traditionnel clivage gauche-droite, pour devenir une « cause commune » à l’ensemble des forces politiques, comme l’écologie.

A droite, le partage de la valeur

A droite, elle prend désormais le nom de « partage de la valeur ». Elle tire ses sources dans l’idée gaulliste de la participation. Aujourd’hui, la droite va plus loin.

Frédéric Lefebvre, secrétaire général de l’UMP chargé de l’économie, se positionne ainsi clairement sur cet enjeu du « rééquilibrage du partage de la valeur entre salariés et actionnaires » et propose la création d’un « dividende salarial ». Ce thème sera aussi à l’ordre du jour d’une convention sociale de l’UMP au mois de mai (qui concernera aussi les petites retraites, les bas salaires et le temps partiel subi).

Christine Boutin défend depuis quelques années l’idée du « dividende universel » (330 euros pour tous), idée pour le moins radicale. Plus récemment, Chantal Brunel, députée UMP, s’est fait ovationner par la gauche pour sa critique des niches fiscales et des conséquences du bouclier fiscal.

En projet également, deux idées qui vont dans le sens d’un meilleur partage de la valeur : conditionner l’octroi d’aides financières publiques aux entreprises à l’ouverture de négociations salariales ; déduire de l’impôt sur les sociétés la part des bénéfices reversée aux salariés.

Nicolas Sarkozy himself s’est prononcé à plusieurs reprises sur le mode de répartition des bénéfices suivant (la dernière fois lors de son interview télé du 24 avril dernier) : 1/3 pour les salariés, 1/3 pour l’investissement, 1/3 pour les actionnaires (pourquoi la gauche n’a-t-elle jamais été capable d’exprimer les choses de la sorte ?). Cette vision a aussi été portée par François Bayrou pendant la campagne présidentielle.

Sarkozy, qui dans son livre de fin de campagne Ensemble, écrivait aussi : « Je suis convaincu (...) que le capitalisme est condamné si le prédateur prend le pas sur le créateur, si le spéculateur et le rentier s’enrichissent davantage que l’entrepreneur et le travailleur, si la rémunération de chacun n’est pas en rapport avec la richesse qu’il crée, le service qu’il rend à la société, si la propriété n’est pas le fruit de l’effort, si l’argent devient l’unique mesure de la valeur des hommes et la seule raison de leurs actes. »

Bien sûr, nous n’en sommes encore qu’au début de l’appropriation de cette idée par la droite. Le bouclier fiscal et les franchises médicales, par exemple, sont là pour rappeler que la route est encore longue...

Mais, devant l’explosion des inégalités, le recul du pouvoir d’achat, la persistance de faits têtus (déplacement de la valeur au détriment des salariés), la droite sarkozienne, qui se targue de voir le monde tel qu’il est, ne peut plus le nier ou dénoncer une vision gauchiste ou malthusienne de l’économie (ce qu’elle faisait volontiers il y a encore peu).

Et c’est une bonne chose ! Car la répartition équitable des richesses est une idée populaire, au sens où elle profite au final à la majorité des citoyens (qui sont pour la plupart salariés, ou futurs salariés).

Seule une minorité (aujourd’hui toute-puissante) a à gagner véritablement d’une répartition inéquitable des richesses en sa faveur. Il ne s’agit donc pas de prendre arbitrairement à certains pour donner à d’autres. Il s’agit de donner à chacun son dû, en rapport avec ses efforts et sa contribution à la société.

Une question de justice et de responsabilité

Cette idée renvoie donc à une question de bon sens et de justice. Et, en ce début de nouveau millénaire, la soif de justice est au cœur des attentes des Français, peut-être plus encore que la solidarité (en tout cas, pas de solidarité durable et acceptée sans justice et équité).

Est-il juste que les salaires augmentent moins vite que les gains de productivité ?

Est-il juste de voir un trader gagner en un an des millions d’euros grâce à des opérations financières spéculatives éloignées de l’économie réelle, quand les travailleurs, employés ou cadres, qui bossent dur et produisent des richesses n’en gagneront jamais autant (ni même le dixième) sur toute leur vie ?

Est-il juste que des investisseurs financiers irresponsables, à l’origine de crises graves (comme celle des subprimes), prennent en otage les banques centrales, obligées pour éviter la débâcle totale d’injecter des liquidités massives (souvent au final à la charge du contribuable) ?

Est-il juste que la part des profits reversée aux actionnaires augmente bien plus vite que celle consacrée aux investissements ? Les profits d’aujourd’hui ne font plus les investissements de demain et les emplois d’après-demain...

Est-il juste qu’en vingt ans, dans les grandes entreprises cotées, les écarts de revenus entre dirigeants (gavés aux stocks-options) et salariés aient été multipliés par 5 ou 10 (x 10 depuis 1980 aux Etats-Unis dans les 500 premières sociétés cotées) ?

Est-il juste que, ces dix dernières années, les profits des grandes entreprises explosent, alors que ceux des salariés stagnent et que leur précarité augmente ? D’ailleurs, les deux segments du marché de la consommation qui progressent le plus sont le luxe et le low-cost...

Est-il juste que les profits cumulés des multinationales des deux secteurs responsables des plus grandes crises actuelles - les pétroliers (crise écologique) et les banques (crise financière) - explosent et atteignent 100 milliards de dollars chacun ?

Est-il juste que, dans un monde de plus incertain et complexe, les risques se transfèrent de plus en plus du capital vers les travailleurs et les épargnants ?

Non, non et non. Tout cela ne pas évidemment ni juste ni responsable. Nicolas Sarkozy qui parle à juste titre de la nécessaire « moralisation du capitalisme financier » en est sûrement conscient. Mais il doit agir bien davantage et, pour cela, profiter de la fenêtre d’opportunité de la présidence française de l’Europe.

Bien sûr, dans un monde globalisé, libéralisé et ouvert, le traitement concret et efficace du « partage équitable des richesses » est complexe et sûrement progressif, car, avec la menace constante d’une concurrence féroce d’un moins disant social ou environnemental, le contrôle et la contrainte en matière économique sont délicats à manier, surtout au niveau national. Il est vrai aussi que l’économie administrée a montré son impasse et son danger et que personne n’a envie d’y retourner.

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se croiser les doigts et renoncer à changer en profondeur les règles du jeu d’un système économique qui perd la tête, règles du jeu qui ne sont pas tombées du ciel, mais qui résultent de décisions politiques prises au niveau national et international...

« Ma vérité, c’est que je crois en la politique, en sa capacité à transformer le monde. (...) En politique, la frontière entre le possible et l’impossible est souvent celle que trace la volonté politique. » Ainsi s’exprimait Nicolas Sarkozy, toujours dans son livre de campagne Ensemble. Il doit maintenant transformer ces paroles en actes, à moins que, comme de plus en plus de gens le pensent, son volontarisme de parole se soit mué en une bonne volonté d’action et finira demain en néo-chiraquisme...

Rendez-vous à la fin de la présidence française pour faire un premier point.

La fronde économique


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33 réactions à cet article    


  • Trashon Trashon 2 mai 2008 11:31

    La droite est pour le partage des valeurs : bas si s’est pas un bel exemple de démagogie ça, pour un peu j’en pisserais de rire


    • Ceri Ceri 2 mai 2008 11:34

      alors déjà la part des salaires a baissé de 12% en 25 ans, exactement autant en France que pour la moyenne mondiale.

      Vous citez Lefebvre, ce lobbyiste libéral qui défend d’abord les multinationales. Il n’a aucune crédibilité à mes yeux.

      Et quand bien même, depuis quand est-ce que la droite favorise les avancées sociales ? Ce serait la 1ère fois dans l’Histoire. Là, ils sont juste en train de nous faire un coup de com’, histoire, surtout, de ne pas augmenter les salaires. Parce qu’ils sont bien de droite, libéraux etc, ils favoriseront toujours le capital.

       

      c’est la droite qui a permis qu’on rémunère toujours + les actionnaires, toujours moins les salariés, et qui ont permis aux multis d’accumuler des bénéfices records tous les ans, pendant que les salariés perdent du fric.

       

      Toutca, c’est juste de la propagande histoire de rendre encore + flou le clivage gauche/ droite, qui a tout à fait lieu d’être aujourd’hui, contrairement à ce que disent les libéraux, de l’UMP ou du PS.


      • La fronde économique 2 mai 2008 11:56

         

         

        N’oublions pas que c’est la gauche qui a signé en 1983 le début de la déréglementation financière qui a conduit en France comme ailleurs à la situation actuelle de la domination antihumaniste du capitalisme financier... n’oublions pas aussi que c’est sous Jospin que les privatisations ont été les plus importantes...

        Je ne dis pas que la droite porte maintenant fortement cette idée, et vous avez raison, il y a sûrement aussi de la comm. Mais je crois, objectivement, que cette idée fait son chemin à droite, on le voit à travers des prises de paroles et des actes concrets et qu’il est intéressant de le souligner.

        Et surtout, je suis fatigué par cette idée que SEULE la gauche peut défendre l’intérêt général, les salariés, les exclus, et de manière générale le Bien des Gens... Si c’était si vrai, pourquoi la gauche a perdu trois fois de suite la présidentielle ? Tout comme je suis fatigué par cette idée que tout ce que fait la droite est toujours mauvais, à la solde du patronat, pour les riches, etc (pourtant je ne soutiens pas Bayrou)

        Il me semble que la réalité est plus complexe, que les lignes bougent, et qu’à gauche, il serait tant d’en prendre acte, pour justement inventer et proposer un projet réellement différent ! (aujourd’hui, sur le plan économique, et à quelques nuances près, le PS sous sa version réformiste et Sarkozy c’est à peu près la même chose. J’essaie de l’expliquer ici)


      • Ceri Ceri 2 mai 2008 12:11

         

         

        Merci pour le lien, que j’avais déjà été voir l’autre jour, et je vous avais déjà répondu là dessus.
        Moi je suis convaincue que la droite ira toujours CONTRE l’intéret général, parce que c’estce qu’elle a toujours fait, je ne vois pas pourquoi cachangerait.
        Et encore une fois je vous répète que oui le PS est libéral, surtout depuis Fabius etDelors, ces néo libé cachés au PS.

        La gauche a perdu 3 fois ? Quelle gauche ? Le PS ? Le PS N’EST PAS A GAUCHE, alors s’il vous plait arretez de sortir l’exemple du PS pour casser la gauche, ca ne sert à rien. Et il a perdu 3 fois justement parce qu’il n’est plus à gauche, et qu’il est nul en com’, contrairement au nabot irascible qui squatte l’Elysée ou les yacht de Bolloré.

        Quant à la droite, pour moi oui, elle est toujours du coté du fric, trouvez moi un seul exemple d’avancé&e sociale mise en place par la droite !

        Quand vous dites que "la réalité est plus complexe", dois je comprendre que ma vision des choses est simpliste ? Pour moi il est naif (il n’y a pas d’autre mot) de croire ce que disent les livbéraux, particulièrement quand ils se targuent de faire du social !


      • La fronde économique 2 mai 2008 12:36

        Si on est d’accord pour dire que le PS n’est pas à gauche, où est alors la gauche aujourd’hui (et hier) selon vous ? Est-elle dans la gauche de la gauche ? Si oui, pourquoi la gauche de gauche ne dépasse jamais les 15 % en élections présidentielles, alors qu’elle porte objectivement une volonté de transformation sociale qui devrait profiter au plus grand nombre ?

        On dira que c’est à cause des médias. Je ne le crois pas, il suffit de voir l’accueil médiatique régulièrement réservé à Besancenot (qui passe bientôt chez Drucker !). On dira c’est à cause des "français qui sont cons". Je ne le crois pas aussi, c’est trop facile de croire qu’on n’a pas le peuple que l’on mérite...

        Alors pourquoi ces échecs électoraux successifs pour des mouvements politiques qui défendent sincèrement l’intérêt général ? Je suis intéressé par votre retour là-dessus.

        Je voudrais aussi souligner que la gauche de gauche avait une occasion historique à la présidentielle de 2007, dans la lignée du Non au TCE (2005), une candidature unitaire du Non aurait pu contribuer à vraiment peser. Et que s’est-il passé ? chacun a défendu son bout de gras (quelle belle illustration des valeurs de solidarité qu’ils ne cessent d’exhiber !) et ça a fini en débacle...

        Pour répondre aussi à votre interrogation, qqs exemples de "politique de gauche" menée par Sarkozy : "diversité" et parité dans le gouvernement, commission pour travailler sur de nouveaux indicateurs de richesse avec deux prix Nobel d’économie classés à gauche (Sen, Stiglitz), diminution du budget du ministère de la défense, etc.

        Ceci dit, si vous êtes convaincus que la Gauche c’est le Bien et la Droite le Mal, ce n’est pas moi qui va vous faire changer d’avis...


      • Ceri Ceri 2 mai 2008 12:57
        Si on est d’accord pour dire que le PS n’est pas à gauche, où est alors la gauche aujourd’hui (et hier) selon vous ? Est-elle dans la gauche de la gauche ? Si oui, pourquoi la gauche de gauche ne dépasse jamais les 15 % en élections présidentielles, alors qu’elle porte objectivement une volonté de transformation sociale qui devrait profiter au plus grand nombre ?

         

        Oui, il y a les médias, mais il y a surtout la campagne de propagande géante lancée par les Etats Unis après la deuxième guerre, destinée à décrédibiliser systématiquement toute revendication de gauche. La gauche c’est pas forcément le communisme, mais c’est le partage des richesses, jsutement, ce contre quoi la CIA investi des milliards de dollars en Europe. AU final, les Etats Unis ont financé les 1ers européens comme Monnet, Marjolin, Schuman, qui ont répercuté les théories néolibérales dans les textes européens depuis le début. Ils ont aussi financé des universitaires, des "instituts" comme l’Institut d’Histoire Sociale, qui répercutait l’orthodoxie néolibérale , atlantiste et européeaniste à leur sauce. Ils ont financé des journaux, évidemment, et les journalistes interrogent toujours les "experts" orthodoxes, limite accrédités pour parler dans les médias. Ils ont aussi financé tous les courants de gauche non communistes, des "trotskistes" style Jospin et cambadélis, formés par Irving Brown pour faire scission à gauche et diviser, et pencher vers le libéralisme.

        Jospin de gauche ? DSK, LAmy, Camdessus, Besson ? Arretons de rigoler 2 minutes.

        Aujourd’hui effectivement les valeurs de gauche sont mises à mal, mais c’ets un processus qui ne doit rien au hasard.

        Au final, c’est la pensée unique qu’ils ont instauré.

        Et puis, vous savez très bien qu’avec beaucoup de com’, même Berlusconi qui a coulé les finances italiennes pendant 2 mandats peut être élu ? Même Sarko, avec un programme totalment suicidaire économiquement et socialement, a pu etre élu avec un budget suffisant et une bonne équipe de marketing derrière lui. Donc, oui il y a aussi la connerie d’une certaine catégorie de mes concitoyens.

        Je voudrais aussi souligner que la gauche de gauche avait une occasion historique à la présidentielle de 2007, dans la lignée du Non au TCE (2005), une candidature unitaire du Non aurait pu contribuer à vraiment peser. Et que s’est-il passé ? chacun a défendu son bout de gras (quelle belle illustration des valeurs de solidarité qu’ils ne cessent d’exhiber !) et ça a fini en débacle...

        Après avoir été obligés de voter Chirac en 2002, on peut comprendre que beaucoup de gens de gauche aient fini par voter PS dès le 1er tour.

        Pour répondre aussi à votre interrogation, qqs exemples de "politique de gauche" menée par Sarkozy : "diversité" et parité dans le gouvernement, commission pour travailler sur de nouveaux indicateurs de richesse avec deux prix Nobel d’économie classés à gauche (Sen, Stiglitz), diminution du budget du ministère de la défense, etc.

        Oui, ben j’attends de voir ce que ca va donner. A mon avis rien, c’ets juste un coup de com’, comme d’habitude avec la droite.

        Ceci dit, si vous êtes convaincus que la Gauche c’est le Bien et la Droite le Mal, ce n’est pas moi qui va vous faire changer d’avis...

        Certes non...


      • melanie 2 mai 2008 13:27

        @ l’auteur

         

        Au delà du proccès d’intention supposé intenté à la droite,au delà d’une communication bien huilée et très démagogique- qui a permis à Sarkozy de promettre à chaque "classe sociale" ses avantages et ainsi de fédérer le maximum de citoyens pour être élu - , je ne crois qu’à une autre chose l’épreuves des faits et de la réalité.

        Je ne crois pas que la "gauche" libérale jospiniste,Straus-Khanienne ou autre et convaincue par une économie de marché mondialisée à laquelle il faut se soumettre et se contraindre soit mieux à même de défendre efficacemment le statut des salariés contre une financiarisation de l’économie et un parti de droite aux ordes du MEDEF depuis 10 ans.

        Agiter la marotte du partage des richesses est de nature, comme le siphonage des caciques de la gauche libérale, à calmer la fronde sociale qui commence à gronder devant les évidences des chois économiques :

        Augmentation favorisée du gaz, franchises pour tous - hormis les indigents-, menace d’augmentation de la TVA et de la redevance TV, actions "à la marge" sur le pouvoir d’achat, projet de destruction du SMIC- dans les tuyaux-, CDI ressemblant comme un frère au CNE, durcisssement des conditions d’accès au chômage, destruction d’une partie des allocations familliales, déremboursement perpétuel de médicaments, libéralisation des budgets des facultés, fiscalité de niches favorisants les plus aisés et les détenteurs de patrimoine...J’en oublie sûrement

         

        Je ne crois qu’aux faits et en l’occurence les faits parlent contre la com.

        Je suis une commerciale et en tant que telle, suis bien placée pour savoir que les écoles de commerciaux et les conseillers de communications des politiques sont les mêmes : Comment vendre ce que le client veut entendre, comment s’adapter au "profil client". Le profil client est aussi celui des 80 % de salariés à qui il a été dit " Je serais le président du pouvoir d’achat"... Il faut calmer la fronde et la communication est la seule arme d’un Sarkozy aux autre d’un MEDEF qui tire les ficelles depuis plus de 5 ans

        La communication est un lexomil pour le peuple jusqu’à ce qu’il refuse son traitement .

         

         


      • melanie 2 mai 2008 13:49

        @ l’auteur

         

        Loin de tout manichéïsme- Gauche, c’est bien, Droite , c’est mal -,il faut reconnaitre que le seul représentant d’une gauche qui exprime les ressentis des salariés non cadres et leurs inquiétudes, des constats patents sur une économie ultralibérale mondialisée prédatrice et ce de façon percutante, est Besancenot.

        Pour le reste, la politique de Sarkozy prétend ratissser large, et servir le panel des électeurs qui l’ont élu, par contre tenu par les promesses au MEDEF et une frange UMP très libérale, il ne peut répondre de façon cohérente aux influences de Martin Hirsh ,Kosciusco-Morizet et d’autres plus respectueux de l’intérêt général.


      • melanie 2 mai 2008 14:00

        J’en ai assez de faire d’énormes fautes de frappe, et qu’elles me reviennent en boomerang dès parution...


      • La fronde économique 2 mai 2008 14:12

        Je suis d’accord sur l’offensive néolibérale qui a commencé après 1945. Serge Halimi en parle remarquablement dans son livre "le grand bond en arrière" (Fayard).

        Mais ce qui me gêne encore, c’est que cette explication vient ajouter à la litanie "c’est de la faute des autres". J’aimerais qu’il ait plus d’interrogations et de remise en cause, de la gauche (réformiste ou radicale) par la gauche elle-même. Réinterrogation de son discours, de sa campagne, de ses propositions, de son projet, du fait qu’elle ne soit plus audible des classes populaires, du fait qu’elle n’est plus crédible aux yeux d’une majorité de français pour "changer la vie", que ce soit dans sa version réformiste ou radicale. On peut trouver 20 000 explications pour justifier que c’est de la faute des autres (explications souvent légitimes d’ailleurs). J’aimerais que la gauche commence aussi à trouver 20 000 explications pour comprendre pourquoi c’est aussi de sa faute (et comprendre alors ce qu’il faut changer).

         


      • Ceri Ceri 2 mai 2008 14:23

        personnellement, j’en suis au point où je suis convaincue que la politique n’est pas la solution, et que ce qu’on appelle "la politique" sert à rendre acceptable l’ologarchie dans laquelle on vit.
         

        Je ne pense pas que le PS puisse faire quoi que ce soit de bien, à part se dissoudre. Et même, je crois que ca ne sert à rien tant qu’on conserve le système économique actuel, qui empeche véritablement la démocratie, la décision par les gens.

        A quoi ca servirait de se remettre en question si on ne remet pas en question le système qui fait qu’on en est là ?

        J’ai une solution pour moi et mes proches, loin d’ici, et c’est tout ce que je souhaite aux gens. Mais je sais que la plupart n’oseront jamais remettre en cause l’ensemble du système, économique et politique, alors ceux qui le peuvent s’en iront, les autres resteront ici, à se faire pressurer comme des citrons.


      • 1984 2 mai 2008 16:36

        Cessons d’associer le P.S. à la gauche SVP ! Aucun rapport et ce depuis belle lurette !


      • La fronde économique 2 mai 2008 17:21

        Bien sûr, Sarko est un grand communicant et il sait adresser les différents segments de marché des électeurs et répondre à leurs attentes. Mais comme beaucoup de politiques, à droite comme à gauche. Sarko est juste plus doué ! Mon propos n’est pas là 

        Vous dites que vous vous attachez aux faits mais vos faits sont quelque peu déformés et partiels (et ce n’est pas défendre Sarko que de le dire) :

        Certains faits restent à l’état de projet, voire rien n’indique qu’ils sont programmés ou qu’ils se feront : "menace d’augmentation de la TVA", "projet de destruction du SMIC",

        Certains sont exagérés : "CDI ressemblant comme un frère au CNE" (c’est bcp plus nuancé que cela et qui plus est, ça résulte d’une négociation syndicats-patronat), "destruction d’une partie des allocations familliales" (vous y aller fort là, surtout qu’il a fait depuis marche arrière), "libéralisation des budgets des facultés" (ce n’est pas exactement le contenu de la "réforme")

        Ceci dit, il faudrait pour être juste citer aussi les choses en positif : ceux que j’ai déjà cités ci-dessus + monétisation des RTT, heures supp. mieux payées, renforcement de la démocratie sociale (réforme de la représentativité des syndicats), début d’augmentation des petites retraites, etc.

        Voir le site de l’UMP, tableau de bord des réformes pour ceux qui veulent compléter en Bien ou en Mal. 

        Je vous rejoins néanmoins sur les franchises, les niches fiscales (dénoncées même par l’UMP cf. article), le durcissement des conditions d’accès au chômage, le déremboursement de médicaments


      • sisyphe sisyphe 2 mai 2008 12:15

        Tout votre constat en ce qui concerne les inégalités est juste.

        Maintenant, attendre que ce soit la droite qui change cet état de faits, ça, c’est réellement de l’angélisme ou de l’utopie.

        Les premières mesures prises, dès le début du quinquennat, ont clairement annoncé la couleur, et, malgré les campagnes de com’ pour calmer le bon peuple (l’histoire de la "participation", c’est depuis 40 ans, depuis de Gaulle, qu’on nous la ressort, et qu’évidemment elle n’a jamais vu le jour), il y a tout lieu de penser que la couleur sera la même d’ici la fin.

        A moins que les citoyens en aient vraiment ras-le-bol qu’on les prenne pour des cons, et se décident à mener les actions nécessaires pour vraiment changer la donne.


        • FYI FYI 2 mai 2008 16:26

          "On dira que c’est à cause des médias. Je ne le crois pas, il suffit de voir l’accueil médiatique régulièrement réservé à Besancenot (qui passe bientôt chez Drucker !). On dira c’est à cause des "français qui sont cons". Je ne le crois pas aussi, c’est trop facile de croire qu’on n’a pas le peuple que l’on mérite..."

          Si, on a toujours le peuple qu’on mérite...

          Quel est le véritable contre pouvoir d’un gouvernement ou d’un système ? Le peuple.

          Malheureusement, les néocons maîtrisent parfaitement tous les rouages de la vie politique et économique, bien plus rapidement que ne le fait le peuple, aussi le delta qui s’épare la prise de conscience et le changement dépend là aussi du .... peuple.

          Qui a créé la République ? le peuple pas les gouvernements. Aucun gouvernement ne crée quoi que ce soit ... ce sont des techniciens "des technocrates" au service d’un système ....

          Aussi, et j’en suis désolé mais le peuple est avant tout un concitoyen...

          Par exemple, il me semble que la première de toutes les inégalités est le droit de propriété ça ne viendrait à personne de la remettre en cause .......


          • La fronde économique 2 mai 2008 17:16

            Je ne suis dupe de personne. Je constate encore une fois qu’il est très facile d’être cynique (comme vous) ou idéaliste (comme d’autres post ici), mais beaucoup moins d’être à la fois réaliste et de vouloir une véritable transformation sociale. C’est en tout cas ce qui me motive, loin des idées pauvres de type "il est en politique depuis trop longtemps pour être honnête"


          • herope kayen 2 mai 2008 18:32

            Une fois de plus on reste dans une forme de pensée bipolaire droite-gauche. Avec un penchant marqué et discrétement affiché par des allusions aux "formidables promesses" du guide suprême !

            Pour mémoire , il existe d’autre alternative de gouvernance, et il existe d’autre couleur que le rose et le bleu.

            Essayons de réflechir ,pour que de nouvelle voie soit exploré, certes le chemin sera difficile mais le sort de l’humanité est en jeux dans la société que l’on nous impose sans même y prendre garde.

             


            • Tristan Valmour 2 mai 2008 18:35

               

              @ l’auteur

               

              Votre billet pose les bonnes questions et pointe en réalité les dérives monopolistiques et oligarchiques des économies mondiales, qui dépassent le cadre national et les différences gauche/droite. Or ce sont bien ces dérives qui sont néfastes, pas le système capitaliste, qui demeure le meilleur système pour échanger les biens et les services, et créer de la richesse.

               

              Ces dérives que nous observons aujourd’hui proviennent de 5 facteurs principaux : des capitaux abondants, une circulation rapide des capitaux, un marché mondial ouvert malgré une dysharmonie des Lois, les paradis fiscaux, l’affaiblissement de la notion d’Etat et de Nation.

               

              J’explique ce dernier point. Aujourd’hui, quelle est la différence entre un Etat et une grande entreprise ? Une grande entreprise dispose d’un drapeau (son logo), d’un hymne (chez les asiatiques), la capacité à créer de la monnaie (bons de réduction, crédit…), sa force de police (vigiles), son service de renseignements (intelligence économique, veille économique, analyse de clientèle…), son armée (mercenaires de Blackwater et Cie), sa langue (le vocabulaire maison), la capacité à octroyer une identité (carte de fidélité), la capacité à influer sur la vie politique par le biais des lobbyistes, etc. De nombreuses grandes entreprises ont un Chiffre d’Affaires qui dépasse le PIB de nombreux pays. Rien ne sépare donc plus un Etat d’une grande entreprise à l’exception de la citoyenneté. L’affaiblissement des Etats, c’est l’affaiblissement de la citoyenneté, donc de la démocratie. Des entreprises trop prégnantes, c’est le totalitarisme assuré.

               

              En raison des dérives du système capitaliste, nous glissons donc vers un totalitarisme extrêmement dangereux. L’autre danger, c’est que l’ultra-gauche incite les bonnes gens à combattre non pas les excès du capitalisme, mais le capitalisme lui-même, par la violence. Ils n’auront pas d’autres moyens puisque le pouvoir politique est verrouillé et empêchera les forces extrémistes de prendre légalement le pouvoir. On fera en France, ce qu’on a fait en Algérie, pour empêcher le FIS de prendre le pouvoir.

               

              Pour éviter ce double danger, je crois que la solution la plus juste serait de plafonner les revenus (capitaux) individuels, c’est-à-dire que ce plafond atteint (entre 3 et 10 millions d’euros ?), on ne pourrait pas accumuler davantage. Il est important de laisser le plafond assez élevé pour récompenser les initiatives individuelles sans lesquelles une communauté ne saurait avancer. L’idée de limite, quant à elle, empêcherait que ne se créent des déséquilibres et inégalités trop grands, qui déstabilisent toute société.

               

              Cela résoudrait quantité de problèmes, y compris sur la délinquance (plus besoin de prouver qu’untel possède des dizaines de millions grâce au trafic de drogues, par exemple. L’origine s’efface devant le fait).

               

              L’ennui, c’est que jamais les hommes politiques ne proposeront et/ou voteront en ce sens. Il appartient donc aux consommateurs de discriminer leurs achats en favorisant telle entreprise qui appliquerait une charte stricte plutôt que telle autre.

               

              Pour terminer, affirmer que le cœur est à gauche et le porte-monnaie à droite est un mythe. Chimène a aussi du cœur.

               


              • sisyphe sisyphe 2 mai 2008 18:58

                Pour terminer, affirmer que le cœur est à gauche et le porte-monnaie à droite est un mythe. Chimène a aussi du cœur.

                 

                Pourquoi : Chimène est à droite ?

                Et Rodrigue a aussi du fric ?


              • La fronde économique 2 mai 2008 21:49

                Merci pour votre post très intéressant et qui prend de la hauteur, par rapport aux autres. Les commentaires ici semblent se résoudre à est-ce qu’il faut être pour la gauche ou pour la droite, ce qui n’est pas du tout l’objet de mon article !


              • jaja jaja 2 mai 2008 19:34

                @ Tristan Val Mour : "L’autre danger, c’est que l’ultra-gauche incite les bonnes gens à combattre non pas les excès du capitalisme, mais le capitalisme lui-même, par la violence."

                Bien vu.... (à noter qu’historiquement la gauche de Blanqui à Louise Michel a toujours combattu, et par la violence quand c’était nécessaire, le capitalisme et qu’une gauche qui prétendrait qu’il est réformable ne serait plus la gauche mais une simple fraction politique au service du capital financier...)

                "les dérives monopolistiques et oligarchiques des économies mondiales qui dépassent le cadre national et les différences gauche/droite."

                Tout d’abord les "les dérives monopolistiques" sont inhérentes au système capitaliste lui-même c’est même de ces pseudo "dérives" que naît l’impérialisme agressif et militarisé où les multinationales des différents pays dits développés s’affrontent en un gigantesque monopoly où les peuples les plus faibles servent de butin...

                Ensuite la question brûlante de l’heure n’est pas de savoir si le capitalisme doit être détruit -c’est une évidence- mais par quoi il doit être remplacé...

                 


                • bobbygre bobbygre 2 mai 2008 19:36

                  Article trés drole... si, si vraiment...

                  Au passage, tu parles de De Gaulle au début de l’article. Renseignes-toi mieux sur le sujet. De Gaulle avait effectivement tenté par tous les moyens de faire passer une loi, qui, à terme, devait partager les actions entre les investisseurs et les employés... carrément une idée communiste, quoi !!

                  Dis-toi qu’il a bataillé ferme mais ses "amis" de droite, Pompidou en tête, ont soigneusement étouffé la chose dans les médias et empéché jusqu’au dernier moment le vote de la loi.

                  Et franchement, Sarkozy gaullliste, qui y croit encore ? meme un petit peu ?

                   


                  • Stéphane Lallement Stéphane Lallement 2 mai 2008 21:03

                     

                    La meilleure répartition des richesses créées est forcément celle qui résulte de la libre négociation. Rappelons ici une évidence : c’est précisément lorsque les gens sont libres de négocier qu’ils font les meilleurs choix. Le mieux que puisse faire État à propos du fonctionnement des entreprises est de leur laisser une totale liberté en matière de rémunération et d’affectation des bénéfices, et de faire en sorte que les salaires et les dividendes soient soumis exactement aux mêmes impôts. Au passage, il faudrait supprimer l’Impôt sur les sociétés, lequel aboutit à une double imposition avec l’impôt sur le revenu payé par les associés.

                    Pour ce qui est des statistiques qui annoncent qu’une part de plus en plus importante de la richesse produite est destinée aux détenteurs du capital, il n’y a là rien que de très normal. C’est même une très bonne nouvelle, car cela indique un progrès et un enrichissement général. En effet, lorsque le partage des richesses produites résulte de libres négociations, alors nécessairement ces rémunérations deviennent proportionnelles à la part respective de chaque facteur de production. Ainsi, si le capital est de mieux en mieux rémunéré, c’est tout simplement parce qu’il contribue de plus en plus dans le processus de création de richesses. Cela est dû à l’accumulation du capital par l’humanité depuis la nuit des temps : il y a de plus en plus de capital accumulé. Il est naturel que ce capital accumulé soit productif et que cette production soit rémunérée.


                    • sisyphe sisyphe 2 mai 2008 21:42

                      par Stéphane Lallement (IP:xxx.x35.149.126) le 2 mai 2008 à 21H03

                       

                      La meilleure répartition des richesses créées est forcément celle qui résulte de la libre négociation. Rappelons ici une évidence : c’est précisément lorsque les gens sont libres de négocier qu’ils font les meilleurs choix.

                       

                      Oui.

                      Et on est d’autant plus libre de négocier qu’on a plus les moyens (financiers) d’imposer ses conditions : c’est comme au poker, non ?

                       


                    • Ceri Ceri 2 mai 2008 23:24

                      mais bien sur !

                       

                       

                      vous avez pris vos petites pilules roses, à ce que je vois !


                    • Roland Verhille Roland Verhille 2 mai 2008 21:27

                      à droite ? Où donc l’a vue l’auteur ? Même question pour la gauche. Il n’y a que des politiciens s’accoquinant avec tout ce qui est acteurs des institutions publiques et privées, y compris les syndicats et les grandes entreprises, pour gruger les travailleurs et acheter avec le produit de leur travail leurs bulletins de vote.

                      Et où l’auteur a vu une baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée ? C’est une imposture de faire état de cette baisse depuis 1982 (à 63,3% contre 58,2% en 2006, soit une baisse de 5,1 points et non de 8 points) en omettant sa hausse depuis 1959 (alors à 52,6%), et surtout 1973 (alors à 56,8%). Depuis 1973, la part des salaires en 2006 a augmenté de 1,6 points. Et le niveau atteint artificiellement en 1982 a détruit les emplois, le pouvoir d’achat, et le pays.

                      Et où l’auteur a vu que « le capital » (c’est qui ?) a accru sa part dans la valeur ajoutée ? Il n’a pas compris que l’excédent brut d’exploitation des comptabilités nationales n’est en rien le montant du profit revenant aux capitalistes. De plus, cet excédent a baissé de 35 ,4% de la VA en 1959 à 28,1% en 1973, à 20,9 % en 1982 remonté en 2006 à 23,7%. Pas étonnant que les entreprises et les emplois fuient la France !

                      Et qu’est-ce que l’équité et la justice pour l’auteur ? Les siennes sans doute.

                      L’auteur berne son monde en cachant que ce qu’il vise en parlant des salaires n’est que chiffres sur papier (probablement le coût du travail, brut plus charges patronales). Ce n’est pas ce qui fait le pouvoir d’achat des salariés, les euros qui entrent dans leur porte monnaie sans devoir les en ressortir pour les remettre à l’état qui décide lui-même à qui les attribuer.

                      Il n’y a ni équité ni justice en piétinant la déclaration de 1789 (voir État : un peu, beaucoup, énormément ou pas du tout ? | AgoraVox).

                      Il y a leurre en accusant des « capitalistes » de piller les travailleurs quand c’est l’état qui le fait (voir AgoraVox le média citoyen : Le pouvoir d’acheter ).

                      Que l’auteur laisse donc les travailleurs s’occuper eux-mêmes de leur rémunération au lieu de prétendre le faire à leur place en les trompant.

                       


                      • Roland Verhille Roland Verhille 3 mai 2008 07:56

                        Apprenez à lire votre bulletin de paie, si vous en avez jamais eu un, et vous aurez la réponse.


                      • jaja jaja 2 mai 2008 21:27

                        Stéphane lallement : "Le mieux que puisse faire État à propos du fonctionnement des entreprises est de leur laisser une totale liberté en matière de rémunération et d’affectation des bénéfices..."

                        Comme les capitalistes disent toujours que l’entreprise c’est tout d’abord les hommes en son sein vous voulez sans doute dire que la totale liberté de rémunération et d’affectation des bénéfices doit être décidée par les travailleurs eux-mêmes et en toute démocratie... (un homme une voix)...

                        Ou pour vous qui n’avez que le mot liberté à la bouche, cela signifie t-il tout simplement, et au nom de la logique du pillage, laisser l’oligarchie dirigeante et les actionnaires parasites décider de comment ils vont se goberger en niquant tous les autres ?

                        L’entreprise appartient à ceux qui y travaillent... et qui devraient décider de tout... la démocratie ne devrait pas s’arrêter à l’entrée de ce bagne moderne que devient de plus en plus "l’entreprise"...

                        Comme le dit si bien la chanson "Tout est à nous, rien n’est à "eux" !


                        • melanie 2 mai 2008 22:59

                          Juste une remarque quant à la liberté des entreprises prônée par le liberalisme :

                          Une jolie formule dit " Le liberalisme c’est un renard libre dans un poulailler libre "...

                           

                          Si pas de grillage - keynes ne disait pas autre chose - les poules ..couic


                          • Regine M Regine M 2 mai 2008 23:59

                            @ l’auteur ...

                            Quel est votre message ?

                            "La droite peut/veut changer" > dans le genre d’un "J’ai changé" déclamé récemment ?

                            Si j’avais pu trouver un smiley dubitatif, là, à l’instant, je l’aurais bien collé ici ... en attendant vous m’avez fait ricaner, mais pas du tout rire.

                            ... aller, je retourne "bosser" : les plaisanteries les plus courtes ... vous connaissez la suite.


                            • tinga 3 mai 2008 00:48

                              C’est vrai que la véritable fonction de la gauche, à savoir laminer tout esprit "révolutionnaire", neutraliser toute force tendant à s’opposer au statu-quo, apparaissant de plus en plus clairement, la droite a une marge de manœuvre plus grande, de là à voir en ce ridicule pantin de sarko qui peut dire tout et son contraire en moins d’une minute l’artisan d’une meilleure répartition des richesses, il y a un monde... En ces temps où le pillage de l’économie par les plus riches avec la complicité des politiques est la règle, cet article me semble un peu angélique. Je partage néanmoins le point de vue de l’auteur quant à la vacuité du clivage gauche/droite.


                              • jaja jaja 3 mai 2008 11:11

                                Rapetout, c’est sans doute l’heure tardive de votre post qui vous fait délirer... Vous auriez mieux fait d’aller vous coucher...

                                Si certains magnats du pétrole vous lisent ils vont bien se marrer...

                                Et ne vous en faites pas, Bush, Blair, son caniche, et Sarko le nouveau toutou, se sont occupés ou s’occupent toujours du partage des ressouces que vous pronez... et les chameliers pas gentils avec leurs multinationales en prennent plein la gueule...

                                Vous devriez lire les journaux ça vous soulagerait !


                              • La fronde économique 3 mai 2008 12:29

                                En politique, il y a deux types de personnes : celles qui se contentent de constater le monde, souvent pour le déplorer d’ailleurs (il semble qu’il y en ait beaucoup ici...) ; ceux qui veulent agir sur lui, et tentent d’élargir les petites brèches qui apparaissent pour tenter de changer réellement les choses.

                                Oui, la droite se met à parler de la répartition des richesses. Cela signifie que cette idée devient majoritaire dans l’opinion et le débat public, et c’est une bonne nouvelle. Mais pour le moment, ni la gauche, ni la droite n’ont vraiment concrétisé leurs paroles, ou sinon à la marge. Et justement, il y a là une opportunité pour la gauche en 2012 : proposer un projet qui permette vraiment (c’est à dire de manière crédible et réalisable) de mieux répartir les richesses, et donc qui ne se contente pas de juste en parler. Cela sera une bonne façon de se différencier de la droite, car il est probable que, pour entre autres des raisons historiques de proximité avec le patronat, la droite ne s’engage pas concrètement à court terme dans des mesures qui remettent en cause profondément le partage de la valeur. Il est probable... mais pas sûr, on n’est pas à l’abri d’une (bonne) surprise.

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