Zalka, il vous faut deux lignes d’analyse pour diagnostiquer un concentré de connerie dans mon post.
Sur ce point, je comprends pas que l’administration du site ne soit pas plus vigilente à éliminer de ses pages des insultes personnelles aussi gratuites, je ne suis pas sur que le projet Agoravox soit de participer à la banalisation de cette courtoisie !
Enfin, j’espère que vous aurez le bon goût d’ajouter un post d’excuses dans les dix minutes à la suite de celui-ci.
Enfin passons, sur votre histoire de piétons, je n’en parle pas pour deux raisons :
déjà, à part aux intersections, je n’utilise pas en vélo le même espace que les piétons sur la voierie.
Pour ça c’est assez bien foutu à Paris, les trottoirs sont facilement distinctible des chaussées, enfin perso je pense m’en sortir.
Et puis concernant les intersections, je pense avoir dit dans mon premier post que je regardais les situations en fonction des risques et du dérangement éventuel et non de la fidélité au code de la route. Ca veut dire aussi que quand je vois un piéton s’engager pour traverser la rue, je vais pas aller vérifier qu’il à une bande blanche entre les pieds pour savoir si je le laisse passer ou pour adapter ma trajectoire. Ca me paraît le moindre civisme.
Sinon, il me paraît effectivement clair que l’immense majorité des problèmes de circulation dans nos villes sont causés par les voitures, et que la quasi-totalité des risques liés à la circulation sont le fait des véhicules motorisés en général !
Par contre, j’ai le sentiment qu’il faut vraiment vouloir caser le mot pour appeler ça un concentré de connerie !
Enfin, détendez vous avant tout, je suis moi-même bien souvent piéton et je considère que ce sont les premiers usagers de droit de la voie publique !
Pour ma part je n’ai jamais essayé ces « velib ».
J’utilise dans Paris mon propre vélo, un vieux copain qui m’a déjà emmené, entre autres, à Rome, au cap Nord et à Istanbul.
Tout ce que je peux dire c’est que l’ambiance à Paris pour mon vélo et moi est assez morose : toujours ce vague sentiment de ne pas être un usager à part entière, alimenté par les queues de poisson, ouvertures de portières intempestives, refus de priorité... choses qui sont ou non des infractions à unquelconque code plus ou moins abstrait mais qui avant tout sont pour nous des atteintes à l’intégrité physiques !
Je crois qu’en terme de discrimination par la puissance et de sacralisation d’un rapport de force cette question des rapports vélos-voitures constitue un sommet inégalé.
Après, des consciences plus sages que la mienne sans doute me font la morale (ou se contente en effet de me signaler que je suis un connard) quand j’emprunte un sens interdit.
Je le dis comme c’est, je me sens pas trop concerné, sur mon vélo, par des panneaux sens interdit conçus pour une utilisation tout-voiture de la ville. Je prends les sens interdits autant qu’il est évident que ça ne dérange absolument personne, que ça ne met en danger personne non plus (le danger porte sur moi en tout premier lieu et un cycliste en a en général une perception beaucoup plus pointue et concrète qu’un automibiliste) et que je pourrais m’effacer entre deux véhicules garés sans problème si je croise quelqu’un.
De la même manière en vélo, ce n’est pas la couleur de la lumière que j’observe avant de m’engager dans un carrefour mais une analyse du risque beaucoup plus complète, qui prend en compte un nombre de paramètres propre à chaque situation et pour laquelle la corrélation avec la couleur du feu et très souvent négligeable.
J’ai rendu des comptes à plusieurs reprises de ce type de comportement à des policiers, ça s’est toujours réglé à l’amiable, bien que je pourrais que m’incliner le jour ou certain décideront d’une ponction dans mon budget étudiant pour une perception aussi libre de mes déplacements.
Donc, pour en revenir au vélib, hors le temps d’adaptation et d’apprentissage qui me surprend d’ailleurs par sa durée, le principal effet que je vois est une prise de conscience de l’existence des vélos et une prise en compte de ceux-ci comme usagers légitimes et de plein droit (un progrès dans ce sens pour le mieux).
Et si ce phénomène d’évolution des mentalités induit une conception un peu plus souple du code de la route (un peu plus flexibles et adaptative, et qui établisse un rapport entre la part de retenue demandé à chacun dans sa conduite et son encombrement sur la route, sa part prise dans les embouteillages...), ça va impliquer des sacrifices pour les les personnes qui utilisent 10 ou 15 m2 de voie publique pour se déplacer mais je ne m’en plaindrais pas personnellement !!!