@Matador : je vous conseille fortement le « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard pour mettre fin à vos préjugés : coopération très fortement inscrite dans la nature, et même maintes fois décrite par Darwin, altruisme inné des enfants, j’en passe et des meilleures.
Les études scientifiques d’aujourd’hui démontent un grand pan de notre conception de la « nature » en démontrant que si violence il y a, ce n’est certainement pas l’unique facteur.
Rien d’exceptionnel ? Mais il a vécu une grande partie en prison pour son combat, et n’est pas responsable de la prise en main de l’ANC par l’Ecole de Chicago (lisez donc « La stratégie du choc ») !
Et vous, vous êtes certainement exceptionnel, j’imagine, pour aller dire pareilles sotises et prendre de haut une personne qui a symbolisé, avec Biko, la lutte contre l’aberration de l’apartheid !?
Je vais vous transmettre ce que m’a dit un ami qui travaille sur les lanceurs (fusées), avec qui je discutait environnement et retombées des morceaux du « lapin de jade » sur les maisons chinoises.
« Les chinois n’ont rien à faire de l’environnement et des habitants, ce n’est pas leur priorité. Il n’y a aucune sensibilité écologique, à tous les niveaux du pouvoir chinois : l’important est de montrer au monde la supériorité communiste, sans dire que le savoir faire est avant tout russe ».
Evidemment, je ne reviendrai pas ici sur les atteintes extrêmement graves contre les populations non Han, mais il semblerait toutefois que certains intellectuels chinois commencent à prendre la mesure des dérapages profonds du pouvoir. La révolution n’est évidemment pas pour tout de suite, mais l’ampleur des dégâts jouera très certainement sur le réveil de la population.
L’écologie n’est pas une question de mode, mais de survie.
Laisser tomber le long-terme pour le court-terme, c’est ce que l’on fait depuis la révolution industrielle, avec les résultats que l’on connaît. La crise a donc bon dos pour continuer à scier la branche sur laquelle nous sommes toutes et tous assis.