bonjour guilaume.
bon article et bon choix du titre.
"Souvenez-vous…plus encore les jours de scrutins, de ce mendiant torturé
sous les caméras plus attentives que bien des clients, un jour de fête.
Cette image est le miroir dans lequel nous évitons encore de nous
regarder. Mais jusqu’à quand ?«
voilà une bonne question pour laquelle il n’y a pas de réponse hormis que la méfiance envers les institutions démocratique nous conduit vers »la tyrannie"
j’ai essayé d’expliquer cela au travers de l’analyse des élections, dont le résultat était envisageable.
Globalement les français s’éloigne de la compréhension des institutions plus elles se distancient de
leur sphère individuelle sur la quelle ils se sont repliés depuis les
années 90. Aujourd’hui encore 81% d’entre eux disent compter que sur
eux-mêmes, 76% n’ont plus confiance aux partis. Il me semble inévitable
que ceci se retrouve dans les résultats des élections, tempérés par le
fait qu’ils soient encore entre 57% à 69% à considérer que voter aux
élections permet aux citoyens d’exercer une influence sur les décisions
de la France.
C’est ainsi que nous sommes passé de 22.1% d’abstention au régionale
de Mars 86 à 53.5% aujourd’hui, ce n’est donc pas seulement le
désintérêt pour celle–ci qui justifie cette augmentation, et encore
faut-il se féliciter que cette élection ait mobilisé sur le rejet de la
politique du gouvernement sinon cela aurait été pire.
Actuellement 55% à 68% des français ne font pas confiance au
gouvernement, à l’institution présidentielle, à l’UE, à OMC, aux
grandes conférences internationales. Dans cette enquête d’opinion c’est
le gouvernement qui détient la palme avec 68% de français qui ne lui
font pas confiance, de quoi me semble-t-il rendre peut crédible les
justifications avancé par l’UMP sur leur débâcle, mais pas de quoi se
hâter de crier à la victoire d’un renouveau à gauche, nous en sommes
loin, car de 4% à15% de français seulement pense que militer dans un
parti peut changer les décisions de la France.
Si vous m’avez suivit il faut donc s’interroger où vont aller les
voix des électeurs qui pensent utile de voter pour changer les choses
et ne pensent pas le faire en votant pour un parti.
La réponse se trouve dans l’élection de Mr Frêche, dans l’action
populiste, puisque le français ne perçois que les trous des trottoirs
de sa sphère immédiate et il l’avait dit (81% compte sur eux), alors
qu’il n’a plus confiance dans sa représentation démocratique les
partis, il l’avait dit aussi (76% des français non plus confiance dans
les partis politiques).
Ne me faites pas dire que Mr Frêche est un populiste, il se sert du
populisme pour réaliser ses réalisations visionnaires, car il ne
dispose pas des moyens d’établir les base d’une évolution dictatoriale,
tout au plus deviendra t-il un mandarin local, sont cas est intéressant
pour le rapport des voix qui ne veulent ni du pouvoir ni des partis. Le
même résultat au niveau national nous apporterait une dictature car il
disposerait alors de l’armée et de la police je vais y arriver.
Que nous avaient dit aussi les français, que leur confiance allaient
vers les scientifiques 90% (CNRS) vers la santé 86% (hôpitaux), vers
l’école 83%, vers l’armée 75%, les associations 71%, la police 71%
également.
Si nous faisons abstraction des trois premiers pourcentages qui
représentent l’espérance des français face à leurs peurs : la science
face à l’inquiétude des technologies, les hôpitaux face aux risques de
santé, l’école face à l’accès à un métier, nous y trouvons
immédiatement après des forces de sécurité : l’armée, la police, avec
en plus aujourd’hui le monde associatif, en charge également de la
défense des intérêts particuliers et communautaristes dont aucun ne
dispose d’un pouvoir politique (sauf de lobbies).
Le seul monde associatif qui en dispose d’un, ce sont les syndicats
comme force d’opposition et de contractualisation et ils sont rejetés à
auteur de 72%, et les partis politiques à 76%.
L’administration recueille encore 63% d’adhésion, 60% pour les
grandes entreprises publiques (ce que vous en conviendrait ne reflète
pas ce qu’en rapporte les médias en qui seulement 27% des
français ont confiance et le gouvernement qui harangue en permanence la
fonction publique en qui 31% des français font confiance), 60% en la
justice ce qui est trop peu pour une telle institution.
Nous voyons donc une demande de « pouvoir étatiste » clairement
exprimé, et dangereusement exprimé au travers des besoins de
sécurisation dans, je dirais tous les domaines, mais pas par en
priorité le pouvoir économique mais par la force répressive armée
police. Ceci indique que malgré la défiance en vers les médias, 69% des
français écoutent les JT sur TF1, FR2, Soir 3 qui depuis les années 90 ont comme lied motif des sujets sécuritaires.
Il n’est donc pas anormal de les trouver dans cette position
privilégiée. Il faut donc en convenir, en cas de difficultés ceux sont
eux qui seront sollicités et espérés avant toutes possibilités de
solutions par un débat politique, puisque ceux qui l’animent en
démocratie, les partis et les syndicats ne font plus autorité.
Nous avons de manière inconsciente ouvert la porte et créé les conditions de l’avènement d’une dictature.
Comment en sommes nous arrivé là, par le réflexe normal
du replie sur soi face, à des partis qui ont prôné durant toutes les
années qui ont suivit la fin du socialisme la prospérité grâce à la loi
du marché et de la libre entreprise du commerce.
55% des français se méfient des grandes entreprises privées, 63% des
banques, 61% de l’OMC, 59% des compagnies financières d’assurances ou
banques, 75% pensent que les entreprises ne cherchent qu’a faire des
profits et s’entendent entre elles pour maintenir des prix élevés, 91%
pensent qu’il faut réformer le capitalisme.
Nous voyons donc que ce qui leur avait été vendu comme devant assuré
leur prospérité par le PS et l’UMP plus de la moitié des français
considèrent, en étant gentil, qu’ils n’y font pas confiance.
Par contre ils ont confiance dans les entreprises artisanales pour
61%, nous avons là un autre indicateur du replie sur sa sphère
individuelle de perception restreinte, justifiant la méfiance dans tous
ce qui n’est plus à la mesure de leurs perception ou compréhension,
(l’on comprend pour quoi Mr Frêche bouche les troues des trottoirs).
Notre président va s’y mettre aussi, déjà sur les plateaux de télé
la couleur a été annoncée, il fallait seulement être un peu attentif
aux propos de Mr Copé et Jégo, , nous devrions donc assister à moins de
remise en cause de l’administration et des ses représentations (y
compris les grandes entreprises), et un renforcement du contrôle des
populations, mais rien n’est moins sur tant le dogmatisme et autocratie
du président est prégnante, la note d’espérance vient d’une certaine
contestation au sein de l’UMP mais !
Mais alors avec tout cela le Front de Gauche,
le NPA et le FN ou Bayrou auraient du exploser leur score. Hé bien
non ! et c’est le FN qui s’en sort encore le mieux en étant dans de
nombreuses triangulaires.
Souvent je râle car je voudrais que les français apprennent plus,
pour disposer de plus d’éléments de compréhension du monde, mais ceci
ne les empêche pas d’avoir compris que leur avenir ne se trouvait pas
pour l’instant dans ces partis qui restent marginaux.
Depuis le temps qu’ils se présentent indépendamment du clivage
stupide gauche droite que nous vendent les politologues médiatiques,
les français restent fidèles dans leurs grandes majorité à leur famille
politique (heureusement pour le moment), et les partis marginaux
n’offrent pas une vision assez claire d’un renouveau politique.
Un renouveau pour réaliser une alternance sociétale de nature à redynamiser la confiance.
Renouveau qu’il ne faut pas espérer un de la part du PS et de l’UMP.
S’ils étaient en mesure d’affronter les banques et réformer les
entreprises en dehors des discours lénifiants, ils l’auraient déjà fait.
Or l’un et l’autre sont verrouillés par la constitution Européenne
qu’ils ont fait passer en force chez nous comme dans les autres pays et
donc une partie des populations ne veulent plus. Seulement 42% veulent
s’ouvrir au monde d’aujourd’hui, 67% n’espèrent rien des rencontres
comme celles du G20, 61%, se méfient de l’OMC et 55% de l’UE.
Le référendum sur l’UE a marqué une transition importante, celle de
la fin en l’espérance, que par le commerce l’on pouvait réunifier des
populations (comme cela avait été attendu par le traité de Rome en
1957) et déboucher sur une organisation politique. Si cela le devient
un jour, ce sera en l’état de nos situations, une dictature, puisque
chez nous plus de 70% de français ne veulent plus de l’Europe du
marché. Ils ont compris qu’ils n’en seraient plus des acteurs mais
seulement des exécutants exploitables, car en 53 ans d’existence elle a
été incapable d’élaborer une convention collective Européenne sur les
droits sociaux.
Leur refus exprimé lors du référendum, n’a pas pour autant bénéficié
à ses opposants, car ils ne faut pas se voiler la face, c’est à une
élection nationale que nous avons eu à faire par régions interposées.
Il n’y a aucune raison pour que le PS crie victoire, bien au
contraire la question qui se pose est de savoir s’il va oui ou non
tromper ses électeurs une nouvelle fois.
C’est sur cette question qu’il joue son crédit pour les
législatives, mais saura-t-il proposer un projet de société plutôt
qu’une écurie présidentiable.
Je parie sur l’écurie présidentiable car les médias vont le pousser
à cela, le PS n’a pas su embrayer derrière l’esclandre de Peillon pour
pousser les médias à sortir du spectacle polémiste et peoples auquel
les a entraîné le président, même si dans le Languedoc il a coupé
l’herbe sous les pieds de la candidature de Mme Royal.
Quelque soit le résultat du deuxième tour, ce ne sera qu’un résultat
de raccroc pour les uns et les autres, le succès annoncé du PS n’en
sera pas un, en vérité, je souhaite pour eux qu’ils aient cette
lucidité. La seule véritable expression de ce vote, qu’il soit observé
par les abstentions ou les expressions électorales, est le refus de la
politique du gouvernement.
Celui-ci la poursuivra prisonnier de sa logique, malgré les annonces de son illusionniste.
Comme les partis et syndicats ne peuvent pas mobiliser pour inverser
son entêtement au service du pouvoir économique (la manifestation de 3
millions de manifestant là démontré) il aura recours au droit de la force, comme toutes les structures qui ne bénéficient pas d’une légitimité démocratique majoritaire.
Le seul moyen de nous préserver d’une marche en avant vers un état
totalitaire, est de ne pas avaliser des résultats électoraux qui ne
recueillent pas la moitié des inscrits.
J’ai déjà eu l’occasion de le dire, les restes du socialisme doivent
se réformer et se regrouper avec d’autres pour repenser une société
plus éthique.
Mais ils s’accrochent à leurs acronymes.
Le socialisme historique a été enterré sous le mur de Berlin,
il faut en faire le deuil, ce n’est pas pour autant renoncer à la lutte
contre l’oppression d’où qu’elle vienne, pour instaurer plus de
participation démocratique et de justice sociale, ni renoncer à
d’autres transformations de l’OMC et de la production capitaliste vers
un avenir à construire.
En l’état ceux qui seront à même de proposer des modifications du
système bancaire, du système boursiers, des relations sociales dans les
entreprises, des réformes de la propriété du capital, et redonner à
l’état la capacité de solutionner les problèmes par la création de
monnaie productive plutôt que par la force répressive, se fond une
place pour l’avenir.
Ce n’est pas moi qui le dis, mais les français quand ont les interrogent malgré leur paradoxe.