Je comprends tout à fait votre point de vue, même si je ne le partage qu’en partie. Cela mériterait débat mais ce serait hors sujet dans ce fil de discussion. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que la richesse réelle c’est l’agriculteur qui la crée, de même que le plombier, l’infirmière, le facteur ou le commerçant (et tant d’autres). La monnaie (métal ou papier) ne sert que d’étalon à cette richesse. Elle n’est là que pour simplifier les échanges. Comme disait Keynes « la monnaie c’est le voile mis sur un troc ». Donc, effectivement, la richesse se créée en bas et irrigue en haut. Si il y a ruissellement, c’est vers le haut. Et c’est là qu’elle s’accumule. Certains parlent de créer une monnaie fondante pour, justement , limiter cette accumulation. D’autres suivent Keynes pour les mêmes motifs, dans son idée de Bancor. Toute ceci ne tend à rien d’autre qu’à limiter l’accumulation et la thésaurisation, donc à faire sortir la richesse des coffres..
Cela est vrai si, et seulement si, la valeur d’un produit est immuable. Mais la valeur d’un produit évolue sans cesse. C’est pour cela qu’il y a des spéculateurs, c’est à dire des gens qui parient à la hausse ou à la baisse de la dite valeur. La valeur évolue à la hausse lorsqu’il y a moins de disponibilité du produit, et à contrario, elle évolue à la baisse lorsque cette disponibilité est plus importante. L’or n’est pas une plaquette de beurre, il ne se consomme que très peu. Son rôle a longtemps été de servir de monnaie d’échange. Une monnaie placée dans un coffre ne circule plus ni ne s’échange contre biens ou services. Mais tout ceci n’a que peu d’importance et nous restons d’accord sur l’essentiel. Par exemple sur la "non pensée neolibérale et sa théorie du ruissellement.
Il y a bien sûr ceux qui achètent de l’or en spéculant une hausse des cours, mais en général l’or s’achète pour être mis de coté en attendant des jours meilleurs et lorsque la confiance dans la monnaie papier et les banques est au plus bas.. Du moins pour ceux qui ne sont ni bijoutier ni dans le dentaire. C’est dans la crainte de l’avenir proche qu’on constitue les bas de laine Passée la 1ere transaction, une bonne partie de cet or sera donc retiré du circuit économique pour un certain temps. Pour être optimal, ledit circuit économique doit tout faire circuler.
Ainsi, celui qui achète de l’or par crainte de l’avenir proche, retire une part du flux dans ce circuit. Mais tout ceci est assez normal en temps de crise. Ce qui l’est moins par contre, c’est d’injecter par milliers de milliards de la monnaie dans le circuit sans que cette monnaie ne corresponde à une quelconque richesse créée dans l’économie réelle. Cette monnaie est une monnaie de singe, pourtant elle permet de consommer des biens réels pendant un certain temps avant ... qu’elle n’explose comme une énorme bulle. Ce que font la FED (Usa), la BOJ (Japon), la banque d’angleterre et bien sûr la BCE avec ses LTRO.
Ils semblent bien vouloir déclencher la violence civile. Ils se pensent prêts à la mater pour parvenir, enfin, ( de leur point de vue), à cette dictature mondiale qui prendrait la forme d’un néo-féodalisme sans espoir de retour. Et pendant ce temps les peuples attendent Zorro... sans se douter que Zorro est déjà acheté et ne sert plus que de soupape, comme la soi-disant opposition dans 1984 d’Orwell. où le « Traître Emmanuel Goldstein » n’est qu’une création imaginaire au service de l’Ordre. Un vulgaire bouc émissairte destiné à canaliser la haine et la violence des masses.. Il nous faidra bien, un jour , faire acte de désobéissance civile, pacifiquement d’abord, (mais je n’y crois pas trop), ensuite il nous faudra adopter la stratégie du frelon....
Pourquoi a-t-on massacré des dizaines de millions d’amérindiens au XVeme siècle ? pour le bien commun des européens ? Pour celui des castes dominantes ? du peuple ? Nos ancêtres avaient besoin des richesses du nouveau continent, certes. Alors c’est quoi ce « bien commun version utilitariste » ? N’est-ce-pas plutôt une traduction du " si cela me fait du bien à moi et aux miens, alors qu’importe le nombre de massacrés chez les autres. Le pouvoir US as t-il choisi le bien commun en attaquant l’Irak ? la Lybie et les autres ? Il y a des façons très selectives de penser le bien commun. Parfois, et même le plus souvent ce bien commun déclaré n’est qu’une fable destinée à convaincre les masses que mon intérêt personnel ou de caste c’est le bien de tous.