• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Le produit Macron : une première mondiale française

Le produit Macron : une première mondiale française

Dans un précédent article paru sur Agoravox - Macron Président : coup de maître de Hollande - , j’ai exploré l’hypothèse d’un stratagème en double détente ourdi par Hollande pour fabriquer le candidat qui lui permettrait d’être réélu, puis, les circonstances ayant évolué, à en faire son successeur, objectif qui semble de plus en plus acquis. Les diverses réactions me poussent à revenir sur deux points majeurs de mon raisonnement en les développant chacun en un article. En premier lieu, je voudrais souligner ce qui est bel et bien une première en marketing politique - devons-nous avoir la fierté qu’elle soit française ? Va être élu président de la République, selon toutes probabilités, un candidat, sélectionné, paramétré et mis en scène selon des procédés jusqu’ici réservés aux produits, services, marques et images institutionnelles.

Quand une première mondiale revient à la France, cela concerne la plupart du temps la sphère médicale, pour une greffe ou tel nouveau procédé thérapeutique. En marketing en revanche, nous avons longtemps été à la traîne derrière les Américains. Quelques vingt ans de retard pour le marketing produit, un peu moins pour la communication « corporate », et presque autant pour la politique. L’ex-politicien vedette Michel Noir a bien commis un ouvrage sur la question dès la fin des années soixante-dix.

Mais il aura fallu du temps pour reprendre les outils d’analyse et de promotion expérimentés avec succès aux USA.

Aujourd’hui, nous avons rattrapé notre retard grâce au talent et à l’expérience de nos mathématiciens spécialisés en statistique appliquée. Voici donc qu’en l’espace de peu d’années, qu’a été mis au point un prototype qui, au premier essai, accomplit le rêve de tout démiurge.

Macron n’aurait pu être qu’un Gagarine, il est Apollo 11 et va bientôt se poser sur la Lune.

 

Et Macron Vint

Si d’aventure, les admirateurs et soutiens de Macron venaient à lire ces lignes, ils seraient indignés et ne croiraient pas un mot de ce que j’avance au sujet de leur champion. Pour eux, il ne s’agit pas d’un produit, d’une personnalité virtuelle incarnée, mais bien d’un homme providentiel, qui a élaboré une pensée pertinente pour s’attaquer aux enjeux du XXIème siècle.

C’était une condition initiale, le produit ne devait pas être perçu comme tel. Il fallait que la survenue de Macron ne suscitât pas la question de sa légitimité, qu’elle n’éveillât aucun soupçon ; qu’il fût en quelque sorte normal que Macron se retrouvât dans l’arène. C’est ce qu’il ressort des articles et ouvrages, unanimes jusqu’il y a peu, qui nous le racontent.

Doté de tous les talents, possédant toutes les qualités humaines, Macron ne pouvait qu’atteindre la place qu’il occupe.

Comme jadis Malherbe, Macron vint. Mais, pourrait demander la Marquise des Collégiens, dites-moi donc, comment cela s’est-il produit ? Si l’on ne peut lui répondre que cela n’est rien, cela n’est rien, on ne saurait dire non plus que le secret du procédé réside dans un truc technologique, un tour de passe-passe résultant de traitements complexes de données.

Non, et c’est aussi pour cela que je crois à un plan orchestré au niveau de Hollande, du moins avec l’aval de Hollande.

 

Mise soudaine sur le marché

La mise sur le marché du produit, et je reviendrai sur sa fabrication, a délibérément été soudaine. Avant août 2014, au moment où le portefeuille de l’économie et de l’industrie lui fut confié, qui savait, hormis lobbyistes et observateurs professionnels, que Macron était secrétaire général adjoint de la Présidence ? L’astuce a consisté à mettre aussitôt en valeur le personnage, sa jeunesse, son look, son épouse, sa décontraction et ses petites phrases, tweetées plus que prononcées.

Côté cursus, khâgne, philo, Sciences Po, l’ENA, puis l’inspection des Finances, excusez du peu, ou plutôt du trop : le rejet de l’oligarchie dominée par la caste des hauts fonctionnaires n’a jamais faibli dans l’opinion. Néanmoins, l’élégant blondinet n’a aucunement souffert de son pedigree. Il semble, au contraire, que cela ait rassuré. On ne pouvait pas douter de son intelligence ni de son savoir. Et le passage chez Rothschild a renforcé son prestige. Plus que de l’inspecteur des finances, on a parlé du Macron banquier, l’homme qui a travaillé dans le privé, qui connait donc, lui, le monde des entreprises, label encore fascinant pour toute une part des électeurs.

La mise immédiate sous la forte lumière des projecteurs a ainsi permis de centrer l’attention sur un Macron ici et maintenant, pas sur le pourquoi de sa présence, pas sur la logique de sa trajectoire. Mais il me faut reprendre les choses par le début.

 

Comment le produit a-t-il été élaboré ?

Au départ, il fallait une matière première. C’est une étape de toute première importance qui repose sur un savoir-faire de longue haleine. A cet égard, nous n’avons rien eu à apprendre des Américains. Notre modèle d’extraction et de dégrossissage du matériau brut est le plus ancien du monde occidental puisqu’il date de la Révolution et de l’Empire avec la création des grandes écoles. Tant de choses ont été dites à ce sujet qu’il est inutile de s’y attarder. Macron, tout comme la vingtaine des nouvelles recrues des grands corps de l’Etat appartenant à sa classe d’âge, a été jaugé par ces « aiguilleurs » de la République qu’on remarque parmi les conseillers du prince et des rivaux du prince. On parle souvent d’Attali, mais il n’est pas seul. Pour Macron, il y eut d’abord Henri Hermand, vieux bailleur de fonds du PS, ami de quantités de grands patrons. Ce repérage servit surtout le jeune Emmanuel pour entrer chez les Rothschild. Et peu avant Attali, connu à la commission créée par Sarkozy, le jeune inspecteur des finances séduisit le patron de son corps, Jean-Pierre Jouyet, ami de Hollande du temps de Sciences Po et de l’ENA. Et l’ambition dévorante commune à tous ces hommes fit le reste.

 

Pourquoi Macron et pas un autre de ses semblables ?

Il s’est dit et se dira tant de choses contraires pour décrire la petite histoire. Je ne peux que déduire à partir du constat des faits. La nomination au poste de secrétaire général adjoint fut cruciale mais pas encore décisive. Sans ce poste de haut rang, Macron serait probablement resté chez les Rothschild avant d’obtenir une présidence de grande société. C’est le parcours le plus usuel des énarques qui ont eu la grande chance d’être pris dans l’une des grandes banques d’affaires de la place. Macron, quant à lui, a été bien inspiré de miser sur Hollande pour la présidentielle de 2012, rejoignant une poignée de super-énarques autour de Michel Sapin pour aider leur candidat sur les thématiques économiques.

A partir de là, les choses se sont enchaînées : du secrétariat général de la Présidence au ministère de l’Economie, ce fut un parcours sans faute. Caractérisé par une absence d’enracinement idéologique couplée à un ego et une estime de soi hyper dimensionnés, Macron, est apparu comme l’homme de la situation. Avec le soutien financier de patrons pour qui compte par-dessus tout mondialisation & dérèglementation ; avec tout un réseau de soutiens politiques ; avec enfin une médiasphère qui n’a pas besoin de consignes pour se faire complice d’une manœuvre dont elle mesure la probabilité de succès, le projet Macron allait être mis au œuvre très rapidement. Sois toi-même, nous nous occupons du reste, et au passage, voici ce qu’il faut dire et ce qu’il faut taire.

 

Macron, people politique

En avant ! Tous sur le pont pour Macron. Médiatisation très people destinée à attirer l’attention du public, petites phrases critiques, orientées au départ vers un public de gagneurs libertariens, à contre-courant du discours de la gauche classique, l’objectif initial étant de chasser sur les terres centristes et celles, lassées de Sarkozy, d’une partie de la droite.

Hormis ces postures sensées remettre en cause le côté « dépassé » du système, le clivage gauche-droite, le rôle des partis politiques, les lourdeurs sociales etc., surtout pas d’analyse critique originale ni de proposition d’alternative. Sorte d’anti-Larrouturou – qui a défendu vingt ans durant, la semaine de quatre jours et a vraiment fréquenté Rocard - Macron déroule un verbiage composé de poncifs sur une tonalité monocorde de gravité.

Et lorsqu’au terme d’une désolidarisation crescendo (et feinte) d’avec le gouvernement, il quitte celui-ci pour créer son mouvement En Marche, il ne propose rien sinon de le suivre. C’est presque du Jésus : renonce à tes préjugés, prends ton bulletin et suis-moi ! J’en ai fait l’expérience : la page d’accueil du site proposait soit d’apporter son soutien financier, soit d’adhérer et d’apporter son soutien financier. Comme contenu, le fameux clip décrypté par le Petit Journal de Canal Plus, formé exclusivement de bouts de vidéos issus de banques d’images, avec des paysages et des personnages supposés illustrer le pays mais en réalité tous, absolument tous, étrangers. J’ai poussé plus loin en prenant contact avec Les Jeunes pour Macron, leur demandant comment accéder à des textes, notes, articles, ouvrages écrits par leur champion. La réponse fut de me rendre sur le site officiel évoqué ci-dessus !

 

Puis vinrent les meetings. On se demande ce qui a pu motiver des gens manifestement sans repères idéologiques, de pauvres gens à la candeur pathétique, derrière un rang de « people » issus du grand patronat et de politiques au long passé qui ont flairé la bonne affaire.

Là, on a vu Macron se déchaîner, s’égosillant avec sa voix de fausset ; et toujours ce petit sourire incongru qui pourrait évoquer une sorte de délire. Mais qu’importe pour les mentors, les artisans et orchestrateurs du projet. Le candidat-produit est lancé et bien lancé. Il a suscité, parmi les leaders d’opinion, une réaction en chaîne d’approbations. Il suffit qu’un Gattaz dise « il est bien ce Macron » pour qu’un Tapie en dise autant et ainsi de suite. Et au bas de l’échelle, de louer ses costumes bien taillés, sa femme d’allure juvénile et coquette, son sourire, ses clins d’œil, son sérieux, son aisance oratoire etc.

 

Le cas Macron

Pour la première fois au monde, un candidat sans doctrine ni programme, jamais élu ni même candidat, sans réelle expérience de gouvernance, sans l’appui d’un authentique parti - avec appareil et sections - est sur le point d’être élu président de la république d’une grande puissance.

Certes, les circonstances lui sont très propices, effondrement de Fillon et plafond de verre-protection anti Le Pen.

Pour autant, la démarche est réellement inédite. Elle a pour moteur les ressorts du marketing portés au maximum de leur logique : inutile de chercher à convaincre avec des arguments raisonnables. Comme pour une marque de lessive, on mise sur la puissance de frappe des annonces et l’habile adéquation entre la forme du message, l’imaginaire auquel il renvoie, et la typologie du public au moment et au lieu de sa sollicitation. C’est ainsi qu’après avoir appelé de ses vœux des jeunes qui rêveraient d’être milliardaires, Macron est devenu le promoteur du travail, partie intégrante de la dignité humaine. Le porte-parole des patrons de start-up s’est mué, la main sur le cœur, en protecteur du peuple qui cite Mitterrand et De Gaulle. Il faut s’attendre à d’autres surprises d’ici au 1er tour des élections.

 

En conclusion, il faut retenir que la démagogie, commune à tous les candidats, a passé un cap avec ce projet Macron orchestré par la « Hollandie ». Après le président « gag-man » que fut Sarko, arrive le président « comme j’aime », sans autre discours qu’un verbiage bien récité, dans lequel peut trouver ce qu’il a envie d’entendre chacun de ceux qui n’ont pas de raison de s’opposer à lui ; le président « comme j’aime » qui n’inquiète que ses rivaux et n’agace que parmi les segments de marché qui sont hors de sa cible. De quoi entrer dans les annales mondiales du marketing. De Harvard à l’Insead, le cas Macron sera un jour thème d’étude pour les futurs « global executives » d’une planète toute bien dérèglementée et mondialisée.


Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (34 votes)




Réagissez à l'article

100 réactions à cet article    


  • baldis30 7 février 2017 08:34

    bonjour,

    « Caractérisé par une absence d’enracinement idéologique »

     c’est strictement faux c’est le même enracinement que rocard et jospin... à l’étranger et à proximité immédiate de nos frontières de l’Est ..... !

    Vous n’avez pas l’air de savoir que de façon larvée la michelade se prolonge encore de nos jours ! regardez ses soutiens et vous comprendrez mieux ... lisez son mépris pour la culture française ...

    Et je pourrais aller plus loin !

      Lire les 5 réponses ▼ (de Cazeaux, soi même, rogal, baldis30, Anatine)

    • Alpo47 Alpo47 7 février 2017 08:41

      Je trouve cette analyse tout à fait pertinente. Macron est LE produit du système en place. On peut même se demander -et on se le demande de plus en plus- si le dézingage de Fillon ne fait pas partie de cette opération de marketing afin de lui dégager la route.
      Or, Macron, c’est du vent, juste le représentant d’une caste qui veut renforcer son pouvoir. Absolument tout sonne faux chez lui et ça se « sent ».

      Ce que l’on peut se demander c’est s’il n’arrive pas à contretemps. La mondialisation prônée par lui et ses mentors est de moins en moins dans l’air du temps, les peuples -y compris Français- sont de moins en moins dupes de ces manoeuvres et tout ce qui appartient au système en place se fait proprement éliminer à la première occasion. L’opération Macron tente de prendre de vitesse la prise de conscience collective du système économico-politique captateur en place.

      Je pense que Macron ne résistera pas longtemps à la réalité. En fait, son objectif politique est de continuer voire accentuer l’injustice de notre société en favorisant l’entreprise. Hollande/Flamby disait la politique de l’offre. Cela ne passera plus.

      Donc, oui, M.Macron est l’adversaire No1 de notre libération du système prédateur en place....

      Que va t-on bien pouvoir en faire ?

        Lire les 12 réponses ▼ (de Fergus, manu, Cazeaux, HELIOS, pemile, Pie 3,14, baldis30)

      • Michel DROUET Michel DROUET 7 février 2017 08:52

        Macron, c’est « votez pour moi et vous verrez ce que je propose après »


        • Francis, agnotologue JL 7 février 2017 09:05

          Macron c’est le plan B de l’establisment, voilà pourquoi les LR n’en ont pas : pas assez de soutien de la part des patrons de presse.


          • leypanou 7 février 2017 09:25

            Côté cursus, khâgne, philo, Sciences Po, l’ENA, puis l’inspection des Finances, excusez du peu, ou plutôt du trop : l’auteur a oublié l’échec à l’École Normale Supérieure, que le rédacteur Bruno Guigue d’agoravox a par exemple intégré. Un parcours scolaire brillant n’est pas garantie de succès, cf A Juppé (normalien énarque),B Lemaire (normalien, énarque), etc, etc

            Et puis surtout, le marketing peut faire tout ce qu’il veut, mais il y a encore des votants, en chair et en os, qui votent avec des bulletins pas avec des machines traficables. A vous lire, H Clinton serait élue, le Brexit aurait perdu, Balladur aurait été président de la république (rappelez-vous comme J Chirac a traité Arlette Chabot quand elle lui avait demandé s’il n’allait pas abandonner) , etc, etc..

            Vous êtes un défaitiste, moi, je ne le suis pas. Il y a un autre défaitiste sur ce site, un rédacteur, dont le pseudo commence par ...

            Personne ne peut dire comment cela va se terminer.


            • Et hop ! Et hop ! 7 février 2017 15:59

              @leypanou : Oui, quand Macron est apparu, tous les médias l’ont présenté comme sortant de Normale Sup, avec un doctorat de philo, ancien assistant de Paul Ricoeur.


              http://www.closermag.fr/article/emmanuel-macron-un-ministre-pas-si-brillant-413776

              En réalité après ses classes préparatoires, il n’a obtenu l’entrée dans aucune grande école (ni Normale sup, ni les Chartres, ni rien), il s’est donc inscrit en philo à l’Université de Paris X-Nanterre avec l’équivalence de 3e année, il a fait 2 ans pour obtenir un DEA de Lettres et déposer un sujet de thèse de Philosophie sur « L’Intérêt général dans Philosophie du droit de Hegel, » qu’il n’a jamais été capable de soutenir. Étienne Balibar dit qu’il ne se souvient pas de l’avoir eu comme étudiant ni qu’il ait rédigé un mémoire avec lui sur ce sujet.

              Il n’a pas du tout été assistant de Paul Ricoeur, il a eu un emploi contractuel pour classer des archives de Paul Ricoeur.

              Il entre à Sciences Pô par la passerelle, il est diplômé à 24 ans, ente à l’ENA, recalé à la sortie, décision annulée après un recours collectif en annulation pour excès de pouvoir


            • baldis30 8 février 2017 09:00

              @Et hop !
              bonjour,

              belle mise au point ... mais que faites-vous de la foi, la foi, la foi ...

              Gounod écrivit des paroles un peu trop oubliées :

              « Le veau d’or est toujours debout, on encense ( encore l’enfumage religieux !) sa puissance .... »


            • Clark Kent Jeussey de Sourcesûre 7 février 2017 09:29

              Macron est bien le produit mis sur le marché électoral par le clan Soros (mondialisation/dérégulation) représenté en France par Attali, Minc, le MEDEF, la banque Rotschild et le groupe AXA (le lobby international que Trump veut démolir et qui veut démolir Trump). Son élection se traduira donc par une tension avec les USA si Trump est toujours vivant. 


              Mais Macron n’est pas le premier exemple d’homme-produit programmé par un groupement d’intérêts. Le premier a été Reagan, ancien démocrate évincé, acteur populaire au physique avantageux et à l’aise devant les caméras, choisi comme vitrine présentable par les républicains en déclin parce qu’il se vendait bien. Reagan a ensuite montré qu’il n’était pas qu’une potiche, mais au départ, c’est le contrat qu’il avait avec ses sponsors, comme il avait eu un contrat avec la compagnie General Electric pour faire des discours démagogiques au personnel afin de désamorcer la lutte syndicale.

              Le problème de ces créature de Frankenstein, c’est leur propension à devenir autonome par la suite...


                Lire les 7 réponses ▼ (de Cazeaux, Clark Kent, lejules, Odin)

              • sweach 7 février 2017 10:01

                Pffff


                Il faut l’avouer ce marketing est ultra agressif, les lois ont même était modifié pour qu’il puisse en profiter. Depuis peu la représentation des candidats dans les médias dépend de leur niveau dans les sondages.

                Donc le produit Macron nous est présenté de façons outrancière et on peut sérieusement se poser des questions sur le pourquoi ?

                Mais vous oubliez un détail important, un mauvais produit reste un mauvais produit, peut importe le marketing.
                Macron c’est comme le parfum BIC, il y a peut être un marketing de ouf, mais le produit est totalement inutile et boudé des consommateurs qui ont déjà leur produit. 

                Regardez ! et jugez !
                Après le premier tour, au vu de son futur résultat, on pourra enfin remettre en question cette exposition médiatique à la limite du fascisme qui veut nous imposer quelqu’un.

                • Clark Kent Jeussey de Sourcesûre 7 février 2017 11:13

                  @sweach

                  bien vu

                  on peut aussi évoquer le flop de la Renault 14 dû à une erreur monumentale de marketing-mix tournant autour de la forme en poire du produit : les consommateurs n’avaient pas envie d’être pris pour des poires et la voiture ne s’est pas vendue (ou plutôt elle a été reprise et vendue par Peugeot sous le nom de 306).

                  Aujourd’hui, les électeurs n’ont peut-être pas envie d’être les dupes d’un beau Macron !

                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 février 2017 11:42

                  « Les dessous de l’affaire Fillon : l’auteur du piège identifié. » 
                  Ils ont l’air malin tous ceux qui ne voient pas un false flag sous leur nez.
                  Comme si nos médias presstitués, qui vivent de l’argent public, se préoccupaient soudain des contribuables..., faut pas rêver ! Ils étaient en mission commandée.


                  Macron, c’est Henrot le patron de la Banque Rothschild, qui en parle le mieux. 

                  « La Gauche mondialisée discréditée, reprend la main »
                    Lire les 6 réponses ▼ (de ZenZoe, HELIOS, Et hop !, Captain Marlo, baldis30)

                  • wesson wesson 7 février 2017 12:10

                    Allons allons, Macron n’est même pas un produit nouveau, mais l’adaptation Française de ce que fut Matteo Renzi en Italie, et qui lui même n’était qu’une remise au gout du jour d’un Jean Lecanuet des années 60.


                    Et puis quand même, Macron dès qu’il est lâché ne cesse de dire des conneries. La dernière en date est assez belle : « Il n’y a pas une culture Française [...] » prononcé dans son discours de Lyon mais que la presse ne semble pas avoir entendu.

                    J’espère que les électeurs de France sauront voir derrière le produit marketing la vacuité du propos et la perte de temps que représenterait l’élection de ce type.
                      Lire les 7 réponses ▼ (de alinea, undefined, sweach, Captain Marlo, kalachnikov, baldis30)

                    • Legestr glaz Ar zen 7 février 2017 13:11

                      Emmanuel Macron, le tryptique parfait, un homme qui pense « intérêt commun », « intérêt général » et « intérêt collectif » :


                      - Rothschild
                      - Bilderberg
                      - Young leader


                      C’est effectivement l’homme de la situation, l’homme qu’il faut aux 1%. Mais où va t-il chercher les voix qui lui manquent ? Quelles sont les personnes prêtes à voter pour lui ? Pour quelles raisons ? Quelle est donc la physionomie de son électorat ? 
                        Lire les 15 réponses ▼ (de HELIOS, Nicole Cheverney, Armelle, Phil610, Captain Marlo, undefined, baldis30)

                      • HCO3 7 février 2017 13:20

                        Macron – Révolutionnaire anti-système
                        (Un rapide coup d’œil sur l’ensemble des soutiens d’Emmanuel Macron, le candidat révolutionnaire anti-système à l’élection présidentielles de 2017.)
                        https://nos-medias.fr/video/macron-revolutionnaire-anti-systeme


                        • jaja jaja 7 février 2017 13:28

                          @HCO3

                          Ce que disent de cet imposteur ceux qui se réclament de la Révolution :

                          https://www.youtube.com/watch?v=4UUr4zn9X8Y


                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 février 2017 19:55

                          @HCO3
                          Vous ne lisez pas le Nouvel Obs ? C’est dommage. On y trouve une description savoureuse de Macron, on croirait une pub pour une marque de lessive, qui sent le printemps, le renouveau ...

                          "Dans cette période de grande mutation politique, et aussi de grande confusion idéologique, l’heure est aux visages nouveaux, à ceux ou celles qui, à tort ou à raison, donnent le sentiment de casser les codes et les idées reçues, à la tête de structures qui sentent le frais, le nouveau, comme les mouvements Podemos ou Ciudadanos, en Espagne, Cinq Etoiles en Italie, ou Syriza, en Grèce. L’époque est aux trublions, aux sans cartes, populistes ou progressistes, à tous ceux qui "ne sont pas du sérail".

                          L’effet Trump, en Amérique, a indéniablement un effet papillon en France. L’exemple Macron est révélateur du phénomène. Le fils spirituel de François Hollande a réussi le tour de force, en quelques mois, à se refaire une virginité. Sorti de l’Elysée il y a peu, on le croirait venu de Mars. Emmanuel le « révolutionnaire » bouscule le jeu. Il est le renard dans le poulailler, le candidat « fraîcheur de vivre ». L’opinion l’a installé dans un rôle d’intrus magnifique, de celui qui ne fait pas partie du clan des « établis ».

                          En marketing, ça s’appelle « des éléments de langage ».



                        • Trelawney 7 février 2017 13:56

                          Il n’y a pas longtemps, le Gorafi titrait « Macron annoncera son programme dès qu’il sera élu ». Sous le ton de l’humour, c’est plutôt bien résumé.

                          Macron n’a pas de programme et ne peut pas en avoir. Car macron tel un aspirateur à voix, attire tous les électeurs déboussolés par la politique ambiante. S’il annonce qu’il supprimera les 35 heures, il perd les voix « sociales démocrates ». S’il annonce qu’il renforce le code du travail, ce sont ses électeurs de droite qui s’en vont.
                          A la façon d’un Hollande répétant « mon ennemi c’est la finance » ou d’un Sarkozy « Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. », Macron nous sort un discourt vide de sens. Même si Fillon et ses casseroles l’aide en amenant le politique sur le terrain du fait divers, 3 mois c’est encore long pour tenir la distance, surtout lorsqu’on a rien à dire.



                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 février 2017 19:27

                            @Trelawney
                            Pourquoi Macron n’a pas de Parti ?
                            Un programme = un Parti politique = des dons inférieurs à 7500 euros.
                            Tant qu’il n’a pas créé son Parti, il engrange des chèques d’un montant bien supérieur ...


                          • baldis30 8 février 2017 09:22

                            @Fifi Brind_acier
                            bonjour,

                            « Tant qu’il n’a pas créé son Parti, il engrange des chèques d’un montant bien supérieur ... »

                            Ô que c’est vilain ! ......... mais tellement juste !


                          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 7 février 2017 13:57

                            Macron, c’est un besogneux du système,
                            c’est le tâcheron et l’exécuteur des basses-oeuvres du MEDEF ! S’il est leur créature, il est avant tout leur obligé, et c’est un de ceux qui aura donné le plus de gages au MEDEF ! Et aux commissaires européens, en passant, avec la Loi Travail ! Et ce n’est qu’un début de sa très grande « adaptabilité » au programme de « casse » sociale et institutionnelle de la France, si ce « besogneux » était élu.

                            Avec un programme tout droit sorti du 19e siècle. Attendons, car nous n’avons pas tout vu encore. Avec des lois fiscales votées en.... 2010, mais applicables fin 2017 seulement ;...comme celle de la Loi finances, sur les « valeurs locatives cadastrales », encore à l’étude pour l’instant.


                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 février 2017 19:32

                              @Nicole Cheverney
                              A mon avis, c’est bien pire que les autres... Les autres vont appliquer les GOPé, c’est à dire la fin des acquis sociaux, déjà bien avancée par Hollande. 
                              Macron, c’est Soros.


                              « La destruction de la classe politique a commencé ».
                              "Nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle phase de la mise en place du nouveau système mondial (cf notre dossier sur la réorganisation du monde). La destruction de la classe politique traditionnelle semble enclenchée. Le nouveau système n’en a plus que faire et le fait savoir. Elle est devenue inutile et non recyclable au vu de son efficacité plutôt limitée.

                              Les nouveaux patrons de la planète que sont les dirigeants de la haute finance vont la donner en pâture aux peuples après l’avoir copieusement utilisée comme interface.La classe politique, aidée des médias dominants, a longtemps tenté de masquer les réels décideurs : la haute finance.

                              Nous entrons actuellement dans la phase de son lynchage. Et la chose sera d’autant plus aisée que les Etats ont d’ores et déjà été vampirisés (informations sensibles comprises) et les peuples appauvris, désecurisés, trahis et remplis de colère. L’heure est donc aux scandales.(...)

                              Lire la suite ▼

                            • HELIOS HELIOS 7 février 2017 14:11

                              ... vous verrez, quand Macron sera elu... tous ceux qui vont regretter le plafond de verre de Marine Le Pen !

                              helas, il sera trop tard...
                                Lire les 7 réponses ▼ (de Cazeaux, Captain Marlo, HELIOS, baldis30)

                              • troletbuse troletbuse 7 février 2017 14:39

                                Lancé comme une marque de mauvaise lessive, il n’est pas si propre que cela ; c’est une pourriture pire que les autres : Menteur, tricheur, il a tout pour faire un excellent politique
                                http://linformationnationaliste.hautetfort.com/archive/2017/01/09/rappel-macron-va-devoir-payer-l-isf-il-avait-sous-evalue-son-5896524.html
                                En plus, il est dans l’air du temps :
                                https://www.youtube.com/watch?v=cOjsaS-tfaY

                                  Lire les 4 réponses ▼ (de Captain Marlo, HELIOS, Et hop !)

                                • zygzornifle zygzornifle 7 février 2017 14:48

                                  Macron c’est la lampe d’Aladin mais il faut la frotter avec du pognon , on verra bien quel génie il va en sortir , il est capable de dire élisez moi président et je vous dévoilerai ensuite mon programme .....


                                  • baldis30 8 février 2017 09:40

                                    @zygzornifle
                                    excellent raccourci !

                                    Comme Gainsbourg l’allumer avec des billets de banque ?

                                    Pour le génie... attendez vous à Lucifer qui vous embrochera pour vous faire brûler dans les fournaises de l’enfer bancaire ...

                                    Il va y avoir bientôt le feu au lac .... ( lequel ?)


                                  • zygzornifle zygzornifle 7 février 2017 14:49

                                    Sur chaque brin de son ADN il y a la tète de Gattaz.....


                                    • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 7 février 2017 15:24

                                      Macron est produit par ceux qui se croient plus malins au point de pouvoir exploiter l’intelligence des observateurs ! 


                                      Cela fait plus d’une décennie que je rappelle la MORT DU PENDULE GAUCHE-DROITE ; ce n’est pas un discours ... « comme ça » ! C’est une analyse profonde et exacte d’une situation sociale et politique qui demande à être réinventée avec des valeurs plus saines ! 

                                      C’est alors que les opportunistes embusqués, en général plus rapides dans leurs décisions que la majorité de ceux qui cogitent sans jamais concrétiser leurs idées, se sont jetés sur « cette analyse » qu’ils savent pertinente et incontournable ; ils ont ainsi détaché leur « candidat » des ancrages de la Gogoche en désordre et l’ont promu ... 

                                      Cependant ce Macron, Makrout indigeste, traite du régime de Hollande, opportuniste et sans principe, ne pourra jamais être une alternative : Il n’est même pas un adolescent politique quand la solution française demande au contraire une relève plus patriotique, plus solide dans ses principe et dans son amour pour la nation et non pas pour la merde de l’argent des ZEUROS PUANTS ! 

                                      Les Français voteront FRONT NATIONAL, ou la France n’existera plus ! C’est ainsi que j’avais redéfini la succession au Pendule Gauche-Droite périmée et à jamais figé !

                                      • baldis30 8 février 2017 09:44

                                        @Mohammed MADJOUR
                                        bonjour,

                                        « Cela fait plus d’une décennie que je rappelle la MORT DU PENDULE GAUCHE-DROITE » 

                                         smiley  smiley

                                        Pourtant notre spécialiste des horloges au Parti Socialiste est toujours vivant.... Attend-il son heure ? avec cette cloche préparez votre argent car il est digne d’un don ...

                                         smiley  smiley


                                      • sokom 7 février 2017 16:11

                                        Et si les sondages étaient tout simplement bidonné ? Où alors on les fait en sachant ce qu’on veut obtenir ?

                                        Si j’ai raison, votre thèse tombe à l’eau. Par la même occasion, ça explique pourquoi les sondages ont tout faux depuis un certains temps.

                                        Par contre si c’est réel, alors le qualificatif de « sans dents » de Flamby n’est pas de trop à mon goût.
                                        Personnellement j’aurais retiré le droit de vote à ceux qui vont voter PS, Macron ou Fillon, car c’est ces 50-60% de français qui sont responsable de la situation du pays.

                                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 février 2017 08:24

                                          @sokom
                                          Si les sondages sont bidonnés et les médias menteurs, il ne faut pas imputer la responsabilité à ceux qui sont manipulés, mais aux acteurs de la propagande ...


                                        • biquet biquet 8 février 2017 11:12

                                          Macron c’est le rêve de devenir riche pour tous ces jeunes cons diplômés. Macron a touché 90 millions d’euros de commission (1%) lors de la vente de Phizer à Nestlé. Alors ils se disent pourquoi pas moi ? L’impôt sur la fortune ne portera plus que sur le patrimoine immobilier, alors si tu touches 90 millions (plus de 5000 euros d’intérêt par jour) tu places ton fric en assurance vie et tu peux oublier l’impôt sur la fortune. Elle n’est pas belle la Macron Vie ?


                                          • Pie 3,14 8 février 2017 19:48

                                            Sur ce fil nombre de commentateurs s’excitent sur une déclaration de Macron faite dans un meeting qui fait les délices de l’extrême-droite depuis un moment.


                                            « Il n’y a pas de culture Française », a-t-il affirmé mais encore faudrait -il citer la fin de sa phrase : « il y a une culture en France et elle est diverse ».

                                            Je suis complètement d’accord avec cette phrase qui refuse d’essentialiser la culture comme le font tous les mouvements identitaires et décrit la création culturelle comme un fait en mouvement, évolutif, hasardeux et dont les acteurs sont divers.

                                            Ceux qui parlent de culture Française en ont généralement une vision rance et s’en servent pour stigmatiser la nouveauté quitte à l’aduler 50 ans plus tard. C’est au nom de la culture Française qu’on a rejeté le romantisme, le réalisme, l’impressionnisme, la tour Eiffel, le fauvisme, le cubisme, l’abstraction, le surréalisme, l’architecture moderne, le jazz, la danse moderne, le rock, la BD, le nouveau roman, le rap, la pyramide du Louvre, les colonnes de Buren, Le centre Pompidou, j’en passe et des meilleures.

                                            Effectivement il n’y a pas de culture Française parce que ce concept est un attrape-nigauds utilisé par tous les conservateurs avec lesquels il n’y aurait pas beaucoup de culture (il suffit de regarder la culture prônée par le FN pour s’en convaincre). Il y a une culture en France forte et vivace qu’il faut soutenir. 

                                            La vitalité de notre cinéma en est la preuve, l’omniprésence des français dans l’industrie du jeu vidéo liée à l’excellence de nos graphistes en est une autre. 


                                            Lire la suite ▼

                                            • sixte 9 février 2017 08:06

                                              Vive la théorie du complot ! Ce n’est peut-être pas sérieux, mais c’est marrant.

                                              Le satanique Hollande tisse sa toile d’araignée diabolique depuis son bureau de l’Élysée.
                                              Tremblez, français, des oreilles ennemies vous écoutent !l’

                                              • Cazeaux Cazeaux 10 février 2017 15:24

                                                Ne pas céder à la tentation conspirationniste ne doit pas empêcher de construire une explication cohérente à un phénomène a priori inexplicable. Dire que « ce n’est peut-être pas sérieux » devrait vous inciter à voir ce qui cloche dans mon raisonnement. D’autant que je ne dénonce pas un complot mais une opération de manipulation.


                                                • jack mandon jack mandon 13 mars 2017 12:49


                                                  Dans l’antiquité grecque, le père spirituel de la politique fut Gorgias. Grand philosophe de la rhétorique, politique du vide esthétique langagier. Dans sa verve puissante, le capital « en marche » qui en est l’expression économique moderne, accoucha d’un enfant macronique. Dans la ligne sophistique, il prit l’apparence du Dr Faust transfiguré. Il arbora la physionomie angélique charismatique d’un juvénile énarque banquier. Un Méphistophélès hollandais, discret diablotin mondain, participa dans l’ombre du pouvoir élyséen à la transaction mystificatrice. L’hologramme naquit sans douleur, dans le creuset politique, médiatique et judiciaire d’une démocratie confisquée et inexistante, ce qui est sans doute un double pléonasme.


                                                  • jack mandon jack mandon 13 mars 2017 12:50


                                                    Dans l’antiquité grecque, le père spirituel de la politique fut Gorgias. Grand philosophe de la rhétorique, politique du vide esthétique langagier. Dans sa verve puissante, le capital « en marche » qui en est l’expression économique moderne, accoucha d’un enfant macronique. Dans la ligne sophistique, il prit l’apparence du Dr Faust transfiguré. Il arbora la physionomie angélique charismatique d’un juvénile énarque banquier. Un Méphistophélès hollandais, discret diablotin mondain, participa dans l’ombre du pouvoir élyséen à la transaction mystificatrice. L’hologramme naquit sans douleur, dans le creuset politique, médiatique et judiciaire d’une démocratie confisquée et inexistante, ce qui est sans doute un double pléonasme.


                                                    • jack mandon jack mandon 16 mars 2017 17:06
                                                      Emmanuel MACRON est-il le « suppôt du système mondialiste » ? Lire descriptif ( Hd 720) REMIX.

                                                      Le capital en marche

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité