Ce n’est pas comme si on découvrait aujourd’hui qu’il y a un phénomène d’infanticide que ce soit dans les pays développés ou sous-développés. Ca n’en retire pas moins ce que j’ai dit, sachant que je n’ai jamais dit qu’il y avait UN infanticide, je parlais de sa définition juridique.
Mais sans doute comme vous le souhaitez, il vaut mieux rester sur ses convictions de café du commerce pour prendre des décisions politiques. En ce moment, le social semble être la solution à tous les problèmes, on voit où ça nous mène aujourd’hui.
Mais c’est sûr qu’à vouloir faire de particularités, une généralité, on avance.
Pour qu’il y ait infanticide, il faut que la mère apparaisse en état d’affaiblissement de ses capacités. C’est reconnu comme tel dans la justice, à partir de là, l’effort pour comprendre ce qu’il se passe, c’est à la justice de le faire.
Ce n’est pas aux hommes politiques d’essayer de chercher des raisons avant qu’un procès ait eu lieu. Si effort il doit y avoir, c’est donc après procès.
Ensuite, à part se voiler la face sur sa condition, une mère imagine très bien comment sera sa vie après l’accouchement. Les difficultés qu’elle peut rencontrer, les choix qu’elle va devoir faire. Les parents entrent généralement dans une nouvelle phase de leur existence qu’ils vont de voir gérer.
S’ils ne se sentent pas prêts, ils doivent prendre leur responsabilité au préalable. Depuis le XVIIIème siècle, notamment par sa définition juridique en France, on admet que les mères infanticides sont « pauvres », et pas forcément concernant la pauvreté économique.
On pourra toujours trouver des excuses à l’infanticide, au regard de la détresse psychologique, économique, culturelle mais c’est pour beaucoup une question d’éducation et d’assistance social. Les structures existent et ce n’est pas plus ou moins de droits sociaux qui changeront quelque chose à « Je tue mon enfant ou pas ? ».
Si tant de parents s’évertuent à se sacrifier pour leurs enfants, il ne me semble pas que ce soit pour rien.