En première ligne face au COVID-19 : comment survivre au pire des scénarios, de manière pratique
Alors que l'Etat est défaillant au niveau informationnel et logistique, mettant en danger le personnel soignant et la population de par son impréparation aux risques épidémiques que les scientifiques évoquent déjà depuis de nombreuses années, que faire lorsque l'on n'a pas le luxe d'attendre des semaines voire des mois afin d'accéder à un lit de réanimation ? Et si la mortalité n'était pas en fait due au coronavirus lui-même qui est bénin dans une majorité de cas, mais plutôt à l'hyperventilation chronique d'une partie de la population qui, une fois associée au coronavirus, peut devenir mortelle ? Que faire alors pour se protéger et survivre à l'épidémie ? (résumé pratique en fin d'article en cas de situation d'urgence)
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Les technocrates spécialistes des points quotidiens que l'on voit tous les jours à la télé semblent perdus dans leurs chiffres et statistiques qu'ils présentent de manière froide, mécanique, abstraite et conceptuelle à la population tout en évoquant des scénarios hypothétiques issus de modélisations virtuelles. Cependant, pour beaucoup de nos concitoyens, le pire des scénarios n'est pas une abstraction mais une réalité à laquelle ils doivent faire face directement, pas demain, pas dans un futur hypothétique, mais aujourd'hui...
1- Le pire scénario
Face à la propagation exponentielle de la contamination, l'état d'urgence sanitaire a été décrété car aucun traitement ni vaccin n'est actuellement disponible. Les centres de soins sont débordés, le SAMU peut en certaines occasions être difficilement joignable et en cas d'urgence, les ambulanciers ne peuvent parfois se déplacer suffisamment rapidement. Les personnels soignants, sans stocks de masques suffisants ou sans masques adéquats, sont également contaminés ou démissionnaires (comme la ministre de la Santé, Agnès Buzyn), tandis que les établissements médicaux sont rapidement devenus les premiers clusters de diffusion du virus. Enfin, les lits de réanimation sont occupés en flux tendu et les linceuls sont évacués à la chaîne des centres hospitaliers...
Dans ce contexte de défaillance généralisée de la collectivité, le pire des scénarios pourrait aussi être, malheureusement, que vous soyiez vous aussi également contaminé(e) au COVID-19 et que vous commenciez à ressentir des symptômes de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) : vous vous sentez fatigué(e), étourdi(e), essouflé(e), etc... Il y a urgence !
Livré(e) à vous-même et peut-être socialement isolé(e) du fait du confinement imposé par le gouvernement, sans aide médicale et dans l'attente d'une équipe de secours qui tarde à venir, ou alors, sans même la possibilité d'appeler le SAMU, car votre téléphone n'est pas rechargé, vous ne pouvez plus compter que sur vous-même pour rester en vie : plus personne ne peut rien pour vous et pourtant vous devez faire quelque chose, sinon vous êtes bon(ne) pour remplir les statistiques gouvernementales des "morts au combat" de la guerre macronienne au COVID-19. Triste fin. Pas de panique !
2 - L'hyperventilation chronique augmente les risques
Ce qui se passe est que le taux d'oxygène dans votre sang a diminué (mesurable par oxymètre de pouls), et c'est pourquoi vous vous sentez étourdi(e), fatigué(e), et que votre cerveau et vos sens n'arrivent plus à se focaliser correctement... c'est exactement la même chose qui se passe lors d'un syndrome d'hyperventilation. Lorsque vous hyperventilez et que vous respirez trop vite, trop profondément, de manière thoracique, votre taux d'oxygène dans les cellules diminuent, comme le montre l'expérimentation médicale :
Illustration : Lors de l'hyperventilation, comme dans le syndrome d'insuffisance respiratoire aïgue, les cellules du cerveau, comme celles des autres organes, ne sont plus assez alimentées en oxygène.
Plus l'on respire profondément et rapidement, moins le corps dispose d'oxygène. Dans son livre "Et si c'était de l'hyperventilation", le Dr Jean-Loup Dervaux explique que plus d'un français sur cinq est concerné par l'hyperventilation, c'est-à-dire par une respiration anormale et trop importante. Une revue de la littérature scientifique montre quant à elle que la majorité des personnes avec des maladies chroniques respirent plus que nécessaire (entre 10 et 18 litres d'air par minute) compararativement aux individus sains avec une respiration normale (6 à 7 litres d'air par minute) :
Illustration : Les personnes avec des maladies chroniques respirent plus que la normale (qui est de 6-7 litres par minute) et sont donc dans un état d'hyperventilation chronique qui affecte la bonne oxygénation de leurs tissus.
De manière observationnelle, les personnes avec des maladies chroniques sont celles qui sont le plus à risque d'insuffisance respiratoire lorsque contaminées par le COVID-19, tandis que des personnes plus jeunes sans pathologie sont plus rarement à risque de complication. Serait-ce l'hyperventilation chronique qui, lorsqu'associée au coronavirus, entraîne les symptômes d'insuffisance respiratoire et la mort de ces patients ?
Trop respirer non seulement peut impliquer une surexposition au virus, qui est présent dans l'air, mais entraîne également une diminution de l'hématose, qui est la "transformation du sang pauvre en dioxygène et riche en dioxyde de carbone en sang réoxygéné au niveau des poumons", et donc une diminution de l'oxygène cellulaire, qui peut entraîner des défaillances graves du cerveau et de nombreux organes, pouvant aller jusqu'à la mort, comme c'est le cas pour un certain nombre de personnes contaminées par le virus COVID-19.
Le dioxyde de carbone CO2, diabolisé de manière irrationnelle à l'état de trace dans l'atmosphère, est en fait produit par notre corps et est absolument vital pour la bonne oxygénation des organes, car c'est bien l'élévation de sa concentration dans le sang qui permet, par "effet Bohr" de libérer l'oxygène lié dans le sang à l'hémoglobine, afin qu'il puisse accéder aux cellules et permettre le bon fonctionnement de l'organisme.
L'effet Bohr, du nom du père du Prix Nobel de Physique Niels Bohr, établit que l'hyperthermie (donc la fièvre), la concentration sanguine en CO2 (PCO2) ou encore la concentration en ions H+ (acidité) déplacent la courbe d’affinité de l'hémoglobine avec le dioxygène vers la droite et diminuent l’affinité.
La fièvre lors d'un état grippal apparaît donc être une réponse de l'organisme pour améliorer l'oxygénation du corps, qui peut encore être aidée par une respiration adéquate.
3- La respiration réduite et diaphragmatique par le nez comme moyen de prévention des décès prématurés
Par rapport à une respiration thoracique par la bouche, traduite par un gonflement ample et rapide des poumons et qui induit une perte relativement importante de CO2, la respiration abdominale ou "diaphragmatique" par le nez consiste à faire passer lentement de plus petites quantités d'air dans la partie inférieure des poumons, par un mouvement du diaphragme, ce qui permet de stimuler la circulation lymphatique ainsi que d'optimiser l'hématose, tout en favorisant la production d'oxyde nitrique par les conduits nasaux, un vasodilatateur utile aux fonctions pulmonaires et à la bonne maintenance des artères.
En effet, contrairement aux parties hautes des poumons, leurs parties inférieures ont des alvéoles qui ventilent mieux, c'est-à-dire qui accroissent l'absorption par le sang de l’oxygène contenu dans l’air respiré, tandis que la diminution de la perte excessive de CO2 , à l'occasion d'une respiration réduite par le nez, optimise la distribution de l'oxygène aux tissus de l'organisme.
C'est ce que découvrit cliniquement et de manière observationnelle au XXe siècle un médecin russe qui travailla pour le programme spatial de son pays, Konstantin Buteyko, et qui se spécialisa ensuite dans l'enseignement de la rééducation respiratoire dans le cadre du traitement des maladies chroniques, programme qui s'est notamment révélé utile dans le traitement de l'asthme.
Que faire donc pour survivre au pire scénario en première ligne de protection ?
- Ne pas paniquer
- Respirer calmement par le nez uniquement
- Diminuer son volume respiratoire
- Respirer lentement
- Respirer de manière diaphragmatique (par le bas des poumons)
- Si nécessaire, attendre les secours ou d'être en moyen de les appeler
PS : Certaines personnes qui ont l'habitude de dormir la bouche ouverte utilisent la technique du sparadrap sur leur bouche (il en existe des spécifiques vendus pour cela, principalement dédié pour le ronflement) afin de maintenir une respiration nasale adéquate durant la nuit. Tandis que la plus grande partie de la population souhaite trouver un médicament, une pilule ou un vaccin pour les sauver des risques associés au coronavirus, une simple modification de sa manière de respirer, voire, si nécessaire, additionnée d'un simple sparadrap "anti-ronflement" sur la bouche pendant la nuit, peut grandement limiter les risques liés à une désoxygénation aboutissant à la mort, comme cela a malheureusement été le cas pour de nombreuses personnes dans le monde.
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