Habemus Papam, qui curas !
Comment peut-on, encore, croire en l'église catholique ? J'ai bien dit en l'église, pas en Dieu...
- Francis Cabrel
- Les Cardinaux en costume
Le spectacle de ces « princes de l'église » aussi bedonnants que ventripotents, m'interpelle.
Tout ce luxe, ce cérémonial, ces kilos de bonne nourriture, ces habits de lumière, hors de prix, me font mal aux yeux. J'ai d'autant plus mal à la rétine, que j'ai dans mon cortex, en parallèle, les images de la misère humaine dans les pays profondément croyants.
Comment en 2013, peut-on croire à cette fable inventée par les hommes ?
Alors, oui, que le pauvre hère, sans culture, sans moyen de communication, avec comme seul héritage, le poids des années d'enseignement judéo-chrétien, puisse encore croire à cette mascarade, je veux bien l'admettre et je le comprends.
Comme je comprends comment l'enfant que j'étais, a pu être baptisé, communié, confirmé et, cerise sur le gâteau, a officié en tant qu'enfant de chœur. A l'époque, dans le début des années 60, nous étions encore au Moyen-Age dans les campagnes. Tout ce que disait l'homme en noir, le curé, était forcément la parole de Dieu. J'avais même pensé, les enfants ont de l'imagination, qu'elle devait sûrement pénétrer dans l'église par le pare-tonnerre fixé sur le clocher...
Mais, aujourd'hui, en 2013 quand même, qu'un citoyen Français, disposant de toute sa lucidité, de toute sa clarté d'esprit, de capacité d'analyse, de réflexion, de jugeote... des intellectuels, des gens comme J.M Bigard, Frigide Barjot etc. , ayant à leur disposition tous les moyens modernes pour élargir leurs connaissances, refaire l'histoire, comment peuvent-ils encore croire en ces hommes d'église, ces prélats, ces seigneurs, ces mon-seigneurs, son papam etc. ? J'avoue que je ne comprends pas !
Nous avons, de toute évidence, sous nos yeux, une entreprise commerciale des plus efficace, cré2e il y a plus de 2000 ans ( elles sont rares !). Fondée par des types, une bonne douzaine d'actionnaires je crois, qui au départ, devaient avoir une certaine vision angélique du commerce, comme tout nouveau créateur d'entreprise.
Comme toute association, les débuts ont été un peu difficiles, certains ont trahi, d'autres se sont sacrifiés dans l'intérêt général. Cependant, en dépit de ces aléas, l'affaire a pris rapidement son envol, le siège social déplacé pour être plus proche de la Suisse, où le climat est plus favorable.
Entre temps, cette boite a vu son fondateur le plus influent être exclu du conseil d'administration, dans des conditions pas très catholiques, dirons nous... sa vision des affaires étant, là aussi, trop angélique. Faut dire que ce gars avait le don de donner, partager, multiplier les déficits, un peu trop facilement. Sans parler de sa tenue vestimentaire, des plus simplistes, qui ne donnait pas une belle image de la société. Et puis, il apparaissait, disparaissait, on ne savait plus trop où le trouver.
L'objet social de cette activité commerciale, était, somme toute, assez vague, mais suffisamment éclairé, pour que chacun comprenne qu'il y avait gros à gagner. Puisque je l'ai sous les yeux, je vais vous le lire : « Il a été décidé, conformément au statut de la dite entreprise, que l'objet social consiste à : Étant donné que personne, sur cette terre, n'est en mesure de dire, d'où on vient, où l'on va, pourquoi on y va et, une fois arrivé au terme du voyage, ce qu'il se passe, il convient d'apporter une réponse universelle.
Au tout début, il n'y avait pas de locaux disponibles pour séduire les premiers clients, alors on se réunissait dans le désert. C'était gratuit, la nourriture abondante et les commerciaux étaient assez éloquents pour distraire les gens.
Ensuite, quand les premiers froids sont venus, certains ont pensé qu'il serait mieux de construire de petites maisonnettes pour se mettre à l'abri des intempéries, des chapelles, puis des églises. Bien sûr, cela eut un coût, alors il fut décidé que chacun participerait à sa manière, soit en donnant la main pour les travaux, soit en faisant des dons. En échange, ils recevaient une espèce de certificat moral, qui leur garantissait qu'au bout du chemin ils seraient aux premières loges, pour connaître, enfin, le sens de la vie.
Tous n'étaient pas convaincus, ils voulaient bien savoir, mais ils avaient un peu de mal à mettre la main à la poche. Mais les VRP, étaient de redoutables stratèges, ils ont alors imaginé une technique marketing pointue, la peur ! « Tous ceux qui ne participeront pas, on va leur faire croire qu'il ne sauront jamais rien sur leur propre existence, que leur bout de chemin sera comme une mise en orbite, qu'ils tourneront autour de la terre, indéfiniment, sans réponse ». Certains vendeurs se sont posé la question, « Est-ce assez suffisant, pour les effrayer ? » C'est ainsi qu'un directeur commercial, eut cette idée lumineuse « On va rajouter qu'à force de tourner, ils seront attirés par le soleil, et finiront en torche ». Applaudissement général dans la salle.
Les années ont passé, le système a bien fonctionné, l'argent a afflué. Pas bêtes, les clients ont adhéré en masse. Qui veut risquer de se brûler au soleil ? Je vous le demande...
Puis, pendant un certain temps, la société a tenté de diversifier ses activités, se lançant dans la politique, avec plus ou moins de succès, il y a quand même des limites à vouloir tout s'accaparer... une voix, s'est élevée pour séparer tout ça.
Chacun ses ouailles !
Bien sûr, des sociétés concurrentes ont flairé le filon, se faire du fric, aussi facilement, pourquoi pas nous ?
Elles ont mis au point d'autres systèmes, modifié un peu le concept, changé de logo, mais vu l'ancienneté des structures, on peut aisément imaginer que ça baigne aussi pour elles.
Voilà comment du désert, on en est arrivé aux cathédrales. Il y avait tant de gens peureux qu'on ne savait plus où se réunir et quoi faire de tout cet argent. On a même construit des forteresses, pour filtrer les entrées, une banque pour mettre à l'abri le capital, une armée pour le surveiller. En chemin, il s'est trouvé quelques fous qui n'avaient pas peur, eux, du soleil. Alors, à coups de ferraille chauffée à blanc, ils ont essayé de leur faire accepter cette idée.
Aujourd'hui, ils seraient plus d'1 milliard de sociétaires... moi je dis qu'une affaire, montée de bric et de broc, bâtie sur un énorme mensonge, sans capital de départ, sans locaux, sans fax, sans vidéo, sans réseaux sociaux, Chapeau les gars ! Mark Zuckerberg a du s'en inspirer, pour créer son FACEBOOK,
Je suis même étonné, que Bill Gates, n'ait pas réussi à en faire autant, pourtant il en prenait le chemin, quand il a voulu nous faire croire qu'un ordinateur ne pouvait pas fonctionner sans son système d'exploitation.
Après tout, je ne vois pas pourquoi je m'énerve comme ça, si les gens aiment jouer à se faire peur, libre à eux, non, moi ce qui me titille les nerfs, ce sont ces images, complètement décalées de la réalité, de la misère qui touche des millions de gens, de ces mains décharnées qui se tendent vers les objectifs, (en opposition à celles, obscènes, boursouflées, manucurées de tous ces hommes endimanchés de la tête aux pieds)... qui n'ont comme seul espoir que de ne pas brûler en enfer... C'est vrai qu'au fond, ils ne demandent pas grand chose, ça ne coûte rien de leur promettre...
Habemus Papam, qui curas !
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