Je n’apprécie pas le dogmatisme de Madame Taubira, ni effectivement sa duplicité, mais ce n’est ni le propos de ce débat, ni une raison pour ne pas la traiter d’égal à égal.
« La presse attaquée » Quel cri d’alarme, et quelle belle couv’ !
Comme Scual, je suis infiniment choqué qu’un déséquilibré puisse s’attaquer à un innocent. La violence et la vanité de celle-ci me remplissent à chaque fois de honte d’appartenir à une telle société. Que l’innocent soit à Libé ou pas ne change rien à l’affaire. Il s’agit de l’acte d’un malade qui pourrait tout aussi bien s’en prendre à d’autres symboles réels ou supposés : les mouvements syndicaux, les courtiers de bourse ou les vendeurs de choucroute au détail...
Alors « Garante de la démocratie » la Presse ? La démocratie est-elle en danger parce qu’un dingue tire à tout va ? Soyons sérieux : ce qui menace la démocratie, c’est la symbiose de plus en plus prononcée entre les médias dominants et la politique, c’est le « bashing » qui se substitue à l’information, ce sont les « snipers » (quel terme révélateur...) des talk-shows qui remplacent les analystes... bref, cette violence verbale qui ne demande qu’à dégénérer en violence physique.
OUI au journalisme d’investigation qui fait tomber un Cahuzac ou un Woerth, bien préservés par les médias conventionnels, OUI aux correspondants de guerre de RFI qui risquent leur vie pour nous ramener une information, NON aux souris de couloirs ministériels qui tentent de nous convaincre qu’une petite phrase, c’est de l’information, NON à la presse poubelle qui stigmatise, qu’elle soit rouge ou noire !
pourriez-vous ne pas ramener la discussion à l’anti-américanisme que vous affichez sur un peu tous les sujets ? C’est votre choix, je le respecte, mais je n’ai pas compris que la remarque de rastapopulo fasse l’apologie du capitalisme débridé, mais plutôt d’une économie raisonnée, fondée sur l’entreprise, certes, mais non sans contrôle de l’Etat.
Quant au massacre des Indiens, on est là complètement hors sujet et malheureusement dans la face immonde de la nature humaine. Certains Américains n’en sont pas exempts, de même que les auteurs des purges staliniennes, hélas !
Oups, voilà que je me mets à répondre du tac au tac... Ce n’est pas mon propos, et j’arrête.
Merci de votre réaction, mais pouvez-vous me faire le cadeau de ne pas réduire mon message à une diatribe anti-syndicale ?
Comme il transparaît, je pense, dans ce que j’ai écrit, je m’oppose avec la même force aux égoïsmes, qu’ils soient capitalistes ou syndicalistes, ou devrais-je écrire « syndicalisants », car se battre pour le mieux être des travailleurs est la grande vertu des syndicats, et toute leur noblesse, tandis que les « syndicalisants » ne se battent que pour eux, et aux dépens d’autres travailleurs.
Les faits sont têtus : il me paraît incontestable que la fluidité exagérée des capitaux depuis une vingtaine d’années a généré, via une course au profit immédiat, une paupérisation du travail en un accroissement des inégalités dans nos sociétés européennes, dont la classe moyenne a fait la fortune. Cette arrogance de la finance, reposant sur des mécanismes qui n’ont plus rien à voir avec la création de valeur, se perpétue, malgré l’éclatement régulier de « bulles » qu’elle crée elle-même, par son ignorance ou son incurie de la réalité du travail.
Il me paraît tout aussi factuel qu’à l’instar de nombreux autres usagers, je suis entravé dans ma liberté de circuler, pénalisé financièrement (et oui, l’aller-retour supplémentaire a coûté environ 25 €, d’après mes calculs) et dépossédé de mes élans de solidarité avec mes frères humains, ou de ma conscience professionnelle, par des gens qui ne partagent pas ces valeurs - ce qui est leur droit, après tout - mais qui s’arrogent le pouvoir de me priver de cette démarche.
Je ne souhaite pas m’engager au delà, et surtout pas sur le terrain de la polémique et de la politique « politicienne », mais je ne lâcherai rien sur le respect de l’Homme.
Bonjour à tous, et je me permets d’ajouter mes meilleurs vœux de bonheur, de santé, mais également de citoyenneté et de vigilance !
J’ai personnellement expérimenté la déliquescence du transport ferroviaire le 26 décembre au matin, quand j’ai décidé sottement de me lever à 6h pour aider un proche qui avait besoin de mes bras.
Arrivé à 7h15 à la gare de Roanne, après 20 km sur des routes verglacées en diable, j’ai eu la bonne surprise de constater que la très grande majorité des TER pour Lyon étaient annulés, pour cause de grève. Oui, vous avez bien lu : il ne s’agissait pas de retards dus aux intempéries, mais d’annulation, parce que le service public, vous comprenez, ma bonne dame, c’est quand même plus facile entre 9h et 17h, les jours ouvrés et quand il fait beau que quand on est d’astreinte, et qu’il fait froid !
J’accuse donc, même si je n’aurai jamais les facilités de plume des vrais tribuns !
J’accuse les directions successives de la SNCF depuis l’avènement du roi TGV, d’avoir systématiquement et inconsidérément saccagé la stratégie d’investissements la plus élémentaire dans le réseau (ce que dénonce l’auteur), mais également dans le matériel roulant. Il n’est que voir à quel point le matériel est antique sur certaines liaisons (exemple : Montereau-Gare de Lyon, pour ne parler que de ce que je connais), et comment les collectivités régionales sont systématiquement sommées de cracher au bassinet si elles désirent maintenir un semblant de transport public ferroviaire.
J’accuse ces mêmes directions successives de lâcheté et d’irresponsabilité face à des agents qui cultivent la fainéantise et la malhonnêteté vis-à-vis de leur employeur et du service du public au point de refuser les astreintes, et d’avoir organisé un système parallèle, via leurs syndicats, pour être payés quand ils refusent de faire leur travail. Le pendant de cette lâcheté étant l’absence de juste rétribution et de reconnaissance pour les agents qui assurent leur service sans gémir, qui réparent inlassablement les dommages des ans, causés par les tempêtes, ou l’incurie d’autres égoïstes.
J’accuse les Sud-Raillistes (Sud-Railleurs ?) et autres Cégétistes d’un égocentrisme sans limite, portant au sommet l’individualisme et le corporatisme. Cachés derrière les bannières qu’ils brandissent, chargées de slogans dont la noble grandiloquence ne parvient plus à cacher la putridité de leur état d’esprit, ils révèlent le mépris qu’ils ont pour les notions de droit et de devoir, et la superbe ignorance de leurs frères humains.
J’accuse l’Etat de se décharger de son devoir d’assurer des infrastructures de transport sur les régions, des sociétés privées, sans que le citoyen y trouve la flexibilité, la productivité, le juste emploi de ses impôts qu’il est en droit d’attendre. Les impôts locaux et régionaux explosent, sans que ceux perçus au niveau national se réduisent, et surtout sans que le résultat économique résultant, qui seul compte, progresse depuis près de 30 ans !
Un tel fiasco nous pousse vers les extrêmes, soit dans un sens, soit dans un autre. D’aucuns argumenteront dans le sens d’un « tout étatique », planifié, nationalisé, dont la bureaucratie et une nomenklatura tireront le seul bénéfice. D’autres prôneront les vertus et la productivité d’un système privé, dont le bénéfice ira aux seuls actionnaires, sans que les autres parties prenantes (le client et les employés) aient autre chose que le strict minimum.
Alors citoyens, appelons à l’équité : que chacun soit payé selon son du.
Chassons les surcoûts... dans l’administration, y-compris l’administration européenne, qui creuse avec vigueur la tombe d’une Europe qui seule nous permettra de faire valoir notre culture, notre économie et nos talents face aux étoiles montantes d’Asie ou d’Amérique du sud.
Que les fauteurs de trouble, et seulement eux, soient punis. C’est valable à la SNCF, mais également dans la majorité des administrations et établissement publics ou assimilés.
Réintroduisons la notion d’Etat, non pas « providence », mais pour assurer les missions que lui seul peut assurer en maintenant l’équilibre entre le bien-être des citoyens, qui leur est dû, et les légitimes bénéfices des véritables entrepreneurs, et pas seulement des apporteurs de capitaux.
Utopie ? Pas si nous nous adaptons rapidement aux situations nouvelles qui surviennent chaque jour, pas si nous tordons le cou aux corporatismes, en commençant par le corporatisme financier, pas si nous construisons un projet de société.
D’un petit fait du quotidien aux grandes évolutions, il n’y a qu’un pas. Le tout est de vouloir le faire.